Merci de faire remonter ce sujet que j'avais loupé.
ces approches ça me rassure. "jeune" naturiste assumé (comprendre que le virus ne s'est exprimé que récemment 😀 ), je ne pouvais m'empêcher de penser qu'il existe une connexion indiscutable entre le fait d'être nu (enfin..de se sentir bien nu) et le plaisir. Or ce plaisir étant sensuel (prenant ses origines dans les sens), je me dit que il est quand même difficile d'asexuer totalement le naturisme. L'été est la période où tous les sens sont en éveil : soleil, chaleur, baignade, tenues légères...pourquoi en serait-il autrement pour les naturistes ? ce serait refuser la nature sexuée de l'être humain.
Je dirais que tout ça concerne le volet "physique" du naturisme (plaisir renvoyé par nos cinq sens, et plaisir de retrouver aussi "son" corps).
Après, pour ma part, j'ai aussi découvert que la nudité physique ouvrait ce que j'appellerais une nudité intellectuelle. Comme on est nu devant l'autre, l'âme est elle aussi plus accessible à l'autre. C'est du moins comme ça que je le ressent. On est plus sincère, plus direct, plus "vrai".
"Je pense qu'on a peur, en parlant de sexualité, que cela aille au-delà de la sphère du couple et implique forcément d'autres personnes." François_Nat a raison en disant ça. Les naturistes veulent tellement éviter l'amalgame avec les débauches du Cap d'Agde qu'il s'interdisent d'aborder la question sensualité/sexualité du naturisme, et ça ne me semble pas "sain" (comme tous les tabous).
Merci pour ta réponse, Defnu.
Et content que l'on puisse aussi évoquer sereinement le sujet..
Pour moi, le plaisir issu de la pratique du naturisme est multiple : éveil des sens, contact avec les éléments, partage avec d'autres naturistes (et la nudité facilite les échanges) .. et aussi une vie sexuelle plus détendue et finalement plus riche et épanouie..
Qu'en pensez-vous ?
Mais oui, mais oui, tout ça est bien vrai !
Oh la la François, ne prends pas autant de gant (surtout en cette saison) pour aborder le sujet de la sensualité et sexualité (qui souvent en découle, on n'est pas en bois). Un des pères philosophes du naturisme Kienné de Mongeot ne s'en est pas privé.
Même le plus rigoriste des modo, dans la mesure où il n'y a ni description graveleuse ni incitation à des déviances névrotiques, ne peut qu'accepter un sujet qui enrichit le partage.
Bref, mon ressenti naturiste que je partage avec la plupart si j'ai bien lu, est un éveil et un développement de la sensualité. Tout simplement me semble-t'il, parce que l'érotisation consumériste du sexe, des seins, des fesses, tombe en grande partie.
L'expositon aux éléments naturels, au fil du temps, m'a immanquablement permis de découvrir et de développer une sensualité de zones de mon corps que je n'imaginais pas. Pourquoi ? Parce que j'avais appris partout que la sensualité masculine était sensiblement inférieure à la féminine. Donc mes partenaires et moi fonctionnions sur des stéréotypes très pauvres.
J'ai perdu beaucoup de temps à ressentir ça, simplement, parce que je n'avais pas de partenaires vraiment naturistes, ce qui me manquait fondamentalement. Maintenant, je comprends mieux ce manque avec l'éveil au sens que j'ai pu trouver avec des naturistes voire des nudistes mais c'est moins bien que naturiste.
Désolé de dire ça (mais ce n'est pas antinomique avec les non naturistes quand même) mais mon expérience fait que mon corps (mental et physique of course)exulte bien mieux avec la personne qui sait s'intéresser à moi intégralement plutôt qu'à certaines parties bien précises et bien apprises. Bien sûr, il y aura réciprocité assurée et hautement appréciée.
D'ailleurs, quand on y a goûté on devient gourmand (chui comme ça)puisque je participe dans quelques jours à un stage intitulé Voyage ocytocinique, co animé par Julien Wolga, con-nu sur ce site. Je ne peux en dire beaucoup sinon que c'est tourné vers cette conscience, cette appropriation, cette recherche du plaisir accessible à chacun dans l'exposition de ses sens aux éléments naturels. Si je l'estime opportun, je développerai sur ce site.
La désacralisation du sexe due à sa transparence redonne toute sa complétude au corps. De la racine des cheveux aux doigts de pied, je pense, que nous ne sommes que des piles qui ont besoin de s'allumer et de se recharger pour vivre encore mieux.
Oui, nous constatons bien que la sensualité est largement développée par la pratique naturiste, et que cela a bien des effets positifs..
Toujours dans la même sphère :
Que répondez-vous, généralement aux non-naturistes, quand ils vous demandent (cela vous est forcément arrivé..) : "Comment pouvez-vous encore être excité sexuellement quand tu vois ton (ta) partenaire nu(e) toute la journée ?"
La question n'est au final pas stupide, quand on sait que l'excitation vient notamment dans le fait de déshabiller son (sa) partenaire...
Comment répondez-vous à cela ?
Avez-vous constaté (ou pensez-vous) que le fait d'être nu en proximité avec son / sa partenaire, notamment en vacances, favorise une fréquence plus élevé des rapports et surtout des rapports plus "improvisés" et moins dans les horaires habituels ?
Je confirme que c'est clairement le cas dans mon cas, sans tabous.
A +
je développe pas parce que je pense en avoir assez dit précédemment.
Oui chercher en fouinant crée un phénomène d'excitation indéniable propre à toute chose. Sinon tu supplées par l'imagination. Ce qui est donc lié à ta seconde question: sortir de la routine, inventer, oser,...
A noter que Bruno Saurez (et nous étions une petite bande autour de lui) avait pondu un texte sur le thème "Naturisme et sexualité" qui devait être présenté au congrès FFN de 2015 (en mai dernier).
A ma connaissance, les culs-serrés de la fédé l'ont fait passer à la trappe ! :-|Un beau boulot, d'ailleurs très prudent et modéré, injustement méprisé ! 😐
Mais on doit pouvoir te le faire passer . Je ne me rappelle plus s'il a été publié sur ce forum .
