J'ai appris également qu'il y a une commission qui va s'ouvrir au niveau régional sur le sujet de la préservation de la planète et j'ai l'intention de m'y inscrire.
Bonne journée à tous
Ça fait plus d'une décennie que les promoteurs de la simplicité volontaire tentent de convaincre les gens qu'ils doivent modifier leurs habitudes de consommation (réduire leur consommation, notamment) pour sauver la planète, et ça ne marche pas! L'individu moyen ne va pas se sacrifier aujourd'hui pour assurer un avenir à ses descendants demain, surtout qu'il n'y a même pas de certitude que ses sacrifices y seront pour quelque chose.
Les gens en viennent à délaisser la surconsommation parce qu'ils se rendent compte que c'est avantageux pour eux dès maintenant: ils ont plus de temps, plus d'argent et moins de stress. Car moins on a besoin d'argent et de biens matériels pour vivre, moins on a besoin de travailler et plus on a de temps pour faire autre chose que de gagner notre vie et faire l'entretien de ces biens. Par exemple, on a plus de temps pour créer et développer des liens ou encore pour explorer des passions peu lucratives mais qui nous rendent heureux.
Et je crois que c'est seulement à partir du moment où l'on respecte nos besoins réels (et non les besoins créés de toutes pièces par la publicité) que l'on en vient à respecter l'environnement qui nous permet de rester en vie. Si j'engourdis mon mal-être et l'absence de passions dans ma vie par des achats inutiles qui ne me satisfont qu'à court terme, qu'est-ce que j'en ai à foutre alors de la protection de la planète?
Les écologistes parlent depuis des décennies à un public déjà convaincu. Les autres ne suivront pas tant qu'ils n'auront pas compris que c'est à eux-mêmes qu'ils font mal en se définissant d'abord comme consommateur (de biens et de divertissements) et ensuite comme être humain qui ne demande rien de plus qu'aimer et être aimé, et être reconnu pour ce qu'il est et non pour ce qu'il possède.
Nudofille, merci de ton message.
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi quand tu dis que ça fait 10 ans que les OC (objecteurs de croissance) militent pour la simplicité volontaire. Je crois que ça fait plutôt 40 ans... avec le club de Rome en 1968.
Et je ne suis pas non plus d'accord pour dire qu'ils le font en vain, la preuve c'est que toi, tu sembles y être venu, il y a 10 ans et moi, consumériste acharnée depuis toujours, j'essaie de m'en approcher depuis 2 ans.
Je suis optimiste, je trouve que les mentalités évoluent et j'ai confiance dans la jeunesse.
Par contre je suis entièrement d'accord avec toi pour dire qu'on peut venir à la simplicité volontaire par égoïsme. En effet, il y a du plaisir à vivre plus simplement. C'est ce qui s'appelle la frugalité heureuse, je crois. Moi j'y suis venue par un dégoût de la consommation, un ras le bol de la publicité, un sentiment d'éternelle insatisfaction.
C'était mon premier pas vers l'objection de croissance. Le second pas c'est l'engagement dans des coopératives, des associations porteuses de ces valeurs (FFN, AMAP, Copératives d'habitants, associations de solidarité, de défense de l'environnement...). C'est ce pas que je suis entrain de faire. Le 3ème pas c'est l'engagement politique. Je n'en suis pas encore là, car je n'ai pas trouvé le mouvement qui me conviendrait. Les MOC, POC, AOC .. (mouvements, partis, associations... d' objecteurs de croissance) ne m'ont pas encore convaincue. Mais je ne désespère pas !
Nudofille, merci de ton message.
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi quand tu dis que ça fait 10 ans que les OC (objecteurs de croissance) militent pour la simplicité volontaire. Je crois que ça fait plutôt 40 ans... avec le club de Rome en 1968.
Et je ne suis pas non plus d'accord pour dire qu'ils le font en vain, la preuve c'est que toi, tu sembles y être venu, il y a 10 ans et moi, consumériste acharnée depuis toujours, j'essaie de m'en approcher depuis 2 ans.
En fait, comme je l'ai indiqué, je ne suis pas venue à la simplicité volontaire il y a 10 ans: j'ai vécu simplement, loin des centres commerciaux, toute ma vie. L'arrivée du discours sur la simplicité volontaire au Québec il y a une douzaine d'années m'a simplement confirmée dans ma façon de vivre.
Je crois que le Club de Rome ne s'est jamais fait connaître au Québec. Si en France, on contestait déjà la consommation en 1968, ici, les Québécois commençaient à peine à se sortir de la pauvreté et à consommer réellement (avant, les anglophones possédaient la richesse et étaient les patrons tandis que les francophones étaient ouvriers et devaient nourrir de grosses familles, encouragés par l'omniprésente religion catholique à procréer). Bref, nous étions d'une certaine façon dans une position semblable aux pays en développement comme la Chine, l'Inde et l'Amérique latine actuellement.
Je suis optimiste, je trouve que les mentalités évoluent et j'ai confiance dans la jeunesse. Par contre je suis entièrement d'accord avec toi pour dire qu'on peut venir à la simplicité volontaire par égoïsme. En effet, il y a du plaisir à vivre plus simplement. C'est ce qui s'appelle la frugalité heureuse, je crois. Moi j'y suis venue par un dégoût de la consommation, un ras le bol de la publicité, un sentiment d'éternelle insatisfaction.
C'était mon premier pas vers l'objection de croissance. Le second pas c'est l'engagement dans des coopératives, des associations porteuses de ces valeurs (FFN, AMAP, Copératives d'habitants, associations de solidarité, de défense de l'environnement...).
Voilà, c'est ce que je disais. C'est seulement à partir du moment où on est bien dans notre vie, où on se débarrasse des différents obstacles au bonheur (et le matérialisme en est un pour bien des gens), que l'on peut s'engager socialement et politiquement de façon efficace et avec une énergie positive. Se sacrifier par devoir moral, par obligation ou par crainte de lendemains moins heureux ne fait qu'engendrer de la résistance et du ressentiment à plus long terme.
Nudofille, nous sommes bien sur la même longueur d'onde.
Tu sais en France, dans les années 70, il y avait aussi de la pauvreté, mais c'était une pauvreté digne. Il n'y avait pas, à côté, une richesse insolente comme aujourd'hui.
l'eloge de la lenteur ?
J'ai toujours pensé que le temps manquait pour faire tout ce que j'ai a faire, et en courant plus vite j'arrivais a tout faire pour y ajouter encore, en definitve ma vie c'etait toujours plus. travaillant le jour, la nuit, le dimanche et les jours feriés. dormir 4 heures par jours avec en plus un sentiment de culpabilité parce que j'avais perdu mon temps.
A 42 ans et j'ai le dos en vrac, des medocs pour assister la pompe, et aujourd'hui, quant je regarde en arriere, il n'en reste rien.
j'ai ralentis le rythme depuis semaines, au debut, j'avais l'impression de perdre mon temps, en realité c'est le contraire, on a le temps de voir mieu les choses et de les apprecier
j'ai commandé le bouquin , je sent que je vais encore en faire moins ! 😀
A 42 ans et j'ai le dos en vrac, des medocs pour assister la pompe, et aujourd'hui, quant je regarde en arriere, il n'en reste rien.
j'ai ralentis le rythme depuis semaines, au debut, j'avais l'impression de perdre mon temps, en realité c'est le contraire, on a le temps de voir mieu les choses et de les apprecier
j'ai commandé le bouquin , je sent que je vais encore en faire moins ! 😀
:=!
bonjour,
quelqu'un peut-il résumer les grandes idées de la simplicité volontaire, qui est un concept que je ne connais pas. Est-ce très différent des objecteurs de croissance ou est-ce un des courants autour de la décroissance?
La question est bien de faire des choix, et de ne pas être extrémiste. Dans tout ce qui nous a été suggéré ou imposé ces dernières années (multiplication de l'offre télé, nouveaux médias, téléphone portable, véhicules de + en + sophistiqués, cosmétiques, loisirs couteux,appareils divers genre cafetière nespresso, et j'en oublie sûrement,....) chacun met ses propres priorités.
Je peux me passer de mon téléphone portable, mais internet me parait etre la grande révolution du siècle passé. D'ailleurs sans ça, on ne discuterait pas en ce moment. Bien sur c'est un outil et on peut toujours taper sur la tête de son voisin avec un marteau.
De même lorsque l'on vit à la campagne, il est difficile de se passer de véhicule (voire plusieurs par famille,...)
Les choix que l'on fait peuvent paraître bizarre à quelqu'un d'autre
pfvac,
Tu as vu juste, la simplicité volontaire est bien une composante de l'objection de croissance. En gros, ce mouvement prône d'agir à 3 niveaux :
1) Personnel : en limitant son impact sur l'environnement (moins produire, moins consommer, moins se déplacer...)
2) Associatif, coopératif : en adhérant ou en soutenant des initiatives comme les jardins d'insertion, les AMAP, les coopératives d'habitants...
3) Politique : en participant à des débats d'idées, en soutenant ou en adhérant à des mouvements ou partis politique (MOC, POC...)
Je ne suis pas non plus extrémiste, je viens de m'acheter un smartphone ! Je crois que je suis "écranique" (accro aux écrans, comme on dit alcoolique pour accro à l'alcool...)
d'ailleurs mon prénom, c'est
(écr)Annick
Pour ma part, je considère que nous sommes tous différents, ce qui fait partie du charme de la vie, et qu'à ce titre, il est normal de trouver sur ce forum des définitions qui diffèrent d'une personne à l'autre.
Je ne souhaite pas à titre personnel condamner tel mode de vie au profit d'un autre. Chacun s'accomode de sa réalité comme il peut et comme il veut. Moins consommer dans la mesure du possible; se déplacer quand on peut autrement qu'en voiture, vivre en rapport avec les éléments de la nature, c'est épouser un peu le mode de la frugralité heureuse. Le naturisme aide, il est vrai, à se détacher plus facilement des choses matérielles.
Il n'y a pas forcément de règles précises à appliquer, de comportement plus honorable qu'un autre. Le seul principe est celui de sa propre vérité personnelle et la manière de le vivre harmonie avec soi-même, puis avec les autres.
Tu as vu juste, la simplicité volontaire est bien une composante de l'objection de croissance. En gros, ce mouvement prône d'agir à 3 niveaux :
1) Personnel : en limitant son impact sur l'environnement (moins produire, moins consommer, moins se déplacer...)
2) Associatif, coopératif : en adhérant ou en soutenant des initiatives comme les jardins d'insertion, les AMAP, les coopératives d'habitants...
3) Politique : en participant à des débats d'idées, en soutenant ou en adhérant à des mouvements ou partis politique (MOC, POC...)
Ça, c'est une vision de la simplicité volontaire (la plus répandue dans le monde francophone), mais il y en a d'autres aussi. Il y a, par exemple, Leo Babauta (et ses Zen Habits) que j'aime bien et qui prône ce qu'il appelle le minimalisme. Il s'agit simplement de mettre l'accent sur ce qui compte vraiment pour nous et de laisser tomber le reste. Le travail à accomplir est de mettre de l'ordre dans nos priorités et de trouver la simplicité dans le chaos du quotidien afin de créer notre bonheur à partir de ce que nous aimons faire et nos relations plutôt que dans la consommation de biens et de divertissements.
ben une chose est certaine : expliquer la vision de la simplicité vontaire semble sacrement compliqué ! 😀
ça, c'est bien vrai, Lomax, la simplicité, c'est pas simple !!!!
