Contrairement, à ce qu'affirme la tradition populaire, le froid en lui-même ne rend pas malade. Je me suis trouvé dans des ambiances froides extrêmes ; soit en haute montagne, soi en spéléo, et si je suis une ou deux fois passé pas loin d'y laisser ma peau, je n'ai jamais attrapé le moindre rhume dans ces conditions.
Par contre, nous savons tous quelles peuvent être les conséquences dramatiques dues au froid (gelures, hypothermie, mort).
Une des expériences de la randonue à été pour moi la découverte de ma résistance au froid en état de nudité. Une fois échauffé, et dépassé les préjugés, on s'aperçoit que l'on peut randonner nu par des températures proches ou inférieures à 0°, et ce pendant des heures.
Je ne suis pas le seul avoir expérimenté ces situations et à en tirer du plaisir (randonues hivernales, randonues avec du vent, exposition à l'eau froide, etc...).
Je suis persuadé que seule la nudité intégrale (sauf chaussures) permet de solliciter des adaptations physiologiques étonnantes et peu connues. Le moindre Tshirt annulerait tout.
Cependant, à partir de ma petite expérience, je me pose la question des limites physiologiques. J'ai essayé d'en parler lors d'un stage de montagne avec un médecin urgentiste. Il m'a pris pour un fou dangereux...
Et pourtant, la question mérite d'être posée, serait-ce pour prévenir et éviter des accidents lors de randonues collectives en raquette par exemple.
Alors, je sollicite par le biais de ce forum l'expérience de ceux d'entre vous qui on expérimenté ces situations.
Sensations (positives, négatives),
Adaptation,
Situations un peu tendues, rencontrées,
récits d'incidents...
E si un médecin est parmi nous, son avis serait très précieux.
Bruno (de Chartreuse)
Alors moi je n'ai pas d'avis autorisé sur cette question.
Mon expérience c'est plutôt celle du lézard qui a besoin de se réchauffer au soleil. Le moindre courant d'air me glace. Je suis une adepte de la couette polaire, une inconditionnelle du bonnet à ponpons sur les oreilles.
Il ne faut pas compter sur moi pour tester la randonue par 0 degré... même pas en rêve 😐
jusqu'où aller sans risques? C'est une bonne question. Je crois qu'il n'y a pas de règles et que chacun a ses propres limites. Il faut écouter son corps.
Une chose me parait excate dans ce que tu racontes; il est possible de marcher nu avec des températures proches de zéro. Pour ma part ce n'est posible de me mettre nu que lorsque j'ai déjà marché un peu...donc lorsque je suis chaud! Si je peux me mettre torse nu je sais que je vais pouvoir me dénuder totalement. Mais comme tu le dis, dès qu'on recommence à mettre un vétement, la régulation thermique se dérègle et bien vite le froid se fait sentir. Alors en hiver, j'ai toujours une polaire dans le sac à dos, au cas où....et j'emporte toujours des barres de céréales.
Et puis ce que je suporte difficilement, c'est le vent froid de face. Dès lors que le soleil ne suffit plus à me chauffer la peau, il m'est pénible de marcher face au vent d'hiver. Je choisi donc chaque fois que je passe par l'océan par exemple, de marcher vent dans le dos au retour....quand il fait moins chaud généralement en fin de journée.
Et comment j'ai senti la première fois les signaux d'alerte "danger froid" de mon corps? C'était pendant une pause en randonue en montagne. Je suis allé me baigner dans un lac et c'était bien agréable. J'ai un peu nagé. Puis j'ai continué à faire trempette au bord. D'un coup, j'ai senti le froid en moi...la peau n'était plus une barrière...c'était comme si le froid prenait possession de mes organes qu'il refroidissait subitement...Je suis sorti de l'eau pour me mettre au soleil, collé à un gros rocher chauffé par les rayons du soleil. J'ai mangé tout de suite une barre de céréales. Il m'a fallu une bonne dizaine de minute pour me sentir à nouveau bien. J'ai mémorisé ces signes et "ma petite voix" maintenant me prévient.
Alors mon conseil, c'est veiller à plutot marcher pendant une journée ensoleillée, se méfier du vent, avoir un vétement chaud en réserve sous la main, emporter des en-cas caloriques et j'oubliais, pourquoi ne pas porter dans son sac à dos un thermo de café ou de boisson chaude?
Bonjour,
J'ai randonné avec un groupe de randonneurs dans les Pyrénées, la plus part du temps j'étais nu. Même quand on s'arrêtés pour les repas, j'ai toujours été nu dès l'instant ou le soleil n'était pas caché derrière les nuages.
A plusieurs reprises ils m'ont demandé si je n'avais pas froid, eux ils grelotés. J'ai compris que leurs vêtements étaient trempés par la sueur et qu'il n'avait pas de rechange. Donc leur réflex c'était de se couvrir plus pour ne pas avoir froid, mais avec des vêtements trempés même si vous mettez un anorak de ski vous avez toujours froid. Dans mon sac à dos j'avais le même nombre de vêtement que les textiles.
C'est là qu'il est difficile de leur faire comprendre que je n'étais pas mouillé vu que je n'avais pas transpiré sous des vêtements et que si je devais m'habiller j'avais des vêtements bien sec et donc beaucoup plus efficace.
Le seul problème c'est le vent qui abaisse la température du corps, mais il ne faut pas hésiter à se mettre nu dès que l'on peut pour justement ne pas mouiller ces vêtements. C'est une habitude à prendre pour bien gérer les situations.
Dans toutes mes randonue je ne pars jamais sans ma polaire et un k-way, on ne sait jamais en montagne je temps qu'il va faire.
JP Guido
A mes débuts ici j'ai raconté mes expériences de choc thermique; en 2008 ou 2009, je ne sais plus où.
Le problème, c'est que la nudité dans le froid joue un peu comme une drogue. Il est souvent aussi difficile de se décider à se rhabiller qu'il l'a été de se dévêtir.
Ainsi j'ai fait à la fin de cet été un parcours sur des crête avec un fort mistral et un ciel semi-couvert sans jamais me rhabiller. Ma logique me disait de le faire, mais l'envie de continuer tel-quel était plus forte.
A noter, qu'un simple rayon de soleil à l'abri du vent suffit pour retrouver une situation confortable au bout de quelques minutes.
Voici un petit récit décrivant une situation limite que j'ai vécue.
En novembre, il y a deux ou trois ans, en Chartreuse, je suis parti faire une petite balade de 2 h derrière chez moi.
Il avait neigé dans la nuit au dessus de 1200 m environ. Le vent était au Nord, température proche de 0, et le soleil resplendissait.
A la montée en versant Sud à l'abri du vent, je suis très vite nu. Les habits passent dans le sac. En approchant du point haut (vers 1600 m, je progresse dans 20 cm de poudreuse). Le vent se lève et un première avalanche de sapin s'abat sur moi, sensation plutôt amusante, La seconde est moins agréable.
Alors que je suis engagé dans une pente raide, le ciel se couvre, le vent se renforce et très vite volent des flocons de neige.
Le froid se fait mordant, mais s'arrêter là pour se rhabiller est presque impossible, car enlever les chaussures pour renfiler un pantalon serait des plus inconfortable et même risqué. Je sais qu'un peu plus bas la pente finit sur un col et que j'y serais à l'abri du vent. J'insiste donc et poursuis toujours nu. Quelques chutes sur les fesses dans la neige n'arrangent pas les chose. Enfin le col. Une vieille souche me sert de siège pour me rhabiller chaudement. E je reprend la descente. E c'est là que je me suis fait un petit peu peur. D'un coup le froid semble m'envahir à l'intérieur du corps, j'ai la tête qui tourne. Je presse le pas pour essayer de me réchauffer, mais il me faudra bien un quart d'heure pour que le malaise s'estompe complètement.
Merci turbigo de ce récit, qui rappelle que la montagne est en toute circonstance très dangereuse. Il n'y a pas de "petite" balade, et surtout il est extrêmement risqué d'être seul: as-tu évalué par exemple une simple entorse sur une souche que tu n'aurais pas vue?
Donc à deux minimum, avec des vêtements chauds, de quoi appeler les secours si nécessaire. Clairement tu aurais pu y rester.
Je n'ai pas le choix de randonner le plus souvent seul en montagne.
Les risques, je les connais et les mesure. Je pratique la montagne intensément depuis l'âge de 14 ans (alpinisme, ski alpin et ski de rando, spéleo, rando(nue), etc..) et j'ai actuellement 67 ans.
J'ai eu de la chance ou j'ai plutot su toujours correctement évaluer jusqu'où il était possible d'aller.
Effectivement je ne suis pas à l'abris d'une cheville tordue ou une fracture. Mais l'aventure et le risque ont toujours fait partie de ma vie, alors, vu mon âge j'ai encore quelques chances de mourir dans mon lit.
Je dis où je vais et ais toujours un sac avec de quoi me rhabiller et un tel. avec moi.
Le froid je connais, je l'ai subit bien des fois, en bivouac en haute montagne, en spéleo, en eau froide, quelque fois dans des situations très limites.
Jusqu'où peut-on aller ?
Ben je me demande si finalement l'affaire des bébés congelés ...
Jusqu'où peut-on aller ?
Ben je me demande si finalement l'affaire des bébés congelés ...
Rhôôô
Je n'ai pas le choix de randonner le plus souvent seul en montagne.
Les risques, je les connais et les mesure. Je pratique la montagne intensément depuis l'âge de 14 ans (alpinisme, ski alpin et ski de rando, spéleo, rando(nue), etc..) et j'ai actuellement 67 ans.
J'ai eu de la chance ou j'ai plutot su toujours correctement évaluer jusqu'où il était possible d'aller.
Effectivement je ne suis pas à l'abris d'une cheville tordue ou une fracture. Mais l'aventure et le risque ont toujours fait partie de ma vie, alors, vu mon âge j'ai encore quelques chances de mourir dans mon lit.
Je dis où je vais et ais toujours un sac avec de quoi me rhabiller et un tel. avec moi.Le froid je connais, je l'ai subit bien des fois, en bivouac en haute montagne, en spéleo, en eau froide, quelque fois dans des situations très limites.
Le téléphone portable a quand même changé beaucoup de choses. Autrefois, se fouler la cheville pouvait être dramatique; aujourd'hui, on peut prévenir et attendre les secours.
Ce n'est bien sûr pas une raison pour être imprudent (avalanches, barres rocheuses etc.)
Attention ! Le téléphone ne passe pas partout. Cet été j'ai fait le circuit des 3 nations entre la France, l'Espagne et l'Andorre sur les 6 jours nous avons eu 1 seul jour du réseau quel que soit l'opérateur !
JP Guido.
