Ouaip...
Je ne trouve pas ça très hygiénique de m'installer nue dans un salon qui n'est pas le mien, il faudrait que je débarque avec un sac genre voyage pour y glisser ma serviette et mes tongs!
franchement, si je suis invitée à dîner chez des amis naturistes, je n'y vais pas en jogging et pantoufles, et si tout le monde se déshabille (je n'en vois pas l'intérêt d'ailleurs!), je ne vais pas restée juchée sur mes escarpins...à moins que la maîtresse de maison n'ait prévu le coup et me prête ses mules!
😮
A force de chercher la nudité en tout lieu et en tout temps, elle finit par devenir suspecte car elle perd ce qu'elle a de plus authentique : son naturel !
Bon, d'après ce que j'entends et les différentes réactions, sérieuses ou hilares, je dois conclure que l'idée d'un apéro ou un repas nudiste ne rentre pas du tout dans les principes naturistes ou nudistes. Toutes mes excuses alors, et j'éviterai de parler donéravant de ce genre d'activités, que pour moi, dans ma naïveté, semblaient normales dans l'esprit naturiste. Mais je vois qu'il s'agit plutôt d'un genre d'activité malsaine.
Amitiés
Patx
Bien entendu, manger nu entre naturistes n'a rien de malsain!
Bien sûr que si, ça nous arrive d'être nus à table et de partager nos repas dans le plus simple appareil, et même fréquemment d'ailleurs, mais cela se produit naturellement, lorsque ça s'inscrit dans le même contexte que celui de la pratique du naturisme.
🙁 Alors là, je ne comprends rien du tout. d'abord manger nu avec un groupe de personnes nues n'est pas hygiénique du tout et par la suite si ça se passe dans un contexte naturiste ça devient hygiénique. Mais, en plus, quelle différence entre le repas auquel j'ai assisté, lequel ne serait pas hygiénique et l'autre que tu décrives, pour moi "mon repas" s'inscrivait parfaitement dans un contexte naturiste puisque c'était avec des naturistes! Je ne vois pas du tout où se trouve le côté suspsect et pas authentique! J'aimerais bien avoir une explication, parce que je ne voudrais pas passer par un pervers et je suis loin de l'être!
Effectivement , je crois que tout est affaire de contexte. Bien entendu que le fait de partager un repas ( ou un apéro, ...) nus entre naturistes est quelque chose d'habituel et n'a rien de choquant car cela s'inscrit dans la même pratique de la nudité commune des activités de la journée.
J'ai plein d'exemples, à mon domicile, en centre de vacances de repas avec des amis en toute nudité, mais cette nudité était la même que celle pour tous les autres actes faits dans la journée ou autour de ce repas, elle n'était pas décrétée pour ce moment particulier de la journée, comme plaquée pour vivre une expérience de nudité à un moment où elle ne s'impose pas ( contrairement à la toilette pour prendre un exemple de nudité qui s'imposerait).
Cela me fait faire le rapprochement avec des exprériences de nudité tenant presque d'un certain militantisme ou mises en places pour créer l'évenement comme les magasins en plein centre ville proposant de faire ses courses nus ...
Pour moi, mais je peux me tromper, si on fait la plupart des activités d'une journée nus c'est que l'on est dans un contexte, dans une continuité et que les choses se déroulent de fait dans cet état de nudité.
Une chose qui m'a souvent amusé est d'entendre la réaction intriguée de non naturistes qui se disent incapables de faire ses courses , de jouer au tennis ou de jardiner nus, mais c'est mal poser le problême : en fait on fait tout cela car on est déja nu depuis le matin que l'on s'est levé et qu'il n'ya pas de raison de se rhabiller pour le faire. Ensuite, c'est parce qu'on est dans une dynamique de nudité que les choses se font dans le même état, je dirais presque naturellement ...
J'aimerais, patx84, que tu donnes plus de détails, comme je te l'ai déja proposé dans un autre post, sur ces repas nus en expliquant leur nature pour que l'on puisse en faire une idée plus juste, plutôt que de garder ça pour toi avec un sentiment de na pas avoir été compris ...
pierrot
Message édité par : pierrotlefou
Pierrot, ces repas nus, étaient en effet organisés par des randonneurs nus et l'objectif de ces réunions autour d'un buffet (pas une table puisqu'il s'agissait des buffets) était de se rencontrer en période hivernale en toute nudité pour parler de l'organisation d'activités nudistes en plein air, essentiellement des randonnées. Pour cela au deuxième repas on a visionné des videós de randos nues, juste pour s'inspirer dans nos projets futurs. Il a été question aussi de faire une sortie à la neige, pour faire de la raquette nus, mais là je n'ai pas adhéré parce que j'ai horreur de la neige, bien que je vienne d'un pays de hauts sommets enneigés et qui a été même le siège du championnat mondial de ski dans les annés 60 (avec Marielle Goitchel et Jean-Claude Killy). Alors, je ne vois comment on pourrait considérer ces repas hors contexte naturiste, évidemment qu'on s'est mis nu que au moment d'arriver chez nos hôtes, mais comment faire autrement? On n'allait pas arriver nu de la rue! Ce qui semble choquer ici c'est le fait de se mettre nu que pour le repas, pour moi ça relève presque de l'integrisme naturiste et j'ai vraiment horreur de tous les integrismes. C'est pourquoi aussi j'ai toujours refusé d'adhérer à un club ou prendre la carte de naturiste. Pour moi, être nu c'est une liberté qui n'a pas besoin de carte pour le pratiquer.
Je reste à ta disposiition, Pierrot, si tu veux encore d'autres renseignements sur ces repas que je ne pensait pas qu'ils allaient soulever de polémique.
amitiés
Patx
patx84, vu la plupart des avis on est d'accord, aucun problème avec la nudité à la maison quand elle vient de manière naturelle entre naturistes, idem pour moi.
Je n'avais pas non plus bien saisi l'exacte signification de l'intervention de Taisy (le 30), en raison du passage
"et si tout le monde se déshabille (je n'en vois pas l'intérêt d'ailleurs)"
où elle ne voulait pas dire que c'est malsain mais qu'elle pense que cela doit s'inscrire dans la logique d'une pratique naturiste commune, et ne pas venir comme un cheveu sur la soupe !
Mais, en effet, comme le dit patx84, "l'intérêt" en question ne réside-t-il pas simplement dans le bien-être à se retrouver ?
Est-ce à dire qu'à la maison, ce n'est pas du vrai naturisme si le naturisme n'a pas été pratiqué JUSTE AVANT ? En vacances, l'été, ok, mais en saison froide, il faudrait donc considérer comme suspect, déplacé ou ridicule le fait de se déshabiller ensemble à l'intérieur, entre connaissances naturistes ? Or, il faut bien se METTRE nu à un moment donné. Pour moi, cela paraît aussi absurde que cette fâcheuse dépréciation du "nudisme" vis-à-vis du "naturisme".
Y a-t-il une nudité plus "suspecte" qu'une aute sous prétexte qu'elle ne s'inscrit pas dans un "contexte" "authentique" (qui reste à clarifier) ?
:#
Le sentiment d'impur vis-à-vis de corps sains n'est que dans l'esprit de celui/celle qui veut bien y percevoir l'impur.
Message édité par : ourfarewell
Le naturisme, nous le vivons uniquement en vacances dans les endroits ou nous nous sentons à l'aise au plus prés de la nature.Nous pourrions aussi le pratiquer le week-end dans un club. Mais franchement, je ne vois pas l'intérêt de se mettre nu pour un repas entre amis, même naturistes.
Pourquoi pas bronzer nu au bord de la piscine par exemple, mais en dehors de ça, j'aurai peur de pratiquer l'exhibitionisme plutôt que le naturisme. (je ne dis pas que ceux qui pratiquent sont exhibitionistes)
Je sais que dans certains pays du nord, cela ne pose pas de problême, mais à chacun son naturisme sans préjuger de la valeur des uns par rapport à celle des autres.
Christian
salut patx
comme toi je n'ai pas tout compris dans la réponse de taisy, sauf pour l'hygienne, il faudra bien sur prévoir la serviette, d'ou l'intérêt d'en parler avant avec les amis qui t'invitent.
a+
C'est vrai Patx que ce qui semble évident à mes yeux ne l'est peut être pas pour tout le monde!
-Premier exemple : Lorsque tu es en centre de vacances naturistes, tu vis nu du matin au soir, tu ne quittes jamais ta serviette que tu poses sur les sièges avant de t'assoir; l'heure du repas arrive sans qu'il y ait aucune nécessité de se rhabiller...
-Deuxième exemple : tu es un des adhérents d'un club naturiste qui organise diverses activités pour ses membres et notamment des repas en plein air, tu n'arrives pas là en tenue de soirée, tu as déjà emporté des jeux d'extérieur pour les enfants, des assiettes en carton et des couverts en plastique, des serviettes-éponges; ça se passe dehors, il fait beau, l'ambiance est conviviale et petit à petit, à l'image des autres gens qui sont arrivés vêtus et qui se se déshabillent, tu en fait autant, parce qu'il fait chaud et qu'entre la poire et le fromage, tu éprouves soudain l'envie comme le besoin de jouir des rayons du soleil!
- troisième exemple : tes amis naturistes organisent une petite soirée festive et lancent plusieurs invitations pour participer à un dîner. Toute la famille se prépare, Madame enfile sa robe de chez Dior et les enfants étrennent leurs nouveau pantalon Okaïdi. Vous partez en voiture, traversez la ville et vous vous garez une rue plus loin...C'est l'hiver, il fait nuit noire, sous la lueur des réverbères, vous marchez sur le trottoir en croisant les passants jusqu'à la maison de vos hôtes qui vous attendent. Vous êtes un peu en retard et lorsque vous sonnez à la porte, tout le monde est déjà là, en tenue d'Adam (et Eve). La maîtresse de maison vous accueille (nue?) et vous fait entrer dans le vestibule pour vous inviter à vous dévêtir totalement, accepte avec politesse la bouteille de champagne et le bouquet de fleurs dont elle vous débarasse tandis que vous vous débarassez de tout le reste... et vous voici alors dans la situation évoquée dans mon premier message...
Ne penses-tu pas que dans ce dernier exemple, la situation qui mène à la nudité est provoquée sciemment, qu'elle est relativement inconfortable, et qu'elle n'y conduit pas spontanément ?
Enfin, c'est comme cela que je la ressens et bien que j'ai souvent été invitée chez des amis naturistes pour un dîner, nous ne nous sommes jamais déshabillés et personne n'a jamais évoqué le sujet!
Maintenant, chacun fait ce qu'il veut, je souhaitais simplement donner mon opinion...
😉
Bien sûr que je suis allé aussi pour des repas chez de naturistes et nous étions tous habillés! Le cas que je rapporte est différent et je ne me suis pas du tout senti inconfortable, comme je l'ai expliqué à Pierrot, il s'agissait d'un groupe d'amis qui souhaitaient se réunir en toute conviavilité pour parler de nos projets de randos nues pour le printemps, et on a voulu faire ça en étant tous nus. Tout le monde était d'accord et je ne vois pas où est le problème. Dire que dans l'esprit naturiste on doit être nu qu'à la plage ou dans les centres naturistes, pour moi ça c'est de la bigoterie naturiste et je ne suis pas du tout d'accord.
Patx
Message édité par : patx84
Ainsi, on perçoit mieux la vision qu'on s'en fait : deux camps, ou plutôt (parce qu'au fond la différence n'est pas si nette) deux tendances, apparaissent :
- d'un côté, ceux qui ne voient pas le naturisme comme une pratique devant nécessairement relever d'un contexte global vécu dans la journée, et qui placent en avant la liberté de se mettre nu, dans les règles du naturisme, quel quel que soit le moment pourvu qu'on est d'accord ;
- de l'autre, ceux qui perçoivent le naturisme comme devant s'inscrire dans un contexte, un cadre général quotidien, caractérisé par un certain aspect conventionnel dit "naturel" (les vacances, la plage, activités nues "naturelles" chez soi, nudité "all the long day")
Ces deux approches ne peut-elles pas se retrouver à travers un point commun : l'idée de spontanéité ? Cette spontanéité n'intervient manifestement pas de la même façon pour tout le monde.
Se retrouver en intérieur pour partager un repas avec des amis, échanger des émotions sur ses expériences, doit-il être considéré comme une non-activité naturiste "naturelle" ? Le penser, n'est-ce pas limiter la notion de naturisme à une pratique obligatoirement liée à d'autres activités, comme à la température extérieure ? N'est-ce pas faire preuve d'une sorte de purisme, sinon de bigoterie, comme l'écrit patx84 ?
La deuxième tendance récuse une nudité ressentie comme quelque peu artificielle, c'est-à-dire "plaquée", "décrétée", "qui ne s'impose pas" (à l'esprit et au corps) ; cette vision ne veut accepter qu'une nudité vécue comme "naturelle", c'est-à-dire uniquement si elle rejoint "un contexte", "une continuité", "une dynamique" personnelle.
La première tendance, elle, va plus loin que cette vision "naturalisante", fluide de la nudité, puisqu'elle considère la nudité (en commun) comme une option possible à tout moment donné (dans un respect mutuel), résolument choisie, et non dépendante d'une liaison contextuelle plus large. Ses tenants offrent une place au choix d'un plaisir issu d'un accord mutuel (plutôt que d'un "décret"), tout en vivant cette nudité de manière aussi spontanée.
Même resituée dans un contexte, la nudité, à un moment donné, est bien choisie. Si ce choix est commun, pourquoi faudrait-il le déconsidérer ?
Ne privilégier que le "naturel" fait oublier que la vie sociale humaine est avant tout affaire d'attitudes culturelles.
🙂
Message édité par : ourfarewell
