Eh bien, je ne sais que dire, si ça peut être apparenté et interprété comme une connotation sexuelle, alors...
Je ne sais plus quoi en penser si Taisy considère que les enfants sont traumatisés par ça ? ... bon moi en tout cas, quand je vois une femme ou un homme perçé en cette zone, je n'y vois pas une connotation sexuelle, je pense que le problème vient plus du regard des autres que de la coquetterie en elle même... une histoire de mentalité, comme je le disais plus haut, à l'époque c'était l'épilation intégrale qui était décriée.
Dans la mesure du possible, je pense qu'il faut éviter de soumettre à des enfants des situations de nature à les choquer; et celle-là en est une.
Si elle est quelquefois interprétée comme un "message" à connotation sexuelle par les adultes, je pense plutôt qu'elle risque d'apparaître comme une mutilation aux yeux de nos enfants élévés dans nos familles occidentales; elle génère une série de questions auprès des parents et des proches qui ont parfois bien du mal à répondre, le mieux étant de trouver une cause ludique et surtout non-violente à ce qu'ils ont vu.
Le terme "traumatisme" est à prendre dans son sens le plus large, ce qui paraît bénin à nos yeux ne l'est pas nécessairement pour nos petites têtes blondes.
😉
N'ayant pas d'enfant, je m'efface derrière l'avis des mamans et des papas.
Je rejoins le point de vue de Taisy. Cela devrait rester du domaine privé !
Effectivement, je pense que les enfants peuvent être "traumatisés" ( au sens large ) par des personnes qui se ornent, se parent ou se décorent le sexe detatouages et piercings.
Nous, les adultes, sommes armés et informés mais eux, que peuvent-ils bien en penser ? Devons-nous leur imposer cela ?
Le naturisme demande le respect de chacun et si l'on décide de se dénuder en public, est-il nécessaire de se donner en spectacle? S'orner de bijoux, c'est quand même bien pour se montrer et se distinguer des autres. A quoi cela sert, mis à part pour être vu et attirer le regard sur soi ?
Bien évidemment, cela dépend très largement du comportement de la personne, de ses attitudes.
Il ne s'agit surtout pas d'interdire, chacun doit être libre d'être celui qu'il souhaite être, mais le piercing sur les parties génitales a assurément une connotation sexuelle.
Christophe
(...) Le naturisme demande le respect de chacun et si l'on décide de se dénuder en public, est-il nécessaire de se donner en spectacle. S'orner de bijoux, c'est quand même bien pour se montrer et se distinguer des autres. A quoi cela sert, mis à part pour être vu et attirer le regard sur soi (...)
Christophe
Cela résume assez ce que je pense ; dans le naturisme, il y a aussi l'envie de se présenter sans nos artefacts quotidiens, se présenter simplement, naturellement, dans une recherche d'égalité.
Je verrais une personne piercé dans "ces zones", je n'en serais pas choqué (j'en ai vu d'autres et pire :-D), mais je trouverais peut-être cela bizarre dans un espace naturiste.
Message édité par : Recto_et_Versa
A propos du "traumatisme" des enfants, il me paraît important de comprendre que c'est l'attitude des parents seule qui est déterminante de ce traumatisme : selon la réaction et l'explication apportées par les parents, les enfants intégreront différemment ce qui se présente à leurs yeux et à leur connaissance.
De toute façon, le "traumatisme sexuel" est pour chaque être humain quelque chose d'intime et particulier souvent sans rapport avec une réalité objectivement traumatique.
J'espère être compréhensible et reste à la disposition de ceux qui voudraient plus d'explications.
Je peux t'assurer, François, que quand nos filles ont vu que notre voisine hollandaise à Euronat avait 2 grosses "pseudo" épingles à nourrice plantées dans les mamelons, leur réaction d'écoeurement a été immédiate et en rien liée à notre propre attitude, puisqu'elles nous en ont parlé avant même que ma femme et moi ne l'avions remarqué. De plus, quelle explication leur donner, nous qui en tant que naturistes leur enseignons le respect du corps ?
Chacun est libre de se faire tatouer, percer ou martyriser s'il y consent en tant qu'adulte mais je ne peux m'empêcher de penser que porter un piercing sur un organe sexuel n'est pas innocent et va à l'encontre du message de confiance partagé entre naturistes.
Gérard
A+
Le point de vue d'un "vieux" : depuis nos origines préhistoriques, les humains ont cherché à modifier l'aspect de leur corps. Et c'est toujours le cas. Pensons tout simplement au maquillage et autres soins esthétiques. Mais le sujet et vaste, et l'imagination n'a pas de limites : scarifications, tatouages, piercings... hommes-plateaux, femmes girafes.
Des fois, ça nous dépasse ! C'est un peu mon cas lorsque je vois des morceaux de ferraille plantés un peu partout sur le corps, même à des endroits sensibles et insolites. Que ne ferait-on pas pour se distinguer ? (c'est à dire suivre la mode...).
Tant qu'à faire, pourquoi ne pas en lancer une nouvelle ? L'étui pénien pour l'été 2006 ! Ma belle-fille revient de Papouasie, on peut en trouver là-bas de pas chers... Qu'en pensez-vous ?
Souleou, l'"écoeurement" de tes filles était bien lié à l'éducation que vous leur donnez sur le corps et le respect à lui porter, ce que je partage complètement avec toi et ta femme d'ailleurs. 🙂
Peut-on parler pour autant de "traumatisme"? L'échange que vous avez eu dans l'après-coup de cette découverte a sans doute permis de traiter cela pour que ça ne se transforme pas en traumatisme... 😮
Bonjour à tous !
N'ayant pu me connecter hier, je reprend la suite du débat avec 24 h de retard et bien des réactions. Fjubert a raison, c'est l'atitude bloquée des parents qui entraine la vision des choses de leurs enfants. Si vous dites en permanence que le voisin X est un débile, les enfants le considèreront débile à leur tour sans se poser plus de question.
Les rancoeurs familiales durent plus qu'une génération, et celà est uniquement dû aux parents qui veulent transmettre leur hostilité à leur progéniture. "Je t'interdis de fréquenter les enfants d'untel, ses parents sont trop c..s !
Je le répète, et j'ai des enfants qui prennent la vie à pleines dents et savent se montrer tolérants, parce que nous leur avons appris cette qualité première, mais nous leur avons expliqué chaque fois que celà était nécessaire, même si aucune question n'était posée, nous parlions et parlons toujours ouvertement de tout ce qu'ils voyaient de "marginal" excusez moi l'expression ! Les enfants sont plus surpris que choqués, à vous de ne pas montrer d'hostilité par le verbe.
Si le piercing sur le sexe est une connotation sexuelle, alors j'autorise les maillotdebaintistes à dire de même des naturistes, tous des malades, ces culs nus ! Venez les enfants, on va voir Mickey !
Naturistement vôtre !
Ca me rassure tout de même que je suis pas la seule ouverte d'esprit.
Pas d'accord avec les réactions négatives. :paf
Un piercing, c'est avant tout quelque chose de douloureux. Ca passe par l'hématome, le sang... Ce n'est bien sûr pas une fin en soi : en le faisant, on exprime un dépassement de la douleur par l'esprit, donc un dépassement de soi, de son corps, ou l'intégration de la technologie à travers son corps pour le développer, comme une extension.
Ses origines sado-masochistes ne sont plus du tout évidentes. Sous nos latitudes, on le fait par esthétisme, par plaisir donc (de même que le tatouage), mais aussi (origines tribales et sacrées obligent) par rite, par affirmation d'une identité (pour poser un repère) ou d'une appartenance à un groupe (somme toute restreint), pour montrer son courage à résister à la douleur (comme autrefois les soldats romains se perçaient les tétons par virilité), pour acquérir une élévation émotionnelle ou spirituelle...
Ne confondons pas cette pratique avec une mutilation, encore moins une destruction (!), au contraire, c'est une modification corporelle volontaire, délibérément choisie, et qui exige une hygiène méticuleuse, quotidienne. Bref, percevons-la dans le sens d'une mutation, d'une métamorphose du sujet, d'une réappropriation de son corps, d'une production de signification, sociale et personnalisée.
🙂
Le culte du naturel ne doit pas être utilisé de manière excessive pour condamner certains goûts au piercing et autres tatoos. La répulsion provient souvent d'une projection de l'autre sur soi et d'un sentiment de trouble devant l'inhabituel. Le caractère irréversible du piercing (ou du tatouage) joue comme élément répulsif à son égard. De là à parler de "destruction de son corps", quand on sait le soin que cela implique et l'intérêt esthétique originel, cela me paraît réellement inapproprié.
L'appel à la discrétion masque un dégoût qui utilise la soi-disante fragilité des enfants pour s'autoriser un discours réactionnaire.
Les enfants ne voient pas avec les mêmes yeux que ceux des adultes, pourquoi alors ceux-là seraient-ils choqués comme ceux-ci le perçoivent, en l'occurence sexuellement ? Et puis les enfants doivent bien apprendre à voir le monde tel qu'il est. Je ne vois pas en quoi le port d'un piercing génital (masculin - plus visible - ou féminin), et d'autres, irait à l'encontre du message de confiance du naturisme : le penser, c'est associer piercing voyant et provocation sexuelle. Ce n'est pas le cas. Un corps sexué, orné, n'est pas en lui-même une provocation.
On peut être étonné, surpris au premier abord (voire fasciné sinon dégoûté - l'élégance rimant plutôt avec sobriété) mais condamner ne sert à rien.
Ironie de l'histoire, les origines de ces ajouts ont même pu être anti-sexuels : le christiannisme a fait usage de prothèses corporelles pour mortifier les sens, comme autrefois le piercing (au prépuce chez les hommes, aux petites lèvres chez les femmes) fut utilisé pour contraindre les esclaves à la chasteté, le prince Albert pour éviter une érection en public.
La volonté de discrétion entraîne un appel à l'effacement, à l'auto-censure; contraignante, en-dehors des cas de nuisance réelle, elle devient anti-culturelle et agressive. Un corps peut présenter, par exemple, un nez proéminent, un ventre énorme, et pourtant on l'accepte. Le rejet des piercings "trop" voyants est donc un rejet non pas d'ordre physique mais mental et culturel.
Si un culte excessif du naturel les exclut, on introduit une limite qui ne relève pas tant de critères esthétiques que de critères moraux : parce qu'on perçoit (à tord) provocation, on cherche à lisser, à applanir.
😐
Certes, on peut laisser ses "bijoux" aux vestiaires.
Néanmoins, ils ne sont pas à mettre sur le même plan que les vêtements, car ils ne sont pas faits pour cacher le corps mais pour le révéler et exprimer un caractère.
Bienvenue aux piercés (c pas mon cas).
(je me demande pourquoi autant de prise de tête!)
