17 juin 2026
LA PUDEUR - SES VAR...
 

LA PUDEUR - SES VARIATIONS DANS LE TEMPS ET L'ESPACE (La vie au soleil 1949-1950)

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BrunoSaurez
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(@brunosaurez)
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COUP D'OEIL NEUF D'UN VIEUX TOUBIB

La vie au soleil N°2 - Mai 1949

La pudeur ! Sentiment artificiel créé par les convenances sociales et qui est loin de rester semblables à lui-même dans le temps comme dans l'espace.

Un jour, il y a, hélas ! Déjà bien longtemps, je déjeunais à New York avec M.Fortunas S. membre de l'Institut.
Je lui avais posé la question devenue classique pour les voyageurs : « Monsieur le Professeur, quelle est la chose qui vous a le plus étonné aux Etats-Unis ? »...Et je revois s'éclairer d'un sourire le visage du Professeur qui voulu bien me confier : « Mon cher Docteur, je puis vous le dire de vive voix, mais je n'oserais jamais l'écrire ! On ne me croirait pas en Europe et, d'autre part, la pudeur m'en empêche ! »
Et il commença :
« Le doyen de l'Université où je professais m'invita un jour à la piscine de l'Etablissement. Cela me tenta fort et je suivi mon aimable collègue. A l'entrée, je m'adressai au préposé et lui demandai - le plus naturellement du monde - un caleçon !....Rires de l'employé, sourires de M. le Doyen qui m'apprit que dans les Clubs, les Y.M.C.A., les Universités, l'usage des caleçons, entre individus du même sexe, était superflu. Ne pouvant, hélas ! plus reculer, je dus me promener dans une nudité qui ne m'avantageait pas devant les Professeurs et mes élèves, qui, je dois l'avouer, ne s'intéressèrent que fort peu à ce que je leur dévoilais.

J'écourtai le plus possible la séance dont je suis encore, à l'heure actuelle, tout honteux !....Mais que penseraient d'un pareil aveu, mes élèves de la Sorbonne, à qui j'ai enseigné la morale ? ».

Confidence pour confidence ; je lui confirmai que pareille aventure faillit m'arriver à New York lors de mon internat. Par un hasard comme il s'en trouve parfois, je fus pourvu d'une chambre par l'administration de l'hôpital, avec salle de bain particulière, ce qui me dispensa de la douche collective ou les autres internes se présentaient comme devant l'Eternel.

Mais il y a mieux.

Dés mon arrivée à New York, on me fit visiter une magnifique bibliothèque et, me rendant aux lavabos, une surprise, dont un Européen peut évaluer l'ampleur, m'attendait dans les WC. Des sièges confortables, une quinzaine environ, alignés côte à côte, comme à la parade, sans la moindre séparation ni voile. La moitié environ de ces sièges hygiéniques étaient occupés par d'austères messieurs qui officiaient pontificalement et que ne sembla nullement troubler par mon intrusion. C'était tellement naturel....pour eux ! En tout cas, je battis en retraite et l'on me comprendra !
J'ai lu pas mal d'ouvrages traitant des moeurs Américaines, mais je n'y ai jamais trouvé relation de pareille aventure. Pudeur française à ne pas choquer ? Sans aucun doute ! Ce qui parait naturel aux Yankees risque de déplaire à notre bonne société qui, en certains points, a gardé des manières dignes du Moyen-âge.


La vie au soleil n° 5 - Nov-décembre 1949

Jusqu'ou la pudeur va t'elle se nicher ?

Nous avons eu le plaisir de voir l'année dernière (1948), lors d'une réunion de la Société d'histoire de la médecine, les docteurs Bariety et Coury nous présenter trois statuettes anatomiques Chinoises. Ces statuettes, dont certaines datent de l'époque de Ming, ont été créées pour sauvegarder la pudeur des patientes qui ne devaient pas se dévoiler devant le médecin. Par une habile combinaison d'attitudes, toutes les régions du corps sont rendues accessibles et la malade peut ainsi désigner sur la statuette, la région précise, siège de sa douleur. Il ne reste plus au médecin...qu'à guérir. Le talent des sculpteurs sur ivoire a fait de ces objets, de véritables oeuvres d'art. Il n'en est pas moins vrai qu'une telle pratique rendait difficile le diagnostic des maladies.

La situation n'était pas tellement différente en France au siècle dernier. Nous en avons une preuve lumineuse en lisant le récit que nous fait Laënnec de la découverte de son stéthoscope
« Je fus consulté en 1816, écrit Laënnec, par une jeune femme qui présentait les symptômes d'une maladie de coeur. L'âge et le sexe de la malade m'interdisant de poser mon oreille sur la poitrine de la patiente, je vins à me rappeler un phénomène acoustique fort connu : si l'on applique l'oreille à l'extrémité d'une poutre on entend très distinctement un léger coup d'épingle donné à l'autre bout. Je pris un cahier de papier, j'en formai un rouleau fortement serré, dont j'appliquai une extrémité sur la face précordiale et, posant l'oreille à l'autre bout, je fus aussi surpris que satisfait d'entendre les battements du coeur d'une manière beaucoup plus nette et plus distincte que si j'avais posé directement mon oreille ».

C'est de ce jour que naquit le stéthoscope, d'abord simple cylindre et qui se perfectionna rapidement.

Il y a des dames qui refusent énergiquement de se dévêtir à cause d'une pudeur mal comprise. C'est ainsi que, dernièrement, j'ai fait une belle erreur de diagnostic, traitant une pleurite une jeune dame dont les douleurs thoraciques violentes étaient dues à un zona intercostal, zona qu'il ne m'a été permis de voir que trois semaines après le début de la maladie, lorsque les douleurs devinrent intolérables.

Un autre souvenir me vient sous la plume. Il y a une quinzaine d'années, ma curiosité insatiable me poussa à aller visiter la prison Saint-Lazare, quelques temps avant la démolition de ces bâtiments lépreux. Là se trouvaient en traitement une centaine de « respectueuses » atteintes de maladies assurément professionnelles. Elles étaient soignées par des religieuses. Je ne sais plus de quel Ordre ces religieuses faisaient partie mais, ce dont je me souviens parfaitement, c'est que la règle de cet ordre leur interdisait la contemplation des parties honteuses. Cela n'aurait pas eu de graves conséquences si ces religieuses avaient été affecté à un service de maladies des yeux ou des oreilles, mais comme presque toutes les filles, jeunes ou vieilles, étaient principalement malades « du bas », il s'ensuivait qu'elles ne pouvaient pratiquement donner aucun soin efficace ; je me souviens les avoir vu passer des pansements à un interne, qui faisait un examen gynécologique, en tournant le dos à la patiente. C'est lamentable, mais ce qui est odieux encore plus que ridicule, c'est de penser qu'une fois les médecins partis, les péripatéticiennes ayant besoin de soins locaux étaient obligés de s'entendre à l'amiable avec d'autres prisonnières ; cette pratique était codifiée de la façon suivante : certaines malades guéris restaient volontairement prisonnières afin de donner des soins à leur soeurs de misère, moyennant, bien entendus, une honnête rémunération. Lorsqu'elles avaient fait fortune, elles demandaient à sortir et on les relâchait de nouveau sur le trottoir, à la chasse du client.


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desinscrit77
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Il y a beaucoup de choses intéressantes malheureusement d'une vérité authentique dans ces textes!
La pudeur, au sens large du terme a varié au cours des âges et l'histoire est traversée par des périodes pudibondes comme le 19ème siècle et de période très natures sans remonter aux jeux grecs de l'antiquité qui se pratiquaient nus.
On peut être pudique et naturiste: beaucoup ont besoin de pouvoir s'isoler pour " la toilette intime" ou les actes sexuels, ce qui ne les empêchent pas, comme moi, d'être naturistes.Ils vont également se vêtir en présence de non-naturistes là où le naturisme ne peut être, réservant leur nudité à ceux qui partagent les mêmes idées dans les lieux autorisés, tolérés ou déserts et chez eux.
Le rapport avec la médecine est plus accablant; certains sont morts de trop de pudeur autrefois et il en meurt encore aujourd'hui. Personnellement je préfère prévenir que guérir et je sais détacher suffisamment mon corps de mon esprit pour qu'on puisse périodiquement le passer en revue sous toutes les coutures.Pour moi, ce n'est plus une question de pudeur, mais de bon sens!


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sanglier83
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Merci, Bruno, de ces articles .
Pour ceux que les rapports à la pudeur intéresseraient, qu'on me permette de signaler "L'histoire de la pudeur " de Jean C. BOLOGNE éd. Olivier Orban (plusieurs ex. dispo. sur le site LIVRE RARE BOOK, entre 10 et 15 euros)
Très intéressant, sauf qu'il ne traite que de la pudeur en Occident .


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jacques69
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Textes effectivement extrêmement intéressants !

On peut difficilement parler de pudeur et de naturisme sans faire allusion aux travaux d'une part de Norbert Elias, d'autre part de Hans Peter Duerr.

Pour Elias, la pudeur est, pour simplifier, une invention du Moyen-Âge et non pas une constante humaine. L'Occident a vu par la suite l'élaboration progressive d'un comportement individuel qui réprime de plus en plus les émotions et toutes les manifestations liées au corps, dans un contrôle de soi sans cesse renforcé : c'est pour lui le développement de notre civilisation. C'est ce contrôle de soi développé qui a permis le naturisme, qui exige un auto-contrôle sans faille et s'inscrit donc dans ce processus de civilisation ; la diminution des interdits explicites (interdiction de se montrer nu) est remplacée par une meilleure capacité d'auto-contrainte individuelle (je suis nu, mais je me conduis bien). C'est l'attitude de Marc-Alain Descamps quand il écrit que "le naturisme permet un plus grand contrôle de la sexualité et une purification des pensées". C'est également le point de vu de Jean-Claude Kaufmann dans "Corps de femmes, regards d'hommes", pour qui la nudité sur les plages s'est répandue lorsque les hommes ont atteint un contrôle de soi suffisant pour être capable de ne pas regarder les femmes nues de façon appuyée.

Pour Duerr, au contraire, la pudeur est une donnée anthropologique propre à l'homme depis son apparition sur terre ; il insiste donc plus, au contraire, sur les constantes de la pudeur humaine à travers les époques. Dans cette optique, le naturisme est une forme de relâchement, un abaissement du seuil de la pudeur, une sorte d'anomalie dans l'histoire de l'humanité. Christophe Colera, dans son livre "La nudité : pratiques et significations" (qui ne traite pas particulièrement du naturisme, mais de la nudité en général sous toutes ces formes) se place dans cette école ; il veut "embrasser une vision anthropologique de la nudité humaine qui se veut applicable à l'ensemble de l'espèce", ce qui lui interdit de voir dans l'apparition du naturisme il y a environ un siècle une forme d'avancée de la civilisation au sens où l'entend Elias ; il en cite pour preuve tout ce qui peut s'écrire sur le risque d'érection intempestive en milieu naturiste (je ne sais pas s'il connaît notre forum, sur lequel le sujet "Crainte d'érection involontaire" a quand même réuni 226 messages depuis sa création...) et sur les polémiques permanentes entre naturistes et libertins. Dans cette optique, les variations de la pudeur dans le temps et l'espace ne sont guère que des épiphénomènes.

Message édité par : jacques69 / 10-10-2011 14:58


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gilles
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C'est vrai que certains ont du mourir de part leurs excès de pudeur. J'avais un peu abordé le sujet du problème mondial de la nudité à https://www.vivrenu.com/forum-du-naturisme/nudite-naturisme-le-rapport-avec-les-autres/la-nudite-est-le-1er-probleme-mondial


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PhilE
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Que la pudeur soit quelque chose qui dépende totalement de l'époque, du lieu, et du mode d'éducation reçu, c'est quelque chose dont il est aisé de se persuader dès qu'on étudie un peu l'histoire, l'anthropologie, ou tout simplement qu'on a le curiosité de regarder un peu plus loin que dans son environnement immédiat.
Et ça ne vaut pas que pour la nudité: la question "combien gagnez-vous?", un Français ne la posera pas à son voisin, pas même à son frère, ça ne se fait pas.
Aux Etats-Unis, on la pose le plus naturellement du monde, à quelqu'un qu'on rencontre pour la première fois comme à ses proches.
Un Français en revanche parlera plus facilement qu'un Américain des études qu'il a suivies et des diplômes qu'il a obtenus, ils vous suivent toute votre vie. Aux Etats-Unis, beaucoup moins, les gens changent parfois totalement de profession, et le diplôme, sauf dans certaines professions, sert surtout en début de carrière, après, il compte beaucoup moins.

Au XVIIIème siècle, une femme dévoilait très facilement sa poitrine, non seulement pour allaiter, mais aussi tout simplement s'il faisait chaud (cela, dans les milieux populaires: ouvrières, paysannes; une bourgeoise le faisait moins).
En revanche, les jambes, non, la jupe ou robe devait descendre jusqu'aux mollets.
Etait en cause la théorie selon laquelle les jambes étaient la fondation du corps, le ventre le centre, et la tête le toit, et on ne montre pas les fondations d'une maison.
On montrait à partir du nombril (nombril exclu).
Aujourd'hui, le nombril et les jambes se dévoilent facilement, mais les seins, non, moins qu'il y a 30 ans (ou en revanche aller dans la rue le nombril visible eût choqué).

Et avec ça, il y en a qui nous disent que la pudeur est NATURELLE 8-).

Autre temps, autres moeurs, autres lieux, autres moeurs, autre famille ou autre éducation, autres moeurs.


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jacques69
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Il y a une quinzaine d'années (en 97 exactement), la FFN a fait une campagne de publicité sur l thème de la pudeur.
C'est exactement le premier argument que ma femme a utilisée après sa première expérience naturiste il y a un peu plus de 30 ans, celui de la pudeur : elle se sentait mieux protégée des regards sur une plage naturiste que sur la plage textile où nous allions auparavant. Mais cet argument est malheureusement difficile à faire accepter par les textiles : il faut faire le premier pas d'abord, pour s'apercevoir ensuite qu'il est vrai...


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(@delousle)
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Ce texte publicitaire et l'expérience du naturisme me semblent être une confirmation des thèses de Norbert Elias. La nudité publique des deux sexes n'est possible qu'à l'intérieur d'une civilisation où les hommes ont appris à maîtriser leurs pulsions sexuelles si parfaitement que des femmes nues peuvent les croiser ou entrer en relations avec eux sans ressentir d'appréhension.
Ce sentiment de sécurité, qui est l'indice ou le révélateur d'une civilisation raffinée, est nécessaire au naturisme, mais il n'est en lui-même pas suffisant pour expliquer son existence. Il n'explique pas en tout cas le plaisir de la nudité en lieu public, ce plaisir sans lequel le naturisme serait resté ce qu'il était au XVIIIe siècle : une forme de médecine douce vouée à tomber peu à peu dans l'oubli, comme la phrénologie ou les baquets de Mesmer. Par delà les modes médicales ou les idéologies, c'est la réalité de ce plaisir (que tout le monde, il est vrai, ne ressent pas et qu'en tout cas les premiers naturistes n'imaginaient pas) qui a permis la survie du naturisme jusqu'à aujourd'hui.
Je ne connais pas de sociologue ou d'historien qui ait étudié la question sous cet angle.
Pour ma part, je pense que c'est le poids des contraintes propres au fonctionnement des sociétés occidentales, la rigidité de leurs codes professionnels, comportementaux, vestimentaires, qui provoquent ce sentiment de délivrance, de sérénité et d'apaisement qui nourrit l'expérience naturiste. Une seule contrainte se relâche en ce cas, la contrainte vestimentaire au sens de l'interdit du nu. Elle n'est pas nécessaire au maintien de la paix entre nous. Par contre, elle est pesante, omniprésente. Elle symbolise bien d'autres contraintes... C'est la seule dont nous puissions nous offrir le luxe de nous libérer de temps en temps sans faire courir le moindre danger, ni à soi ni aux autres. Elle nous permet de jouer au sauvage sans cesser d'être civilisé.


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Filmé en 2010 lors de la plus belle des wnbr de brighton en HD le film sort fin septembre 2022

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Bien vue cette pub de la FFN en 97 !

Elarno.


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jackychou
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Posté par: @jacques69

Il y a une quinzaine d'années (en 97 exactement), la FFN a fait une campagne de publicité sur l thème de la pudeur.
C'est exactement le premier argument que ma femme a utilisée après sa première expérience naturiste il y a un peu plus de 30 ans, celui de la pudeur : elle se sentait mieux protégée des regards sur une plage naturiste que sur la plage textile où nous allions auparavant. Mais cet argument est malheureusement difficile à faire accepter par les textiles : il faut faire le premier pas d'abord, pour s'apercevoir ensuite qu'il est vrai...
 

Très belle affiche :=!

:b


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Superbe affiche et slogan choc.
Chacun devrait avoir en tête cette phrase "C'est parce que je suis pudique que je suis naturiste" lorsqu'il veut convaincre quelqu'un (sa femme très souvent) de partager son plaisir d'être nu.

Quant à la réflexion sur les toilettes communes aux USA, j'ai aussi vécu cette expérience étonnante en 1978 lors d'un séjour aux Etats-Unis ! La pudeur est une question d'éducation.


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 Ougl
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(@ougl)
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Si on considère que "la pudeur est le sentiment qui consiste à cacher ce qui doit l'être", alors c'est lié à l'éducation, mais aussi à chaque individu : je ne cache pas les mêmes recoins de ma vie privée que mon voisin.
Pour ce qui est de la pudeur sexuelle, elle est bien évidemment acquise par l'éducation & l'expérience. Mais elle dépend aussi de la sensibilité de chacun. Bien sûr, dans les civilisations où la nudité était la règle, au moins dans certaines circonstances (Afrique Noire ou Europe pour la toilette, le sommeil, ou la fréquentation des lieux d'aisance, pour ne citer que ces exemples), il est très vraisemblable que les gens se montraient nus à leurs semblables sans se poser trop de questions. Mais on peut imaginer que pour certains il soit plus difficile de faire des choses en public, même si c'est normal. Après tout, il existe bien des clébards pudiques qui n'aiment pas être vus quand ils posent leur pêche. Et pourtant personne ne leur a appris qu'il fallait se planquer pour ça. Alors pourquoi les humains seraient-ils forcément différents ?
En fait, le problème vient du fait qu'on a voulu, à une époque, que la pudeur ne concerne que la nudité & le sexe. D'où l'ancien article du Code pénal qui punissait l'"attentat à la pudeur". Qu'on attentât à la pudeur d'autrui par n'importe quel procédé n'était pas punissable tant que ça n'avait aucun rapport, fût-il lointain, avec le sexe.
À tel point que, de nos jours encore, quand on parle pudeur on pense au sexe. Pas à toutes les autres formes de la pudeur qui sont à peu près aussi nombreuses que les humains eux-mêmes.

Autrement dit : Même dans une société sans règles particulières de pudeur, celle-ci existerait toujours. Simplement, elle aurait de multiples formes, sans doute plus visibles. Car il n'y aurait pas "une" pudeur censée être universellement & très fortement ressentie, mais chacune pourrait être reconnue d'égale valeur à toutes les autres.

Bonne soirée à tous.


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