C'est bien ce qui me semblait, d'accord avec toi Ougl.
En fait, le problème de cette discussion est que chacun donne au mot pudeur sa propre conception.
Pour beaucoup de gens, être nu c'est manquer de pudeur, mais pas pour nous. Alors, nous disons que la pudeur, c'est autre chose.
Si on demande à un français Lambda ("normal" au sens de Coluche 8-), pas arabe, pas juif, pas noir, normal quoi!) si être tête nue c'est pudique ou impudique, évidemment il vous dira que la pudeur n'a rien à voir avec ça.
D'autres font une autre réponse.
Si vous demandez à un Américain si dire combien il gagne ou vous poser la question c'est pudique ou impudique, il vous répondra que c'est tout à fait normal, c'est comme demander ou dire où on habite ou combien d'enfants on a.
La plupart des Français ont seulement une vague idée (à + ou - 30% près, voire plus) de combien gagne leur frère ou leurs parents.
Alors, non seulement la pudeur varie d'une société à l'autre, d'un individu à l'autre, mais le sens du mot varie aussi.
C'est pourquoi répondre à la question "être complexé et être pudique, est-ce la même chose" supposerait qu'on ait déjà défini ce qu'est la pudeur.
Oui, je reconnais, pour cela l'étymologie ne suffit pas, elle n'est qu'une indication.
C'est bien pourquoi la définition du mot pudeur est si floue : on ne peut pas la définir dans l'absolu, de façon universelle.
"Ce qui doit être caché". Que doit-on cacher ?
Ça dépend de chacun : un tel voudra cacher son âge, un tel autre vfoudra cacher ses verrues, un autre encore voudra cacher son âge...
Pas de règle, donc.
pour moi la pudeur et les complexes c 2 choses différents.
Perso j'ai des complexes et je pense qu'on en a tous au fond de nous, et je suis un peu pudique pourtant je suis nat depuis toute petite.
Je n'ai pas de mal à me mettre nue devant des gens mais par exemple si on fait des photos ou des films je mets un vetement, et si je suis chez moi nue et que j'allume ma cam pour parler a des gens (meme nat) je met egalement un vetement, car sinon j'ai l'impression de m'exhiber et ça me gene.
Pour moi, la pudeur physique est générée par le/les complexes, d'où l'éthymologie _ car sans gêne, l'on se trouve en adéquation avec son corp dont on régie l'exhibition charnelle suivant les convenances sociétales dans laquelle on évolue.
Je me sens très pudique physiquement, mais pas du tout d'esprit ou de comportement _ J'assume ma personalité et la revendique, sans pour autant l'imposer, juste l'exprimée. Par contre, je n'aime pas mon corp et sa représentation masculine que je perçois, avec mon propre regard inquisiteur & scrutateur évidement _ et ne tiens pas à le faire partager par crainte du rejet similaire (que je sais bien intellectuellement, être erroné _ mais cela ne suffit pas à m'en départir)!
Aussi, conscient de ce mal qu'est ma pudeur physique, faisant obstacle à rencontrer une partenaire, voire ma prochaine compagne, j'ai pris résolution d'y remédier.
Mis à part bien-entendu des efforts réels à perdre du poids, tenter graduellement de me remuscler malgré les aptitudes physiques logiquement déclinantes avec l'âge et les accidents corporels subis invalidant, j'ai considéré et considère la solution thérapeutique suivante :
Le nudisme,
comme auto-thérapie pour s'accepter soi et s'aimer pour mieux accepter et croire en l'acceptation des autres : tout un programme! :#
Quant bien même les relations passées et le regard en général n'ont soulevé aucun problème avec autrui et notamment avec sa / ses partenaires en particulier. Le mal est tapi et ronge insidueusement l'estime de soi et son bien-être! 🙁 🙁
Etre en adéquation, en harmonie, avec son état d'esprit, son fort-intérieur, son âme que l'on sait pure et belle, son vécu toujours soucieux de communion avec la nature et avec l'autre. Pouvoir être nu physiquement comme l'on sait (presque) l'être psychologiquement, dans un rapprochement élémentairement naturel à l'autre, sans faux-semblant, pour tendre vers une certaine communion dans l'échange. 😀
Voeux pieux malheureusement confronté depuis la puberté au complexe comparatif "de la salle de gym", aggravé plus tard par les rondeurs de sédentarisation venant se rajouter au tableau du rejet de soit-même !
Alors la solution trouvée: s'obliger à se mettre nu, sans artifice, anonymement sur une plage adéquate, dompter sa peur et pouvoir être parmis les autres, leur parler, en faisant abstraction de l'image de son corps dans sa tête, corps réfuté, mais pouvoir enfin trouver dans le non-regard inquisiteur des naturistes et autres nudistes "temporaires", l'acceptation de sa "normalité physique", ressentir se dissiper cette perpétuelle gêne (face aux autres et face à son miroir), s'accepter, pour accepter l'amour des autres que l'on ne veut s'accorder soi-même !
Comme pour combattre l'arachnophobie en s'obligeant à apprivoiser une énorme mygale au Mexique (ce que j'ai fait, et ça a marché à 90%).
Mais la pudeur, est-ce affaire que de volonté aussi?
Se faire violence au début, pour combattre cette timidité récurente, voir presque rejet, qui va en s'amplifiant lorsque l'âge accroît cette distance entre ses standards physiques et estétiques, de paire avec l'exigence personnelle, conditionnée par l'éducation reçue et le regard de la Sté, par rapport à son apparence physique réelle perçue par soi, plus ou moins justement, et que l'on rejette évidemment!
A lire les précédents posts des théoriciens bien-pensant du Naturisme, c'est une évidence même qu'il n' y a point de jugement de l'autre, lorsque l'on est également nu physiquement dans un même lieu! _ Quant bien même l'on recherche chez l'autre l'indulgence que l'on se refuse, et qu'on leur accorde, il n'est pas aisé de faire table rase de ses prégugés handicapants!
Question : afin de s'épargner une éventuelle "nudrocution" soudaine à en criogéniser ses "parties intimes" dans un paroxisme de pudeur exacerbée, ne serai-il pas judicieux d'avoir une approche plus "homéopatique" en participant à des vidéos- tchats, NON SEXUEL, où graduellement je pourrai me dévêtir pour me retrouver à parler avec un /une inconnue (c'est mieux pour mon inclination naturelle envers le "beau" sexe féminin) enfin totalement nu, sans gêne et sans (auto-)reproche?
Connaissez-vous de tels webchats pour ma désensibilisation d'image corporelle et une cure plus progressive ? Je ne vais tout de même pas d'emblée me brûler la peau des c... en me jetant au soleil naturiste, et tel Icar, me brûler les ailes par excès de nudisme précipité!
Vos suggestions, honnêtes et crédibles, sont les bien-venues.
(P.S : J'ai certes noirci le tableau, mais une autoflagélation dans ce descriptif contribue à faire un électrochoc salutaire et attendu vers la rédemption identitaire corporelle recherchée, et méritée (enfin un compliment, ça fait pas'd mal!))).
| [...]ne serai-il pas judicieux d'avoir une approche plus "homéopatique" en participant à des vidéos- tchats, NON SEXUEL, où graduellement je pourrai me dévêtir pour me retrouver à parler avec un /une inconnue (c'est mieux pour mon inclination naturelle envers le "beau" sexe féminin) enfin totalement nu, sans gêne et sans (auto-)reproche?[...] ... |
Ben je ne suis pas à ta place. Mais personnellement je suis parfaitement à l'aise nu sur une plage, mais je crois que je ne le serai pas du tout sur une web-cam (et je n'ai jamais pu me voir en photo).
Je crois que ce n'est pas du tout la même chose.
Quitte à se jeter à l'eau, autant le faire dans les bonnes conditions non ?
Pour ce qui est de la "nudrocution", il me semble qu'on est bien moins confronté au regard de l'autre sur une plage, où on à toutes les chances de passer inaperçu.
Et on peut établir le contact avec les autres plus progressivement.
Enfin, je dis ça, mais peut-être que je ne comprend pas tout à fait.
De toute manière, l'un comme l'autre sont tout aussi inoffensifs... comme les araignées...
(enfin, je rajouterai que, en tant "qu'ex-phobique", je sais bien que l'on sait mieux soi-même quel chemin il faut emprunter hein)
Message édité par : Ahahah / 30-07-2012 17:21
Pudeur=complexé?
je dirais non. On peut être pudique sur des sujets qui n'ont aucun rapport avec un complexe. Cet après-midi, il faisait environ 30°C. Je suis allé chez un pneumologue pour me faire mettre un appareil pour détecter les apnées du sommeil. Comme je m'étais garé à environ 2 Km du cabinet car je n'aime pas conduire en ville, et que j'ai l'appareil posé sur mon tee-shirt, j'ai mis une veste de survêtement pour traverser la ville à pied. Je pense qu'on peut apeller cela de la pudeur. Pourtant, je ne fait pas de complexe à ce sujet. Et même si je faisait un complexe à ce sujet, je suis parfaitement conscient que j'avais l'air plus con avec une veste de survêtement fermé jusqu'au coup par 30°C qu'avec l'appareil bien en vue. Surtout qu'il fait 7 cm d'épaisseur et déformait bien la veste et qu'on voyait quand même les fils et tuyaux dépasser.
Autre exemple: Au niveau de la nudité. J'ai des collègues qui ont une aversion à la nudité. Je sais que si ils me voyaient nus, ils seraient géné. Et bien, je ne me met pas nu devant eux: on peut appelé cela de la pudeur. Pourtant, cela ne me gène pas que d'autres personnes me voient nu. Donc, on ne peut pas vraiment dire que j'ai un complexe au niveau de la nudité.
Il n'est pas pédant de rappeler étymologie et définitions; ça évite de dire tout et n'importe quoi. Le Larousse retient deux sens :
1 - Disposition à éprouver de la gêne devant ce qui peut blesser la décence, devant l'évocation de choses très personnelles, et en particulier l'évocation de choses sexuelle.
2 - Discrétion, retenue qui empêche de dire ou de faire quelque chose qui peut blesser la modestie, la délicatesse.
Je ne vais pas développer le premier sens, plus ou moins élargi selon la culture et-ou l'époque; d'ailleurs, il ne m'intéresse pas. Et puis il remplit des kilomètres de commentaires par ci - par là !!!
Le second sens évoque la frontière entre la chose privée et individuelle, et la chose collective et publique. La forme la plus frappante selon moi reste l'encouragement à parler en public de choses très personnelles.
Alors, la pudeur est-elle un truc de coincés ? Je n'utilise pas exprès le terme psychotisant de "complexe" étant donné que je ne suis pas médecin. Non, je ne le crois pas. C'est plutôt une absorption sociale plus ou moins respectée (sens 1) ou un effet fluctuant de mode (sens 2). Ce qui ne veut pas dire que tous les pudiques sont décoincés ... bien entendu !
Autrement dit, la personne pudique connaît précisément une frontière entre une vie privée et une vie publique. Ce n'est peut-être pas une mauvaise chose quand on a ce phénomène de mode qui tend à faire toujours plus diminuer la partie intime sous prétexte de "vérité", ou sincérité ou je ne sais quoi.
En partie, mais pas forcément totalement. ( je sais pas si je suis clair la hihi)
Je suis en partie pudique par ce que je suis imberbe de presque partout.
Sa m'a beaucoup gené en sortant de l'adolescence, même pour mettre un short!!!
Alors m'essayait au naturisme...
En me faisant violence, j'accepte d'en mettre et d'(carrément)essayer le naturisme au mois de mai pour le meilleur ou pour le pire 😉
Ah ben tu vois, mon fils aîné est gêné par le problème inverse. Vous devriez vous rencontrer, et discuter des avantages-inconvénients. Sans entrer dans des détails que je considèrerais impudique de développer ici, je donne mon bras à couper que tu vas adorer ensuite ta nature !
CENDRINOX ,
Donc tu peux venir à LA SABLIÈRE avec ton fils et le reste
de la Famille
du JEUDI 08 au DIMANCHE 11 MAI 2014 .
Et puis ton fils peut nous rejoindre sans sa mère , si tu ne peux pas venir .
WONDERNUDE ,
T ' as vu que si tu vas à LONDRES pour 1 mois , tu pourras
découvrir une Piscine Naturiste avec FABIEN B et sa Famille .
Message édité par : herve_nice / 01-01-2014 23:42
Heu ... merci mais ... je ne sais pas si tu m'as lue ailleurs mais j'expliquais que j'avais d'autres priorités. Cela n'a pas changé depuis.
(Sinon, tu sais quoi ? Si tu changeais d'avatar ? Ton mariachi a le droit à des vacances lui aussi (nos yeux aussi tiens), il doit avoir des tendinites à secouer depuis des années ses instruments.
Un truc qui ne gigote pas, par exemple ... )
