Pour celà fait bientôt 22 ans que je suis sans. J' aime être comme ça. Chacun fait comme il le ressent. Mais que dire de plus à pare d' essayer une fois, et tu feras ton choix ensuite. Moi il y a 22 ans effectivement nous étions très peu. J' ai essayé et le suis resté, glabre. Ne t' occupes pas de la mode, si il y en a une. Fait comme tu le sents. Voilà.
bonjour faisant du naturisme depuis 3 ans ( j'en ai 20), j'ai remarqué que beaucoup s'épilait. Votre avis jeunes et moins jeunes ? 😉
Natursite depuis ma plus tendre enfance , j'ai toujours vu des poilus dans le differents centres de vacances. Ca ne me choque pas et je suis moi même poilu. Chacun fait ce qu'il veut . Tu te rases ou pas mais le plus important à tout cela c'est le respect des autres
J'ai un ami qui se fait enlever tous les poils du corps parce qu'il trouve que c'est plus esthétique. Il se les ferait enlever de façon permanente s'il en avait les moyens. Je lui dis que pour être cohérent, il devrait se défaire des poils sur sa tête également, déjà qu'il a un peu de calvitie, mais là, tout à coup, ce n'est plus la même chose. Pourtant, du poil, c'est du poil...
le naturisme étant une façon de s'assumer, de se sentir bien dans son corps, chacun fait comme il veut. En revanche, la notion d'hygiène véhiculée par les partisans du zéro poil me semble incongrue: comme si tous les poilu(e)s étaient "sales"! Et ce sont ces mêmes personnes qui ne se lavent pas à la piscine, par exemple.
Les poils c'est comme les coupes trés courte pour les cheveux quand on si habitue ,on ne peut plus sans passé!!!
conseil de coiffeur
pour ma part je rase tous je trouve sa plus sein et estetique enfin ses ma facon de penser
moi j'ai commencé il y a 9 ans par tondre assez court le sexe et plus le temps passe moins j'ai de poil, actuellement tout y passe sauf la tête ou il n'y en a déjà plus beaucoup, lol. et en plus je suis barbu... mais j'aime mon corps sans poil, c'est mon choix perso, mon ami, lui est très 😀 poilu. je n'ai pas de préférence pour ou sans poil mais pour moi, c'est sans et ça le restera
personnellement etant un peu poilu du torse je me rase ou epile le torse et aussi les parties intime je trouve cela plus propre et plus esthetique surtout bronze
Whether or not to remove body hair is a purely personal decision and I expect that most will approve of shaving or not according to their preferences. Ever since my pubic hair first appeared I have thought it useless and have been smooth for many years and I like the appearance of both men and women who are smooth better than those that aren't. It is a personal decision and it only matters to naturists as they are the only ones who will be seen either smooth or hairy. As a practical point I do find it easier to keep and feel clean.
Velu par nature, je respecte m'a pilosité, car elle fait partie de moi.
Que chacun fasse ce qu'il veut, pour ma part, je reste naturel et poilu.
Sinon, comment ferais-je pour me balader "à poil" si je m'en séparre ?
:b
Article vu dans Le Monde du 31 janvier 2016. De quoi laisser plus que dubitatif et songeur :# sur les codes actuels de la "masculinité", de la "virilité" et (surtout) du marketing 0.0 pour nous les hommes... 😕 🙁
Avis aux amateurs de consommation urbaine, "trendy" et branchés, of course ! 😉
Les hommes nus, à rebrousse-poil
Echapper au visage de bébé, mais obtenir des fesses de nourrisson. Une tendance qui en dit long sur la virilité contemporaine.
Qu'est ce que la virilité ? La question agite les polémiques, les clubs de foot, les facs - qu'est ce qu'un vrai mâle, et, si une telle chose existe, comment se fait il que le mâle se transforme au fil du temps, évolue comme un Pokémon d'avatar en avatar ? Nous sommes en 2016, nous avons embrassé les identités fluides. Or le poil, plus que jamais, est un marqueur identitaire - il raconte qui est prépubère, qui est femelle, mâle, queer, ironique, contestataire.
Nous sommes en 2016 et 44 % des hommes (américains, too bad) s'épilent le derrière, tandis que d'autres sont prêts à dépenser jusqu'à 22 000 dollars pour se faire transplanter une barbe. Echapper au visage de bébé, mais obtenir des fesses de nourrisson. Faire remonter la toison au menton. Faire remonter la sexualité du bas en haut. Ces tendances en disent long sur la virilité contemporaine, certes, mais aussi sur le déplacement du désir.
Jusqu'à tout récemment, l'homme velu affichait son poil partout, librement, sauf sur son visage : seule la face était publique, seule la partie visible par les collègues de bureau était civilisée. Il fallait « faire propre » pour aller travailler. Les hommes étaient des grizzlis empaquetés dans des open spaces.
Aujourd'hui, c'est presque l'inverse. Parce que la sexualité est publique mais que les barbus hipsters (les « jeunes indépendants », les « millennials ») travaillent volontiers à la maison ou dans des environnements dénués de dress code strict, on ratiboise dans tous les sens sauf sur le visage. Ainsi le pubis masculin seratil arboré audessus du col de chemise. Et pourquoi pas ?
On hygiénise
Une zone génitale glabre n'est pas seulement plus visible : elle est aussi plus accessible, plus susceptible d'être subvertie - des fesses épilées sont des fesses plus faciles à caresser. Plus faciles à pénétrer. Le corps du mâle contemporain n'est plus destiné au marché du travail mais à ses partenaires sexuels. On peut d'ailleurs y percevoir une manifestation de l'égalité des genres : si les femmes sont priées d'annihiler ce qui dépasse du maillot (voire ce qui dépasse de leur peau), eh bien les hommes suivent le mouvement. Le désir est à ce prix.
Je n'évoque évidemment pas la notion de « prix » au hasard, tant l'industrie cosmétique a intérêt à mettre tout le monde sous pression. Vous trouverez en boutique des crèmes dépilatoires spécialement conçues pour les mâles, ainsi que des gels de rasage pour pénis. Si la peau picote, des aftershave spécifiques permettent de récupérer un toucher soyeux et velouté. Quant à la cosmétique de la barbe, elle se porte bien : soins, sérums, gammes luxueuses de rasoirs et de ciseaux pour les indispensables retouches... L'homme est prié de consommer (des produits) pour pouvoir consommer (sa sexualité). Le look naturel ? Inexistant, persona non grata. L'industrie gagne sur tous les tableaux et commande un magnum de champagne.
Mais au fait, pourquoi les hommes acceptent-ils si facilement de mettre la main au porte-monnaie ? Pas seulement pour séduire , encore moins pour la joie de se transformer en objets sexuels. C'est plutôt que la sexualité, en atteignant l'espace public, a dû passer par le cabinet de toilette. Point de « saletés » ou de « cochonneries » dans le collectif : on hygiénise. La
masturbation devient un entraînement sexuel, le missionnaire se fait gestesanté. C'est évidemment sur cette idée que jouent les vendeurs de sérums et de cire. Côté pile, on vante des pratiques sexuelles plus confortables et propres (le côté lisse « protégeant » des sécrétions et odeurs gênantes , les femmes connaissent bien l'argument - mais qui demande à être « protégé » de la sexualité ?). Côté face, une étude récente montrerait que la barbe protège des infections (grâce à un sympathique microbe planqué dans la toison). Bingo, ouvrez le tiroir-caisse.
Cette tendance porte un nom poétique : le « manscaping », du mot anglais landscape (« paysage »). Il s'agirait pour les hommes de devenir les paysagistes de leur propre corps, de décider s'ils sont plutôt garrigue ou forêt noire, vallons aux côtes apparentes ou collines bien alignées d'abdominaux. Simple question de vocabulaire ? Je n'y mettrais pas ma main à couper. La comparaison du corps au paysage a jusqu'à présent été réservée aux femmes - on se rappelle les interprétations freudiennes des rêves où la dense forêt, la touffe, le buisson, représentent un pubis féminin surmonté de bulbes et de rivières. Tandis qu'aux corps masculins on associe plutôt l'architecture, la colonne de marbre - prétentieux !
Chaos velu
Aux femmes, la nature, aux hommes, la culture : une conception binaire dont il fallait évidemment se débarrasser , mais dont le dépassement entraîne des tensions. On peut ainsi voir dans la barbe foisonnante une stratégie masculine de compensation : l'affirmation d'une virilité solide quand la pression sociale exige qu'on aille à contre-poil, qu'on emprunte aux femmes leurs valeurs et artifices (je sais bien, moi , que les lecteurs du Monde sont de grands sensibles tartinés de crème de jour et occupés à terminer péniblement leur régime après-fêtes, afin de rentrer dans leur pantalon moulant préféré). Rien d'étonnant à ce que nous confondions volontiers, de nos jours, les mots « barbus » et « réactionnaires »...
Conséquence logique de ce chaos velu ? Une grosse envie d'en rire , rendue d'autant plus urgente que la barbe a longtemps été synonyme de sagesse. Le patriarche sérieux comme un pape , sourcils froncés, avec sa barbe à papi, laisse place au « garçon sensible », vulnérable aux injonctions de la société mais incroyablement créatif quand il s'agit de les contester par l'absurde.
Ainsi, alors qu'on célébrait en 2015 la tendance de barbes à paillettes permettant aux hommes de s'infantiliser autant que les femmes, alors que le « man bun » (le chignon pour garçons façon prof de yoga) disparaissait en quelques mois, voici venu la « man braid » : la tresse au sommet du crâne, comme une contre-tonsure. Si cela ne vous suffit pas, vous pouvez opter pour le « merkin » - une perruque pubienne décorative qui aurait été utilisée dans les temps anciens pour couvrir, chez les prostituées, les signes de syphilis. (Il en existe quantité en ligne, pour homme comme pour femme d'ailleurs, de 10 à 50 euros environ.)
Même parti pris humoristique côté littérature : Emmanuel Carrère, dans son roman La Moustache (Gallimard, 2005), décrit l'histoire d'un homme qui un beau jour se débarrasse de sa moustache... une décision apparemment anodine, mais qui entraînera de très rocambolesques développements. (Je vous recommande chaudement ce livre pour passer l'hiver, pour rigoler un bon coup et pour vous interroger sur l'identité masculine.)
Alors, difficile d'être homme dans un monde où il faudrait s'afficher simultanément glabre et velu ? Peut-être. Mais si ces questions intimes sont aujourd'hui exploitées commercialement et politiquement, les mâles y répondent avec le sourire. De quoi nous mettre tous, et toutes, de bon poil.
Excellent article, en plus j'ai appris un truc: l'existence du "merkin" !
Il faut vraiment être tordu pour tout enlever, puis réaliser que c'est impudique et courir acheter une postiche pour cacher... 😉
C'est vraiment une affaire de mode: on prétendait avant que les poils pour les hommes c'était viril, puis s'est devenu sale, mais maintenant c'est toujours sale mais c'est bien sur le visage car ça fait viril...
