Voilà une petite mangeoire, faite maison, qui permet de sélectionner les bénéficiaires et empêche les gros oiseaux d'aller s'y nourrir, ceux-ci se rabattent du coup sur les fruits rouges orangés du Pyracantha juste à coté.
La mangeoire est également garnie des graines de tournesol cultivés durant l'été. Tournesols qui agrémentent le potager durant l'été et permettent au jardinier nat d'y oeuvrer plus discrètement.
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Alors là, chapeau Batnat :=! :=! :=!
:b La neige est de retour. Pensez à nouveau aux oiseaux !
😛 Et ça dure, et ça dure !!!
Message édité par : Nudiworld / 10-02-2012 22:03
Oui, car avec la neige, il est encore plus dur pour eux de se nourrir.
Alors, pensons à la petite maison hors d'atteinte de chats, avec la grosse ration de graine dedans.
😉
salut moi je leur mes des boules de graisse dans les arbres avec une petite gamelle d'eau . pour une fois que l'on peut aider la faune a survive et non a la tuer en plus grace a tout c petit oiseau on aura moin de moustique cette été.
Faut-il nourrir les oiseaux en hiver ? Enfin une question qui doit intéresser un naturiste au premier point car dans naturiste, il y a nature.
Agrainer des rouges-gorges et autres passereaux qui se débrouillent depuis au moins 2000 ans (selon les créationnistes) voir beaucoup plus (selon les évolutionnistes tendance Darwin)... est une occupation comme une autre, certes, mais pas sans conséquences. L'utilité que j'y vois immédiatement est l'intérêt d'approcher les dis-oiseaux de l'objectif de l'appareil photo et ainsi de pratiquer l'observation de bestioles difficiles à approcher d'ordinaire.
A part ça, j'y vois surtout bien des inconvénients. D'abord, l'homme rend ainsi dépendant un maillon de la faune sauvage qui devient soit un commensal, soit un saprophyte, soit un parasite, soit les trois à la fois. Je m'explique. Nourrir les oiseaux sauvages, c'est les rendre dépendants d'une ressource abondante et de trop « bonne » qualité qui, si elle disparaît du jour au lendemain, les fragilise. C'est empêcher l'élimination des sujets les moins résistants et créer des foyers infectieux à proximité des mangeoires. C'est aussi les offrir sur un plateau à un redoutable prédateur, le chat domestique qui, lorsqu'il ne dort pas en boule au coin du feu, gavé de croquettes de supermarché, prélève une part non négligeable de ces oiseaux ayant perdu toute méfiance à s'approcher des maisons. Un changement de comportement qui peut s'avérer fatal.
Ensuite, l'achat de mauvaise bouffe à oiseau, trop riche, à M. Leclerc, Mme Casino et leurs cousins, les Auchan et les Carrefour, trop contents de s'arrondir en faisant croire à M. Toulemonde qu'il a fait un geste pour la planète, fausse le rapport de l'homme à la nature en lui donnant une représentation erronée du petit être soumis au rude frima, alors que c'est une vue de l'esprit ou une attitude faussement écologique.
Laissons-donc les animaux sauvages se démerder tout seul, sauf... s'ils deviennent envahissants, dangereux, incontrôlables, ravageurs ou prédateurs des activités agricoles. Il en va ainsi, et en vrac, du sansonnet, du grand cormoran, du sanglier, du chevreuil, de la pie, du moustique tigre et même... du loup, du castor et de bien d'autres encore dont les populations doivent être régulées lorsqu'elles deviennent problématiques, cela, et seulement, pour les protéger et les empêcher de disparaître par destruction totale.
Pour en revenir à nos passereaux, leurs populations ne s'effondreront pas si les hommes ne se comportent pas en sauvage avec la nature. Ceci a été le cas, j'en conviens, mais tend à disparaitre dans beaucoup de régions : re-création de haies, plantations de bandes enherbées le long des cours d'eau, retard de la fauche ou du pâturage des prairies de montagne, évolution des techniques comme l'abandon du labour, diminution voire suppression des traitements chimiques, maintien du pastoralisme extensif en milieu naturel, etc.
Donc, inutile de nourrir des passereaux qui doivent adapter leur comportement aux variations climatiques et à la présence des prédateurs (il faudrait penser aussi au contrôle des chats qui pullulent dans les campagnes...) sinon, les oiseaux deviendront cons !
Pour finir sur une note d'humour et illustrer cette dernière assertion, permettez-moi de citer Chaval - qui n'était ni un rugbyman ni un steak haché - un humoriste qui du inspirer Pierre Desproges avec ce court métrage.
http://www.wat.tv/video/oiseaux-sont-cons-1t05a_2fgqp_.html
😉
Message édité par : fredericdromois / 12-02-2012 16:08
ok, écoutons tous marcv13 et laissons les mourrir de faim 😎
:paf
car si on ne les nourris pas, ils disparaissent d'une manière ou d'une autre. On les retrouvera (ou du moins ce que les chats auront laissé) à la fonte des neiges. Ils survivent déjà au froid extrème, et n'arrivent pas à trouver de la nourriture non gelée, donc, diette totale... et ils finissent par tomber de leurs branches... comme des glaçons ! c'est observé depuis longtemps (des dixaines d'années) là où les photos que j'ai mises ont été faites. C'est à dire dans le doubs, à 1800m d'altitude, avec un petit -6°C et 30cm de neige, à noël dernier. 😉
Marc, j'ai rendu ton lien actif ...
Bien que demeurant toujours autant dubitatif et hermétique à ce type d'humour :# Mais je ne suis pas une référence en la matière :b
Pour le reste de ton message, ce n'est pas une approche inintéressante ... Ça se tient ...
Mais alors ce raisonnement pourrait aussi être extrapolé à l'espèce humaine :#
Donc continuons à donner à manger à nos oiseaux ... Pour le plus grand bonheur de nos .... chats 😉
Fred.
Bonjour à toutes et à tous,
Question d'actualité, bien sûr ! Les avis divergent fortement. Même les membres actifs de la LPO ne sont pas unanimes sur ce point ...
Le nourrissage est-il utile ou nuisible ? Je vous suggère la lecture du mensuel "Nat'Images", émanation de la revue "Chasseur d'Images ". Daniel Magnin y tente une synthèse des différentes positions des scientifiques MONDIAUX. Avis favorable aux E-U et en G-B, avis très défavorable en Australie ...
Quelques points :
- il est certain que l'Homme se fait plaisir !
- les oiseaux ne deviennent pas dépendants.
- l'hygiène des mangeoires fixes est à surveiller : les fientes d'oiseaux malades peuvent contaminer très facilement des dizaines d'autres sujets.
- l'homme cause certainement bien plus de dégats avec l'épandage de produits ... soi-disant utiles !
Pour ma part, je passe énormément de temps à photographier la Nature française. Je nourris, ou j'appâte ... pour pouvoir approcher un peu plus, le 600 mm ne suffisant pas toujours ! Des amis voyageurs rapportent des images incroyables du Costa-Rica, ou d'ailleurs. Là-bas, la faune sauvage n'a pas peur de l'homme. En France, il est impossible d'approcher un rapace, un chevreuil, un petit passereau ... Et si on se demandait pourquoi ???
Je voudrais simplement revenir sur : faut il intervenir ou non par le nourissage occasionnel de la faune. C' est vrai qu'il faut le faire le moins possible Mais il est vrai aussi que c'est l' homme qui a modifié les données naturelles depuis l' agriculture moderne ( après 1945 )avec insecticides pesticides, arrachages de haies, cultures sélectives etc et un juste retour par une aide momentannée en périodes difficiles est aujourd'hui nécessaire. J' en suis désolé mais les premiers à l' avoir compris sont d' ailleurs les chasseurs avec les agrainages, emblavures, citernes, voire reboisements etc destinés à maintenir pour le gibier des conditions de vie proches des conditions originelles...Ce qui est vrai pour le gibier est aussi vrai pour nos petits amis à plumes ( ce qui ne les empêche pas d' être aussi quelques fois le dit gibier ) si si cela arrive, c'est dailleurs de la que vient l' expréssion " avoir le bec fin " opposée aux "gros becs" moins gouteux.
😛 Fallait-il domestiquer le chien, le chat, sans compter les animaux d'élevage. C'est aussi une bonne question.
🙂 Dois-je continuer à fournir des croquettes à l'hérisson pour qui j'ai installé un abri, alors qu'au printemps, il sera tué, lui aussi, en mangeant les limaces crevées par les épandages d'anti-limaces. C'est aussi une bonne question.
Bien sûr, je suis intéressé par la présence de ces volatiles, leurs chants, mais aussi parce qu'ils mangent les insectes qui nous envahissent de plus en plus à la fin de l'hiver. L'autre solution consiste à inonder nos jardins d'insecticides et de pesticides.
Faudra-t-il se réfugier à l'intérieur de la maison, pour ne pas inhaler tous ces produits chimiques ? Ne plus manger ses fruits, bourrés de ces mêmes produits chimiques ?
Surtout ne plus cultiver son jardin, donnant des légumes bourrés d'anti-limaces ?
L'idéal serait de bonnes relations entre l'Homme et l'animal. Traiter convenablement les animaux domestiques, faire la part des choses entre les produits chimiques et la faune sauvage en s'alliant certains animaux qui nous sont positifs, comme le hérisson, certains oiseaux, certains insectes.
:b Ne pas inonder notre planète avec nos progénitures, afin de laisser de vastes espaces à la vie sauvage, avec qui nous devrions partager la terre, pour le plus grand bien de la vie en général...unique à ma connaissance dans cet univers pourtant infini.
😉 Donc, autour de nos maisons, il vaut mieux donner un coup de pouce à la faune devenue semi-sauvage. Graines de tournesol pour les oiseaux, croquettes de chat pour les hérissons, quand ils sortent de leur hibernation, abris pour les coccinelles, mares...
