Comme j'ai souvent tendance à le dire à mon entourage : Je suis champion du monde des coups de soleil.
Je ne suis pas roux mais j'ai hérité de la peau de rousse de ma mère, peau très blanche rougissant à la moindre exposition.
C'est pour cela que je pratique un naturisme "sauvage" dans des endroits bien à l'ombre autour de ma grange aménagée sur une propriété de 6 ha.
Les quelques fois ou je vais à la plage (Sérignan) je reste beaucoup sous un parasol avec un t-shirt sur le dos que je n'enlève que pour aller dans l'eau ou marcher le long de la plage avec bien entendu une bonne couche d'écran total.
Mon témoignage. J'ai, moi aussi, une peau de nordique, avec taches de rousseur. Vers l'âge de dix ou onze ans, gros coup de soleil. Médecin, pharmacie, plusieurs jours à ne pas sortir de la maison de vacances louée cet été-là.
Depuis, je procède ainsi. Pas de crème solaire. En effet, la meilleure protection, c'est la mélanine. Il faut donc un peu de soleil pour amorcer la synthèse de ce filtre naturel, mais pas trop. comment faire ?
Il faut tenir compte de l'angle que fait le soleil sur l'horizon. Plus cet angle est proche de 90 degrés, moins le parcours des rayons ultraviolets dans l'atmosphère est grand, et donc plus ça tape.
Si cet angle est inférieur à 45 degrés (longueur de votre ombre sensiblement égale à votre taille), exposez-vous au soleil sans danger.
Entre 45 et 60 degrés (ombre entre votre taille et la moitié de votre taille), exposez-vous par petites périodes (cinq à sept minutes le premier jour).
Au-dessus de 60 degrés, restez à l'ombre.
Et si vous sentez que votre peau chauffe, picote, tout de suite à l'ombre.
Au bout de quelques jours, votre peau commencera son bronzage, et la mélanine vous protégera. Vous pourrez ensuite faire des randonues au soleil de Fontainebleau.
Attention, la période dangereuse commence vers le 1er mai, pour se terminer le 15 août. Elle ne commence pas au premier jour de vos vacances, et il faut donc penser à se protéger avant.
Il ressort de ci-dessus, en gros, qu'il faut rester à l'ombre entre midi et 16 heures en France au niveau de la mer, le midi solaire étant à 14 heures. Entre 10h30 et midi, et entre 16 heures et 17h30, s'exposer au soleil par petites périodes. Avent 10h30 et après 17h30, liberté. Ces heures sont approximatives, le midi solaire n'étant pas le même en Bretagne ou sur la Côte d'Azur.
En montagne, l'air étant raréfié, les UV tapent davantage. Donc être encore plus prudent.
Bonjour tout le monde, et merci pour vos témoignages.
J'avais pour idée effectivement que le corps se créait une certaine "accoutumance" au soleil et du coup, moins de coups de soleil et un meilleur bronzage. Accoutumance d'ailleurs bien meilleure nu qu'avec un maillot de bain, il me semble??
En Bretagne, le soleil est "traitre" car le fond de l'air peut être un peu frais, le soleil un peu voilé. La sensation de brulure n'est pas immédiate et lorsque l'on la sent, il est souvent déjà trop tard. Les plages que nous fréquentons n'ont pas énormément d'ombre non plus.
Il ressort de ci-dessus, en gros, qu'il faut rester à l'ombre entre midi et 16 heures en France au niveau de la mer, le midi solaire étant à 14 heures. Entre 10h30 et midi, et entre 16 heures et 17h30, s'exposer au soleil par petites périodes. Avent 10h30 et après 17h30, liberté. Ces heures sont approximatives, le midi solaire n'étant pas le même en Bretagne ou sur la Côte d'Azur.
En montagne, l'air étant raréfié, les UV tapent davantage. Donc être encore plus prudent.
Plus on avance dans l'été, plus les heures peuvent être ajustées.
C'est au solstice, le 21 juin, que le soleil est au plus haut.
Il faut ensuite compter en semaines à partir de cette date. Ainsi, un soleil du 15 août correspond solstice + 8 semaines, un soleil du 26 avril correspond à solstice - 8, donc un soleil de même hauteur à la même heure.
Et plus on est tôt dans la saison, moins la peau est préparée, on a la peau blanche. De plus, à hauteur de soleil égale, il fait beaucoup plus frais, donc on ne se méfie pas trop. Au 15 août, on trouvera que ça tape dur, on se mettra à l'ombre, tandis qu'au 26 avril, à supposer qu'il fasse très beau, on est content, on peut même prendre un bain de soleil: attention au coup de soleil!
Je ne saurais donc trop vous inviter à raisonner en nombre de semaines à partir du solstice.
Un 25 août à 15h est moins dangereux qu'un 21 juin à 18h.
Le truc de la longueur de l'ombre donné par Jean-Mi est une bonne astuce. ça ne marche pas toujours en Bretagne parce que si le soleil est voilé (ah, ces salafistes 😐 ), on aura du mal à mesurer l'ombre. Mais je suis mauvaise langue, en Bretagne, il fait beau plusieurs fois par jour, et ma grand-mère disait qu'on y bronzait plus que sur la Côte d'Azur parce que dans le midi il fait trop chaud pour rester au soleil. Ce qui est vrai!
L'avantage, c'est que cette chaleur permet de vous mettre à l'ombre, tandis qu'à l'ombre en Bretagne, il fait souvent trop frais pour ôter ses vêtements.
Un article très intéressant sur les crèmes solaire à lire dans Wikipédia.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A8me_solaire
Où l'on apprend notamment qu'un IP 50 ne filtre que 3% de plus qu'un IP 20.
Où l'on apprend aussi l'impact désastreux sur l'environnement des quantités de crème solaire utilisées sur les plages avec ces nouvelles crèmes contenant des nanoparticules de Dioxyde de Titane que l'on retrouve dans les crustacés, les moules, les animaux marins, et qui détruit les coraux.
Donc, en tant que naturiste, je conseillerais : aller à la plage avant 10h ou après 17h, ou alors mettre un tee shirt blanc, un chapeau et un parasol anti UV.
naturistement.
J-C
C est très beau une peau blanche et la peau reste jeune plus longtemps. Pourquoi vouloir bronzer à tout prix? Mon obsession c est surtout ne pas bronzer et ne pas abîmer ma peau (je suis aussi avec une peau de roux). Dès maintenant je mets de la crème sur le visage pour faire du sport (non naturiste) 😎
C est très beau une peau blanche et la peau reste jeune plus longtemps.
Je crois que cette idée est contestable (je ne parle pas de l'aspect esthétique qui est une affaire de goût) mais le soleil épaissit la peau, ce qui la rend plus résistante. D'ailleurs au fond d'un cachot le corps se dégrade rapidement car la lumière du soleil est indispensable, notamment pour synthétiser la vitamine D.
Évidemment trop de soleil "burine" la peau en l'asséchant mais il faut compenser en l'hydratant régulièrement. Ce qu'il faut éviter à tout prix c'est le coup de soleil, surtout pour les enfants.
Il ne faut pas passer d'un extrême à l'autre !
« Pourquoi vouloir bronzer à tout prix ? »
Pour les mêmes raisons que l'on préfère rouler en BMW plutôt qu'en FIAT, essentiellement pour se positionner socialement (et donc montrer, ou tenter de faire croire, son aisance financière). Autrefois, c'était l'inverse, car une peau blanche était le privilège des nobles, des gens fortunés, dispensés de travailler, ils restaient donc à l'intérieur, loin des champs et de l'exposition au soleil, qui donnait un teint basané. Ce critère de la blancheur de la peau, associé à l'aisance financière, prédomine encore en Afrique, en Asie et en Amérique Latine.
En Occident, suite à la révolution industrielle, et la réduction du nombre de gens travaillant « à l'air », le nombre de personnes à la peau blanche s'est accrût, ne devenant plus l'apanage des gens aisés. Dorénavant, pour se distinguer, il faut montrer un teint bronzé, que seuls des voyages lointains, et donc coûteux, peuvent offrir. D'où l'inversion de la tendance. Mais c'était sans compter sur l'arrivée des congés payés, de l'émergence et de la croissance d'une classe moyenne, ou même de l'invention de la lampe UV, de sorte que ce critère d' « indice mélanique » comme signe extérieur de richesse, c'est largement estompé, mais reste encore en vigueur dans la classe ouvrière et une certaine partie de la classe moyenne.
La tranche friquée de la société n'a donc plus recours à un critère épidermique pour ce distinguer des masses populaires qui ont finit par l'imiter, du moins sur ce plan là.
Nous préférons FIAT à BMW.
Avons une FIAT 500 décapotable et adorons.
« Pourquoi vouloir bronzer à tout prix ? »
Pour les mêmes raisons que l'on préfère rouler en BMW plutôt qu'en FIAT, essentiellement pour se positionner socialement (et donc montrer, ou tenter de faire croire, son aisance financière). Autrefois, c'était l'inverse, car une peau blanche était le privilège des nobles, des gens fortunés, dispensés de travailler, ils restaient donc à l'intérieur, loin des champs et de l'exposition au soleil, qui donnait un teint basané. Ce critère de la blancheur de la peau, associé à l'aisance financière, prédomine encore en Afrique, en Asie et en Amérique Latine.
En Occident, suite à la révolution industrielle, et la réduction du nombre de gens travaillant « à l'air », le nombre de personnes à la peau blanche s'est accrût, ne devenant plus l'apanage des gens aisés. Dorénavant, pour se distinguer, il faut montrer un teint bronzé, que seuls des voyages lointains, et donc coûteux, peuvent offrir. D'où l'inversion de la tendance. Mais c'était sans compter sur l'arrivée des congés payés, de l'émergence et de la croissance d'une classe moyenne, ou même de l'invention de la lampe UV, de sorte que ce critère d' « indice mélanique » comme signe extérieur de richesse, c'est largement estompé, mais reste encore en vigueur dans la classe ouvrière et une certaine partie de la classe moyenne.
La tranche friquée de la société n'a donc plus recours à un critère épidermique pour ce distinguer des masses populaires qui ont finit par l'imiter, du moins sur ce plan là.
Désolé mais je ne te suis pas du tout dans ton raisonnement, d'autant plus que tu te contredis en disant que le bronzage serait destiné à étaler son aisance financière puis admettre que les classes populaires font pareil, ce qui réduit ta démonstration à néant.
Tu rappelles qu'à une certaine période au contraire il fallait avoir la peau diaphane pour se distinguer des travailleurs manuels, mais c'est toujours plus ou moins le cas: les classes aisées prennent davantage soin de leur corps et on leur a tellement asséné que le soleil abîme la peau et fait paraître plus vieux qu'elles ont encore tendance à s'en protéger davantage.
Si un argument financier peut être invoqué c'est celui du prix des crèmes solaires: les bonnes sont chères et doivent être renouvelées fréquemment, certains renoncent carrément à en acheter et se prennent alors des coups de soleil carabinés.
Je vois plutôt que ce sont les retraités qui ont du temps tout au long de l'année qui cherchent à profiter au maximum du soleil, et parfois beaucoup trop d'ailleurs.
. Dorénavant, pour se distinguer, il faut montrer un teint bronzé, que seuls des voyages lointains, et donc coûteux, peuvent offrir.
Pour bronzer, je fais un voyage lointain dans mon jardin. Cela me coûte l'ouverture de la porte, si ce n'est déjà fait.
(Comme disait ma grand-mère : y en a, j'te jure !)
