Non, il ne s'agit pas de savoir si l'on peut être nu chez soi etc.
Le "chez soi" désigne le rapport à son propre corps.
Les rencontres philosophiques de Monaco 6/6.- En exclusivité pour Madame Figaro, et en partenariat avec la semaine PhiloMonaco qui s’achève ce 16 juin, six philosophes éclairent de manière sensible l'essence de l'être. Aujourd'hui, avec Marie-Aude Baronian*, on explore le rapport à notre propre nudité.
Entre constat physique et affectif, être tout nu vient titiller notrevulnérabilité. S'il est vrai qu'accepter sa vulnérabilité est une quête continue en ces temps de performance effrénée, est-elle de nature anatomique ? Ne faudrait-il pas reconnaître la diversité de ce que la nudité signifie et implique pour chacun et chacune d'entre nous ? Nous sommes nombreux à nous sentir (très) nus étant habillés, et (trop) habillés étant nus. Ainsi, la distinction entre habillé et nu n'est pas aussi nette et tranchée, traversée par des vécus multiples. C'est pourquoi on peut se demander s'il faut, sans détour, adhérer à l'idée selon laquelle être tout nu, c'est être indéniablement affranchi et «bien dans son corps..
Le corps déshabillé, détaché de tout un appareillage matériel, n'est pas pour tous la forme la plus épanouissante ni rassurante. On s'interroge à nouveau : la sensation d'inconfort serait-elle liée aux schémas du corps puissant et sans taches ou, plutôt, à l'inconfort d'un corps sans protection ? En somme, peut-être que l'intimitédu corps nu dans l'espace intime et discret du chez-soi n'est pas qu'une question d'ordre morphologique, mais peut-être qu'elle se définirait plutôt à l'aune de l'humilité du regard et des mots que nous portons sur nous-mêmes et les autres.
(*)Marie-Aude Baronian est docteure enphilosophieet en études cinématographiques, professeure associée aux facultés des sciences humaines de l'Université d'Amsterdam.
La semaine PhiloMonaco est organisée du mardi 11 juin au dimanche 16 juin par les Rencontres philosophiques de Monaco, sous la présidence de Charlotte Casiraghi, cofondatrice. Gratuite et ouverte à tous. Au programme : l'écologie, l'éducation, le soin, les femmes, l'art de vivre et le plaisir de philosopher.
Les Rencontres sont diffusées en live et en replay sur philomonaco.com
Instagram : @philomonaco
PS: je n'arrive pas à avoir une seule image du dessin et en taille normale. Désolé.
Les angoisses des réacs en tout genre face au corps, le leur et celui des autres.
Bel exemple de "parler pour ne rien dire"...
Ça paraît relativement compliqué pour pas grand chose, alors qu'au fond il y aurait de quoi à débattre ou présenter des expériences différentes, je pense aux questions sensorielles liées à l'autisme sur lequel j'avais brièvement échangé avec Nudéa il y a quelques mois. Et surtout, ça permettrait d'évoquer autre chose que les poncifs sur la pudeur, et de revenir sur des questions pratiques : pourquoi met-on des vêtements chauds en hiver ? Pourquoi pouvons nous faire le choix entre des vêtements légers et absorbants ou de ne rien porter en été ? Pourquoi les baigneurs textiles se contentent de rester en slip ou en bikini, mais que des gens qui restent plus longtemps dans l'eau choisissent des combis en néoprène.
Si c'est pour parler de vulnérabilité, la question peut se poser sur le fait que le maillot de bain obligatoire dans les piscines sportives ne couvre pas vraiment grand chose, et que c'est une raison pourquoi souvent les cours de natation obligatoires au collège sont souvent mal appréciés des adolescents, qui sont souvent plutôt sensibles aux différentes problématiques de complexes et autres...
Ma question est : elle a fumé quoi ?
C'est tortueux, voire torturé, c'est très verbeux, c'est compliqué... Bref, c'est incompréhensible.
« Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement
Et les mots pour le dire viennent aisément. » (Nicolas Boileau)
Visiblement, ce n'est pas applicable à la pensée de cette personne.
