Je coupe l'herbe sous le pied aux éventuelles remarques: évidemment, ça n'est pas du naturisme, évidemment, le mec a sacrément un grain, évidemment, ça mérite qu'on s'intéresse à lui, la zoophilie, le Code Pénal en parle je crois, même si à mon avis c'est plutôt la psychiatrie que le tribunal qui devrait s'occuper de lui.
Là où j'avoue mon incompréhension, c'est l'incrimination d'exhibition sexuelle: si l'on se masturbe devant une jument, c'est de l'exhibition sexuelle?
(Et devant le chat de la maison, devant les oiseaux?)
A l'inverse, pourrait-on poursuivre pour exhibition sexuelle des animaux qui s'accouplent devant des humains? Ou même des animaux non-habillés?
Le procès aura lieu le 8 décembre, mais si j'étais juge, j'estimerais qu'il y a assez de faits pour condamner (condamner à une injonction de soins psychiatriques) pour les sévices sur l'animal, mais j'écarterais l'exhibition sexuelle: on pensera ce qu'on veut de se masturber devant un animal, je classe ça personnellement parmi les fantasmes bizarres, mais de là à utiliser l'article 222-32, je me pose des questions.
"l'exhibition sexuelle imposée à la vue d'autrui" etc., nous connaissons, mais j'avoue que je n'avais pas pensé que l'"imposée à la vue d'autrui" puisse s'appliquer à une jument.
Bon, O.K., s'il a été aperçu se masturbant à proximité de la jument, c'est que cet homme était visible par des humains. Mais ce n'est pas devant les humains qu'il s'exhibait.
L'article ne dit pas si le bonhomme était monté comme un cheval.
Pour finir, pardon de citer ce torchon de Valeurs Actuelles.
Meuse : un homme suspecté de sévices sexuels sur des juments et d'exhibition sexuelle
Tout lien avec les chevaux mutilés a été cependant écarté par les enquêteurs. Le parquet de Bar-le-Duc (Meuse) a annoncé vendredi que le suspect a été renvoyé devant le tribunal correctionnel.
L'homme avait été surpris « le bras engagé dans le vagin d'une jument »… Il avait toutefois réussi à prendre la fuite, le 10 septembre dernier à Ligny-en-Barrois (Meuse). Un vétérinaire avait par la suite constaté « des lésions importantes sur deux juments », relate Le Figaro vendredi 18 septembre. Trois jours plus tard, un homme avait été aperçu « alors qu'il se masturbait à proximité d'une jument », près de la commune de Silmont, située à une dizaine de kilomètres de Ligny-en-Barrois. Le « rapprochement » avait rapidement été fait par le parquet de Bar-le-Duc.
Des « photos zoophiles » à son domicile
Jeudi 17 septembre, le suspect a finalement été arrêté par la brigade de recherche de Commercy. Les enquêteurs avaient trouvé sa trace à l’aide d’images de vidéosurveillance et de plusieurs témoignages. Ils ont perquisitionné le domicile de l’individu qui regorgeait de « photos zoophiles ». Cependant, le procureur de Bar-le-Duc a assuré qu’« aucun lien n'a pu être établi avec les faits d'actes de cruauté sur équidés commis récemment sur le territoire national ». Le suspect a été déféré lors de sa garde à vue. Il sera renvoyé devant le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc le 8 décembre prochain pour « actes de cruauté ou de sévices graves de nature sexuelle et exhibition sexuelle ». Il a été placé sous contrôle judiciaire, rapporte Le Figaro.
Même si aucun lien n’a été constaté, cet acte de cruauté rappelle quoi qu’il arrive ceux des derniers mois… Plusieurs centaines d’agressions et de mutilations, parfois mortelles, contre des chevaux ont eu lieu dans vingt départements français. À ce jour, plus de 150 enquêtes ont été ouvertes en France à ce sujet. « Tout le monde est un peu sur les dents », avait avoué le président du comité départemental d’équitation du Val-d’Oise début septembre. Jusqu’à créer de l’angoisse chez certains qui ont peur, à la moindre maladie…
