j'entends par naturisme sauvage la pratique en dehors des centres ou des lieux dûment autorisés ou ou reconnus de longue date.
Si l'on veut garder les rares sites (plages, bords de l'eau, etc...) où le naturisme sauvage est toléré (ou non encore réprimé) et même en conquérir d'autres, il faut avoir le courage d'affirmer sa présence en étant visible et non se cacher au fond d'un buisson ou d'une crique comme si nous étions en faute (la meilleure façon pour être assimilé à des pervers).
C'est le même raisonnement que pour la randonue. On ne provoque pas, mais on est discrètement présents. On ne vas pas s'installer sur la plage principale ou parmi les textiles déjà là, comme on évite les sentiers trop fréquentés.
Visible de loin (et voyant donc loin), si quelqu'un habillé se rapproche, je me couvre sans précipitation (utilité de la jupette ou du short rapide des randonneurs nus), on ne pourra pas m'accuser d'exhibition puisqu'au contraire je cache l'objet du délit". Rien n'interdit explicitement la nudité en elle-même (sauf si un arrête municipal est affiché).
En variant les lieux et les heures, en se démarquant bien des éventuels dragueurs, on banalisera la pratique."
:# Ce n'est pas le naturisme qui est "sauvage", mais la nature.
Le naturisme est bien au contraire une pratique hautement "civilisatrice".
C'est l'une des raisons pour lesquelles nous avons adopté il y a 10 ans le vocable "naturisme en liberté"
qui nous a paru plus adéquat en terme de communication et de ressenti. Pourquoi revenir en arrière ?
Si l'on veut garder les rares sites (plages, bords de l'eau, etc...) où le naturisme sauvage est toléré (ou non encore réprimé)
Si le naturisme est autorisé dans ces rares endroits, ce n'est pas du naturisme "sauvage".
Superbe sujet, finalement pas souvent abordé. Je retiens la formule "discrètement présent" car elle évoque à la fois une certaine volonté de prosélytisme en investissant des lieux adéquats, et de respect d'autrui en ne voulant surtout pas choquer. Et bien sûr une façon très efficace de se mettre à l'abri des foudres de la justice.
Être discret oui, mais ne pas choisir de lieux cachés ni bien sûr ceux réputés fréquentés par les "dragueurs" afin d'être aperçus de loin. Je suis sûr que cela peut faire des envieux et être une façon efficace de faire venir des gens au naturisme dont les concepts de base commencent à être largement connus au travers des médias (grâce au travail de l'APNEL notamment).
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En fait, le "discrètement présent", c'est assez conforme à l'attitude naturiste: on ne "montre" pas, mais on ne "cache" pas non plus.
Telle devrait être la législation (ou son application): l'exhibition, c'est non pas être visible, mais forcer à voir.
Se mettre nu en plein milieu des gens habillés qui sont déjà là serait ainsi répréhensible, mais être simplement visible nu de gens qui peuvent passer leur chemin, qui peuvent s'installer plus loin, ça ne devrait pas être répréhensible.
Et comment faire de la "propagande non agressive" pour le naturisme: en étant dans un coin suffisamment peu fréquenté, ou assez à l'écart, pour que ça ne puisse être jugé provocant même par des gens assez hostiles à la nudité, sans pour autant se cacher comme un voleur en se rendant invisible.
Lorsqu'on qualifie une pratique de "sauvage", le plus souvent c'est qu'on la rejette. Tels que les décharges/déchetteries sauvages, le stationnement sauvage, l'affichage sauvage, etc.
Ceux qui le revendiquent comme un droit n'utiliseront en principe pas ce terme. Et comme pour le naturisme, ils parleraient de "en liberté".
Quand quelqu'un parle ne "naturisme sauvage" je comprends donc que c'est une pratique qu'il réprouve.
J'aurais aussi une préférence sémantique pour "naturisme en liberté" plutôt que "naturisme sauvage" l'adjectif "sauvage" pouvant avoir une connotation négative selon le contexte ...
Un contexte qui peut parfois nous échapper aux yeux des textiles, concernant le naturisme ! :b
Fred.
Bah moi je ne pratique quasiment que ça, du naturisme "sauvage".
Et j'aime bien le terme "sauvage", il ne me choque pas s'il s'oppose à "cultivé" = plantes trafougnées par l'humain.
(Et pis vu que je pratique dans ma région, et donc que j'en suis indigène, on peut dire donc que je suis un "bon sauvage" ... )
