Bien que sans réel rapport avec le naturisme , ce genre de pétition hospitalière, est-elle inquiétante pour le mouvement naturiste, par le fait qu'elle mette en évidence une évolution des mentalités allant dans le "mauvais sens" ?
Le temps des sarreaux en coton n'est pas terminé, à cause de ces fameuses infections nosocomiales ?
En juin dernier, j'ai vu que dans la clinique Sainte Anne à Langon (33) les patients portaient des chemises, chaussons et slips jetables.
Sinon, pour répondre à ta question, il faut comparer ce qui est comparable. Dans certains hôpitaux, on accouche tout en servant de "leçon de choses" à toute une promo d'étudiants, tous habillés bien sûr, et cela sans te demander ton avis.
Je pense que ça n'a rien à voir avec le naturisme, mais bien avec l'idée de dignité humaine : dans ce cas-là, et peut-être celui évoqué dans l'article, le patient a l'impression d'être un tas de viande, d'être déshumanisé.
Petite expérience de deux accouchements à l'hôpital (non, pas moi, ma femme! mais j'étais là, alors je témoigne).
Premier fils: on a passé à ma femme une chemise ouverte derrière "ah non, vous ne pouvez pas être nue" (ah bon, pourquoi?)
de même, on l'a obligée à accoucher sur le dos, position de loin la plus pratique ... pour les sages-femmes et médecins uniquement!
De même, elle voulait accoucher sans péridurale (et n'en avoir une que si ça faisait trop mal), il a fallu qu'elle insiste, car visiblement, c'était du genre à la pratiquer d'office et non sur demande.
Deuxième fils, dans un autre hôpital: aucun problème pour accoucher nue, et dans la position de son choix. Aucun problème non plus pour que l'accouchement soit le plus naturel possible (monitoring juste pour vérifier et non branché en permanence par exemple).
Un petit conseil perso à celles qui vont accoucher ou à leur conjoint: rédigez un projet de naissance, où vous indiquez ce que vous souhaitez et ne souhaitez pas. Vous le donnez à l'obstétricien, qui éventuellement fera des remarques. Mais une fois que c'est en quelque sorte "validé" par l'obstétricien, le reste du personnel suivra les demandes, et les suivra même je pense de bonne grâce.
Commentaire de la sage-femme qui a accouché notre second: "c'est ce genre d'accouchement que je préfère, c'est ça le vrai métier de sage-femme, l'appareillage etc. c'est bon qu'il soit là si l'on en a besoin, mais dans 99% des cas on n'a pas à s'en servir et on ne s'en sert que par paresse; on sent très bien en effet si le bébé descend bien, quand ont lieu les contractions etc., c'est ça notre métier".
Le problème, c'est qu'en France, toutes les sages-femmes et obstétriciens ne sont pa toujours bien formés à ça (à la différence de l'Allemagne ou des Pays-Bas, où l'accouchement est beaucoup moins médicalisé, il ne l'est qu'en cas de problème).
Mon souhait: que l'hôpital RESPECTE les souhaits de chacun, qu'on respecte la pudeur des pudiques, mais qu'on respecte aussi celles ou ceux qui pensent qu'être nu(e) est la tenue la plus adaptée.
Cela m'a fait bizarre la remarque entendue dans la première maternité, où ma femme était observée plusieurs fois par jour au 5è mois de grossesse parce que le col était ouvert (en fait, il ne l'était pas, mais on l'avait craint, il était simplement court): 5 fois par jour, on lui plongeait la main dans l'utérus, mais "mais qu'est-ce que vous faites nue dans votre lit? mettez un pyjama".
Ah bon? En plein septembre où il faisait quelque chose que 28° dans la chambre, on ne peut être nue dans un lit???? 😐
Il faut aussi faire prévaloir la charte du patient(e) sur laquelle certains praticiens semblent s'asseoir dessus.
Pour ceux qui ne les connaîtraient pas, je signale les oeuvres de Frédéric Leboyer et de Michel Odent sur la naissance sans violence . Une vision humaniste de l'accouchement !
Nan, je ne jouerai pas les "anciennes combattantes" avec le récit sanguignolent de mes prouesses reproductives ... même si vous insistez, nan, nan.
Tout ce que je sais, c'est que je n'ai rien choisi, que ça n'a pas été le "mal joli" parce que la douleur n'a rien de beau (c'est quoi cette connerie de faire croire qu'on oublie tout une fois le bébé sorti ?), que si c'était à refaire je donnerais d'abord un bourre-pif à la sage-femme pas sage en lui disant qu'elle est "douillette" si elle s'en plaint et j'exigerais des calmants en insistant pour faire rappeler l'anesthésiste.
Il n'y a rien de glorieux à se dire en voyant Rambo se recoudre une plaie à vif : boaf, il ne peut pas avoir eu plus mal que moi.
Et quand j'entends tous ces illuminés qui prêchent des trucs "écolosmachins" qui reviennent à remettre en cause le confort de cet évènement capital pour l'espèce humaine, ben j'ai des envies de meurtre.
Chacun est libre de ses choix, autant les respecter ...
Cendrinox, n'est-ce pas toi qui récusait le terme "guerre" dans un autre message, et c'est la même qui a des envies de meurtres?
Ce que j'entends défendre, c'est simplement (et comme toujours, vais-je dire) la liberté, liberté de chacune d'avoir l'accouchement qu'elle souhaite dans le cas présent.
J'en connais une qui voulait une anesthésie générale, du genre "je m'endors et quand je me réveille le bébé est là", et d'autres au contraire qui pensent que si l'on s'est préparée on peut maîtriser la douleur.
(Là je parle pour ma femme, elle m'a dit "quand j'ai eu un claquage, ça m'a fait mille fois plus mal". Il est vrai qu'elle a eu la chance d'avoir des accouchements faciles, large bassin et petit bébé, bonne préparation physique pour avoir les postures et contractions qui favorisent l'expulsion, et le premier est sorti en 1h15 et le second en une heure).
Pour la question de la pudeur, là encore, liberté: ne pas considérer ipso facto que toute personne qui a affaire au corps médical (ou à un kiné, une esthéticienne etc.) vivra la nudité comme une souffrance, une humiliation, ou pour le moins une gêne.
Ce que je propose, c'est qu'à chaque fois le praticien disent "vous vous mettez dans la tenue que vous souhaitez", et quand la nudité est nécessaire, dans ce cas là bien sûr le praticien la demande au patient.
Je prends l'exemple des consultations de gynéco auxquelles j'ai assisté: il est assez ridicule d'enlever d'abord le bas, et de se faire examiner, puis ensuite de se rhabiller en bas "et maintenant vous enlevez le haut", pour se faire palper les seins. Il est tellement plus simple d'être nue dès le début. Mais bon, s'il y en a qui ne veulent pas être nues, c'est bien sûr leur droit.
Aux Etats-Unis, chez le gynéco on vous donne des robes en papier, c'est assez ridicule ce truc. Ou du moins, c'est ridicule de l'imposer.
(Si on s'étonne que je parle ainsi de consultations gynéco, c'est parce que j'en ai assisté à beaucoup lors des grossesses de ma femme, et pour le second nous y amenions notre ainé pour qu'il réalise bien qu'un bébé poussait dans le ventre de maman, et j'ai aussi accompagné une amie américaine chez le gynéco, elle était arrivée depuis peu en France et c'est la première fois qu'elle consultait un médecin, j'ai servi d'interprète et aussi pour lui expliquer en quoi ça consistait, les échographies, tests etc. parce que j'avais l'expérience de ça. J'ai d'ailleurs pris pour une marque de grande confiance qu'elle me demande de l'accompagner, car c'est vrai, c'est quand même assez intime ces choses-là. Cette après-midi, je vais voir le bébé, il va sur ses 4 mois).
Cette histoire de situation impudique en milieu hospitalier est très rapidement remontée.... jusqu'au ministre
Comme quoi, quand un problème social lié à la pudeur (ou l'impudeur) les interesse, cela va très vite.
Cette rapidité de réaction suite à une pétition, est à mettre, bien entendu, en parallèle, avec la lacheté politicienne qui conduit à une absence de réponse sur la définition du champ d'application de l'article de loi relatif à l'exhibition sexuelle.
http://www.20minutes.fr/sante/983995-blouses-hopital-ministre-sante-repond-petition-saisit-question
Message édité par : goofy / 10-08-2012 18:01
Dites, vous faites des recueils de tout ce que je dis ? Whaou ... si vous mélangez les contextes, on va me faire dire n'importe quoi. Comme ça, j'aurais l'impression que vous parlez d'une autre ...
Peuh, on peut se préparer des siècles avant : rien n'arrive jamais comme prévu. Apprendre à respirer, ça aide en partie, oui (merci la natation et une formation en chant) mais la catastrophe est toujours possible. Ya toujours le cas de celle qui a accouché sans s'en apercevoir et celle qui a failli mourir en couches ! Là dessus, pas d'égalité. Douleur, pas douleur, trucs farfelus pour souffrir encore plus ou moins ... Il y a aussi et toujours des candidates à la martyrologie maternelle. Je n'en fais pas partie et surtout pas pour des idéologies fumeuses qui fleurent bon l'invitation à des rôles "traditionnels" ...
C'est là qu'on en revient au sujet : dans ce cas précis, le corps médical va nous donner des tonnes d'infos inutiles ou qui ne serviront qu'à stresser encore plus les parturiennes mais l'essentiel, la chose qui fera qu'on se sentira autre chose qu'une vache stupide en train de vêler, là ... que dalle; à moins d'avoir dans son entourage des proches dynamiques capables de prendre les choses en main, et exiger ce qu'on n'est pas toujours capable d'exiger, étant dans une situation de faiblesse.
Message édité par : Cendrinox / 10-08-2012 22:39
Cette histoire de situation impudique en milieu hospitalier est très rapidement remontée.... jusqu'au ministre
Comme quoi, quand un problème social lié à la pudeur (ou l'impudeur) les interesse, cela va très vite.
Cette rapidité de réaction suite à une pétition, est à mettre, bien entendu, en parallèle, avec la lacheté politicienne qui conduit à une absence de réponse sur la définition du champ d'application de l'article de loi relatif à l'exhibition sexuelle.http://www.20minutes.fr/sante/983995-blouses-hopital-ministre-sante-repond-petition-saisit-question
Message édité par : goofy / 10-08-2012 18:01
Ca veux dire quoi "les intéresse" ?... ah, on les connait hein ces polticiens.... 😀
Il préfèrent se préoccuper des questions relatives, dans leur ministère, à la dignité de personnes en situation de faiblesse, dans l'hopital en pleine déconfiture ....
... ces laches, alors qu'on ne randonude pas comme on veut en France... mais c'est scandaleux....
