Je suis quand même heureux que la justice ait pu prendre en compte que la personne pratiquait le naturisme depuis 40 ans. Cela ne justifie rien mais c’est quand même un signe. Ce n’est pas un nouveau venu !
Je suis quand même surpris de l’exclusion immédiate du centre naturiste, comme d’ailleurs de la suspension immédiate de son lieu de travail. Comme quoi « me too » laisse l’impression de la suppression de la présomption d’innocence. Tribunal médiatique ?
Je suis bien d’accord que l’avis des jeunes filles concernées est à prendre en compte… comme quoi, ce n’est pas simple de se positionner dans ce type de dossier.
Comment être sûr s'il n'y a pas d'autres témoins?
En théorie, on ne peut condamner que si l'on est sûr de la culpabilité, et donc, si l'on est sûr de rien, on doit relaxer.
(En pratique, l'accusé a en général à prouver son innocence).
Evidemment, ses 40 années de pratique ont plaidé pour lui.
Je ne doute pas qu'avec d'autres juges il aurait pu en être autrement.
Le positif dans cette histoire, c'est que les magistrats ici ont considéré que le fait que c'était dans un lieu naturiste n'empêchait pas les poursuites. C'est une façon de considérer que ce qui compte ce n'est pas être nu ou pas nu dans un endroit autorisé ou non pour la nudité, mais le comportement, de nature sexuelle. Les magistrats de la Cour de Cassation qui avaient relaxé celui qui se masturbait devant des gamins, mais sous le short, ou qui coïtaient dans un parc juste à côté d'une allée, mais en gardant short et jupe, auraient fort bien pu dire "la nudité est de l'exhibition sexuelle quand c'est dans un lieu non dédié à cette pratique, mais en revanche, si c'est un lieu naturiste, alors il n'y a plus d'exhibition sexuelle possible".
Quant au bonhomme relaxé, il est à souhaiter qu'il y ait en effet eu méprise, érection tout à fait involontaire. On n'en saura rien, mais si doute il y a, le doute doit lui profiter.
