Je critiquais le terme "environnement", qui exprime une distanciation de l'Homme à l'égard de la nature au sens large, qu'il pose comme un "extérieur", un "à côté" qui nous englobe mais qui est soumis à notre industrie. Au lieu de penser en s'incluant comme un autre élément dans l'espace naturel, l'Homme s'en exclut et le considère à part, le chosifie, cherche à le dominer, à se l'approprier. Il devrait faire preuve de beaucoup plus d'humilité, considérer l'espace (même urbain !) en quelque sorte comme sa maison, avec un certain respect pour sa propreté, pour sa présentation.
Mais la nature au sens strict, c'est uniquement les espaces "vierges" ou presque. Le reste est plus ou moins humanisé ; d'où l'idée d'environnement. C'est évident qu'un contact paisible avec la semi/montagne non urbanisée, les vallons, les plaines non sur-cultivées, les côtes "sauvages", la flore, la douceur et le calme nous émeut aisément et parvient à nous faire entrer en amour avec cette nature globalement imposante et relativement bien préservée. Quand on communie avec ces éléments (naturels), on ressent le besoin de ne plus parler d'environnement (ce qui environne, qui nous possède ou qu'on possède) mais d'espace de vie (dans lequel on est immergé, élément parmi les autres éléments).
Le naturisme va plutôt dans ce sens d'une communion, et on constate effectivement que le nudisme en lui-même n'entraîne pas forcément sur cette voie ; alors que les attitudes écolos, les naturalistes passionnés, les contemplatifs et caetera, s'inscrivent dans un naturisme plus évident). C'est la différence entre le nudisme naturiste et le simple nu.
🙂
Message édité par : ourfarewell
:=! Complètement d'accord !
Redevenons des Apaches, Iroquois, ... que 'Nous' avons 'ghetto-iser' (désolé pour le terme), car ils étaient plus proches du mode de vie naturiste que nous ne le sommes.
PS : Quand je dis : 'Nous', je parle de notre culture et de notre passé de vieille Europe .
Complètement d'accord avec Farewell qui a très bien précisé la différence entre le naturisme et le simple nu.
woaow!
ça fait plaisir de voir que le sujet n'est pas "ringard"...
... c'est vrai que j'aimerai bien comme thierry, vivre de façon traditionnelle, faire partie de la vie du monde... et ça fait assez mal quand on me dit:"c'est pas possible, on ne peut pas retourner en arrière" (révelant par là même l'incompréhention des gens tout autour du fond de ma pensée...)
il ne faut pas oublier que malgré l'étendue géographique de la pensée moderne, elle reste marginale, car tous les "petits peuples", qui ont un mode de vie vertigineusement plus profond que le notre, peuvent enrichir énormément notre pensée naturiste... à condition que l'on arrête de les parquer et les détruire phisiquement, ou pire, spirituellement...
... nous avons beaucoup de chemin à parcourir, et c'est déja quelque chose de s'en rendre compte!
merci de vos réactions à ce sujet!
J'apprécie effectivement de voir que le sujet du naturisme et de l'écologie est bien vivant. 🙂
L'écologie est quelque chose que je connais mal pour ne pas m'y intéresser vraiment. J'apprends ici plein de choses : merci Wicasa pour le lien que tu as donné. :=!
Je participe - je dirai naturellement et aussi par l'éducation que j'ai reçue - à la protection de "l'environnement" (merci ourfarewell pour les distinctions que tu as faites à ce sujet) par les différents gestes simples, et classiques maintenant, qu'a rappelé Madrid plus haut.
Wicasa, je pense que tu fais allusion aux phénomènes de déculturation voire d'acculturation qui sont effectivement des fléaux pour ces sociétés. Les leçons du passé devraient servir aujourd'hui, en tout cas je l'espère.
Ceci dit, qui ou quoi peut t'empêcher de réaliser ton désir de vivre "traditionnellement" ?
Message édité par : françois
une vie traditionnelle ne se vit pas seul... la vie tout court d'ailleurs, c'est peut-être aussi pour cela que nous avons besoin de vivre notre nudité en commun...
Pourquoi ne pas lancer ici un APPEL à ceux qui voudraient te rejoindre pour partager ce mode de vie "traditionnel" ? 😉
Les expériences utopistes dites socialistes (inspirées par Fourier ou par d'autres théoriciens), aussi belles soient elles, ont toutes disparues sous la discorde de leurs membres. A partir du moment où ça marche, des rivalités entrent en scène (du fait des inégalités financières, hiérarchiques, des différences de vue...) et l'intérêt individuel finit toujours par gâcher celui de la collectivité. Une expérience naturiste écolo, qui accorde beaucoup d'importance au respect, peut aussi tomber dans la susceptibilité et finir dans la confrontation. C'est pourquoi je pense qu'elle devrait impliquer autre chose, comme une foi spirituelle.
Je ne suis pas vraiment d'accord... il me semble que si ces tentatives ont échoué ce n'est pas dans le "manque de foi spirituelle" qu'il faille en chercher la raison mais plutôt dans un problème d'ambition. Certaines tentatives bien plus modestes marchent plutôt bien, ce qui se passe autour des écovillages par exemple est très intéressant, ensuite la "foi spirituelle" on peut vivre avec ou sans, la rechercher ou s'en méfier, mais à mon avis c'est un autre problème...
Le tittre du Forum est : Naturisme et écologie, et pour répondre à François, Wicasa et Ourfarewell, je voulais surtout dire :
Appenons des Civilisations, quelqu'elles soient, pourquoi et comment ces Hommes ont vécu avec la Nature.
Vivre de façon traditionnelle, ne veut pas dire retourner dans le passé, sauf dans le cas d'études historiques.
Le Naturisme, outre sa définition officielle, comprend le terme 'Nature' impliquant une dimension spirituelle.
Bonsoir à tous,
Je ne sais pas encore comment mon propos sera recyclé après épuration et retraitement des mots.
Une des très grande difficulté de nos échanges réside dans le fait que nous employons des concepts que nous croyons universellement admis... par les autres. Ainsi "spirituel" est l'adjectif relatif à esprit. Est spirituel tout ce qui a trait à l'activité de l'esprit. Le regard que je pose sur l'univers, sur l'autre en face ou à côté de moi, sur moi-même fait naître en mon esprit interrogations, émerveillements, doutes, dialogues. Et c'est ainsi que toutes les recherches scientifiques ont procédées. La vie spirituelle est cette activité permanente et incessante de mon esprit. Dès lors que j'accepte qu'il fonctionne. Les injections de formole dans la boite cranienne sont vivement déconseillée par les fils d'Hypocrate.
La religion est l'ensemble des actes que je pose pour être "relier" à ce que j'ai découvert - aujourd'hui - comme donnant sens à ma vie. La musique, le sport, l'argent, le travail, l'amour, le naturisme peuvent être autant de "religion". Ils auront leurs chefs, leurs rites, leurs lieux sacrés, leurs pélerinages, leurs reliques, leurs temps sacrés. Notre culture judéo-chrétienne nous a formaté à ne penser la religion que sous la forme des cultes chrétiens.
Ces paroles sont biodégradables.
Amitiés à tous
Rien à dire de plus, pour moi.
