Ceci n'est pas une réflexion sur le naturisme. Juste, pour ceux qui auront le courage de le lire, le récit de ce qui m'y a amené, depuis le tout début, et de la joie de vivre qu'il nous apporte aujourd'hui.
Mes plus anciens souvenirs remontent très loin, avant mes deux ans. Je pense que c'est plus courant qu'on ne croit : moi il se trouve simplement que quelques points de repère "historiques" me permettent de les dater.
Mon père étant mort quand j'avais treize mois et mon frère aîné ne vivant que très peu avec nous, j'ai grandi au milieu des femmes : essentiellement, ma mère et mes trois soeurs, mes aînée de onze, sept et cinq ans.
Nous n'avions qu'un très petit cabinet de toilette qui servait quotidiennement à une petite toilette. La "grande toilette", comme dans la plupart des familles en ce temps-là, ce n'était qu'une fois par semaine, dans un tub qu'on installait à la cuisine. Comme j'étais le plus petit, être tout nu devant les autres était pour moi tout naturel. Je me souviens d'avoir assisté à la toilette des deux plus jeunes de mes soeurs. Je devais avoir deux ans car je me souviens, Dieu sait pourquoi, qu'elles en avaient sept et neuf. Je me souviens de ces images parce que je n'avais pas l'habitude de les voir toutes nues, du reste ma présence cessa bientôt d'être admise à leur toilette, et aussi parce que je les trouvais très jolies dans cette tenue inhabituelle. Je n'ai jamais vu ma mère toute nue mais, comme je dormais dans sa chambre, il m'est arrivé aussi une fois vers la même époque de voir, tandis qu'elle se déshabillait pour se coucher, ses fesses qui me parurent immenses. Cette image-là ne m'a pas plu. Ce sont les seuls souvenirs de nudité que j'aie de ma petite enfance. On dut prendre garde par la suite à se cacher de moi.
Je me souviens d'une autre scène, plus tard. J'ai sept ans et demi. Notre maison a été détruite par un bombardement et nous sommes réfugiés dans un très petit appartement, de sorte que mon lit est dans la cuisine. Un matin d'été, éveillé le premier je ressens l'envie d'ôter mon pyjama pour sentir la fraîcheur des draps sur ma peau. C'est très agréable. Mais ma soeur aînée arrive dans la pièce et me dit : "Qu'est-ce que tu fais tout nu dans tes draps ?" Elle le dit en me souriant avec bienveillance, mais je suis embarrassé : j'ai remonté le drap jusqu'au menton, comment sait-elle que je suis tout nu dessous ? Je ne réponds que par un sourire niais et elle n'insiste pas. Mais le souvenir de cet embarras, je pense, m'empêchera de renouveler l'expérience. Je retiens que ça ne se fait pas.
Puis il y a ce souvenir de colonie de vacances. C'est une très petite colonie, installée sur des lits de camp dans une école de village. Nous somme divisés en trois équipes : les grands garçons, les grandes filles, et les petits mélangés. J'ai huit ans et demi et je suis le plus grand des petits. La toilette quotidienne se fait au grand lavabo de la cour, en culotte. Ce qu'elle cache, on ne le lave pas. Mais un jour vers le milieu d'un séjour de trois semaines, notre moniteur accompagné pour une fois d'une monitrice nous emmène nous baigner dans un canal d'arrosage où l'eau nous arrive aux genoux. Cette fois on nous fait mettre tout nus. Comme presque tous les enfants de mon âge, je pense, à cette époque, je suis totalement ignorant des choses du sexe, et de plus on ne discute pas les ordres des "chefs". Nous obéissons donc tous sans aucun problème. Et comme autrefois mes soeurs, je trouve particulièrement jolie dans cette tenue la brunette de huit ans dont je suis secrètement amoureux. Quelle qu'en soit la cause dans ces conditions, j'ai une érection. Evidemment cela m'est déjà arrivé comme à tous les petits garçons et je n'y prêterais aucune attention si je ne voyais les moniteurs me regarder en riant et en se poussant du coude.
Plus déterminant sans doute, car cette fois s'y ajoute la durée, est le souvenir suivant.
J'ai dix ans et, ma santé paraissant un peu fragile, on m'a envoyé passer trois mois dans un aérium au bord du lac de Constance. Nous sommes répartis par sexe et par tranche d'âge dans des pavillons entre lac et forêt, sous le contrôle d'instituteurs manifestement influencés par les idées de Freynet. On est en classe le matin et en "étude du milieu" l'après-midi. Dès le mois de mars, on nous emmène assez souvent faire trempette dans le lac. Tout nus. Les maîtres, eux, ne se déshabillent pas, et nous sommes entre garçons du même âge : dix à douze ans. Il n'y a manifestement aucun problème pour personne. Au dortoir, on fait comme on veut : je suis de ceux qui dorment en pyjama, par habitude, d'autres dorment tout nus. Personne au reste ne songe à se cacher. Enfant sage et discipliné, je n'ose imiter ceux qui, quand les maîtres sont occupés ailleurs, sautent à pieds joints tout nus sur les lits, mais leur image est et restera pour moi, avec celles de nos baignades, l'illustration de la liberté et de la joie de vivre en toute innocence.
Mais quelque mois plus tard je suis interne au lycée, et là c'est bien autre chose : tout le monde se cache avec le plus grand soin !
Naturellement, je fais comme tout le monde, mais je supporte mal cette contrainte. Quand la puberté arrivera, cela tournera à l'obsession et j'irai jusqu'à inventer des jeux qui conduisent à se déshabiller. Ce qui m'en délivrera, c'est vers quatorze ans, la fréquentation de deux camarades à peine plus jeunes et qui n'ont jamais été internes. Avec eux, quand on revient de la plage on se cache des autres mais pas entre nous pour ôter les maillots mouillés. Quand nous irons passer quelques jours à la montagne je retrouverai dans notre chambre commune la liberté que j'avais connue en Allemagne.
Et pourtant... Lorsque j'avais dix ans, mon frère, jeune marié, emmenait sa femme à l'île du Levant. Très vite ils devenaient des habitués du Club du Soleil de Nice. Malheureusement, ils ne songèrent jamais à me proposer de les accompagner. Au reste je n'y songeais pas non plus et je ne suis pas sûr que ma mère l'aurait permis. Dommage : je pense aujourd'hui que mon adolescence en eût été beaucoup plus sereine et plus ouverte.
Néanmoins, je savais que le naturisme existait et il me faisait envie. Devenu adulte (ou presque), je parvenais à convaincre ma fiancée de se baigner nue avec moi dans les torrents, à l'abri des regards, et après notre mariage, je lui fis part de mon envie de faire l'expérience d'un club. Elle réagit très mal. Malgré la référence que je faisais à mon frère, elle considérait les nudistes comme des pervers.
Quand nous avons eu des enfants, nous étions d'accord sur le fait que notre nudité ne devait pas être un tabou à leurs yeux. Mais vivant à La Réunion et travaillant tous les deux, nous avions une employée de maison, de sorte qu'elle est restée exceptionnelle. Quant à la nudité publique, elle resta limitée pour notre couple à quelques bains de minuit entre amis. Plus libre que ma femme dans la journée, je goûtais seul le plaisir de marcher nu dans des lits de ravines sauvages ou parmi les rochers de plages peu fréquentées. Car c'est dans le mouvement du corps nu dans la nature, à l'air libre plus encore que dans l'eau que je trouve la plus grande sensation de liberté et par là le plus grand plaisir de la nudité. J'y rencontrais parfois des nudistes, mais j'ai appris plus tard que, parce que je ne restais pas, comme eux, caché entre deux rochers et ne bougeant que rarement pour faire trempette, ils me cataloguaient comme un voyeur.
Suis-je un voyeur ? Je ne prétendrai pas que la vue des corps nus ne me donne aucun plaisir. Quel naturiste le prétendrait ? Mais je suis convaincu que ce plaisir n'est pas de nature sexuelle. L'image de la nudité publique dans la nature est toujours pour moi, comme quand j'avais dix ans, celle de l'innocence et de la liberté. La mienne s'enrichit de celle des autres et c'est là mon bonheur. La tendance de certains nudistes à soupçonner les autres de voyeurisme m'a toujours choqué.
De retour en métropole, nous passions nos vacances au Cros de Cagnes. Je pratiquais la planche à voile et, seul au large, dès que je ne pouvais plus distinguer les maillots des baigneurs sur la plage j'ôtais le mien. La sensation de communion avec la nature que l'on peut éprouver à glisser sur l'eau, nu dans la brise entre ciel et mer, est un des plus grands plaisirs que je connaisse. Mais sur la plage, pas question d'être nu. Sur le conseil de ma belle-soeur, j'ai essayé le string, qui était toléré, Mais je n'aime pas sentir cette ficelle entre les fesses. Tant qu'à ne pas être nu, j'aime encore mieux un bermuda, ample et vite sec.
Il nous a fallu attendre d'habiter Lyon pour faire l'expérience de la plage libre.
Ne désespérant pas de convaincre un jour ma femme, je lisais de temps à autre des revues naturistes pour me tenir au courant. C'est ainsi que j'ai appris l'existence d'une zone de tolérance à Miribel. Ma femme a d'abord accepté d'y venir se baigner au printemps, sur un morceau de plage où nous étions seuls, avec ma seconde fille âgée alors de dix-huit ans et une nièce de dix ans. (Notre fille aînée n'habitait plus avec nous).Pour la première fois, nous nous y sommes baignés nus en famille. Nous y sommes retournés, de moins en moins isolés, et ma femme a pu se convaincre que les autres familles que nous côtoyons avaient bien l'air aussi saines que la nôtre.
Là se situe le début, pour notre fille, d'un choix qu'elle a confirmé depuis. Habitant la Côte d'Azur, elle a d'abord entraîné son fiancé dans les rochers du Cap Ferrat. Aujourd'hui ils passent avec leurs enfants une partie de leurs vacances dans des centres naturistes... et beaucoup de temps chez nous.
Lorsque nous sommes partis à Toulouse, ma femme et moi, avec une nièce de dix-sept ans, j'ai tenté à nouveau et toujours en vain de la convaincre de fréquenter un club. Faute de mieux, je les ai emmenées un jour au Cap d'Agde, dans le domaine naturiste. Tandis qu'elles restaient sur la plage, ma femme nue et notre nièce en "topless", je suis parti, ma serviette sur l'épaule, acheter des boissons fraîches et des fruits. Je savais par des reportages qu'on pouvait aller nu même dans les magasins et cela me semblait tout de même bizarre. J'ai découvert le plaisir de circuler dans les rues nu comme tout le monde, et je me suis senti si bien que, même dans la boutique, je n'ai pas éprouvé le besoin de mettre ma serviette autour de mes reins comme je l'avais pensé.
Un peu plus tard, marchant au bord de l'eau comme j'aimais le faire, j'ai découvert qu'entre la zone naturiste et Marseillan la plage était mixte. Tant que nous avons vécu à Toulouse, nous avons donc par la suite fréquenté la plage libre de Marseillan. Nous y avons côtoyé des gens de tous les âges, beaux ou pas, parfois amputés d'un membre. Nous y avons découvert que le naturisme c'est le respect du corps humain, le sien et celui d'autrui, qui consiste à ne jamais avoir honte ni de son tout ni d'aucune de ses parties, quel que soit son état, et que c'est ce respect qui fonde sa liberté.
Puis, à Nice, nous avons eu une terrasse assez abritée des regards pour pouvoir y bronzer et y faire trempette nus, l'été, dans une petite piscine gonflable. Mes deux filles, le mari de la cadette et, à mesure qu'il y en eut, leurs enfants nous y ont tenu compagnie.
Enfin, la retraite approchant, nous nous sommes mis en quête d'un terrain pour y bâtir une maison où enfants et petits-enfants puissent venir en vacances chez nous. Nous l'avons choisi, entre autres qualités, pour la possibilité qu'il offrait d'être bientôt enclos de haies à l'abri desquelles on puisse avoir une piscine où se baigner nus.
Nous y sommes. Notre fille cadette et sa petite famille, qui n'habitent pas loin, disent que c'est le paradis et en profitent largement. Notre fille aînée y vient en vacances avec ses enfants. Nous n'y vivons pas systématiquement nus, mais nous le sommes toujours dans et autour de la piscine, et parfois au-delà. En été, les enfants restent parfois toute la journée sans s'habiller. C'est vrai du moins jusqu'à la puberté. Celle-ci venue, ils continuent à jouer nus dans et autour de la piscine, mais préfèrent d'ordinaire s'envelopper d'un paréo pour les filles ou enfiler un caleçon pour les garçons quand ils s'en éloignent.
Les enfants, ce sont nos deux petites-filles désormais adolescentes et leurs frères respectifs âgés l'un de seize et l'autre de huit ans. Plus, occasionnellement, des cousins ou des amis des deux sexes. J'en dénombre une bonne quinzaine, les uns exceptionnels les autres plus ou moins habituels. Un seul, volontiers nu quand il était plus jeune, est devenu dès l'approche de la puberté d'une pudeur extrême. Les autres, parfois après un petit temps d'hésitation, ont adopté l'uniforme et n'ont plus songé à le remettre en cause. Et c'est un bonheur de voir tout ce petit monde jouer dans cette complète liberté des corps qui, sauf en Allemagne, m'était refusée à leur âge.
Quant au petit temps d'hésitation, si mon bavardage ne vous lasse pas, je vous proposerai deux anecdotes.
Lorsque l'aîné de nos petits-fils avait dix ans et demi, il nous demanda s'il pourrait emmener en vacances chez nous son meilleur ami qui en avait tout juste douze. Cet ami, nous dit-on, ne serait pas gêné d'être parmi des naturistes, mais préférerait, quant à lui, garder son maillot. Il fut convenu que ce serait comme il voudrait. Les autres enfants lui disaient pourtant que c'était bien plus agréable de se baigner nus, et j'ajoutais que, dès lors qu'on faisait des va-et-vient incessants entre piscine et maison, où les maillots mouillés étaient évidemment proscrits, être sans cesse en train de se changer n'était pas très pratique. Comme je le voyais hésitant, je lui suggérai de faire l'expérience, quand lui et notre petit-fils se baigneraient à la nuit tombée comme ils aimaient à le faire, d'ôter son maillot dans la piscine où personne ne le verrait, quitte à le remettre s'il préférait. Le lendemain soir, alors que je n'y pensais plus, j'ai entendu une voix sortant de la piscine qui me disait :"Tu avais raison, Guy, c'est génial !". Et il ne fut plus jamais question de maillot, même après la puberté, car il est revenu plusieurs années de suite.
Lorsque l'aînée de nos petites-filles avait tout juste onze ans, elle eut envie d'inviter chez nous pour quelques jours de printemps sa meilleure amie, sa cadette de deux mois. Celle-ci ignorait que nous étions naturistes car la consigne était de n'en pas parler à l'école pour éviter les commentaires. On avait donc décidé qu'en sa présence tout le monde serait en maillot. Et voilà qu'elle nous raconte qu'avec sa famille elle avait été sur une plage nudiste en Espagne. Dès lors pourquoi se cacher ? Ses parents, à qui nous en avons parlé, ont confirmé qu'ils ne voyaient aucun inconvénient à ce que leur fille pratique le naturisme avec nous. Cependant, elle était hésitante. Elle nous avoua que sur la fameuse plage, son père avait un peu obligé ses enfants à ôter les maillots, mais qu'elle n'avait pas vraiment aimé. Pour qu'elle comprenne mieux de quoi il s'agissait, je lui ai lu une histoire pour enfants que j'avais écrite, où une fillette de son âge découvrait le naturisme. Elle se disait convaincue mais hésitait à passer l'acte et nous restions donc tous en maillots. Enfin elle a demandé à notre petite-fille ce qu'elle préférait, elle. La réponse ayant été sans hésiter : "sans maillot, bien sûr" elle a déclaré : "D'accord : demain on n'en met pas." Mais le lendemain elle hésitait encore. Alors j'ai proposé : "Puisque tu es d'accord mais que tu as juste du mal à franchir le pas, voilà ce qu'on va faire. On se met tous les trois sur le bord de la piscine, et à trois, d'un seul coup, on tombe les maillots et on saute. Après, tu fais ce que tu veux." Elle a dit : "Allez, comme ça, d'accord." À trois, on n'a pas mis plus d'une seconde à être dans l'eau et cette fois encore, les maillots n'ont pas été remis. Quand ses parents, qui étaient venus la reprendre lors d'un autre séjour lui ont fait remarquer que pourtant, en Espagne, elle n'avait pas aimé, elle a répondu : "Ici, il n'y a pas de sable. Et puis ce n'est pas pareil : je suis vraiment à l'aise." Et manifestement, elle l'est toujours, deux ans plus tard, peut-être plus encore que notre petite-fille, malgré la puberté. Du reste ses petits frères et soeurs, dès qu'ils arrivent chez nous n'hésitent pas une seconde à se déshabiller pour sauter à l'eau, et ne se rhabillent qu'au moment de partir. Et cette année, la famille est partie en vacances dans un centre naturiste.
Si j'ai un peu fait pression (elle n'a pas eu besoin d'être bien forte) sur ces enfants pour leur faire franchir le pas, c'est que j'étais convaincu de les conduire ainsi à cette liberté source de bonheur et d'équilibre dont je parlais plus haut. La suite m'a du reste donné raison.
En présence du cousin devenu pudique, qui a quatorze mois de plus qu'elle, notre petite-fille a d'abord continué à se baigner nue apparemment sans gêne. Mais récemment elle a préféré mettre un maillot. Une réaction qui me paraît absolument naturelle et saine, car j'ai du mal à croire qu'un adolescent mal à l'aise avec sa propre nudité au point d'aller s'enfermer pour se changer puisse réellement l'être avec celle des autres, et en particulier de filles à peu près de son âge. Notre petite-fille le ressent certainement et il me paraît sain qu'elle ne se sente à l'aise nue qu'avec ceux qui le sont aussi. Réaction naturelle et saine donc mais, je trouve, quelque part regrettable, car c'est une part de sa liberté à laquelle elle renonce ainsi.
Devenus adultes, les enfants de mon frère ont renoncé au naturisme. Le phénomène est fréquent, je crois. Sans doute faut-il en avoir été privé pour mesurer le prix de la liberté.
Message édité par : papygb
Message édité par : papygb
Message édité par : papygb
Quel beau texte!
Merci... vraiment.
Récit remarquable et passionant
Merci
Bravo et merci pour ce texte remarquable (et pas du tout ennuyeux) dans lequel on ressent beaucoup de respect et de de bon-sens envers les différents membres de la famille et les amis.
Ce récit résume très bien à mon sens l'éthique naturiste:
- de la compréhension pour d'autres opinions,
- du respect envers les autres personnes,
- un brin de psychologie et...
- beaucoup, beaucoup de naturel!
Profitez longuement et naturellement de votre retraite!
Timandra1986
Merci pour ce témoignage plein de sagesse .
J'ai pris beaucoup de plaisir à le lire,quelle chance a votre famille!
Superbe temoignage ,bravo !!!
J'ai longtemps hésité avant d'envoyer ce long texte. Je me suis décidé parce que j'ai pensé qu'en définitive mon témoignage pourrait être utile à ceux, en particulier, qui se posent la question de la nudité par rapport aux enfants. Je ne m'attendais pas à des réactions aussi nombreuses en si peu de temps et aussi encourageantes. Merci à tous.
BRAVO, Guy, c'est très juste, très intéressant ! Tu n'aurais pas quelques notions de pédagogie, par hasard ? ; )
Réponse à Jefferson.
Damned ! Je suis démasqué !
Après quarante ans d'Education Nationale dans des emplois divers, je prolonge avec "Lire et faire lire". Malheureusement le prosélytisme naturiste y serait mal venu. Malheureusement, car les réactions de certains enfants devant les albums de Kirikou par exemple me confirment qu'il y a un vrai problème pour eux quant à la perception de la nudité. Ce qui n'a rien d'étonnant dans cette société qui l'exploite commercialement sous leurs yeux mais continue à l'interdire sur les plages. De plus, depuis la médiatisation des affaires de pédophilie, c'est la nudité des enfants en particulier qui est devenue "le" tabou, alors qu'autrefois elle était réputée innocente. Je pense parfois que nos instituteurs d'Allemagne risqueraient fort aujourd'hui d'être soupçonnés de pédophilie. A tort, j'en suis persuadé. Mais de toutes façons aucun instituteur aujourd'hui n'oserait faire comme eux.
Freinet avait raison, et c'est à l'âge de l'école primaire, avant que la puberté ne vienne compliquer ces choses qu'il faudrait les rendre claires pour les enfants. C'est ce que j'ai essayé de faire dans quelques petites histoires que j'ai écrites, mais elle n'ont pas trouvé leur éditeur...Je crois qu'ils n'osent pas, eux non plus.
Une précision tout de même : ma "longue histoire d'un papy naturiste", elle, est entièrement vraie.
Moi,ce qui me désole un peu ,c'est que l'on éduque les enfants en leur expliquant qu'il faut se méfier de tout monde .J'ai déjà vu des petits enfants naturels ,souriants qui vont voir les gens ,ils ont tout de suite leurs parents qui les écartent et les rapprochent d'eux .Aujourd'hui il faut que les gamins se méfient ,certes ,mais on devrait aussi leur dire que s'ouvrir aux autres est enrichissant .
Je n'aimerais pas travailler aujourd'hui dans les métiers de l'enfance ,le personnel est obligé d'avoir une certaine retenu ,pas de contact physique avec les enfants ,pas de câlins ni autres bisous alors qu'un petit de 4 ans en maternelle a encore besoin d'un peu d'affection ...
vraiment tres passionante ton histoire un peu longue a lire vue que je suis un peu miope mais vraiment tres passionant et ecris avec beaucoup de sagesse
Compliments pour avoir su transmettre avec autant de tact des convictions aussi fortes. Un texte que je relirai de temps à autre pour méditer sur divers sujets. Merci.
