Perte de liberté ou au contraire liberté acquise car affranchie du joug de l'instinct animal?
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Perte de liberté ou au contraire liberté acquise car affranchie du joug de l'instinct animal?
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That is the question...
Nous l'avons échappée belle !
J'ai cru un court moment que le philosophe Alain ramenait la nudité au stade des primates...
Je serais porté, tout comme NuagedeLait, à citer Gandhi :
"Si nous n'étions pas aveuglés par la sotte habitude,
nous nous apercevrions que le corps humain n'est vraiment beau que dans sa nudité..."
Ne faudrait-il pas lancer un débat sur l'Identité Naturiste ? il me semble que c'est d'actualité. 🙂
Thierry
Bonsoir,
de nouveau, voilà ici un grand sujet sur le pourquoi nous aimons nous mettre nu.
Bonne fin de soirée 😉
Bonsoir,
L'être humain s'est inventé des protections pour lutter contre le froid et le chaud sous la forme de peaux de bêtes ou de tissus et cela lui a plu. Plus tard l'habit lui a permis de se différencier des autres et de se regrouper par affinités et aujourd'hui c'est un moyen d'exprimer ses désirs. Pourtant certains de nous aiment à vivre nu. Etre nu permet de mieux ressentir notre place fragile d'être humain et permet de mieux apprécier l'importance de cette nature que nous détruisons depuis des siècles à grands coups de modernisme.
Enlevez tous ses vêtements c'est aussi s'affranchir de toutes les contraintes sociales qui pèsent sur nos épaules pour retrouver ce sentiment naturel de fragilité et de fraternité qui nous est nécessaire.
Y'a un truc qui me fait réagir: cette pensée selon laquelle seuls les interdits et les tabous maintiennent une société: une société autoritaire, certes oui, mais toutes ne le sont pas!
Je cite rarement de philosophes, car j'en connais peu, en revanche, j'ai dévoré presque toute l'oeuvre de Wilhelm REICH (hormis les introuvables), ancien élève de FREUD, qui met en lumière et appuie sur le fait que l'homme est par nature sociable: il sait qu'il a besoin des autres pour vivre, et à moins que ses besoins essentiels, très simples par ailleurs, ne soient contraints, il n'a en lui aucun instinct de tueur, ni la volonté de faire du mal à quiconque.
En revanche, si ses besoins élémentaires et tout à fait sains venaient être interdits, leur refoulement les feraient ressurgir d'une façon pervertie, ces instincts secondaires qui apportent violence et destruction.
La vie commune ne se base donc pas forcément sur des interdits, et plutôt que d'appuyer l'élaboration d'une société sur des tabous, l'attitude de "réserve" est préférable!
Les idées que tu défends, Julien, sont beaucoup plus sympa que celles de Norbert Elias, c'est vrai...
Dans cette optique, j'imagine que le naturisme serait une forme avancée de sociabilité, rendue possible justement parce que nos besoins élémentaires sont satisfaits : en l'absence de tension, on peut aller plus loin dans la sociabilité, faire plus confiance, et vivre nus en commun est un signe de cette confiance.
Ça a l'avantage de mettre en avant cette notion de confiance, liée à celle de respect (je fais confiance à l'autre parce que je sais qu'il me respecte), qui sont primordiales dans notre "vécu" du naturisme, alors que l'intériorisation des interdits, façon Norbert Elias, ne correspond effectivement pas au vécu du naturisme.
Elias manie le paradoxe (le naturisme est une liberté qui n'est acquise que par une limitation de ses libertés), mais il faut reconnaître qu'on ne le ressent pas comme ça du tout. Il observe le naturisme de l'extérieur, sans le connaître lui-même, sans y avoir vraiment réfléchi et sans voir la spécificité de cette pratique.
Bonjour,
sur terre, il n'y a que deux sex le masculin et le féminin que ce soit dans le monde végétal où dans le monde animal.
L'homme faisant parti du monde animal est comme toute animal vivant sur terre, lorsqu'il vient au monde, il est nu.
Les animaux certes ils ont des écailles, des poils...etc mais ils sont nu.
L'être Humain lorsqu'il est apparut sur terre, il était nu, et c'est que rècement qu'il a mis des peaux de gibier mais ce n'était que pour ce protéger du froid!!!
Maintenant si l'Homme (civilisé) mets des vètements cela nous viend des religieux et là ce n'est plus naturel c'est un conditionement qui viend de nos sociétées de nos grande têtes soie disant pensante qui nous disent que la nuditée fait parti de la sexualité et que cette partie du corps, c'est le mal et ne doit être montrer sous aucun prétexte; là, ce n'est plus naturel, c'est un conditionement de l'être humain sur l'être humain.
C'est comme dans un autre post qui dit que le masculin nu c'est de la pervertion;
La nuditée masculine où féminine en photo est naturel du moment que les personne prise en photo n'ai aucune attitude sexuelle, il n'y a rien de pervertion,
ma femme, m'a prise en photo (elles sont sur les photo perso) elles sont toute naturel.
Où est le problème vous allez voire que des corps nu et c'est naturel....
Le naturisme c'est la nature
leroutier
L'homme préhistorique s'est couvert pour se protéger des intempéries (autant du chaud que du froid); constatant que les animaux qu'il chassait étaient mieux protégés que lui, il l'a imité en se couvrant de leur peau. C'est donc d'abord pour s'adapter à un environnement souvent hostile que lui est venu cette nécessité.
Mais que reste t-il de "naturel" chez l'homme?
Qu'il se débarrasse de ses vêtements ne le rapproche pas davantage de la nature; au contraire; de tout les animaux, il est le seul qui a cherché à la maîtriser, à la dominer, à l'asservir.
Ainsi en est-il du naturisme que nous pratiquons en saison ou même au quotidien; bien au chaud dans notre appartement ou allongé sur un transat au bord de la piscine de notre centre de vacances préféré, ou encore en forêt : chaussé de bottines, guidé par le GPS et relié au monde grâce au téléphone cellulaire
On se débarrasse de nos vêtements dans un geste plutôt symbolique car au-dehors, rien ne change, ni les contraintes, ni les rancoeurs. Nous sommes et serons toujours des hommes et des femmes asservis aux biens matériels de ce monde, tout ce qui est palpable en fait.
Qu'allons-nous chercher dans la nudité que le vêtement nous cache?
sur terre, il n'y a que deux sex le masculin et le féminin que ce soit dans le monde végétal où dans le monde animal.
Triste nouvelle : avec cette affirmation, le 20/20 s'éloigne un peu , désolé
🙂
Dans la nature il y a aussi d'autres formes, par ex les escargots et plein d'autres petites bêtes, qui sont hermaphrodites c'est à dire à la fois, et / ou alternativement male ou femelle
Et il a plein d'animaux, de végétaux et d'autre sorganismes vivants pour qui le sexe, au sens où nous l'entendons, n'est pas partagé entre masculin et féminin, parce que pour eux la reproduction sexuée n'est pas au programme...
Bien amicalement
😀 😀 😀
Aurons nous au moins la moyenne ? 😉 😉 😉
Quoique tu chipotes un peu,
je te cite " alternativement femelle ou male " " ou la fois
mais il y a bien que le male et la femelle et leur multiples combinaisons
amicalement la rentière
Ma petite et très modeste contribution au débat :
* Je ne suis pas certain que dans tous les cas le naturisme ait vraiment quelque chose à voir avec un hypothétique "retour à la nature", si tant est que cet "état de nature" qui reste à définir ait réellement existé un jour (je parle pour l'espèce humaine bien sur !)
* J'aurais tendance à penser qu'il s'agit, d'une certaine façon, d'une "conquète", de la part d'êtres humains ayant atteint un certain degré de "civilisation", de "développement", d'"évolution", de "confort"... (Je mets plein de guillemets parce que ces mots sont piégés, piégeux, porter de multiples sens et contre-sens...).
Ce que je veux dire par là, c'est que pour une très grande majorité de l'humanité, la question ne se pose pas : Il faut d'abord survivre, trouver à manger, à se loger, échapper à la guerre ou aux caprices du climat...
Pour en arriver à pratiquer volontairement le naturisme, il faut, d'une certaine façon, pouvoir se le permettre, en avoir la possibilité. C'est-à-dire avoir résolu au moins une partie de ses besoins vitaux et élémentaires, être dégagé, ne serait-ce que pendant quelques jours de vacances, des exigences de la quéte quotidienne de la survie.
Reviennent alors - en regard des conditions de vie dramatique d'une large part de l'humanité - des termes tels que confort, privilège, luxe, chance...
* Par moment je me demande pourquoi on se prend la tête à s'interroger sur notre pratique. Est-ce que les amateurs de foot, de jardinage, de cinéma... se posent autant de questions ?
A un moment donné on s'adonne à une pratique, ou à un loisirs, parce qu'on en a envie, que ça nous fait du bien, et qu'on peut se le permettre... C'est tout, et c'est déjà pas mal !
* Reste la question, à mon avis fondamentale, largement débattue par ailleurs sur ce forum, du rapport que nos sociétés "modernes" entretiennent avec le corps et la nudité (la sienne et celle de l'autre).
Et là il y a vraiment matière à philosopher et sociologiser pour essayer de comprendre l'absurdité qui a amené des humains à avoir à ce point peur et honte de leur enveloppe charnelle sans laquelle ils ne seraient pas vraiment ce qu'ils sont, et avec laquelle ils vivent quand même une certaine partie de leur vie 😉
Quel cheminement intellectuel nous a amené à ce délire qui assimile aujourd'hui des gens nus à des délinquants, des pervers, des associaux ou des fantaisistes (à cantonner de préférence dans des camps et des centres...) ? Il y a là pour moi un vrai mystère... Et les explications liées au poids de la religion, ou au maintien d'un certain ordre public par exemple, ne me satisfont pas totalement...
Dans ce cadre là, il me semble que le naturisme s'apparente aussi, de la part de ceux qui le pratiquent, à une forme de "transgression", de refus des évidences et de la pression sociale, d'affirmation d'une certaine liberté, d'une volonté de "secouer le cocotier"... Mais tout cela est encore bien nébuleux dans ma petite cervelle !
Bien amicalement
