Merci pour les jugements. Si je comprends bien, il faudrait que la FFN ou l'APNL lance une requête. À ma connaissance, il n'y a pas d'association locale naturiste sur le secteur. Est-ce possible de saisir le tribunal administratif dans la mesure où l'arrêté date de 1994 ?
Je pense que dans un premier temps, il serait préférable d'échanger avec le maire en lui montrant le jugement de Quend.
L'arrêté de 1994 - très difficile à lire mais heureusement très court - ne tient pas la route.
N'oublions pas que le pouvoir (et devoir) du maire touche à l'ordre public; et son arrêté doit être motivé en ce sens. Le grand nombre de touristes ne constitue pas en soi une raison.
Il doit être limité dans le temps et l'espace. Et il n'indique pas un niveau de contravention, donc la seule chose que les forces de l'ordre peuvent faire c'est demander se rhabiller.
Et il me semble que, contrairement à une loi qui vaut jusqu'à annulation ou remplacement, ce ne soit pas le cas des arrêtés municipaux. En général, ces arrêtés de polices sont pris ou repris tous les ans.
Ici, est-il toujours affiché où il se doit?
Grâce à l'action d'LMN, et après une campagne électorale pendant laquelle le candidat d'extrême-droite RN en avait fait un de ses thèmes de campagne (affirmant que s'il était élu, l'interdiction du naturisme sur la plage de Kerver serait strictement respectée), le nouveau Maire a décidé de prendre ce 13 mai 2026 un nouvel arrêté "portant règlementation permanente du naturisme sur la plage de Kerver".
Les plagistes s'étaient massivement mobilisés à l'aide d'une pétition et le sujet avait du coup fait grand bruit dans le pays. J'avais pu alors échanger avec cet adjoint au Maire, devenu maire aujourd'hui, et lui expliquer les enjeu philosophiques et juridiques.
Le nouvel arrêté est loin d'être parfait et il reste encore à faire évoluer un certain nombre de choses :
- Un article 1er qui "autorise la pratique du naturisme...", ce qui depuis la réforme du code pénal de 1994 ne fait plus partie des attributions des communes (elles ne peuvent à présent plus qu'organiser et règlementer une pratique, à savoir la nudité, et certainement pas une philosophie). L'association de ces deux notions de l'arrêté est donc très mal choisie.
- Des limites dans le temps avec une date annuelle "du 1er avril au 31 octobre" ;
- Des limites sur la journée avec la mention "de 10h au couché du soleil" ;
- l'article 5 qui refait l'amalgame entre Naturisme et exhibition sexuelle...
- la zone consacrée est réduite et éloignée des accès directs, une fois de plus...
Néanmoins, le sens général est "globalement positif", puisqu'il n'y plus d'interdiction générale et qu'une signalisation a été installée.
On peut donc aussi saluer le travail de coordination effectué par Jean-Marc, qui nous représente sur place, et a assuré un relationnel permanent avec l'ancienne et la nouvelle municipalité.
