Ne pas croire les déclarations, influencées par la morale judéo-chrétienne (comme on dit).
Fiez-vous plutôt à cette Américaine qui a mesuré le phénomène avec son pléthysmographe:
,
*Que veulent les femmes, de Daniel Bergner, éd. Hugo&cie (collection Hugo doc).
Coper-coller d'un compte-rendu du bouquin:
Excitée ? Moi, jamais !
Pourquoi les femmes à qui on montre des images de sexe affirment-elles que cela ne les excite pas alors que des appareils de mesure installés sur leur corps enregistrent un afflux sanguin brutal, accompagné dun taux de sécrétion vaginale intense ? Leur culotte est trempée mais les femmes nient. Inconscience ? Mensonge ? Déni ?
On dit que les hommes sont des animaux et quils aiment le sexe bestial. Les femmes, elles, seraient chaudes uniquement pour leur bien-aimé et les gros câlins Vrai ? Faux ? Dans les années 2000, une psychologue américaine se met en tête d'enquêter. Elle sappelle Meredith Chivers. Son père colonel dans l'armée de l'air canadien construit des cockpits pour les avions à réaction. Il transmet à sa fille l'amour des études empiriques. Petite, Meredith fabrique d'abord des labyrinthes pour ses hamsters puis un réfrigérateur miniature complet pour sa maison de poupée. Grande, elle étudie les neurosciences, la biophysique, la biochimie puis s'inscrit à un cours de sexualité durant lequel, un jour, l'enseignant projette des images en gros plan dune vulve. Cris de dégoût dans l'amphithéâtre essentiellement émis par les filles.
Dans un livre consacré à cette étonnante chercheuse Que veulent les femmes* Daniel Bergner souligne que les gros plans d'un pénis ne soulèveront pas la moindre vague de protestation chez les étudiants des deux sexes. Meredith Chivers trouve cela injuste. Aussi injuste finalement que le stigmate qui frappe toutes les filles dites libérées, assimilées à des femmes publiques, des traînées. Pourquoi seraient-elles des ... ? Parce que leurs fantasmes sont des fantasmes d'hommes, affirment certaines pseudo-féministes. Il y aurait donc des fantasmes différents selon les sexes ? Meredith Chivers se dit qu'il y a là un mystère à résoudre. Alors, elle fabrique un engin baptisé pléthysmographe, un petit appareil muni dune ampoule et dun capteur de lumière miniatures que l'on insère dans le vagin.
Les femmes réagissent à tout, et assurent ne réagir à rien
Cest un appareil destinée à mesurer le degré d'excitation des femmes (1). Il ny a plus qu'à le tester. Meredith Chivers fait subir à ses cobayes la même expérience : des femmes équipées du pléthysmographe, confortablement assises dans un fauteuil, sont soumises à une série de films pornographiques ou documentaires sur un écran 'dordinateur : sodomie homosexuelle, coït hétéro, masturbation, nudité, lesbianisme (2) Les résultats sont surprenants. Plus tard, Meredith Chivers invente un autre appareil à mesurer l'excitation des hommes et compare. Il s'avère que les hommes, pour leur majorité, réagissent physiologiquement à toutes les scènes qui correspondent à leurs goûts propres. Quand on leur demande quelles scènes les excitent, leurs réponses coïncident exactement avec ce que l'appareil a enregistré. Les femmes, en revanche Non seulement tout les excite mais elles prétendent que rien ne les excite
Pour le dire plus clairement : alors que les hommes bandent à la vision de leur activité de prédilection (et pas pour le reste), les femmes, elles, sont excitées de façon égale pour tous les stimuli, même lorsqu'il s'agit de vidéos montrant des singes bonobos qui copulent. Dans Le secret des femmes, Elisa Brune et Yves Ferroul s'étonnent : Les femmes répondent même aux images de sexualité animale, alors que les hommes restent de marbre. Pourquoi les femmes mouillent-elles devant des bonobos qui forniquent ?. Plus curieux encore : alors que les femmes mouillent pour tout et pour n'importe quoi (dès lors que cela montre de la nudité, des caresses, de la masturbation ou des pénétrations), elles affirment toujours ne rien ressentir. Ou plutôt, elles affirment être davantage excitées par des images de porno soft, centrées sur la femme, c'est à dire par les scènes les plus gentilles du répertoire de films qu'on leur montre. En d'autres termes : ce quelles disent avec leur tête ne correspond pas à ce quelles disent avec leur vagin. Qu'en déduire ?
Meredith Chivers reste prudente lorsqu'il sagit d'expliquer ces résultats. Ce serait idiot de dire que les femmes mentent. Mais si les femmes ne mentent pas, cela signifie-t-il qu'une femme peut réellement ignorer ce qui se passe dans son corps ? Serait-elle à ce point ignorante de ses émois ? Ou méprisante de son corps ? Ou conditionnée à nier l'évidence ?
La réponse lundi prochain.
*Que veulent les femmes, de Daniel Bergner, éd. Hugo&cie (collection Hugo doc).
Note : Ce livre est intéressant en ce qu'il retrace les recherches de Meredith (entre autres), mais l'auteur, journaliste pour le New York Times, part du principe que l'homme est animal, que sa libido le pousse instinctivement vers la quête sexuelle etc. Bien qu'il défende ces idées périmées, héritées du XIXe siècle, l'entreprise de Daniel Bergner mérite cependant d'être saluée : il affirme que la femme aussi est animale, et appuie son propos sur les découvertes de la dernière décennie. Ces découvertes battent en brèche la théorie de la femme programmée pour la monogamie défendue par les tenants de la psychologie évolutionniste. Un pavé dans la mare, donc.
Message édité par : PhilE / 27-01-2015 16:22
Et dans Libération, c'est ici:
http://sexes.blogs.liberation.fr/2015/01/26/la-culotte-peut-elle-etre-chaude-et-la-tete-froide-/
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Les 400 culs
La culotte peut-elle être chaude et la tête froide ?
Agnès Giard 26 janvier 2015
(mise à jour : 26 janvier 2015)
Est-il possible qu'une femme soit physiquement excitée sans s'en apercevoir ? A la vue de films érotiques qui les font abondamment mouiller, la majorité des femmes prétendent que ces films les laissent «de glace». Mépris du corps ? Déni du désir ?
ED-FOX-1
Si on demande aux femmes quels scénarios les excitent, elles ont tendance à minorer. Faudrait pas avoir l'air trop «salope». Officiellement, donc, les femmes -pour leur majorité- n'aiment pas l'idée de se retrouver au lit avec trois hommes, ni de se faire payer par un bel inconnu pour le rejoindre dans une chambre d'hôtel, ni les plans hardcore, ni la sodomie, etc.
ED-FOX-2
Fatiguée d'entendre toujours le même discours, la chercheuse américaine Meredith Chivers invente un appareil à mesurer l'excitation et découvre que les femmes sont excitées... même lorsqu'elles affirment le contraire. Ces femmes mentent-elles ? «Non», répond Meredith Chivers, qui part du principe que ses cobayes sont de bonne foi lorsqu'elles passent le test. Dans ce cas, comment expliquer un tel aveuglement ? S'agit-il d'un refus inconscient de ses propres émois, conditionné par l'éducation ? Ou d'une plus grande «capacité» de faire la part des choses entre les manifestations physiologiques et l'excitation mentale ? Plusieurs hypothèses sont possibles.
Excitée sans le savoir
La première hypothèse repose sur l'idée d'une disparité fonctionnelle entre le pénis et le vagin. En d'autres termes : il est cliniquement possible que la femme soit excitée sans le savoir. Dans Le Secret des femmes*, Elisa Brune et Yves Ferroul l'expliquent ainsi : «Un clitoris peut être gorgé de sang et gonflé en érection sans que sa propriétaire en soit le moins du monde au courant. Situation impossible pour un pénis dont l'aspect crie son état sur tous les toits. Raison, sans doute, pour laquelle excitation mentale et excitation physiologique sont plus étroitement liées chez l'homme que chez la femme. Raison aussi pour laquelle la probabilité de masturbation spontanée est plus grande chez les garçons que chez les filles. Une érection visible, d'un côté, va induire un comportement de curiosité et de renforcement de l'excitation, alors qu'une érection invisible, de l'autre côté, va laisser le champ ouvert à une multitude de ressentis différents : excitation, ou gêne, ou malaise, ou incompréhension, ou saute d'humeur, ou inconscience pure et simple. Est-ce pour cela que 54 % des hommes disent penser au sexe au moins une fois par jour, contre seulement 19 % des femmes ?»
«On peut donc être excitée, poursuivent-elles, sans le savoir, et ce même lorsqu'on baigne dans une ambiance sexuelle. Lorsqu'on soumet des hommes et des femmes à des stimuli pornographiques, les réponses physiologiques sont équivalentes en rapidité et en intensité (mesurée par l'augmentation du débit sanguin dans les organes génitaux qui lui-même induit la lubrification chez la femme). À cette différence près que les femmes déclarent souvent ne ressentir aucune excitation (là où les hommes sont parfaitement conscients de ce qui se passe).» Pour Elisa Brune et Yves Ferroul, il est physiologiquement possible pour une femme de rester sourde aux appels lancés depuis sa culotte. Mais cette surdité est-elle une bonne chose ? Culturellement, les femmes sont éduquées à nier leurs désirs. Si elles se bouchent les oreilles, refusant d'entendre ce que le corps leur dit, faut-il se contenter de dire «C'est comme ça ?». Ou faut-il inciter les filles à se fier plus à leurs sensations physiques qu'à la morale répressive ambiante?
Désolante psychologie évolutionniste
La question est difficile car il se peut fort que les sécrétions vaginales n'aient POUR DE VRAI rien à voir avec l'excitation mentale. «On a déjà constaté des vagins lubrifiés lors de viols, ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il y avait consentement ou plaisir, raconte Elisa Brune. La paroi vaginale répond du tac au tac lorsqu'on a besoin d'elle, quel que soit le scénario.» Le problème avec cette hypothèse-là, c'est qu'elle est récupérée par des adeptes de la psychologie évolutionniste et détournée à leur profit : ils affirment que la «vasocongestion réflexe» du vagin (le fait que les femmes se mettent à mouiller dès qu'elles sont confrontées à des corps nus ou des situations sexuelles) «pourrait être le résultat d'une adaptation évolutive rendant la femelle apte au coït plus rapidement, c'est à-dire indistinctement à la moindre alerte, ce qui la protègerait des blessures en cas de sollicitation brutale.» Idée rancie, sous-tendue par une idéologie scientiste qui ramène systématiquement le désir à sa seule dimension biologique.
Il est toujours désolant de constater que les résultats de recherche qui devraient nous amener à poser de vraies questions sur ce que nous sommes (ou ce que nous voulons) sont mises au profit d'un discours -rabâché ad nauseam- réduisant la sexualité à n'être qu'un instinct primal, puis qu'un programme génétique, hérité du Pléistocène. C'est le même discours que celui qui consiste à dire : la pornographie est une drogue, puisqu'elle réduit notre self-control ; les hommes sont naturellement des violeurs polygames attirés par le rapport taille-hanche de 0,7 ; les femmes sont naturellement des harpies frigides, possessives et monogames... Il est désolant de constater que ce discours, désespérant car rempli de mépris envers la complexité humaine, reste la réponse à tout lorsque nous sommes confrontés à des données étranges. Pourquoi les femmes s'excitent-elles sur les bonobos qui copulent et pas les hommes ?
Ouvrir de nouvelles pistes
Dans un article datant du 21 mars 2014, le chercheur Martin Baker (1) avance : «Lorsque Meredith a fait cette curieuse découverte, elle avait bien conscience que ça ne collait pas avec la doxa. La doxa veut que les mâles humains soient excités par le fait de multiplier leurs partenaires et que les femelles humaines, au contraire, ne soient excitées que par la tendresse et l'amour. Le problème que soulève la contradiction entre ce qui les excite physiquement et ce qu'elles prétendent devrait pourtant nous encourager à ouvrir de nouvelles pistes de réflexion sur la sexualité.»
Après quoi, Martin Baker propose son analyse : «Nos corps réagissent à certaines images et, ce faisant, nos corps nous encouragent à définir ce qu'est le sexe et la sexualité suivant des critères physiologiques... Nous sommes des créatures remplies de désir pour le sexe, mais également remplies d'attirance pour le désir lui-même. Quand nous grandissons, nous devenons conscient de la possibilité du sexe. Nous apprenons à identifier les réponses physiologiques de nos corps aux possibilités sexuelles. Nous apprenons également à nous définir en fonction de ces réponses : il y a des choses qui nous excitent et d'autres pas. Cela fonde notre identité (sexuelle, mais pas que). Nous apprenons à comprendre qui nous sommes en comparant ce qui nous excite avec ce qui excite les autres et à voir le monde comme un champ ouvert d'interdits ou de possibilités. Ainsi se construit notre univers fantasmatique, à la croisée du corps, du moi et des normes culturelles. Les trois sont nécessaires et il serait intéressant de réfléchir sur la sexualité entendue comme le résultat d'une interaction entre ces trois univers».
* Le secret des femmes, d'Elisa Brune et Yves Ferroul, Odile Jacob.
«Que veulent les femmes», de Daniel Bergner, éd. Hugo&cie (collection Hugo doc).
(1) «The «problem«of sexuel fantasies», publié dans la revue Porn Studies.
Merci de cette doc, phil ! J'en fais une copie . 😉
Sanglier on achète l'appareil 😉
Les femmes sont au moins autant excitées que les hommes...
:# Parce ce qu'il y en a qui en doutait ?
Que de préjugés et d'hypocrisie qui corrompent les relations humaines.
Oui Jacques, on lit un peu partout que ce sont les hommes qui sont attirés par le sexe et la vue de la nudité. Les femmes, on dit qu'elles le sont beaucoup moins, et que celles qui le sont sont des (censuré).
Cela fait partie des nombreuses bêtises que véhiculent les "morales" (je ne peux que rarement m'empêcher de mettre des guillemets quand j'écris ce mot).
D'ici à dire que c'est une découverte nouvelle... Masters et Johnson avaient déjà fait un bouquin qui démontait à peu près de la même façon les idées toutes faites, il y a 50 ans (1966 pour leur premier best-seller) !
Message édité par : jacques_gana / 28-01-2015 17:00
Même si ce n'est pas nouveau, comme disait mon père, "c'est toujours vrai", et il est bon qu'on vérifie ça de manière objective et non en prenant en compte des réponses à un questionnaire.
Une psychologie qui n'utiliserait pas des méthodes empiriques n'a aucune valeur scientifique, ce qui est malheureusement le cas de la plupart des propos des psys français.
Même si ce n'est pas nouveau, comme disait mon père, "c'est toujours vrai", et il est bon qu'on vérifie ça de manière objective et non en prenant en compte des réponses à un questionnaire.
Une psychologie qui n'utiliserait pas des méthodes empiriques n'a aucune valeur scientifique, ce qui est malheureusement le cas de la plupart des propos des psys français.
Oui, d'accord avec la première proposition. Vérifier que les comportements n'ont pas changé, vérifier par d'autres moyens que les études précédentes ne sont pas entachées d'un biais quelconque, c'est toujours utile.
Pour la deuxième, je préfèrerais le "scientifique" à "empirique", car est empirique ce qui ne fait appel qu'à l'expérience, sans raisonnement véritable, sans explication. Exemple : "la fumée monte toujours" est une expérience empirique. "Pourquoi la fumée monte-t-elle ?" est une démarche scientifique. Et la réponse donnée à cette question ne peut être que scientifique. À moins de donner dans le charlatanisme, évidemment.
Autrement formulé : l'empiriste constate. Le scientifique explique ou tente d'expliquer. Ça va donc plus loin.
Bien sûr, il faut passer par l'observation pour faire de la science. Mais c'est très insuffisant, car la science est prédictive : "En partant de conditions initiales précises, je dois pouvoir prévoir la suite avec une précision acceptable. Sinon, mon explication est fausse."
Voilà pourquoi je pense que beaucoup de psy-quelque chose (ici j'exclus les psychiatres, qui sont médecins) devraient s'intéresser à la recherche scientifique - fût-elle accomplie par d'autres - plutôt que de s'accrocher aux dogmes (freudisme, en particulier).
Là où je rejoins PhilE, c'est que si ces "psy"-là pratiquaient l'observation attentive de leurs patients, ils débiteraient sans doute moins d'âneries. Car ils devraient au moins se poser la question de la pertinence de leurs convictions profondes si elles se trouvaient en opposition trop fréquente avec leurs observations.
Enfin bon, moi je suis un homme et les images de sexe ne m'excitent pas perso.
Mais bon... :#
Style le parfait film de cul avec la blonde bien vulgaire aux nibards siliconés, hyper maquillées ( faux cils, pots de peinture sur la tronche ), bas résilles, talons hyper haut, en train de se faire prendre par deux mecs hyper virilisés au point d'en être ridicule, moi, perso, j'ai déjà essayé de Matter ce genre de film, mais ça ne me fait RIEN du tout. Et ma femme non plus d'ailleurs.
Après, j'imagine que ça doit plaire, vu que ça se vend. Mais c'est pas du tout mon truc.
Message édité par : steph22 / 27-08-2015 01:04
Les femmes sont au moins autant excitées que les hommes...
:# Parce ce qu'il y en a qui en doutait ?
Que de préjugés et d'hypocrisie qui corrompent les relations humaines.
Merci, Jacques.
Et je voulais juste ajouter que l'excitation sexuelle n'a pas de standart ... et pas de limite.
C'est personnel et intime.
Je sais pas si ça a quelque chose à voir mais j'ai remarqué que les femmes ont moins besoin que les hommes de "temps de récupération" entre 2 orgasmes.
Moi je sais qu'il me faut un quart d'heure après un orgasme pour pouvoir de nouveau être efficient sexuellement par exemple ( j'ai 48 ans en même temps donc peut être que ce temps était moins long avant, je ne me souviens plus ).
