Il y a deux choses dans les prélévements obligatoires, il y a les charges sociales et les impôts.
L'impôt est progressif, mais à l'inverse, les charges sociales sont plafonnées.
Cela veut dire en clair que si vous gagnez 30 fois le smic, vos prélèvements pour la sécu et d'autres organismes sociaux ne sont pas 30 fois supérieurs à celui d'un smicard.
Cela dépend des différentes lignes de cotisations, pour certaines caisses, c'est plafonné (et parfois le plafond est assez bas, 3 smic, ce qui veut dire que celui qui gagne 30 smic ne contribue pas plus que celui qui en gagne 3), pour d'autres le plafond est plus haut, ou même c'est non plafonné.
Les impôts sont en revanche progressifs, ce qui veut dire que si l'on gagne 30 fois le smic, on va payer bien plus de 10 fois plus que celui qui en gagne 3, et bien plus de 30 fois celui qui gagne le smic.
Après, il faut tenir compte de tout ce qu'on appelle la "rémunération non-salariale": versement de stock-options, voitures de fonction etc.
Le moins qu'on puisse dire est que c'est très peu fiscalisé, et ça n'est pas soumis aux charges sociales. Ce n'est pas de la fraude fiscale, ce n'est pas de la fraude sociale, car c'est légal, les entreprises embauchent des spécialistes en rémunération non salariale pour que les revenus des dirigeants soient soumis le moins possible aux prélèvements.
Il faut savoir que pour un pédégé, le salaire fait souvent moins de la moitié de son revenu, les bonus, options etc. peuvent aller jusqu'à 80%. Et on constitue même des filiales, opportunément situées au Lichtenstein ou à Monaco ou à l'ïle de Man, filiales dont le but ne sert qu'à rémunérer les dirigeants. Ces derniers ne sont donc pas payés par l'entreprise qu'ils dirigent, mais par la filiale située dans un paradis juridique et fiscal.
En d'autres mots, le pédégé de Total ou d'Axa n'est pas payé par Total ou Axa, mais par "fiduciaire machin-chose".
Que ce soit légal est une chose, que ce soit moral ou social en est une autre.
Un des problèmes de la France est qu'en matière d'impôts, nous avons à la fois les taux parmi les plus élevés de l'Union Européenne, mais dans le même temps, l'assiette (la base sur laquelle on les calcule) des plus faibles.
Il y a tant de revenus qui échappent à l'impôt ou sont faiblement fiscalisés!
Contrairement à une idée reçue, les Suisses ne paient pas moins d'impôts que nous. les taux sont plus faibles, mais l'assiette est plus large, peu de revenus échappent à l'impôt, du moins pour le salarié moyen.
Si l'on gagne 10 000 EUR mensuels, il vaut mieux payer ses impôts en France.
Alors, pourquoi Johnny et d'autres sont censés résider en Suisse?
Eh bien, parce qu'ils sont loin de gagner 10 000 EUR mensuels, pardi! Ni même 100.
Le dicton dit "la Suisse taxe les millionnaires, mais pas les milliardaires". Encore qu'il faudrait préciser canton par canton, ça peut être très variable.
Ainsi, Appenzell-Rhodes-Intérieures, seul canton (demi-canton, pour être précis) où la randonue est une infraction, n'est pas le paradis de la randonue, mais fiscalement, c'est, avec Glarus, les plus intéressant, même si tout ça ne vaut pas le Lichtenstein, "Etat" où il y a plus de sièges de "sociétés" que d'habitants.
Il y a deux choses dans les prélévements obligatoires, il y a les charges sociales et les impôts.
L'impôt est progressif, mais à l'inverse, les charges sociales sont plafonnées.
Donne nous vite le nom de ton employeur et dis nous quels sont les postes disponibles, on va tous venir bosser avec toi.... :paf :paf
Ou alors, il faudrait que tu regardes ton bulletin de salaire avec plus d'attention...
.Taux des cotisations du régime général de sécurité sociale
Les rémunérations du travail salarié donnent lieu au versement de cotisations et contributions venant couvrir divers risques : Assurance maladie, maternité, invalidité, décès, contribution solidarité pour l'autonomie des personnes âgées et handicapées ; Assurance vieillesse (AV); Allocations Familiales (AF); Fonds National d'Aide au Logement (FNAL); assurance chômage et AGS (Assurance Garantie des Salaires). Certaines cotisations sont assises sur la totalité du salaire, d'autres sur le salaire plafonné. La CSG et la CRDS sont des contributions sociales assises en principe sur 98,25% du salaire réel brut. Les cotisations sont réparties en une part patronale (P.P.) et en une part salariale (P.S.).
« Vive la crise », n'est-ce pas ce cher Reiser qui dépeignait cet état de fait dans les années 70, en période de liesse économique !
Si seulement cette crise sociale des valeurs et des comportements pouvait apporter un sursaut de révolte et de solidarité entre les personnes concernées, au lieu de s'enfermer dans son cocon bien à l'abri des rigueurs et autres forfaitures d'un pouvoir socialo à la solde du grand capital..... On avancerait vitesse grand V. Seulement pour en revenir à la question du départ, les naturistes sont-ils seulement un tantinet engagés et politisés, pensent-ils et agissent-ils par eux-mêmes, telle est la question primordiale ? Et si tel était le cas, le non-respect de la nudité dans certains centres naturistes (tel Euronat ou j'habite à l'année) pour ne pas les nommer et la lutte qui s'y déroule, serait un premier pas vers un certain progrès. Mais O fête, la ou le naturiste militant(e), ça existe encore, ou faut-il remonter aux enragés libertaires de la Belle Epoque qui ont fait fleurir le fleuron du naturisme dans leurs luttes pour un autre futur ?
