22 octobre 2026
comment éduquer les...
 

comment éduquer les personnes à franchir la barrière de la pudeur ?

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(@desiinscrit35)
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Le sujet que j'aimerais lancer voudrait désarmorcer la bombe nudité/sexe/pudeur et l'explosion émotionnelle qui l'accompagne auprès de la population. Vaste programme... :#
Je m'explique : nombre de personnes n'osent aborder des sujets comme les problèmes génitaux, l'incontinence (enfants et personnes âgées), l'éducation sexuelle et, plus généralement, de tout ce que touche le bas-ventre et à la nudité. En tant que tel, ces sujets n'ont guère de raison d'être abordés ailleurs que dans la sphère privée ou sous forme de confidences. Sauf que, parfois, on doit en parler ou se dépatouiller avec dans l'urgence (ex. : un garçon qui a reçu un coup dans les parties ou une fille qui se plaint de douleurs abdominales). Là, dans la majorité des cas, blocage, et, pour débloquer la situation, il faut parler à mots couverts, user et abuser de psychologie. S'il ne s'agissait que de petits blocages, on pourrait laisser faire, sauf que les conséquences peuvent être réellement catastrophiques lorsque, par peur de parler de ces sujets, on évite la consultation au médecin et, d'une petite tumeur bénigne qu'on cache soigneusement, on passe à un gros cancer sans espoir de guérison.
Donc, comment faites-vous, avec votre entourage (famille, amis, travail), pour franchir la barrière de la pudeur liée au sexe et, plus généralement, au bas-ventre et, en corollaire, aborder la nudité (ailleurs que dans les lieux naturistes : ça serait trop facile) ? :#


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nuagedelait
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(@nuagedelait)
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Inscription: Il y a 21 ans

voila un sujet intéressant...
:=!

autre que le % de fréquentation au camping des flots bleus ! 😉

le message est un peu confus magiciendoz,
j'ai dû le relire pour "éventuellement " comprendre la finalité du problème posé.

je ne pense pas justement qu'aborder les problèmes liés au sexe soit plus facile en milieu naturiste.

puisque tu demandes un avis des nos pratiques personnelles
voici la mienne.

dans ce domaine, comme dans d'autres,
j'utilise un vocabulaire simple et vrai
dans mon quotidien.

un exemple : en maman ,
je n'ai jamais utilisé les mots mièvres pour décrire
un organe

y a jamais eu de "petit oiseau" ou de" foufoune "!

je ne vois pas l'intérêt de cacher qq chose de naturel,
avec des artifices d 'images
à la con...
comment veut on que l'enfant aborde les choses simplement si,
dans ce domaine en particulier,
on n'est pas capable d'appeler simplement un sexe un sexe !

l'enfant ; avec ces subterfuges aura l'impression de cachoteries,
que les noms changeants,
selon une personne à une autre
hé oui !!!
il faut penser à cela...

il en ressortira peut être un sentiment ressenti de gêne , comme qq chose de caché
voire de honteux,
si j'en crois des commentaires entendus :
( "on ne parlait jamais de cela chez moi" , disent certaines personnes..
ou d'autres de dire, "quand j'ai posé telle question, j'ai pris une claque !!!).)

combien de femmes , à une certaine époque
j'ose espérer que cela ne se produit plus !
n'ont eu connaissance de la venue de leurs règles
qu'au moment où, affolées
et croyant être blessées, elles sentaient du sang couler entre leurs jambes!
le tout , debout au milieu d'une classe ...
ne souriez pas; c'est réel !!!

demandez autour de vous, les anecdotes de ce style ne manquent pas..
si cela n"était qu' anecdote mais malheureusement
des être ont été blessés à jamais avec de telles situations .

alors loin de tout cela
appliquant cette façon libre d'être dans ma vie,
cela m'a permis de vivre ouvertement mes relations
amicales et sentimentales et de ce fait de rencontrer des gens pratiquant de même.

entre réunion d'amis, le sujet peut aussi être abordé ,
(regardez autour de vous, ça parle boulot, enfants, vacances, de la nouvelle voiture achetée..
mais demande t 6on un conseil, un avis,
quand cela concerne un problème d'érection , d'une sécheresse vaginale ou d'une
irritation dû à une incompatibilité de préservatif ? )
rarement..
alors que de déjà aborder le problème, humainement,
le dédramatiserait déjà un peu...
et amènerait surement de judicieux conseils
ou du moins un soulagement à avoir pû en parler autour de soi.

sujet donc abordé
dans mon quotidien,
tout comme un autre,
avec une réelle liberté
d'expression et je peux dire que cela apporte une certaine richesse,
justement les problèmes vécus peuvent être exposés et discutés,
un avis demandé,
un conseil,
sans que cela relève uniquement d'un rendez -vous caché avec un spécialiste.

le fil conducteur de tout cela
être simple et vrai.

ma réponse
longue, je te l'accorde,
mais le thème abordé ne se traite pas en 2 boutades,
fut elle dans l'optique de ce que tu voulais aborder ?

Message édité par : nuagedelait


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Site easy-rencontres naturistes

Messages: 168
(@Anonyme 12083)
Inscription: Il y a 19 ans

Bonjour

Laissons un peu tomber la psychologie et soyons tout simplement naturels, mes enfants nous ont toujours vus nus leur mère et moi, bien que mon épouse ne soit pas naturiste, elle ne s'est jamais cachée devant ses enfants. J'en ai parlé bien plus tard avec eux, ils m'ont dit ne jamais avoir été choqués, et qu'ils avaient eu bien avant les autres, tout naturellement les réponses aux questions que finalement ils ne se sont jamais posées.

Certains diront en faisant de la psychologie de bas étage que les enfants doivent être protégés que les questions de sexualité ne doivent pas être abordées avec eux avant l'adolescence et que sais-je encore, résultat ces braves gens croyant bien faire font des ignorants qui comme moi à l'adolescence ne savait pas ce qu'étaient les règles .

Je pense qu'il faut clairement répondre à la question lorsqu'elle est posée, avec des mots d'adultes et non pas des hareu hareu qui donnent l'air d'éviter un sujet tabou.

Résultats plutôt positifs mes enfants se sont confiés à nous dès leurs premiers rapports sexuels, utilisation de préservatifs, notre fille nous a donné un petit fils désiré à l'age de 29 ans, notre fils 22 ans maîtrise sa séxualité, que demander de plus. Même s'ils pour l'instant ils ne sont pas naturistes, ils ne sont pas non plus des anti naturistes .

C'est vraiment difficile de ne pas associer naturisme et séxualité.
Mais après tout les deux sont naturels.

A+
Michel

Message édité par : waligator

Message édité par : waligator


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Premier message du sujet
(@desiinscrit35)
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Inscription: Il y a 18 ans

Excuse-moi pour le manque de limpidité de mes propos, Nuagedelait ; c'est malheureusement ma marque de fabrique (paraît que c'est parce que je suis gaucher). Une chose est sûre, tu as parfaitement saisi le message :=!
Dès lors que l'on côtoie des enfants et surtout des adolescents, la sexualité et son corollaire, la pudeur, sont présents presque quotidiennement. Dernièrement, j'ai effectué un interim en tant que conseiller principal d'éducation dans un petit collège rural. Une chose m'a frappé : les adultes, confrontés aux problèmes sexuels des enfants ou des ados, utilisaient de préférence un langage infantilisants alors que ces mêmes enfants et adolescents, lorsque je discutais avec eux en utilisant un langage technique mais simple, répondaient sans problème et sans tourner autour du pot. :#
J'ai fait de l'éducation sexuelle et, plus largement, des non-dits à propos de la pudeur, mon cheval de bataille. La raison en est simple : n'ayant pas reçu de mes parents les réponses que j'attendais, j'ai désiré ouvrir ma porte sur ces questions à ceux qui le souhaitaient afin qu'ils ne vivent pas pareille situation et se retrouvent mal à l'aise avec leurs corps ou pire, ne le connaissent pas.
Quelques exemples parmi tant d'autres :
-- J'ai offert à ma filleule, lorsqu'elle avait neuf ou dix ans, un dictionnaire visuel des sciences où tous les organes humains étaient décrits sans ambiguïté et j'ai discuté avec elle à de nombreuses reprises d'amour et de sexualité, en toute simplicité et sans masque, comme n'importe quel autre sujet. Je n'ai jamais ouvert le débat, je lui ai uniquement laissé la porte ouverte.
-- Je parle de sexualité avec mes véritables" amis sans problème et sans mots grivois. Ils savent sur moi des choses très intimes et réciproquement.
-- Mes neveux et nièce, âgés de 12 à 17 ans, ont toujours eu un libre accès à ma bibliothèque (moi présent ou pas) dont certains volumes, à portée de leurs mains, traitent d'éducation sexuelle (ouvrages allant de 7 ans à l'âge adulte). Pour autant, nous n'avons jamais abordé le sujet ensemble.
-- Lorsque je m'occupais d'enfants en difficulté scolaire, j'emportais toujours avec moi des petites encyclopédies généralistes (MÉGA, de Nathan) adaptées à leur âge et où certaines planches montraient de petits enfants nus (on voit le sexe des enfants, mais aussi les poumons, les intestins, etc...).
Mon but n'est pas de parler du corps ou de la sexualité avec eux  il est seulement de démontrer que ces sujets sont des sujets comme les autres, aussi naturels et aussi intéressants. Et lorsque un enfant feuillette avec moi ces encyclopédies, tombe sur ces dessins et me fait remarquer le pénis du petit garçon ou le mont de Vénus de la petite fille en m'interrogeant du regard, je lui réponds sans sourciller, en utilisant les mêmes mots que lui et sans m'étendre sur le sujet si lui-même ne le prolonge pas.
J'ai voulu ouvrir cette question pour que chacun puisse y apporter ou y puiser des solutions concrètes, à sa portée et en-dehors de tout discours théorique. Je crois qu'en matière de sexualité et de nudité, le naturel prévaut et qu'il est préférable d'aborder ces questions au jour le jour, lorsque les occasions se présentent, plutôt que de prendre la personne à part et amener le sujet sur la table comme un cheveu sur la soupe (au moment de la puberté, par exemple). Maintenant, je sais aussi qu'en la matière, la sexualité de l'autre nous ramène à notre propre sexualité et, que pour cette raison, il n'est pas évident d'en parler sereinement."


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Filmé en 2010 lors de la plus belle des wnbr de brighton en HD le film sort fin septembre 2022

nenuphar
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(@nenuphar)
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Inscription: Il y a 18 ans

Dans le domaine de l'éducation sexuel des enfants , comme dans le domaine de l'éducation tout court , la plus part des parents font pour le mieux , et suivant les circonstances et l'éducation qu'ils ont eux mème reçu ils transmettront plus ou moins bien un certain nombre de valeurs et de pratiques ; le role des parents étant d'élever leurs enfants : c'est à dire de les "élever" au stade d'adulte libre responsoble et indépendant ; c'est surement la tache la plus dificile et pour laquelle on est le moin préparé (on apprend un métier , on n'apprend pas à étre parent) . Les moyens employé pour élever ses enfants sont fonction du niveau d'éducation , de niveau social étc...mais le vocabulaire employé n'est qu'un moyen et non une fin .
Si les enfants ne reproduissent pas les mèmes pratiques que leurs parents ce n'est pas forcément un échec : Si nous sommes naturistes et que nos enfants ne pratiquent pas ce n'est pas grave , ils peuvent trouver un autre équilibre et d'autres hobby . Les enfants de la fin des années 2000 n'ont pas les mèmes angoisses ni les mèmes problemes qu'ont eu leurs parents et grand parents ; il ne doit plus y avoir beaucoup de filles qui ne connaissent pas le mécanisme des régles en temps voulu , celui la est bien d'autres .


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(@desiinscrit35)
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Inscription: Il y a 18 ans

Tout d'abord, un grand merci à ceux qui ont répondu à cette délicate question. :=!
Ensuite, une grande interrogation : est-ce un si grand tabou que d'évoquer la nudité ou la sexualité qu'elles n'inspirent personne ou si peu de gens ? Concrètement, sur ce site doivent être présents des centaines voire des milliers d'individus qui, dans leur quotidien, ont été confrontés à ces problèmes : comment gérer la visite d'un cousin, d'un copain, d'un ami lorsqu'on est naturiste et que le naturel l'emporte sur le qu'en dira-t-on" ? comment mettre à l'aise le meilleur pote de son enfant, a priori "textile", lorsqu'il est invité à dormir à la maison par notre charmant bambin ? Comment permettre aux personnes de s'exprimer librement sur la fertilité, sur les incontinences, sur l'impuissance ou la frigidité (là, je vais loin, je sais) sans qu'ils aient l'impression qu'on les déshabille par nos questions ?
Il ne s'agit pas d'entrer dans l'intimité des personnes, seulement de confronter nos expériences, heureuses ou malheureuses (car nul n'est à l'abri d'une gaffe :), moi le premier ), afin de faire mieux la prochaine fois et, pourquoi pas, de faire avancer le débat en France, sur la pudibonderie maladive de ce pays qui cause tant de maux (cancers du sein, de la prostate, de la peau, benins à l'origine et qui évoluent vers des cancers généralisés inguérissables).
C'est quand même marrant que dans notre magnifique pays, le premier en densité de centres naturistes (pas sûr, mais on doit être proche de la médaille d'or), on n'ose parler ouvertement des fuites de WC, dues en grande partie aux petits et grands mâles qui font pipi à côté de la lunette des WC, que les règles ne soient évoquées autrement que dans des termes infantiles ou, tout bonnement, que l'on ne puisse vivre tranquillement notre choix de la nudité partagée sans entrer, d'un seul coup d'un seul, dans une concupiscence voyeuriste ou exhibitioniste !!! :paf
Pas plus tard que ce week-end, j'ai vu des enfants d'une dizaine d'années (en grande majorité des garçons) se plaquer derrière un grand sapin pour se changer après une baignade dans un étang. Je comprends leur pudeur. Pourtant, lorsqu'ils étaient petits, ils se baignaient nus devant les petites filles ou les adultes. Néanmoins, je m'interroge : comment gèreront-ils les transformations de leurs corps dans très peu de temps ? dans quel état d'esprit vont-ils consulter un urologue lorsqu'ils verront l'un de leurs testicules virer à la varicolèce (fréquente, sur le testicule gauche, chez les jeunes hommes) ou se retourner sur lui-même, provoquant une nécrose. Ici, il ne s'agit pas de pudeur, mais de santé publique et même de fécondité !!!
Par ailleurs, les nouveaux pères, que toutes les femmes appelent de leus voeux, devront assumer le bain, le coucher, les questions de leurs enfants. Comment le feront-ils s'ils refusent les questions liées à l'origine de la vie. Dans ce domaine, les enfants interrogent leurs parents : sont-ils bien nés de l'amour de leurs parents ? Étaient-ce bien eux, et eux seuls, que leurs parents attendaient ? Difficile question pour les parents..., et notamment pour les hommes, peu habitués aux interrogations liées à la sexualité :#
Bref : comment gérez-vous au quotidien les "gros mots", les questions liées au sexe ou à la nudité, avec les enfants comme avec les adultes ? :#
Vaste débat qui mérite qu'on s'y arrête un instant...
J'ai écrit plusieurs romans où la nudité infantile apparaît. Elle reste toujours sous-jacente. L'un d'entre eux a été lu par des enfants (normal, puisqu'il leur était destiné) et, apparemment, ils n'ont pas été traumatisés (bon, en même temps, les traumatismes permettent de grandir... mais il ne faut non plus pas en abuser, sinon, séances chez le psy et tutti quanti -) ) et l'ont même trouvé génial (en langage enfantile, ça veut dire qu'ils l'ont prêté à des copains ou copines). Il a même failli être publié (par un tout petit éditeur qui a préféré prendre sa retraite --n'empêche qu'il a même formaté la pagination). Un jour, certainement, je créerais un lien pour que tout le monde puisse le télécharger. Alors, pourquoi tergiverser sur la question ?
J'attends vos réponses... -) "


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(@maraman)
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Inscription: Il y a 19 ans

Comme toi, Magiciendoz, la sexualité était plutôt taboue chez moi lorsque j'étais petit. Je n'ai pas réellement reçu d'éducation sexuelle, faute peut-être de ma part, de ne pas voir posé beaucoup de question non plus. J'ai l'impression que ces sujets sont moins abordés dans une famille à majorité de garçons (ce qui est le cas chez moi) que de filles. Peut-être me trompe-je ? Le naturisme offre aux enfants , à mon sens, une grande liberté pour parler de ces questions Cela les décoince. Quand on les cotoie en centre, on sens un comportement très naturel. Mais, bon n'ayant pas d'enfants, je ne suis pas un grand expert dans ce domaine!


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(@desiinscrit35)
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Inscription: Il y a 18 ans
Posté par: @maraman

Comme toi, Magiciendoz, la sexualité était plutôt taboue chez moi lorsque j'étais petit. Je n'ai pas réellement reçu d'éducation sexuelle, faute peut-être de ma part, de ne pas voir posé beaucoup de question non plus. J'ai l'impression que ces sujets sont moins abordés dans une famille à majorité de garçons (ce qui est le cas chez moi) que de filles. Peut-être me trompe-je ? Le naturisme offre aux enfants , à mon sens, une grande liberté pour parler de ces questions Cela les décoince. Quand on les cotoie en centre, on sens un comportement très naturel. Mais, bon n'ayant pas d'enfants, je ne suis pas un grand expert dans ce domaine!  

Je n'ai, moi non plus, pas d'enfants (malheureusement pour moi, heureusement pour eux car, il faut l'avouer, je crois que je ferais un papa déplorable 😉 ). Cependant, au cours de ma vie, j'ai côtoyé pas mal d'enfants et d'ados et, si cette expérience est différente de celle des parents, elle offre également un autre point de vue car, dès 9 ans, un enfant mène une vie parallèle à sa vie de famille (sauf, bien sûr, s'il reste planté devant sa console de jeu Grin ).
Les garçons sont-ils moins informés que les filles ? Je le croyais... jusqu'à ce que je discute, il y a peu de temps, avec ma mère (76 ans) de ce sujet. Elle m'a avoué son malaise de discuter de sexualité (et donc de masturbation) avec ses petits garçons lorsque le moment s'était fait sentir. Remarque de ma part : la masturbation n'est pas une pratique exclusivement masculine. « Ah bon ! ». Comme quoi, si les filles sont peut-être plus informées, cette information doit être plus que clairsemée. Grosso modo, on doit s'arrêter aux règles, point barre. Or, l'éducation sexuelle et, plus largement, le rapport au corps et à la sexualité, va bien au-delà. Elle comprend aussi la vie sentimentale et ses aléas. Dès ma dernière année de maternelle, je suis tombé raide dingue d'une petite voisine (plus jeune que moi) et, sur le chemin des écoliers, on se faisait des bisous sur les lèvres. Ça a duré trois ans et demi et j'ai dû rompre cette idylle à cause d'un déménagement (grrrr !!!). Non, on ne jouait pas au docteur ou au papa et à la maman. Pourtant, les occasions n'auraient pas manqué !!! Par ailleurs, petit dernier de la fratrie, je n'ai pas eu la chance de voir ma mère enceinte. Certes, après ma naissance, il y a eu des fausses-couches ; il y avait aussi des tantes dont le gros ventre (mais j'étais peut-être trop jeune pour m'en apercevoir) aurait pu m'interpeller. Dans mes souvenirs, rien de tel. En fait, mon éducation, je l'ai faite grâce aux cours de sciences nat, aux copains (pas toujours très fiables) et à une super marraine qui travaillait dans un planning familial.
Dans la vie quotidienne, les occasions d'en discuter ne manquent pas... à condition que l'ouverture du dialogue soit possible car, comme le souligne nuagedelait, l'enfant perçoit vite les blocages des adultes et si toi, maraman, tu n'as pas posé ces questions, peut-être est-ce parce que tu sentais inconsciemment ce blocage parental.
Enfin, il faut aussi que l'info vienne au moment voulu et réponde à la question du moment. Exemple : j'ai dormi toute mon enfance avec l'une de mes soeurs. Je crois même que, tout petits, on prenait notre bain ensemble (là, des doutes persistent). Lorsqu'elle est entrée au collège, mes parents lui ont donné un livre sur la sexualité. Super bien écrit pour les adultes ; pour les enfants, c'est une autre histoire !!! À l'époque (je devais avoir 7 ou 8 ans), j'avais jeté un oeil dessus et, franchement, même avec un intérêt farouche pour connaître le secret de mon existence, ce bouquin m'a ennuyé à mourir. Je ne suis même pas sûr que le sujet, à cet âge et de cette manière, m'enthousiasmait énormément.
Je reste persuadé que ces questions doivent être abordées au jour le jour, au fur et à mesure des interrogations des enfants et des ados. Un petit copain vient à la maison et refuse de prendre son bain avec notre loupiot. OK, on en discute, sans le forcer à dévoiler ce qu'il considère comme son jardin secret. Cela ne l'empêchera pas, le lendemain, s'il fait beau et qu'il y a une piscine dans la propriété, de se baigner tout nu. Notre grande fille ramène à la maison son petit ami et lui propose de passer la nuit dans la maison familiale. Qu'on accepte ou qu'on mette notre veto, c'est encore une occasion d'en discuter, le jour même ou le lendemain.
Ces propos ne sont que le reflet de mon opinion du moment. Ils ne demandent qu'à être corrigés par vos interventions, parce que vos vécus sont forcément différents et, loin de se contredire entre eux, ils permettent de mieux saisir les blocages de chacun et d'oeuvrer pour que chacun se sente libre dans son corps et dans son esprit (encore de belles paroles sans consistance 😉 ).
À +


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