désolé de te reprendre nuagedelait, mais on ne devrait pas dire "décroissant" mais plutôt "objecteur de croissance".
La décroissance est juste un mot-roquette (obus disent certains) utilisé pour casser et contrecarrer l'obsession (relayée à fond dans les cours d'économie) de la sacro-sainte (et écoeurante) "croissance" (en l'occurrence du P.I.B., valeur uniquement financière mais ni humaine, ni écologique, de plus en plus déconnectée du bien-être global).
Les empêcheurs de penser en rond appelent à un renouveau spirituel, à travers un détachement vis-à-vis du matériel et une culture volontaire de la sobriété (ou de la simplicité, sans verser pour autant dans l'ascétisme).
Mais si l'on souhaite que les pays les plus pauvres s'équipent plus, s'alimentent mieux, s'enrichissent (en fric), tout en maintenant les modes de vie du Nord, c'est l'atteinte désastreuse (déjà existante mais pire encore) à la biodiversité, aux écosystèmes fragiles, au sol, à l'air, à notre qualité de vie... Bref, l'avenir semble désespéré. Si la crise du pétrole (déclinant) à venir forcera cette civilisation condamnée à modifier drastiquement ses modes de vie, mieux vaut s'y préparer tout de suite! Trouver son bien-être ailleurs que dans la surconsommation, les excès, la vitesse, le culte des apparences, le dogme de l"illimité", l'achat inconscient de ses conséquences, faire en sorte respecter les autres formes de vie, tout en montrant qu'on n'en est pas moins heureux (au contraire), c'est ce que nous enseigne par exemple l'esprit de décroissance.
🙂
Concernant la surpopulation, bien qu'il faudrait débloquer de lourds moyens pour le Sud, on est surtout surpeuplés de surconsommateurs! Bien sûr, les pauvres rejetant moins de gaz, ça n'empêche qu'un peu partout il y a sérieuse dégradation des sols, déforestation, surpêche, etc., et même malbouffe. Les Etats-Unis d'Amérique et la Chine sont les plus gros pollueurs de la planète. L'obésité, le surpoids et leurs maladies associées, l'industrie intensive, les aberrations et manipulations de l'agro-alimentaire(*), les transports... y font des ravages terribles.
:paf
(*) Toxic, de William Reymond (journaliste d'enquête américain d'origine française), sorti en version poche:
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j'accepte tout à fait cette rectification
il est vrai que par 'décroissant', usité à l'heure actuelle par monts et par vaux,
implique aussi un acte de descente
je ne sais si cela est aux enfers ,
mais ne donne pas l'image d'une élévation intelectuelle
dans un abord de problème humain et économique.
pour le fameux PIB je le verrai en bis avec plénitude intérieure du bien être.
je crois en un intéret futur de pratiques tel que le bouddhisme, le tantrisme , le tao...
et le choix est vaste et large,
ne serait ce que pour donner quelques exemples simples,
permettant ainsi d'appréhender la vie avec des priorités
différentes et surtout respecteuses, dans notre limite, de l'Autre.
ce qui décline une implication aussi bien au niveau de l'humain, que de l'animal ou du végétal.
et là ce fameux PIB rebaptisé prend toute sa forme.
dire que cela suffira à rétablir un équilibre digne à tous serait hasardeux,
mais au moins,
à notre petite échelle,
rendre certains heureux d'agir en harmonie avec eux memes.
Un lien que je trouve intéressant. Si quelqu'un a déjà acheté ce DVD "une yourte dans la drôme", ou été en vacances sur leur ecosite, je suis prenuer des infos.
http://www.oasisbellecombe.com/
A+
http://vivinude.canalblog.com
Un lien sur le projet de vie d'un décroissant: intéressant
A+
😛 Pour PIB, on pourrait le remplacer par PIR (sans jeu de mots) Production Intérieure Réfléchie.
Et à la place de "décroissant", Croissance réfléchie et choisie. Le CRC
Bonsoir.
Tien, "Croissance réfléchie" :=! j'aime bien : c'est le début d'une certaine sagesse.
On a bien le droit de réver 😀
Production Intérieur Réfléchie veut précisément dire que l'on doit tenir compte de tous les paramètres.
Croissance réfléchie et choisie signifie que l'humanité est en croissance, et qu'il faut la maintenir au niveau de la démarche, pas nécessairement au niveau des choix industriels...ou plutôt commerciaux.
Pourquoi retourner à 1984 ou 1969 ? Pourquoi pas 1789 ou 1523 ou 647 av JC ou...à la préhistoire !!!
c'est l'idée développée par plusieurs économistes du club de rome dans les années 60...
on ne peut pas aller vers de la décroissance... le simple fait que la population mondiale augmente appelle la croissance...
par contre il est vrai qu'il faut reflechir a integrer les effets nefastes de le croissance dans un indicateur autre que le pnb, ou alors intergrer d'uatres "richesses" comme les ressources naturelles préservées...
...pas aller vers de la décroissance... le simple fait que la population mondiale augmente appelle la croissance...
par contre il est vrai qu'il faut reflechir a integrer les effets nefastes de le croissance dans un indicateur autre que le pnb, ou alors intergrer d'uatres "richesses" comme les ressources naturelles préservées...
Il faut lire les posts du sujet depuis le début!
La question (pour répéter) n'est pas d'aller vers de la décroissance au sens commun mais de sortir du dogme de la croissance, qui n'en est pas une au regard de son impact écologique! Fustiger la décroissance en agitant le "diable" de la récession/dépression, c'est l'erreur commise par les détracteurs des objecteurs de croissance qui, eux/elles, savent très bien que leurs objectifs vont dans un tout autre sens.
La décroissance, c'est un mouvement pro-sobriété qui implique une transformation des valeurs et des évaluations économiques, et c'est tout l'opposé de la récession, qui n'existe que parce qu'on refuse de réévaluer les référents de richesse (tel le PIB) au niveau international en mutant vers des critères totalement nouveaux à haute dimension écologique, sociale, culturelle... Donc ton idée est juste, mais "ouvrir" le PNB à la prise en compte d'"autres richesses", naturelles etc., est impossible, à moins justement de faire imploser le concept, bref de le révolutionner, sans avoir peur des mots.
On ne peut non plus "intégrer les effets néfastes" dans le calcul de la croissance sans justement SORTIR de CETTE croissance, puisque ces effets, majeurs (et réels!), suffiraient à nous plonger dans une réalité dépressive éternelle: preuve en est qu'on ne peut poursuivre dans cette voie 1) à moins de (se) berner d'illusions, d'aveuglement 2) à moins de chercher l'auto-destruction 3) à moins de faire muter l'économie de marché vers une bio-économie.
De fortes variations de la population humaine planétaire ont toujours existé mais pas dans de telles proportions: or ici, le problème n'est pas tant la masse de population que ce qu'une partie de cette population fait, c'est-à-dire reproduire, développer et propager des modes de vie qui dépassent, par leurs conséquences, les capacités régénératrices de la terre (et de ses eaux).
😕
Notre économie capitaliste n'inclue pas le coût de l'impact écologique dans sa production, donc dans le prix des produits (tout au plus à la marge, récemment pour le recyclage). Tant que cela durera, on pourra toujours chercher à diminuer les rejets de CO2, à dépolluer ou à investir autrement, on poursuivra cette logique prédatrice qui refuse de poser des limites (si ce n'est celles des risques et encore), à l'intérieur du capitalisme, logique qui au final profite de la raréfaction pour rendre les choses plus chères. Enormément de limites sont atteintes. On ne peut pas poursuivre bien plus en avant, c'est déjà fini, et la construction d'EPRs, qui génèrent des déchets ultra-dangereux (dans le cas d'une éventration du réacteur, le résultat serait 6 fois pire que Tchernobyl) subsistant des millions d'années (et même des dizaines) résonne comme une folie d'humains engagés dans une logique de productivisme, de dépenses, au lieu de diriger les investissements dans les économies d'énergie, domaine ultra-porteur.
:paf
La population de l'Afrique semble par exemple croître encore fortement pour des dizaines d'années alors même que ses ressources alimentaires sont menacées. On ne pourra vivre à 10 ou 12 milliards d'êtres humains sur terre sans détruire les équilibres naturels. La terre, pour une population humaine vivant décemment, ne peut dans l'idéal (d'un respect de ces équilibres) ne supporter que 2 ou 3 milliards d'humains, ce qui est déjà énorme.
😮
Plutôt que risquer de nouvelles famines, guerres et autres catastrophes sanitaires et sociales, l'urgence est non seulement au refus du "croissancisme", aux économies d'énergie en tous genres, à la relocalisation des économies, mais aussi à un encadrement de la démographie par des investissements ciblés dans une information-éducation destinée à limiter les naissance à un ou deux enfants par femme, avec mise à disposition de moyens de contraception sans risque. Certes, cela créerait un déséquilibre inter-générationnel qui rendrait problématiques les politiques de redistribution pour le paiement des retraites ainsi que le maintien du niveau des emplois liés à l'enfance, mais en même temps la société devrait muter, s'adapter (pour un fonctionnement stable et stabilisé au bout de quelques générations). C'est le prix à payer si l'on ne veut vivre sur terre en permettant au plus grand nombre possible de personnes de vivre correctement (de nos jours, on a près de 900 millions d'extrêmes miséreux et ça risque d'augmenter).
Ce n'est guère la direction prise par les "grandes puissances", à voir le soutien aux vieilles industries du siècle passé, au lieu de forcer à des mutations majeures. On cherche aussi à "faire de la croissance" avec l'environnement, sans s'éloigner de la logique matérialiste et consumériste qui a prévalu au désastre.
Lorsqu'on s'apercevra qu'on fait fausse route, il sera peut-être alors déjà trop tard?
En tous cas, "la crise" est celle d'une crise anthropologique, elle est vaste, structurelle, ce n'est pas une simple crise passagère.
