Ah ben ce sujet remonte au bon moment puisque j'ai eu des conversations au sujet de la beauté-complexes etc avec des proches dernièrement.
Je disais que pour ne plus se prendre le chou avec les "chuipabô", je crois que lorsque le corps se sent bien, il se sent "beau" aussi, ou du moins il arrive à se supporter voire à s'aimer. Le naturisme peut être un moyen de bien-être mais ya bien d'autres trucs bien évidemment.
Et je ne pense pas que lorsque l'on n'est pas bien dans sa carcasse faire des galeries de "monstres" selon ses prétendues difformités (comme en médecine !) soient efficaces (la galerie unicouille, la galerie ventrachou, la galerie unichon ... bof), ou alors si ça l'est le bien-être vient par une sorte d'exib que tout le monde n'éprouve pas. Toutes ces photos ne servent à rien sinon qu'à écoeurer par l'impression d'empilages de viandes laides. Pour guérir de "complexes", il vaut mieux commencer par se soigner de l'intérieur, sentir son corps, l'écouter et se maintenir dans un état de bien-être. C'est bien plus tard que la vue (=photo) sera supportable, voire agréable.
Message édité par : Cendrinox / 04-02-2012 17:40
Se senti bien nu, cela s'apprend ! Ce n'est pas forcément simple selon son passé et de son niveau d'estime en soi. En même temps, notre nudité c'est notre état le plus naturel et il faut apprendre à l'apprécier.
Etre nu, c'est le plaisir d'être en contact avec son corps et donc, avec soi.
Il me semble qu'attendre d'avoir un corps parfait pour l'aimer est une entreprise vouée à l'échec.
Maintenant, pour notre camarade, tu epux envisager de te faire poser une prothèse testiculaire pour une certaine esthétique et une confiance en soi restaurée. 😉
Le nudisme,
comme auto-thérapie pour s'accepter soi et s'aimer pour mieux accepter et croire en l'acceptation des autres : tout un programme! :#
Quant bien même les relations passées et le regard en général n'ont soulevé aucun problème avec autrui et notamment avec sa / ses partenaires en particulier. Le mal est tapi et ronge insidueusement l'estime de soi et son bien-être! 🙁 🙁
Etre en adéquation, en harmonie, avec son état d'esprit, son fort-intérieur, son âme que l'on sait pure et belle, son vécu toujours soucieux de communion avec la nature et avec l'autre. Pouvoir être nu physiquement comme l'on sait (presque) l'être psychologiquement, dans un rapprochement élémentairement naturel à l'autre, sans faux-semblant, pour tendre vers une certaine communion dans l'échange. 😀
Voeux pieux malheureusement confronté depuis la puberté au complexe comparatif "de la salle de gym", aggravé plus tard par les rondeurs de sédentarisation venant se rajouter au tableau du rejet de soit-même !
Alors la solution trouvée: s'obliger à se mettre nu, sans artifice, anonymement sur une plage adéquate, dompter sa peur et pouvoir être parmis les autres, leur parler, en faisant abstraction de l'image de son corps dans sa tête, corps réfuté, mais pouvoir enfin trouver dans le non-regard inquisiteur des naturistes et autres nudistes "temporaires", l'acceptation de sa "normalité physique", ressentir se dissiper cette perpétuelle gêne (face aux autres et face à son miroir), s'accepter, pour accepter l'amour des autres que l'on ne veut s'accorder soi-même !
Comme pour combattre l'arachnophobie en s'obligeant à apprivoiser une énorme mygale au Mexique (ce que j'ai fait, et ça a marché à 90%).
Mais la pudeur, est-ce affaire que de volonté aussi?
Se faire violence au début, pour combattre cette timidité récurente, voir presque rejet, qui va en s'amplifiant lorsque l'âge accroît cette distance entre ses standards physiques et estétiques, de paire avec l'exigence personnelle, conditionnée par l'éducation reçue et le regard de la Sté, par rapport à son apparence physique réelle perçue par soi, plus ou moins justement, et que l'on rejette évidemment!
A lire les précédents posts des théoriciens bien-pensant du Naturisme, c'est une évidence même qu'il n' y a point de jugement de l'autre, lorsque l'on est également nu physiquement dans un même lieu! _ Quant bien même l'on recherche chez l'autre l'indulgence que l'on se refuse, et qu'on leur accorde, il n'est pas aisé de faire table rase de ses prégugés handicapants!
Question : afin de s'épargner une éventuelle "nudrocution" soudaine à en criogéniser ses "parties intimes" dans un paroxisme de pudeur exacerbée, ne serai-il pas judicieux d'avoir une approche plus "homéopatique" en participant à des vidéos- tchats, NON SEXUEL, où graduellement je pourrai me dévêtir pour me retrouver à parler avec un /une inconnue (c'est mieux pour mon inclination naturelle envers le "beau" sexe féminin) enfin totalement nu, sans gêne et sans (auto-)reproche?
Connaissez-vous de tels webchats pour ma désensibilisation d'image corporelle et une cure plus progressive ?_ Je ne vais tout de même pas d'emblée me brûler la peau des c... en me jetant au soleil naturiste, et tel Icar, me brûler les ailes par excès de nudisme précipité! 😉
Vos suggestions, honnêtes et crédibles, sont les bien-venues.
(P.S : J'ai certes noirci le tableau, mais une autoflagélation dans ce descriptif contribue à faire un électrochoc salutaire et attendu vers la rédemption identitaire corporelle recherchée, et méritée (enfin un compliment, ça fait pas'd mal!))).
Il me semble qu'on peut poser le problème de trois manières différentes et que c'est utile pour faire un travail sur soi.
D'abord quelle représentation a-t-on de la nudité ? A quoi l'associe-ton ou a-ton appris à l'associer? Sexe ? Chose sale ? Dénuement social ? Il est important de prendre conscience des représentations héritées de son éducation et de la culture ambiante.
Ensuite, il y a l'image de soi. L'image que l'on veut donner de soi mais aussi l'image que l'on croit que les autres ont de nous. Le naturisme trouve-là un très gros obstacle. Qu'il s'agisse des difformités de son corps ou tout simplement de l'idée d'être vu nu.
Enfin il y a le ressenti. certains se sentent bien nus d'autres se couvrent même les bras tant ils se sentent mal dévêtus ! Là C'est comme pour les goûts et couleurs, cela ne se discute pas. En revanche, cela se travaille. Pour celui qui a un conjoint qui hésite ou résiste à tomber le maillot, qu'il sache patiemment aborder ces trois aspects avec lui, une prise de conscience peut aider à sauter le pas. Mais cela prend du temps alors il faut au naturiste un peu de patience. Il faut aussi bien choisir le lieu.
Le naturisme a été une vraie thérapie! C'est comme ça que j'ai appris à aimer mon corps. Il faut se lancer, je n'ai pas constaté de regards insistants sauf de la part de personnes habillées de passage !
Je ne retiens que la sensation de liberté, le soleil et le vent sur mon corps nu !
Le naturisme a été une vraie thérapie! C'est comme ça que j'ai appris à aimer mon corps. Il faut se lancer, je n'ai pas constaté de regards insistants sauf de la part de personnes habillées de passage !
Je ne retiens que la sensation de liberté, le soleil et le vent sur mon corps nu !
Pareil pour moi.
Gain de confiance en moi, je n'ai plus honte de mon corps et des mes formes et puis comme tu le dis cette sensation de liberté, cette liberté retrouvée ...
la petite taille de mon pénis était a l'origine d'un abominable complexe quand j'étais adolescent,pas la peine d'ètre nu pour le voir:un maillot de bain bien moulant ne cache pas ce genre de chose
maintenant je suis naturiste,personne ne mate mon sexe,et je ne suis pas embèté pour courrir!
A séba 87 : tu sais que tu as un point commun avec Léon Tolstoï ? lui aussi étatit guère épais ...!
Bon jeu de mot !
En ce qui me concerne, je n'ai jamais souffert de complexes physiques.
Bon, normal , en même temps :b
L'acceptation de son corps (et de celui des autres ! ) tel qu'il est : c'est à mon avis un des grands bienfaits du naturisme.
En centre ou club, on voit des personnes de toute corpulence, de tous âges..qui habitent leur corps. Et quand on habite pleinement son corps, quand on EST, on est au sens fort du terme, beau. Très clairement, l'environnement naturiste aide à cette prise de conscience.
Interrogation : j'ai l'impression que ce principe d'acceptation de l'autre tel qu'il est date plutôt de l'après-guerre. Je ne suis pas certain (mais peut-être me trompe-je) que Kienné de Mongeot, un des pères fondateurs du nudo-naturisme, aurait accepté une personne un peu "enveloppée" au Sparta Club... :#
Le magazine canadien "Now Toronto" vient d'envoyer un message de nouvelle année pour le moins différent des autres medias... et pour cause ! En effet, il met en exergue les auteurs du projet "Love Your Body" (Aime ton corps) qui ont demandé à 12 personnes de se déshabiller et de parler de leur vie, leurs expériences, l'acceptation de leur corps, etc. :=! :=! :=!
Source :
- La Repubblica, "Ama il tuo corpo": la diversità è un punto di forza => http://d.repubblica.it/beauty/2016/01/18/foto/ama_il_tuo_corpo_fotografia_magazine_canada_now_toronto-2933669/1/#container
Pour en savoir plus sur le projet :
- Now Toronto : https://nowtoronto.com/lifestyle/the-2016-body-issue
Le sujet est intéressant et important. Lorsque j'ai rencontré des personnes handicapées, âgées ou ayant une apparence défavorable du point de vue des "normes" esthétique, j'en ai fait le sujet d'un roman pour faire connaître les bienfaits du naturisme aux non-naturiste et aux personnes qui ont un problème avec leur corps. Il s'intitule : On ne meut pas au paradis". On le trouve sur Amazon.
