La sensation est une réalité objective. Qu'elle soit agréable ou non relève déjà d'une appréciation personnelle quoique spontanée. Quant au plaisir de la sensation il se cultive par l'intervention de l'imaginaire personnel dans sa lecture.
La nudité en pleine nature, surtout une première fois, surtout si c'est dans un espace naturel ouvert et public, ça a toujours une composante transgressive qui décuple le plaisir.
Se sentir libre, c'est merveilleux. Se sentir libre malgré les interdits, ça l'est forcément beaucoup plus.
Quant à proscrire la sensualité en général ! Je plains ceux pour qui boire un verre d'eau fraîche après une randonnée (nue ou pas) n'est pas un plaisir sensuel.
😛 Je n'ai pas pratiqué la randonue en dehors d'espaces autour de campings naturistes.
A l'occasion, j'accompagnerai bien l'apnel-essonne, pour un départ à 11h et un retour à 18h...ainsi qu'un parking sûr. Un casse croûte "prolongé" au milieu...Et si possible, en marchant pieds nus toute la journée.
Je ne pense pas que je décuplerai mon plaisir pour transgression.
D'une part, il n'est pas expressément interdit d'être simplement nu.
D'autre part, il s'agirait plutôt de marcher dans des lieux peu fréquentés, en s'équipant pour se couvrir en cas de rencontre.
Je décuplerai mon plaisir, en étant dans cette nature, où il n'y a pas encore l'intervention du cloisonnement textilo-nudiste; c'est à dire un espace réservé aux naturistes...Ce qui n'est plus tout à fait LA nature.
Et j'insiste, que c'est bien cette nature sans contraintes, qui me semble pouvoir décupler mon plaisir.
Quand je parle de transgression, ce n'est évidemment pas seulement de la loi française qu'il s'agit. Dans notre culture dominante (en dépit de ses utilisations commerciales du reste limitées à l'image) dans notre conditionnement éducatif (même ceux qui ont eu la chance d'avoir des parents naturistes l'ont vécu à l'école) la nudité est un tabou.
Je ne sais pas toi, Nudiworld, mais je constate que l'attrait de la trangression est à l'origine du mythe du Paradis terrestre et du conte de Barbe Bleue qui en est une reproduction assez fidèle, pour ne citer que ceux-là, et j'avoue n'y être pas insensible.
je vous rejoint tout a fais sur pas mal de point !
d'abord, le rôle de l'imaginaire, c'est sans aucun doute celui dont tout decoule !
etre nu dans sa salle de bain, n'apporte pas specialement de sensations, ça en devient different si on est pas chez soit, et si on se trouve chez des amis (qui ne soient pas naturiste) et que la porte ne ferme pas clés, on eprouve un sentiment different .
boire de l'eau est un geste qui passe inaperçu dans la vie, mais boire de l'eau d'une cascade dans la nature dans un cadre paradisiaque procurera une sensation de bien etre incroyable !
il a va de meme pour la nudité, a notre age ce sentiment de liberté, on l'eprouve justement parce qu'il n'est pas completement anodin, il passe par une sorte de transgression morale . pour les enfants tres jeunes qui ne connaissent pas ce phenomene d'interdit les enfants on souvent du mal a accepter de se re-habiller. quoi que la encore, tres jeune l'effet morale est bine present, j'ai eu des amis a la maison dire a la petite qui a moins de 2 ans, en rigolant que ça ne faisait pas de se promener les fesse a l'air devant tout le monde ! j'ai immediatement montrer ma desapprobation
Tout ceci ne serait qu'en relation directe avec notre "culture" ?
ça me fait penser à Muriel Robin qui s'était faite lyncher par la presse quand, immergée en tribu africaine pour les besoins d'une émission, elle s'était mise elle aussi seins nus comme ses hôtes (beau respect pourtant envers ceux qui l'accueillaient). L'européen civilisé accepte de voir des peuplades vivant selon leurs rites, nus ou presque, mais pas un de ses congénères...
"lyncher", c'est un grand mot, je dirais plutôt ricaner bêtement (on connait bien ça !), et c'était plutôt les commentaires des forums ou des sites de buzz que la presse, il me semble.
Je suis d'accord avec lomax,
C'est juste une question sensorielle et non de sensualité.
Etre habillé diminue peut être la sensation au corps et que l'on aime retrouver quand on se met nu. C'est comme un fumeur, quand il arrête le tabac il redécouvre le goût et l'odorat.
Je gamberge, je gamberge...
et je me rends compte que cette communion avec la nature je ne la ressent pas en piscine (puisque je pratique la nudité essentiellement au sein de mon club, Originelle pour le pas le citer, un peu de pub ça ne fait pas de mal)...
Prendre un bain de soleil, seul, nu, c'est agréable... le soleil sur la peau, la brise etc. Il y a la communion avec la nature certes, par contre je pense que la communion passe aussi par le partage avec d'autres. La nudité en société est tout à fait différente d'un acte nudiste isolé.
Quant au temps qui passe, après 25 ans de "pratique", j'éprouve toujours autant de sensualité, de plaisir à évoluer nu avec mes pairs (sans mauvais jeu de mots déplacé ici 😉 )
Damien baigneur à la piscine d'Originelle.
Damien relance le débat (bonjour Damien 😉 ) ; le naturisme serait sensuellement différent s'il est pratiqué en collectivité ? Selon vous, être nu serait plus ou moins sensuel à la plage ou en village de vacances que seul dans son jardin ? :#
La différence que je ressens entre la nudité en solitaire (même en extérieur) & la nudité en commun est bien ce partage de la même aspiration, des mêmes goûts, c'est à dire une sorte de communion.
Mais je la mets au même niveau que pour les autres activités, même textiles, en groupe. Un loisir, si on peut le pratiquer à plusieurs, est mieux vécu que si on est seul.
Donc, je ne pense pas que ce soit spécifique au naturisme, sur ce plan là.
La différence que je ressens entre la nudité en solitaire (même en extérieur) & la nudité en commun est bien ce partage de la même aspiration, des mêmes goûts, c'est à dire une sorte de communion.
Mais je la mets au même niveau que pour les autres activités, même textiles, en groupe. Un loisir, si on peut le pratiquer à plusieurs, est mieux vécu que si on est seul.
Donc, je ne pense pas que ce soit spécifique au naturisme, sur ce plan là.
100% d'accord avec toi ...
Je l'ai déjà dit plus d'une fois : qu'il y ait des gens nu autour de nous, ce n'est pas une finalité en soi. Mais le but est bien de pouvoir être avec du monde, des amis !
Fred.
Merci pour ces réflexions sur la sensualité. Je m'y retrouve tout à fait. J'aime bien la notion de trangressivité. Le bonheur de se promener nu au milieu de gens nus ne peut venir que de là. Cette notion m'intérese d'autant plus que je tiens à l'éthique familiale, notamment à la fidélité conjugale qui est pour moi une valeur cardinale. Or se promener nu avec sa femme nues décuple le plaisir et renouvelle l'amour conjugal (vieux couple de près de 50 ans de mariage !) Il y a bien des couples qu'un petit séjour sur un site naturiste ferait sortir de l'ornière de la routine.
