Bonjour,
Depuis quelques années sont apparues les randonnues, les cyclonues et l'on a aussi observé la textilisation occasionnelle des centres. Cela provoque quelques bouleversements dans la pratique du naturisme, mais aussi le force au mouvement dans la mesure où se mettant au contact avec le public non naturiste, il sort de son vase clos. Et pour ma part, je pense que c'est la meilleure chose qui pouvait lui arriver.
Cependant, il y a un problème de décalage entre la découverte et le désir de devenir soi-même naturiste chez celui qui le découvre. C'est ce qui a fait débat dans un autre fil, sur les problèmes que cela pouvait poser.
Un jour, un non-naturiste rencontre des naturistes pour la première fois. Il ne deviendra pas sans doute naturiste immédiatement. Mais il y repensera pour l'année suivante si l'idée fait son chemin.
Si l'évènement était annoncé avant, alors :
- En premier lieu, et c'est le plus important, beaucoup de ceux qui ne savaient pas qu'on pouvait organiser ce genre d'évènement le sauraient. Combien de naturistes n'avons nous pas tout simplement parce qu'ils ne sont pas branchés au quotidien sur les sites dédiés parce qu'ils sont naturistes mais n'y pensent pas ou sont non-naturistes et ne se sont jamais encore posés la question de savoir si ça les intéresseraient d'essayer une fois ?
Aujourd'hui, les évènements sont annoncés. Mais ils le sont souvent sur les sites naturistes à destination des naturistes où dans les centres naturistes. C'est un peu comme quand on fait la promotion du Ping Pong auprès des pratiquants ou dans les centres de Ping Pong. C'est bien, mais ça ne peut pas augmenter beaucoup le nombre de pratiquants.
- Le non naturiste qui découvrirait que cela l'amuserait bien, l'intéresserait, l'intriguerait d'aller d'observer un évènement qu'on lui propose, l'anticiperait. C'est à dire qu'il se questionnerait certainement à l'avance avec plaisir pour savoir si le moment venu, à la rencontre des naturistes, il franchirait aussi le pas.
Je pense que le taux de conversion non naturiste -> naturiste serait plus important.
- Ceux qui n'ont pas du tout l'intention de faire quoi que ce soit de l'évènement constateraient toutefois que c'est un évènement parmi d'autres qu'on mentionne dans la presse qu'il lisent. Et le naturisme au fil des annonces qui auront lieu, tendra à se banaliser. À faire partie du paysage. À faire partie de l'atmosphère de l'été.
Cela accroîtra la tolérance des non naturistes -- et non volontaires pour s'y essayer -- vis-à-vis des naturistes.
Imaginez la portée d'une belle affiche dans la presse :
- Quotidienne régionale : pour rappeler l'existence d'une plage naturiste publique dans la région.
- Quotidienne régionale encore : pour les évènements de type Journée sans maillot ou Cyclonue à promouvoir particulièrement.
- Nationale : pour faire une promotion générale.
Joindre dès que possible le grand-public non naturiste, c'est pour moi la clef du succès. Nous sommes 2 000 000. Un encart publicitaire réussi, et c'est peut-être 20 000 personnes de plus, et peut-être mieux qui sait, qui franchiront le pas... tout simplement parce qu'elles n'y avaient pas pensé avant. Qu'on ne leur avait pas rappelé que c'était une détente possible juste l'espace d'une après-midi, par exemple. Une sortie quoi, qui n'engageait à rien, juste pour prendre du bon temps.
Alors, il faut causer pèze.
Une page entière dans une édition régionale en Presse Quotidienne Régionale de vaste diffusion, c'est entre 5 000 et 7 500EUR.
Une demie-page dans Télé 7 jours dont le lectorat est de 1 400 000 lecteurs, c'est 26 000EUR.
Il existe des encarts plus petits, des annonces plus réduites selon les circonstances, dont les tarifs sont bien sûr plus bas. On peut s'en servir pour des rappels d'évènements à venir.
Oui, tout est cher. Mais le jeu n'en vaut-il pas la chandelle ?
Si l'on veut que le naturisme s'inscrive comme une pratique courante, anodine, le faire de plus en plus connaître, apprécier (ou seulement accepter !) de ceux qui ne le connaissent pas, cela me semble une belle manière de le faire progresser, et très vivement.
Qu'en pensez-vous ?
Mais tout d'abord, que mettre dans une affiche que l'on destinerait au lecteur ?
Comment communiqueriez-vous sur chacun des grands évènements à venir ?
Grunt.
Message édité par : grunt / 07-04-2013 07:14
je suis d'accord avec toi 'réinscrit13', je ne pense pas que le nautisme soit un produit à vendre... 🙁
Il y a certainement d'autres démarches à entreprendre pour faire évoluer le naturisme, sans passer par des encarts publicitaires dans les magazines et les quotidiens, et pourquoi pas des 4x3 à l'entrées des centres commerciaux.
Ce genre de communication amènerait le naturisme à un développement et une espèce de consommation par des gens qui ne ne se sentent pas plus naturistes dans leur corps que dans leur tête, et cela deviendrait comme un produit de consommation banal et éphémère sans garder l'éthique de ce mode de vie.
Complètement contre ce système !!!! 🙁 🙁
de grunt :
" Si l'on veut que le naturisme s'inscrive comme une pratique courante, anodine, le faire de plus en plus connaître, apprécier (ou seulement accepter !) de ceux qui ne le connaissent pas, cela me semble une belle manière de le faire progresser, et très vivement. "
Il ne s'agit pas démarche commerciale!
Il s'agit seulement de faire mieux connaître, accepter et apprécier le naturisme. Je trouve cette proposition intéressante.
Le fait de réserver le naturisme à des centres fermés est, pour le moins, bien plus commercial. Dans ces centres, beaucoup consomment le naturisme.
Au temps de sa "splendeur" (vers 2000-2002), la FFN s'était payé des encarts publicitaires pleine page dans un certain nombre de magazines choisis pour leur public supposé "réceptif". Je me souviens d'en avoir vu une dans Télérama (dont les tarifs aujourd'hui sont particulièrement élévés, 35.000 EUR la page ! http://www.tarifspresse.com/PDF/00434_2011113.pdf )
Retour sur investissement voisin de zéro...
Retour sur investissement voisin de zéro...
Tout dépend du but recherché.
Si le résultat n'a été mesuré qu'au nombre d'adhésions, c'est possible.
@jfreeman : "Comme on dit, les conseilleurs ne sont pas les payeurs !"
jfreeman, rien ne te dit que je n'y participerais pas financièrement si je le désire.
Subventionner ceux avec qui je m'accorde m'arrive : je viens de recevoir les remerciements de la FFN et un tee-shirt pour venir de le faire, vois-tu...
Il ne faut pas forcément prendre tous mes posts agressivement.
Quant aux cyclonues, si je vous ai largement critiqués quand vous avez tenté d'organiser celles de Paris et de Marseille à l'insu des autorités et avec les déboires que l'on sait, je vous ai en retour félicités, comme tu l'as lu, pour celle de Bruxelles de l'année dernière en vous disant sans consteste que c'était une réussite, et que elle, elle était prometteuse.
Jacques m'informe que le résultat de publicités n'est pas à la hauteur de ce que j'en attends, car l'expérience à déjà été faite. Et ça, effectivement, c'est un argument de valeur qui met à mal mon idée ! Mais l'ironie stérile, non.
Tiens, ça me rappelle quelque chose :
(je fais exceptionnellement un effort surhumain : je n'édite pas mon post précédent, j'en fait un suivant).
@Babar61 : Tu es sur Vivre Nu, un site majeur parmi cinq autres sites que possède Gilles qui en tire des revenus par la publicité et par des liaisons avec Amazon. Les choses sont normales : la réussite doit être payante puisqu'elle récompense les efforts investis, et qui sait, peut-être des jours de soupe à la grimace dont on ne sait rien.
Tous les centres, petits et grands campings, ne manquent pas dès qu'ils le peuvent de se faire des encarts là où ils le peuvent pour assurer leur promotion. Faute de quoi, ils risqueraient une baisse de fréquentation, et il en adviendrait quoi ?
Dire que le naturisme n'est pas commercial est un raccourci que tu fais parce qu'à l'instant où tu le pratiques tu es détendu et tu penses à autre-chose que ton quotidien, mais pour autant les lois qui régissent la vie et la progression du naturisme, des centres et lieux où il est pratiqué, restent celle du tourisme et du commerce.
Cela manque peut-être de poésie, mais j'ai peur que ce soit comme ça.
Ce n'est pas un crime, reinscrit13. Personne ne vit sans revenus. Si en contrepartie d'offrir un vaste espace d'échanges pour les naturistes Gilles en tire un bénéfice, ça ne me choque pas. Aux gens futés les réussites, c'est tout.
C'est continuer à penser que les naturistes vivent dans un monde où ils seraient -- encore et une fois -- meilleurs que les autres et où l'argent n'aurait que peu d'importance, la publicité serait sans valeur qui est illusoire.
Le tourisme est un vrai combat de tous les instants. Et la France n'est pas destination n°1 sans efforts. Si la France ne défend pas ses espaces (naturistes ou non) et n'en fait pas la promotion, les touristes (surtout étrangers) s'en vont ailleurs ! En Espagne ou en tout autre endroit. Ce n'est pas un monde rêvé, ce n'est pas un monde idéal : il y a des affaires de gros sous et de concurrences farouches.
Les naturistes n'en réchappent aucunement.
Message édité par : grunt / 07-04-2013 14:37
Pour avoir produit des disques (musique classique), je voudrais apporter ma petite expérience de com.
On a le choix, pour vendre un disque, de se payer un encart publicitaire dans une revue, de prendre des spots sur une radio (ou une télé, mais là ça coûte les yeux de la tête et il y a de gros frais de tournage, même pour un 30 secondes),
ou alors d'avoir "du rédactionnel", un article qui parle de ce que vous produisez, de votre disque, ou à défaut de l'artiste que vous avez enregistré ou de l'oeuvre enregistrée.
Une page publicitaire, il suffit de payer pour l'avoir.
Un article, c'est le journaliste qui décidera si c'est important ou non, et il écrira ce qu'il veut, même si c'est le travail des communicants de faire passer leur message. Très souvent, on leur fournit un travail déjà mâché, ils n'ont plus qu'à faire du copier-coller. (C'est ainsi qu'on retrouvera à la virgule près le même article sous la signature de journalistes différents et dans des journaux ou revues différentes).
Un article, c'est gratuit, ça demande seulement du boulot pour contacter le journaliste, du travail de relation puis de conviction.
Et en terme d'efficacité, ça marche beaucoup mieux.
Et je vais prendre un exemple qu'avoir de la presse est bien plus payant que de prendre des pubs:
les stars de la chanson, elles font parler d'elles par divers moyens, notamment en diffusant des photos ou vidéos de nudité.
Par ces images, tout le monde connaît Lady Gaga ou Rihanna, impossible d'y échapper, et ça coûte pour eux beaucoup moins cher que de s'acheter des spots TV et des pages dans les magazines.
Alors, les naturistes ne vont quand même pas diffuser des photos d'eux nus pour faire parler du naturisme :#,
mais ils peuvent très bien essayer de contacter les media pour obtenir du rédactionnel.
Par exemple, dans quelques semaines les centres vont rouvrir, les clubs aussi, on peut envoyer un dossier "à partir du 27 avril la piscine de tel centre ou club sera en eau", diverses infos pour faire parler des centres et clubs naturistes.
Certains sont très forts en communication, comme par exemple l'Association Naturiste Phocéenne.
Il faut jouer son petit attaché de presse.
Certains sont très forts en communication, comme par exemple l'Association Naturiste Phocéenne.
Faut dire qu'on a des ambassadeurs de choix, hein Hervé_de_Nice ? 😉
Sans parler de Bruno qui sait très bien occuper le terrain au niveau des Calanques notamment :=! :=! :=!
Message édité par : mapommedapi / 07-04-2013 22:31
