Pour vous la pratique naturiste est-elle une forme de revendication ou découle t-elle du désir d'assouvir un fantasme ?
un fantasme????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? 😮 :# 😮 :#
fantasme dans le sens de fantasme sexuel??????????????? 😮 😮 😮 🙁 :#
Etant donné que le fantasme est une activité de l'esprit, donc imaginaire, NON, la pratique du naturisme n'a rien d'un fantasme.
On peut parfois exprimer ses revendications nus, sans forcément être naturiste, bien qu'il arrive aussi que les naturistes revendiquent nus.
Mais on ne pratique pas le naturisme, on est naturiste; et on l'exprime en pratiquant la nudité
Mais on ne pratique pas le naturisme, on est naturiste;
Ma question ne s'adresse pas à ceux qui sont nés naturistes (ou qui prétendent l'avoir toujours été) mais à ceux, infiniment plus nombreux, qui ont débuté le naturisme à l'age adulte,en dehors de tout contexte familial ou de toute prédisposition juvénile.
Car en fait je m'aperçois qu'il y a deux grands courants qui semblent se dégager
1 - ceux qui cherchaient à revendiquer un droit à la nudité, ou à agir contre un comportement social établi (je pense à tous ceux qui sont venus au naturisme à cause de mai 68)
2 - ceux ou celles qui sont venus au naturisme pour assouvir un fantasme personnel (pas forcément sexuel) mais dont la cause est totalement intime.
Mais on ne pratique pas le naturisme, on est naturiste;
Ma question ne s'adresse pas à ceux qui sont nés naturistes (ou qui prétendent l'avoir toujours été) mais à ceux, infiniment plus nombreux, qui ont débuté le naturisme à l'age adulte,en dehors de tout contexte familial ou de toute prédisposition juvénile.
Car en fait je m'aperçois qu'il y a deux grands courants qui semblent se dégager1 - ceux qui cherchaient à revendiquer un droit à la nudité, ou à agir contre un comportement social établi (je pense à tous ceux qui sont venus au naturisme à cause de mai 68)
2 - ceux ou celles qui sont venus au naturisme pour assouvir un fantasme personnel (pas forcément sexuel) mais dont la cause est totalement intime.
Est-ce bien de fantasmes dont tu souhaites parler ? Car, sauf erreur de ma part, un fantasme est un désir inassouvi que l'on retrouve sous une forme édulcorée dans certains de nos actes et, de manière plus ou moins romancée, dans nos discours oraux ou écrits. Je ne pense pas que l'on puisse pratiquer le naturisme, sauf éducation dès la plus jeune enfance, sans quête préalable. Tomber le maillot n'est pas anodin car derrière cet acte se cache l'envie ou le besoin de rompre avec les conventions morales ou les tabous qui nous empêchent de vivre. Il ne peut s'agir de laisser aux autres un libre accès à notre personnalité profonde, seulement de ne pas confondre sexe et personnalité. Rien à voir, par exemple, avec les jeux sexuels des enfants : je te montre mon zizi, tu me montres ta zézette et tout le monde est heureux d'avoir découvert les organes à l'origine de la vie. Je crois que tomber le maillot signifie que notre personnalité est ailleurs que dans les différences anatomiques. Soyons francs : pour certains, on ne va pas plus loin que le jeu sexuel infantile. Pour d'autres, en revanche, il s'agit bien de dépasser cet amalgame erroné sexe/personnalité. L'amour physique réanime nos fantasmes. Pour autant, réanime-t-il notre personnalité ? Je ne le crois pas. Notre pudeur naturelle et normale (on n'a pas envie de se dévoiler au premier venu) se place ailleurs que dans le sexe et le naturisme peut permettre à certains de se redécouvrir. On ouvre un chemin d'accès aux autres dont seul l'autre possède les clés de la découverte. C'est par son regard, ses interrogations que l'autre nous fait découvrir ce que nous sommes vraiment. Nous trouverons toujours des parades pour ne pas nous divulguer entièrement aux autres ; cependant, les autres nous obligeront à nous interroger sur nous-mêmes, à dépasser nos limites. Car le propre d'un fantasme est aussi de ne jamais se laisser atteindre car, dès que l'on s'en approche, il exige d'aller plus loin dans notre quête. Notre intimité n'appartient qu'à nous ; les chemins pour la découvrir nous sont offerts par autrui...
Bravo Goofy (':=!') !!!
Un fantasme n'en est plus un dès lors qu'il se réalise, qu'il soit ou non sexuel, donc ta question n'a pas de sens. Cela reviendrait à dire que ceux qui chercheraient à l'assouvir par le biais du naturisme ne recommenceraient pas. Et même si les précurseurs du naturisme étaient une bande de joyeux révolutionnaires, il suffit de passer quelques jours dans un centre de vacances pour se persuader que leur fréquentation n'est pas seulement réservée aux soixante-huitards
Je pense qu'on ne devient pas naturiste mais qu'on naît comme ça, comme on naît avec les yeux verts et les cheveux roux. Seulement, ce qu'on a en soi, ce qui ne se voit pas, ça peut parfois prendre très longtemps avant de le découvrir, il faut souvent toute une vie pour y parvenir, si l'on y parvient, car en fin de compte, se connaît-on vraiment ?
En ce qui me concerne, j'étais déjà adulte lorsque j'ai commencé à pratiquer la nudité, j'ai passé toute mon enfance dans l'ignorance totale de l'univers naturiste dont j'ignorais jusqu'à le nom.
On ne construit rien de ce qu'on ne possède déjà; sème et arrose autant que tu pourras, rien ne poussera jamais sur la pierre...
Message édité par : taisy / 25-10-2008 21:04
Je ne suis pas né dans le naturisme, loin de là, et pour moi, c'est ni l'un ni l'autre.
Je trouve pour ma part la question très bonne.
Elle amène à réfléchir sur son propre parcours et visiblement à la lecture des posts nous n'en sommes pas tous au même niveau.
Néanmoins l'idée de Taisy qui est de dire je cite "On ne construit rien de ce qu'on ne possède déjà" est très forte, cela va dépendre des différents éclairage que nous apporte la vie.
A méditer merci à vous
bonsoir,
Dans la question du début, je ne parlerais pas de fantasme mais de devenir Naturiste par curiosité.
Enfin pour répondre, j'ai abordé le nudisme enfant en cachette jusque vers 17/18 ans
puis j'ai repris plus tard, vers 35 ans avec l'apprentissage de la natation.
Depuis, je revendique vivre une certaine forme de Naturisme.... un peu écolo.
Un fantasme n'en est plus un dès lors qu'il se réalise, qu'il soit ou non sexuel, donc ta question n'a pas de sens. Cela reviendrait à dire que ceux qui chercheraient à l'assouvir par le biais du naturisme ne recommenceraient pas.
Je pense qu'on ne devient pas naturiste mais qu'on naît comme ça, comme on naît avec les yeux verts et les cheveux roux. Seulement, ce qu'on a en soi, ce qui ne se voit pas, ça peut parfois prendre très longtemps avant de le découvrir, il faut souvent toute une vie pour y parvenir, si l'on y parvient, car en fin de compte, se connaît-on vraiment ?
On ne construit rien de ce qu'on ne possède déjà; sème et arrose autant que tu pourras, rien ne poussera jamais sur la pierre...Message édité par : taisy / 25-10-2008 21:04
Pas d'accord du tout.
Tout d'abord sur les fantasmes, car on peut venir au naturisme croyant y découvrir quelque chose et, tout en l'appréciant, ne pas avoir atteint la quête initiale. Par ailleurs, la compulsion de répétition existe. On s'enferme dans -- et donc on répète -- un schéma dont on n'arrive pas à sortir.
Ensuite sur l'innéité du naturisme. 30000 gènes dont certains nous orienteraient vers le naturisme ? Oh, oh !!! Je savais que le libre arbitre était une chimère. De là à faire de l'être humain un petit robot pré-programmé dont le seul espoir de survie se trouverait dans la découverte de sa personnalité pré-établie et non construite par notre histoire (éducation, rencontres, etc.), c'est peut-être aller un peu vite en besogne. Serait-ce là un nouvel avatar de la théorie de la réminiscence platonicienne ?
Enfin, malgré la cohérence de ta théorie, je ne peux l'accepter. Si, il est possible de construire sur ce que l'on ne possède pas. Les mousses, les lichens se satisfont de l'humidité ambiante et de la dégradation de la roche pour se bâtir leur habitat. Si l'on ne pouvait construire sur ce que l'on ne possédait pas, alors l'école, l'éducation n'auraient de sens. Toutes les théories cognitivistes vont à l'encontre de tes propos.
Ceci étant, pour apporter un début de réponse à Goofy, on peut très bien revendiquer le naturisme au nom d'un fantasme, l'un étant lié à l'autre dans ce cas particulier". Dans mon cas, lui aussi particulier, la nudité a été un moyen de me libérer de certaines chaînes et, quand bien même j'aimerais que la nudité ne se cantonne pas aux seuls lieux naturistes, je ne revendique pas haut et fort le droit au naturisme.
En toute amitié pour toi, Taisy, car ce n'est pas parce que je contredis tes propos qu'ils sont pour autant faux et les miens justes. Ce serait trop facile !!! Promets-moi de me rappeler à l'ordre si, d'aventure, je venais à me prendre pour un gourou. ('-)')"39747,2084027778
Peut-être est-ce plutot une forme de quête ?
Pas d'accord du tout.
Tout d'abord sur les fantasmes, car on peut venir au naturisme croyant y découvrir quelque chose et, tout en l'appréciant, ne pas avoir atteint la quête initiale. Par ailleurs, la compulsion de répétition existe. On s'enferme dans -- et donc on répète -- un schéma dont on n'arrive pas à sortir.
Ensuite sur l'innéité du naturisme. 30000 gènes dont certains nous orienteraient vers le naturisme ? Oh, oh !!! Je savais que le libre arbitre était une chimère. De là à faire de l'être humain un petit robot pré-programmé dont le seul espoir de survie se trouverait dans la découverte de sa personnalité pré-établie et non construite par notre histoire (éducation, rencontres, etc.), c'est peut-être aller un peu vite en besogne. Serait-ce là un nouvel avatar de la théorie de la réminiscence platonicienne ?
Enfin, malgré la cohérence de ta théorie, je ne peux l'accepter. Si, il est possible de construire sur ce que l'on ne possède pas. Les mousses, les lichens se satisfont de l'humidité ambiante et de la dégradation de la roche pour se bâtir leur habitat. Si l'on ne pouvait construire sur ce que l'on ne possédait pas, alors l'école, l'éducation n'auraient de sens. Toutes les théories cognitivistes vont à l'encontre de tes propos.
Ceci étant, pour apporter un début de réponse à Goofy, on peut très bien revendiquer le naturisme au nom d'un fantasme, l'un étant lié à l'autre dans ce cas particulier". Dans mon cas, lui aussi particulier, la nudité a été un moyen de me libérer de certaines chaînes et, quand bien même j'aimerais que la nudité ne se cantonne pas aux seuls lieux naturistes, je ne revendique pas haut et fort le droit au naturisme.
En toute amitié pour toi, Taisy, car ce n'est pas parce que je contredis tes propos qu'ils sont pour autant faux et les miens justes. Ce serait trop facile !!! Promets-moi de me rappeler à l'ordre si, d'aventure, je venais à me prendre pour un gourou. ('-)')
Sur le mot fantasme qui par définition est une vue de l'esprit. Tu peux ou pas le réaliser, voire le reproduire mais dès lors qu'il n'est plus une simple vision mais une réalité, et bien il ne s'appelle plus fantasme.
Sur la distinction entre l'inné et l'acquis, je pense que l'approche du naturisme nécessite une certaine aptitude, un ""pré-requis"" indispensable. Les comportements sont le fruit d'un apprentissage, donc d'un acquis, mais l'aptitude à apprendre, à évoluer fait bien partie de l'inné.
Je pourrais développer l'idée en t'expliquant mon parcours personnel, mon éducation et le milieu dans lequel j'ai grandi, on ne pourrait imaginer plus éloigné de la pratique de la nudité en commun...
On ne fait pas d'un cas une règle, je suis bien d'accord, mais c'est probablement à force de fréquenter l'univers naturiste et de rencontrer d'autres personnes au parcours similaire au mien et que rien n'amenait à priori au naturisme que je me permets d'avancer cette hypothèse, d'autant plus que de la même manière, j'ai également rencontré beaucoup de jeunes adultes qui depuis leur naissance baignaient dans ce mlilieu naturiste et puis finalement et sans regret s'en sont définitivement détournés une fois libérés de l'autorité parentale.
Ah et sauf erreur, Le lichen c'est le résultat d'une symbiose entre une algue et un champignon, il peut s'accrocher n'importe où, et donc aussi sur la roche, mais en aucun cas il ne s'en nourrit.
-) "
