Et encore une relaxe!
La première Femen condamnée pour « exhibition sexuelle » relaxée en appel
Il s'agit de la première décision de relaxe en appel. La militante a toutefois été condamnée à 600 euros d'amende pour avoir dégradé une statue de cire de Vladimir Poutine.
Le Monde.fr avec AFP | 12.01.2017 à 11h36 o Mis à jour le 12.01.2017 à 12h51
La première militante des Femen à avoir été condamnée en France pour exhibition sexuelle a été relaxée, jeudi 12 janvier en appel de ce délit, mais a, en revanche, été condamnée à 600 euros d'amende pour avoir dégradé une statue de cire du président russe, Vladimir Poutine.
« La jurisprudence se construit », s'est félicitée son avocate, Marie Dosé. A travers cette décision, la justice « autorise » les femmes à « utiliser leur corps comme une arme politique », a-t-elle estimé.
L'avocate envisage toutefois un pourvoi en cassation contre la condamnation pour dégradations. Outre l'amende, la cour d'appel a confirmé la condamnation de Iana Zhdanova à verser au musée Grévin 3 004 euros de dommages et intérêts pour le préjudice matériel et 1 000 euros pour le préjudice moral.
« Surprise, mais dans le bon sens », la jeune Ukrainienne de 28 ans, réfugiée politique, a salué une « victoire » non seulement pour elle, mais « pour toutes les femmes ». Elle avait, lors d'une action seins nus le 5 juin 2014, attaqué à coups de pieu la statue de cire de Vladimir Poutine au musée Grévin à Paris. Elle avait été condamnée le 15 octobre 2014 à 1 500 euros d'amende pour dégradations et exhibition sexuelle, condamnation dont elle a fait appel.
D'autres militantes Femen poursuivies
Si trois Femen avaient déjà été relaxées en première instance à Lille du délit d'exhibition sexuelle pour une action lors de l'arrivée de Dominique Strauss-Kahn au procès de l'affaire dite du Carlton, il s'agit de la première décision de relaxe prononcée par une cour d'appel.
Lors du procès en appel de Iana Zhdanova, l'avocat général avait requis 1 000 euros d'amende pour les dégradations et s'en était remis « à la sagesse de la cour » pour le délit d'exhibition sexuelle.
D'autres militantes Femen sont poursuivies pour exhibition sexuelle. « On s'étonne » que ces poursuites subsistent après ces relaxes, a déclaré l'avocate de plusieurs d'entre elles, qui doivent comparaître le 25 janvier, Valentine Rebérioux.
Eloïse Bouton attend le 15 février la décision de la cour d'appel de Paris, mais d'une autre chambre, après avoir été condamnée en première instance à un mois de prison avec sursis pour une action à la Madeleine. Peine dont la confirmation a été requise par l'accusation, selon son avocat, Tewfik Bouzenoune, qui espère obtenir une relaxe et une « homogénéisation de la jurisprudence ».
Un arrêt d'appel, ça c'est du lourd, de la jurisprudence solide!
En revanche l'avocate a tort d'envisager un recours en Cassation pour une simple amende de 600EUR, d'autant que la dégradation est incontestable, c'est du fait (la Cour ne juge qu'en droit).
Elle veut faire tourner son cabinet, j'espère que ses clientes ne vont pas la suivre car les frais de cette procédures seront 10 fois plus important que l'amende. Sans compter un délai de plusieurs années, car c'est loin d'être une affaire prioritaire!
Un arrêt d'appel, ça c'est du lourd, de la jurisprudence solide!
En revanche l'avocate a tort d'envisager un recours en Cassation pour une simple amende de 600EUR, d'autant que la dégradation est incontestable, c'est du fait (la Cour ne juge qu'en droit).
Elle veut faire tourner son cabinet, j'espère que ses clientes ne vont pas la suivre car les frais de cette procédures seront 10 fois plus important que l'amende. Sans compter un délai de plusieurs années, car c'est loin d'être une affaire prioritaire!
"L'avocate envisage", ça n'est même pas "l'avocate a annoncé son intention", et encore moins évidemment "l'avocate a déposé un pourvoi".
N'excluons pas l'effet d'annonce.
Il reste que les Femen ont accumulé les classements sans suite, les non-lieux, et les relaxes, et que même si tout ça n'est pas du naturisme, c'est bon pour nous.
Le 222-32 prend l'eau de toutes parts.
Il reste que les Femen ont accumulé les classements sans suite, les non-lieux, et les relaxes,
La réponse à ceux qui pronent le droit, découlant de mai 68, à "blasphémer sans entrave"
Message édité par : tyllamy / 15-02-2017 16:48
La réponse à ceux qui pronent le droit, découlant de mai 68, à "blasphémer sans entrave"
Mai 68, ça c'est du révisionnisme historique !
Et sur le fond, les réactions des lecteurs du Figaro montrent bien à quel point elle a eu raison de faire ce qu'elle a fait : tous ces crétins réactionnaires ne rêvent que de ressusciter le délit de blasphème (qui, quoiqu'en ait décidé le tribunal, n'existe pas en France)
La réponse à ceux qui pronent le droit, découlant de mai 68, à "blasphémer sans entrave"
(...)
Je ne connais pas l'âge de tyllamy (dans le mille :-D), mais, moi qui ai fêté mon vingtième anniversaire en plein milieu des événements de mai et juin 1968, je ne vois pas le rapport entre cette période et l'action d'une Femen dans une église.
Ou alors, j'ai peu de trop bien comprendre à quel point tout ce qui est sorti de Mai 68 : l'écologie, le tiers-mondisme, les communautés, la libération sexuelle, le MLF, le FHAR (les homosexuels), etc., révulse notre catho militant. En Mai 68 personne ne blasphémait. En revanche, nous combattions le pape sur la pilule, l'avortement, l'homosexualité, etc. A l'époque, il ne s'agissait pas encore de promouvoir le préservatif pour combattre le sida.
Le paradis pour tous selon les cathos intégristes mais avec certaines nuances
claude91, je ne vois pas le rapport entre les actions des Femen et celles de la grande distribution... :#
Pour revenir au cas d'Éloïse Bouton à la Madeleine, ce n'est ps terminé car son avocat a annoncé vouloir se pourvoir en Cassation.
Et j'aimerais bien connaître le contenu exact de l'arrêt afin de pouvoir se rendre compte si c'est bien le lieu (du culte) qui a justifié cette décision. En particulier si c'est véritablement "l'exhibition sexuelle" qui a été retenue. Il faut enfin que l'on sache si les seins des femmes sont ou non des "organes sexuels", car je suppose que si c'était un homme qui avait fait cette action on aurait trouvé un autre motif.
En attendant, elle peut à mon avis continuer ses actions malgré le sursis mais à condition que ce ne soit pas dans une église ou un lieu de culte, puisque toutes les autres Femen ont été relaxées en appel.
Enfin, moi, ce que j'en retiens, c'est qu'en France, la justice est tout de même très "folklorique".
Ce que je ressens c'est que ne pouvant se baser sur un délit de blasphème qui n'existe plus les juges se sont rabattus sur l'exhibition, en fait c'est bien le choix du lieu et donc la profanation et non pas la nudité partielle qui a justifié cette condamnation.
Mais la profanation de valeurs morales s'apparente t-elle à celle de matériels et est-elle condamnable juridiquement ?
