Les bienfaits de l'agriculture chimique:
Sauvons les abeilles
Un producteur de lait bio ne souffre pas de la surproduction, et les tomates de mon jardinet ont du goût.
Je te l'accorde et j'essaye de suivre cette attitude consistant à privilégier l'achat chez des petits producteurs locaux...
Mais peut on nourrir une surpopulation sans surproduction ?
Fred.
Un producteur de lait bio ne souffre pas de la surproduction, et les tomates de mon jardinet ont du goût.
Je te l'accorde et j'essaye de suivre cette attitude consistant à privilégier l'achat chez des petits producteurs locaux...
Mais peut on nourrir une surpopulation sans surproduction ?
Fred.
La surproduction résulte d'un mécanisme d'accumulation au niveau de l'offre. Pour le lait, c'est la décision de la Russie de fermer ses frontières, suite à la position des pays européens sur l'Ukraine et la Crimée, et accessoirement la Syrie, qui a supprimé un débouché important pour l'industrie laitière.
En relocalisant la production de lait, en sortant les vaches dans les prés (une pratique de moins en moins courante, eh oui !), en améliorant la qualité (conditions de vie des animaux, nourriture) de préférence vers le bio, en accompagnant les éleveurs vers des circuits courts du producteur au consommateur, en mettant fin à certains monopoles industriels (Lactalis, par exemple) on aura un secteur laitier en bien meilleure forme.
Ce qui est vrai du lait l'est aussi de bien des aliments pouvant être produits sur notre sol.
Quant au bio, une idée communément admise veut qu'il ne puisse nourrir les 9 milliards d'humains que nous serons en 2050. Cette idée est fortement remise en question. Mais, disons-le, pour que ça change il faudra faire de la politique. Il n'est pas normal que le sort d'un paysan africain dépende des Bourses du commerce.
Mais peut on nourrir une surpopulation sans surproduction ?
La surproduction n'est pas un mal en soi, si elle est répartie équitablement entre tous les producteurs, qui jetteraient alors chacun 10% des récoltes. Mais certains vendent toutes leurs productions, et d'autres trop peu.
Dans mon jardin, j'ai 20 mètres de vigne. Cette année j'en ai encore plus que d'habitude. J'en distribue à tous mes voisins, au moins 10 kg chacun, soit 40 kilos. Je fais du jus de raisin pour moi. Les oiseaux en mangent, et il en restera encore, tant pis, tout le monde est bien rassasié. Ah ! au fait, elle a 70 ans et n'a jamais été traitée, mais c'est peut être parce que ce sont des plants d'il y a 70 ans.
Quant à la surpopulation, jette un coup d'oeil aux avis des paysans du tiers monde, l'agriculture chimique les étrangle.
