J'ai malheureusement pu le constater !
Mais je ne suis pas prêt à renoncer. C'est Saint-Exupéry (encore) je crois qui disait que le lionceau qu'on met en cage est vieux le jour où il renonce à mordre les barreaux. A soixante-dix ans il me reste encore quelques dents !
Et plus encore que l'hostilité je redoute l'indifférence.
C'est vrai que cette psychose envers la pédophilie pourrit tout. Pourtant ces gens constituent une infime minorité. On ne peut plus montrer son affection envers les enfants sans être suspecté. On devient soi-même parano. J'ignore comment le naturisme et la société tout entière se sortiront de ce phénomène.
Combien de fois entends-je dire que les naturistes, hommes et femmes, sont tous des vicieux? Ca finit par me donner envie de garder mon naturisme pour moi afin de ne pas être étiquetté.
Comment gérez-vous ces insinuations?
Personnellement, on ne m'a jamais dit dans mon proche entourage, y compris professionnel, que j'étais vicieux parce que j'étais naturiste. Les gens qui me connaissent acceptent tout à fait que je le sois et certains le sont aussi, collègues de travail ou parents d'élèves. Ces réflexions font plutôt partie d'un lieu commun, d'une généralisation irréfléchie lancée à la cantonade.
Travaillant avec des enfants, j'ai sans arrêt craint d'être victime de la suspicion de pédophilie pendant toute la période au cours de laquelle il était de bon ton de suspecter tous les enseignants de l'être. Même si c'était frustrant au début, j'ai placé un véritable mur entre les enfants et moi pour m'en protéger. Aucun geste, aucune parole d'affection. La totale neutralité, une feinte indifférence, presque la froideur. Peu à peu, j'ai pris alors conscience de la force - que je ne soupçonnais pas à ce point vigoureuse - de l'effet pygmalion. Quand ils sont aimés, les enfants le sentent et vous le rendent d'une manière ou d'une autre. C'est en quelque sorte eux qui viennent vers vous et non pas vous qui allez vers eux ni qui êtes demandeur. Je dois avouer que j'en retire plus de satisfaction que si je leur avais montré mon affection d'une manière plus traditionnelle. Ca se traduit de différentes façons : parfois, c'est un bisou spontané, parfois c'est un enfant qui vous prend la main. Quelquefois c'est un « papa » voire un « maman » qui échappe au lieu d'un « monsieur ». D'autres fois, c'est simplement un regard ou un sourire chargé d'affection qui se suffit à lui-même. En définitive, affectivement on s'y retrouve et, de plus, avec la plaisante impression de faire, à chacune de ces manifestations enfantines, un pied de nez à la personne qui a jeté l'anathème sur la profession.
Message édité par : pcma
J'ai constaté aussi cela. Il me semble que les enfants savent reconnaître spontanément ceux qui les aiment sans ambiguïté. Mais peut-être suis-je naïf.
La suspicion systématique, c'est chez les parents qu'on la trouve. Et pas tous, heureusement !
Je viens d'écrire une suite à "l'ogre de l'autoroute" (la deuxième histoire de mon recueil "l'innocence") que je n'ai pas actuellement l'intention de faire éditer et qui serait un peu trop longue, je pense, pour être mise en ligne sur ce site. Si vous avez envie de la lire, demandez la moi (guy-barbey@orange.fr) et je vous l'enverrai par retour en pièce jointe. Je précise qu'elle est compréhensible même si on n'a pas lu "l'ogre de l'autoroute".
Bravo pour ces deux beaux textes que je viens de découvrir! nous pouvons y retrouver un peu de nous dans chacun des deux, ils ont été écrits avec le coeur, et cela fait bien plaisir...
Faut-il promouvoir le naturisme? Le faire connaître, oui: les jeunes (et leurs parents) d'aujourd'hui sont plus ouverts, le monde ne leur fait plus peur, ils ouvrent leur esprit et leur coeur... ils veulent partager. Alors, chaque fos que l'un d'entre eux pousse la porte d'un club ("portes ouvertes") et tente "l'expérience", il est bien rare qu'il ne revienne pas. Et puis, même s'il ne revient pas, il aura goûté un moment de chaleur humaine, il aura laissé son habit social au vestiaire quelques instants, il pourra l'intégrer dans son vécu.
Le faire connaître? Je pense que ce site nous y aide, et c'est pour cela que je reste. Et puis je m'attache! Sans compter les jeunes qui veulent vraiment connaître, et qui ont besoin de conseil.
Sans oublier, que quelque part, les lecteurs non assidus peuvent découvrir que le naturisme n'a pas grand chose à voir avec ce que disent ses détracteurs!
Effectivement, que ce soient les trois histoires du recueil "l'innocence", ou la suite de "l'ogre de l'autoroute", ces textes sont à faire découvrir aux jeunes et aux parents ouverts qui n'ont pas une idée très précise de ce qu'est réellement le naturisme ouvert et respectueux d'autrui. J'invite tous les membres du forum à les demander à Guy et à les feire découvrir dans leur entourage. Le regard que porteront sur l'autre les non naturistes pourrait ne plus être le même, après lecture.
Merci Paul ! J'espère que ton avis sera largement partagé !
Au salon du Naturisme des 17 et 18 mai prochain, La Vie azu Soleil proposera des Rencontres éditoriales" où tout auteurayant traité de naturismle y seront les bienvenus (avec leurs livres). PapyGB sera évidezmment le bien venu, mais tous les autres comme lui aussi... A condition de m'écrire...
je crois que l'on peut promouvoir facilement le naturisme en expliquant autour de soi qu'on est naturiste et que l'on fréquente des endroits naturistes
Tu as évidemment raison. Mais je crois que le détour par une illustration à travers une histoire peut aussi être plus efficace qu'une discussion dans laquelle les "pas d'accord" sont parfois tentés de s'accrocher à leurs positions. Si l'histoire a réussi à rendre une certaine atmosphère, on lit, puis on y repense hors de la présence de l'ami ou du voisin naturiste, et l'idée fait son chemin.
Ecrire ces histoires, c'est le plaisir de se plonger soi-même dans cette atmosphère en cette saison qui ne s'y prête guère. Les mettre en ligne, c'est espérer partager ce plaisir avec ceux qui le connaissent et, peut-être, en donner envie à ceux qui ne le connaissent pas.
