J'ai voulu vous faire partager ce petit texte qui m'a été transmis par Dan (merci 😉 )
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| Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance, nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés. On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s'est marrés. Franchement on a bien profité. Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes. Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution. Qui a ceci de très différent des deux premières ( la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui. On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse). Sauvez-moi, ou crevez avec moi. Évidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, Fred Vargas |
alors ?? vous êtes prêts ? 😎
Une précision : la version originale de ce texte avait été publiée en novembre 2008 sur le blog d'Europe Ecologie http://www.europe-ecologie.fr/
Bravo
ben no comment tout est dit !
C'est bien beau tout ça, mais ça ne fera pas surgir la fraternité pour autant et c'est pourtant ce qui manque cruellement aujourd'hui soit pour surmonter les difficultés soit pour étouffer l'égoïsme qui nous bouffe, soit pour tout un tas d'autres choses, notamment faire cette troisième révolution.
PAtrick
Mais la fraternité (ou la solidarité) a-t-elle réellement existé un jour dans ce bas monde, de façon naturelle? Il me semble que là où elle a eu sa place à grande échelle, elle a surtout été imposée. Alors pourquoi est-ce que les mentalités changeraient tout d'un coup?
:# C'est simple : le jour où tous les hommes auront matériellement tout...
Ils se lasseront enfin de l'avoir pour s'intéresser davantage à l'être. Et ce jour, en plus, c'est demain !
Bonjour,
Hé oui, comme disait une vieille tante, qui en plus était F.D.L.C. 😉
"Un bienfait n'est apprécié à sa juste valeur que lorsque vous l'avez perdu"
Tout est dit, mais c'est bien la triste vérité. Il ne faut pas s'apitoyer sur notre sort, le pouvoir de l'argent en est malheureusement la cause et ce n'est pas notre petit G20 naturistes qui pourra retourner en arrière. Quel est le nombre exact de la population mondiale qui en a pris conscience.
Il n'y a que le rendement, le PIB, le profit et l'appât de gain qui compte pour bien des nations.
Allons dire aux industriels indiens ou chinois de polluer, alors qu'ils s'en mettent plein les poches
en payant leurs esclaves d'un bol de riz. 🙁
Vivons comme nos anciens avec ce que nous avons, sans chercher à consommer plus et en av oir plus. La preuve maintenant avec les enfants qui ne savent plus apprécier les cadeaux tellement on leur en donne.
Enfin, il y a tellement à parler ou à agir, qu'il faudra des annéeeeeeesssss pour changer
LUC57
...
Enfin, il y a tellement à parler ou à agir, qu'il faudra des annéeeeeeesssss pour changer
LUC57
En même temps on dit bien que même les grands voyages commencent par le premier pas (ou quelque chose dans ce genre) 🙂
PAtrick
il faut toujours garder espoir !
mais ce ne sera pas facile .
faisons de notre mieux.
