Bonjour, je présente ici sommairement mon livre (paru cette année) sur la honte du corps, sur son rôle dans la formation du plaisir érotique - toujours transgressif - et sur son rôle dans la culpabilité sexuelle:
http://www.philap.fr/HTML/inconscient-sexuel/psychologie_sexuellePage.htm
Naturiste depuis une trentaine d'années et favorable à la dépénalisation de la nudité, je suis convaincu de l'existence d'un lien entre la culpabilisation du désir sexuel et la culpabilisation du désir politique. Si nous percevons le plus puissant et le plus persistant de nos désirs, le désir sexuel, comme sale (parce que ses principales cibles sont le sexe et les fesses, entachées par la souillure) la culpabilité que nous en retirons s'entendra à l'ensemble de nos désir, y compris notre désir politique.
Mon livre montre que l'érotisme n'est pas une attirance pour la souillure, mais une tentative de réconciliation avec le corps fondée sur un besoin de s'aimer entièrement.
Message édité par : gilles / 02-11-2009 12:27
la culpabilité s'étendra ou s'entendra ?
L'érotisme des uns est la pornographie des autres, c'est bien connu... mais ce n'est pas seulement ça que tu veux dire, je l'ai bien compris.
Ton sujet est intéressant, et pas souvent approfondi : parler de l'érotisme "en général" c'est toujours, en fait, se dévoiler un peu.. ou beaucoup.. sur un sujet "délicat".
La culpabilité s'étendra et pas s'entendra, c'est coquille, pardon.
A propos du rapport entre la honte du corps et de la sexualité et la politique, j'ajoute ce lien vers cette autre page de mon site perso, qui concerne ma participation à une manifestation cyclonudiste, où je reviens un peu sur ce thème:
http://www.philap.fr/HTML/ciclonudista.htm
Message édité par : gilles / 02-11-2009 12:24
Hé! Salut Phil!
alors ça y est, il est distribué ton livre, que je puisse le lire?
tiens
voila un sujet qui va me plaire 😉
et à mon avis qui va faire grincer des dents....
la présentation du livre semble alléchante 😎
( le hasard des mots...)
"...L'érotisme, travail de revalorisation, permet aux êtres humains de satisfaire l'une de leurs exigences fondamentales : celle de s'aimer entièrement..."
tiens il me semble avoir écrit qq part, en ces lieux,
" on ne peut bien aimer
et être épanoui sexuellement que si , à la base on s'aime...
en tout"
😛
un cartographe,
des reliefs,
des mesures,
des impatcs... 😉
jolie carte que celle de l'érotisme dans le grand jeu de la vie.
bienvenu cher auteur.
Aimes toi avant d'aimer les Autres,
Aimes toi et les Autres t'aimeront,
Etc...
Je parlais (il y a 40 ans de cela) avec un représentant d'un ordre religieux avec qui nous partagions de temps à autre de longues soirées.
Une question me revient et qui reste en suspend :
" Comment arrivez-vous à prôner, enseigner l'Amour (de son prôchain, des Autres) alors que vous avez une image sale et dégradante de "l'autoanimation" (le fait de se faire érotiquement plaisir) ? " :#
Aimes toi entièrement et tu sauras aimer l'Autre,
Aimes toi entièrement et l'Autre t'aimera.
Merci pour la fiche.
Message édité par : Marcel33 / 02-11-2009 13:59
Hello Jul !
Oui ça y est, mon livre est distribué. Je ne dis pas que tu vas le trouver en rayon dans toutes les librairies, il faut le commander (j'en ai quand même vu un tout à l'heure à la FNAC Bellecour).
Bonne lecture et n'hésite pas à me dire ce que tu en penses !
Bravo Marcel !
j'ai fait l"école catholique et jésuite de 6 à 18 ans. Au début j'avais le feu sacré : mon ego avait été flatté par quelques curés qui m'avaient dit que lisais bien, ou que j'étais un enfant intelligent.. ça marque quand on a envie de s'affirmer. Je me voyais en curé de choc, convertissant plein de bougnoules à la bonne parole du Seigneur Jésus. Je me levais le matin à l'aube et parfois avant, pour aller servir la messe avant l'école. J'étais le dernier dans mon collège à savoir le faire, d'ailleurs, et n'en étais pas peu fier : "choisi" par Jésus... Comme je servais la messe du matin, pour les ouvriers, ceux-ci avaient le droit de communier très tôt dans la célébration, (je recevais ainsi une première hostie) mais leurs femmes étaient censées rester jusqu'à la fin pour communier comme d'hab. (et je recevais ma seconde hostie). Jusqu'au jour où le curé m'a refusé ma seconde hostie, devant tout le monde (trois pelés et deux tondus, mais pour moi, s'était 'le monde') sans dire un mot là-dessus, messe oblige. Il m'a expliqué à l'issue de cette bouffonnerie que deux fois ça n'allait pas. Ma fois s'est écroulée comme un château de Kapla...
Par la suite, avant de devenir un horrible bouffeur de curé, j'ai passé le reste de mon adolescence à me venger d'eux en les séduisant à mon tour... pour leur cracher littéralement dessus quand ils donnaient des signes de faiblesse.
Mais parler ouvertement de masturbation à un curé... ou lui demander pourquoi l'érotisme est-il synonyme de souillure pour l'église catholique romaine... je ne suis pas allé jusque là, je suis beaucoup trop timide.
Mais je vais me soigner pour le prochain que je rencontre.
... convertissant plein de bougnoules à la bonne parole ...
Par contre là, je ne suis pas certain que cela soit de la bonne parole :#
je veux bien rectifier : je voulais simplement dire qu'à 12 ans, je pensais vraiment que les "pauvres africains" avaient "besoin" d'être évangélisés.. si ça n'est pas prendre les gens pour des bougnoules, je ne sais pas ce que c'est.
y a des posts sidérants 😮
ben... j'essaye pas d'avoir l'air d'un "autre"...
Avec un peu d'honnêté et de la mémoire, je pense vraiment que j'étais un individu hautement nuisible et pervers jusqu'à l'âge de 13 ans . Pourtant j'essayais courageusement et naïvement d'être 'le meilleur en toutes choses".
Evidemment, je m'étale, mais c'est la faute de Marcel et de ses considérations sur la masturbation catholique :=!
