14 juin 2026
Rapport spécial GIE...
 

Rapport spécial GIEC 25septembre 2019

18 Messages
8 Membres
0 Reactions
1,637 Vu
Jeff87
Messages: 759
Assidu
Premier message du sujet
(@jeff87)
Membre
Inscription: Il y a 16 ans

Article le plus complet trouvé avec les liens (en anglais) vers ce rapport et la déclaration sur https://www.petitesaffiches.fr/vie-locale,017/le-giec-presente-son-rapport,15500.html

Le GIEC présente son Rapport Spécial Océan, Cryopshère et Changement climatique ce 25 septembre à Monaco
Vie locale
25 septembre 2019

Sous l'impulsion du Prince Souverain, le Gouvernement monégasque et la Fondation Prince Albert II de Monaco s'étaient fortement mobilisées dès 2016 pour la mise en oeuvre de ce rapport spécial, en raison des conséquences potentiellement lourdes du réchauffement climatique et de l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre sur l'Océan.

La Fondation Prince Albert II de Monaco ne peut que regretter les récentes fuites dans la presse d'éléments d'une version de travail non aboutie du rapport. Face aux enjeux environnementaux actuels il est primordial de respecter le travail des scientifiques afin que nos actions soient des plus efficaces et appuyées sur des données vérifiées (voir la déclaration du GIEC ). La Fondation estime que la presse, les scientifiques, les ONGs et la société civile doivent oeuvrer de concert dans cette mission.

Le rapport final a été rendu public lors d'une conférence de presse organisée ce mercredi 25 septembre à 11h au Musée océanographique de Monaco en présence des auteurs. Toute notre attention doit donc être tournée vers cette date où les scientifiques dévoileront leurs conclusions quant à l'impact du changement climatique sur l'océan et la cryosphère.
___________
Nos choix d'aujourd'hui sont décisifs pour l'avenir des océans et de la cryosphère
Le dernier Rapport spécial du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) souligne qu'il importe de définir, de toute urgence, des mesures prioritaires opportunes, ambitieuses et coordonnées pour faire face aux changements durables sans précédent que subissent l'océan et la cryosphère.
_
Le rapport met en lumière les bénéfices d'une adaptation ambitieuse et efficace au profit du développement durable et, à l'inverse, les coûts et les risques toujours plus élevés liés à l'inaction.

L'océan et la cryosphère - nom donné aux régions gelées de notre planète - sont des éléments indispensables de la vie sur Terre. En tout, 670 millions de personnes vivant dans des régions de haute montagne et 680 millions vivant dans des zones côtières à faible élévation dépendent directement de ces systèmes. Quatre millions de personnes sont établies dans l'Arctique et 65 millions dans de petits États insulaires en développement.

Le réchauffement planétaire a déjà atteint 1 °C au-dessus des niveaux préindustriels, en raison des émissions passées et actuelles de gaz à effet de serre. Il existe un nombre considérable de preuves indiquant que ce réchauffement a de graves conséquences sur les écosystèmes et les populations. L'océan se réchauffe, devient plus acide et moins fécond. La fonte des glaciers et des calottes glaciaires entraîne une élévation du niveau de la mer et les phénomènes côtiers extrêmes sont de plus en plus intenses.

Approuvé le 24 septembre 2019 par les 195 Gouvernements membres du GIEC, le Rapport spécial du GIEC sur l'océan et la cryosphère dans le contexte du changement climatique (IPCC Special report on the Ocean and Cryosphere in a Changing Climate) présente de nouvelles preuves soulignant les avantages qu'il y a à faire en sorte que le réchauffement planétaire soit aussi faible que possible, conformément à l'objectif que les gouvernements se sont fixés dans l'Accord de Paris en 2015.

En réduisant de toute urgence les émissions de gaz à effet de serre, il est possible de limiter l'ampleur des changements auxquels sont confrontés l'océan et la cryosphère.
Les écosystèmes et les moyens d'existence qui en dépendent peuvent être préservés.

« La haute mer, l'Arctique, l'Antarctique et la haute montagne peuvent sembler lointains à bien des gens » a déclaré Hoesung Lee, président du GIEC. « Or nous dépendons d'eux et sommes marqués, directement ou indirectement, par leur influence de bien des façons - dans les domaines du temps et du climat, de l'alimentation et de l'eau, de l'énergie, du commerce, des transports, des loisirs et du tourisme, de la santé et du bien-être, de la culture et de l'identité ». « Si nous réduisons fortement les émissions, les conséquences pour les populations et les moyens d'existence n'en seront pas moins éprouvantes, mais elles pourraient être plus faciles à gérer pour les populations les plus vulnérables » a indiqué M. Lee. « Nous renforçons notre capacité à nous adapter et il sera plus facile de garantir un développement durable ».

Les connaissances évaluées dans le rapport font état des risques et des défis liés au climat auxquels les populations du monde entier sont déjà exposées aujourd'hui et auxquels les générations futures seront confrontées. Sont également présentées des options pour s'adapter aux changements qui ne peuvent plus être évités, gérer les risques associés et renforcer la résilience pour un avenir viable. L'évaluation montre que l'adaptation dépend des capacités des individus et des communautés, ainsi que des ressources disponibles. Pour l'élaboration du rapport, plus de 100 auteurs issus de 36 pays ont évalué les publications scientifiques les plus récentes liées à l'océan et à la cryosphère dans le contexte du changement climatique, référençant quelque 7 000 d'entre elles.

Le Rapport spécial du GIEC est un élément scientifique clé sur lequel pourront s'appuyer les dirigeants mondiaux lors des prochaines négociations sur le climat et l'environnement, telles que la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP25) qui se tiendra au Chili en décembre.
« Dans le monde entier, la cryosphère et les océans subissent « les ardeurs » du changement climatique depuis des décennies, ce qui a des conséquences radicales et profondes sur la nature et l'humanité » a déclaré Ko Barrett, vice-présidente du GIEC. « Depuis les villes côtières jusqu'aux communautés isolées de l'Arctique, les changements rapides que connaissent l'océan et les régions gelées de notre planète forcent des populations à modifier radicalement leur mode de vie » a-t-elle ajouté.
« En comprenant les causes de ces changements et les impacts qui en résultent, et en évaluant les options qui s'offrent à nous, nous pouvons renforcer notre capacité à nous adapter » a-t-elle souligné. « Le Rapport spécial sur l'océan et la cryosphère dans le contexte du changement climatique nous apporte les connaissances sur lesquelles ce type de décisions peuvent s'appuyer ».

Répercussions des bouleversements en haute montagne sur les communautés en aval
Selon le rapport, les populations des régions montagneuses sont de plus en plus exposées aux aléas et à la diminution de l'eau disponible. Les glaciers, la neige, la glace et le pergélisol sont en déclin et continueront de l'être. Selon les projections, ce recul devrait accroître les risques pour les _populations, par exemple les aléas tels que les glissements de terrain, les avalanches, les chutes de pierres et les inondations.

Les glaciers plus petits que l'on trouve par exemple en Europe, en Afrique de l'Est, dans les régions tropicales des Andes et en Indonésie, devraient perdre plus de 80 % de leur masse actuelle d'ici 2100 selon les scénarios d'émissions élevées. La fonte de la cryosphère en haute montagne continuera d'avoir des répercussions négatives sur les loisirs, le tourisme et les biens culturels.

À mesure que les glaciers de montagne reculent, ils modifient également la disponibilité et la qualité de l'eau en aval, ce qui a des répercussions sur de nombreux secteurs comme l'agriculture et l'hydroélectricité. « La variation des quantités d'eau disponibles n'affectera pas seulement les populations de ces régions de haute montagne, mais aussi les communautés situées beaucoup plus en aval » a déclaré Panmao Zhai, co-président du Groupe de travail I du GIEC. « Juguler le réchauffement les aiderait à s'adapter à ces changements d'approvisionnement en eau dans les régions de montagne et au-delà et limiterait les risques auxquels ces régions sont confrontées » a-t-il précisé. « La gestion intégrée de l'eau et la coopération transfrontalière sont
autant d'outils permettant de faire face aux impacts de ces variations des ressources en eau »
.

Fonte des glaces et élévation du niveau de la mer
Les glaciers et les calottes glaciaires des régions polaires et montagneuses perdent de la masse, ce qui contribue à l'accélération de l'élévation du niveau de la mer, ainsi qu'à l'expansion de l'océan qui se réchauffe. Selon le rapport, alors que le niveau de la mer a augmenté d'environ 15 cm à l'échelle mondiale au cours du XXe siècle, cette hausse est actuellement plus de deux fois plus rapide - 3,6 mm par an - et continue de s'accélérer.
Le niveau de la mer continuera d'augmenter pendant des siècles. Cette hausse pourrait atteindre 30 à 60 cm environ d'ici 2100 et ce, même si les émissions de gaz à effet de serre sont fortement réduites et si le réchauffement planétaire est limité à une valeur bien en dessous de 2 °C, mais environ 60 à 110 cm si ces émissions continuent d'augmenter fortement. « Au cours des dernières décennies, l'élévation du niveau de la mer s'est accélérée en raison de l'augmentation des apports d'eau provenant des calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique, ainsi que de la contribution des eaux de fonte des glaciers et de l'expansion des eaux marines qui se réchauffent » a indiqué Valérie Masson-Delmotte, co-présidente du Groupe de travail I du GIEC. « Cette nouvelle évaluation a également révisé à la hausse la contribution prévue de la calotte glaciaire de l'Antarctique à l'élévation du niveau de la mer d'ici 2100 en cas de fortes émissions de gaz à effet de serre » a-t-elle ajouté. « La grande variété de projections relatives au niveau de la mer pour 2100 et au- delà est due à la façon dont les calottes glaciaires réagiront au réchauffement, en particulier en Antarctique, qui fait encore l'objet de grandes incertitudes ».

Des valeurs extrêmes du niveau de la mer plus fréquentes
L'élévation du niveau de la mer augmentera la fréquence des valeurs extrêmes de ce paramètre enregistrées, par exemple, à marée haute et pendant les grandes tempêtes. Selon les éléments dont nous disposons, quel que soit le réchauffement supplémentaire, des événements qui se produisaient précédemment une fois par siècle se produiront chaque année d'ici 2050 dans de nombreuses régions, augmentant les risques auxquels sont confrontées de nombreuses villes côtières et petites îles de faible élévation.

Sans investissements majeurs dans l'adaptation, ces zones seraient exposées à des risques croissants d'inondation. Selon le rapport, tout semble indiquer que certains États insulaires deviendront inhabitables en raison des changements liés au climat subis par l'océan et la cryosphère, mais les seuils d'habitabilité demeurent très difficiles à évaluer.
L'intensification des vents et de la pluie associés aux cyclones tropicaux exacerbe les valeurs extrêmes du niveau de la mer et les aléas côtiers. L'intensité des aléas sera encore plus grande en raison d'une augmentation de l'intensité moyenne des cyclones tropicaux, de l'amplitude des ondes de tempête et de la pluviométrie qui y sont associées, en particulier si les émissions de gaz à effet de serre demeurent élevées.
« Diverses approches sont déjà mises en oeuvre pour l'adaptation, souvent en réponse à des inondations. Le rapport souligne la diversité des options disponibles pour chaque contexte afin d'élaborer des réponses intégrées permettant d'anticiper l'ampleur de l'élévation future du niveau de la mer » a déclaré Valérie Masson-Delmotte.

Des écosystèmes océaniques en mutation
Selon le rapport, le réchauffement de l'eau et les bouleversement de la chimie de l'océan perturbent déjà les espèces à tous les niveaux du réseau alimentaire océanique, ce qui a des répercussions sur les écosystèmes marins et les populations qui en dépendent.

Jusqu'à présent, l'océan a absorbé plus de 90 % de la chaleur excédentaire du système climatique. D'ici à 2100, il absorbera 2 à 4 fois plus de chaleur que pendant la période allant de 1970 à l'heure actuelle si le réchauffement planétaire est limité à 2 °C, et jusqu'à 5 à 7 fois plus, si les émissions sont plus élevées. Le réchauffement de l'océan réduit le brassage entre les différentes couches d'eau et, en conséquence, diminue l'approvisionnement en oxygène et en nutriments nécessaire à la faune et à la flore marines. La fréquence des vagues de chaleur marines a doublé depuis 1982 et leur intensité augmente.

Or selon les projections, leur fréquence, leur durée, leur étendue et leur intensité devraient encore augmenter. Elles seront 20 fois plus fréquentes si le réchauffement est de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et 50 fois plus fréquentes si les émissions continuent d'augmenter fortement.

L'océan a absorbé 20 à 30 % des émissions anthropiques de dioxyde de carbone depuis les années 1980, ce qui a entraîné son acidification. S'il continue d'absorber du carbone jusqu'en 2100, il deviendra toujours plus acide.

Le réchauffement et l'acidification des océans, la diminution de l'oxygène et les variations de l'approvisionnement en nutriments ont déjà des répercussions sur la répartition et l'abondance de la faune et de la flore marines dans les zones côtières, en haute mer et dans les profondeurs océaniques.

Les changements dans la répartition des populations de poissons ont réduit le potentiel de capture global. À l'avenir, ce potentiel diminuera encore dans certaines régions, en particulier les océans tropicaux, mais augmentera dans d'autres, telles que l'Arctique. La santé nutritionnelle et la sécurité alimentaire des communautés qui dépendent fortement des produits de la mer peuvent s'en trouver menacées. « La réduction des émissions de gaz à effet de serre limitera les impacts sur les écosystèmes océaniques qui nous fournissent de la nourriture, nous permettent de rester en bonne santé et façonnent nos cultures » a déclaré Hans-Otto Pörtner, co-président du Groupe de travail II du
GIEC. « La diminution d'autres stress tels que la pollution aidera également la faune et la flore marines à faire face aux changements de leur environnement, tout en permettant à l'océan d'être plus résilient ». « Les politiques générales, par exemple dans le domaine de la gestion des pêches et des zones marines protégées, offrent aux communautés la possibilité de s'adapter aux changements et de minimiser les risques qui menacent les moyens d'existence » a-t-il ajouté.

Recul de la banquise de l'Arctique, fonte du pergélisol
_Les valeurs mensuelles de l'étendue de la banquise arctique diminuent et celle-ci perd en épaisseur. Si le réchauffement planétaire se stabilise à 1,5 °C au- dessus des niveaux préindustriels, l'océan Arctique ne serait libre de glace en septembre (le mois où il y a le moins de glace) qu'une fois tous les cent ans. Pour un réchauffement de 2 °C, il le serait jusqu'à tous les trois ans. Certaines personnes vivant dans l'Arctique, en particulier les peuples autochtones, ont déjà adapté leurs déplacements et leurs activités de chasse à la saisonnalité et à la sécurité des conditions environnementales (sol, glace et neige), et certaines communautés côtières ont prévu de se réinstaller ailleurs. Selon le rapport, le succès de leur adaptation dépend des financements disponibles, des capacités et du soutien institutionnel.

Gelé depuis de nombreuses années, le pergélisol se réchauffe et dégèle. Or selon les projections, sa fonte devrait être généralisée au XXIe siècle. Même si le réchauffement planétaire est limité à des valeurs bien inférieures à 2 °C, environ 25 % du pergélisol de surface (3-4 mètres de profondeur) dégèlera d'ici 2100. Si les émissions de gaz à effet de serre continuent d'augmenter fortement, il est possible qu'environ 70 % du pergélisol de surface disparaisse.

Le pergélisol arctique et boréal renferme de grandes quantités de carbone organique, presque deux fois le carbone atmosphérique, et risque d'entraîner, s'il dégèle, une hausse considérable des concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. On ignore si le dégel actuel du pergélisol de l'Arctique libère déjà des quantités nettes de dioxyde de carbone ou de méthane. À l'avenir, l'accroissement de la couverture végétale peut augmenter le stockage de carbone dans le sol et compenser le carbone libéré dans l'atmosphère par la fonte du pergélisol, mais ni à grande échelle ni à long terme.
Les incendies perturbent les écosystèmes dans la majeure partie de la toundra et dans la plupart des régions boréales et montagneuses.

_Les connaissances au service de l'urgence d'agir
Selon le rapport, en réduisant fortement les émissions de gaz à effet de serre, en protégeant les écosystèmes et en les remettant en état, et en gérant soigneusement l'utilisation des ressources naturelles marines, il serait possible de préserver l'océan et la cryosphère, qui sont des sources de solutions sur lesquelles nous pouvons nous appuyer pour s'adapter aux changements futurs, limiter les risques pour les moyens d'existence et tirer parti de nombreux bénéfices sociétaux supplémentaires. « Nous ne pourrons maintenir le réchauffement planétaire nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels que si nous mettons en oeuvre des transitions sans précédent dans tous les secteurs de la société, y compris l'énergie, les terres, les écosystèmes, les zones urbaines, l'infrastructure et l'industrie. Les politiques climatiques et les réductions d'émissions ambitieuses indispensables à la concrétisation de l'Accord de Paris protégeront également les océans et la cryosphère - et, en définitive, toutes les formes de vie sur Terre » a déclaré Debra Roberts, co-présidente du Groupe de travail II du GIEC.

Le Rapport spécial du GIEC sur l'océan et la cryosphère dans le contexte du changement climatique présente les connaissances scientifiques disponibles les plus solides dans l'objectif de donner aux gouvernements et aux communautés les moyens d'agir, en intégrant ces connaissances scientifiques sur les changements inévitables et les futurs plausibles dans leurs propres perspectives, afin de limiter l'ampleur des risques et des impacts climatiques.

Le rapport donne des preuves des avantages qu'il y a à associer les connaissances scientifiques et les savoirs locaux et autochtones, afin de développer des options appropriées pour gérer les risques liés au changement climatique et améliorer la résilience. Il est le premier des rapports du GIEC à souligner l'importance de l'éducation pour améliorer les connaissances de base dans les domaines du changement climatique, des océans et de la cryosphère. « Plus nous agirons rapidement et de manière décisive, plus nous serons en mesure de faire face aux changements inévitables, de gérer les risques, d'améliorer nos vies et d'assurer la durabilité des écosystèmes et des populations du monde entier - aujourd'hui comme demain » a déclaré
Debra Roberts.
Pour prendre connaissance du rapport cliquez ici
_____
_Proposé par Valérie Noriega


17 Réponses
PhilE
Messages: 15454
Confirmé Parrainé
(@phile)
Membre
Inscription: Il y a 19 ans

Bien joli tout ça, mais c'est présenté à Monaco, une des capitales mondiales de la jet set (et comme son nom l'indique, quand on est de la jet set on n'arrive pas en train!*)

Tout le monde (enfin, non, pas tout le monde: Trump et pas mal d'autres nous disent que ces histoires sont des canulars) est d'accord avec la nécessité d'agir, mais quand il s'agit de faire des efforts, c'est le tollé.
Interdire (c-a-d en fait le réserver seulement à certains trajets, pour ceux qui ne peuvent se passer de voiture: police, ambulances, artisans, livreurs, handicapés, personnes âgées) les voitures en centre-ville? Vous n'y songez pas!
Relever la taxe carbone: j'en connais un qui l'a fait, mais vu le tollé, il a du revenir sur sa décision.

L'écologie, tout le monde est pour, à condition que les autres commencent d'abord, que ça ne demande pas un effort, et que ça ne nous coûte pas un centime.
Bel exemple de "les autres d'abord", c'est ceux qui nous parlent des avions et des bateaux: certes, il faudra sans doute y venir, à une taxation du kérozène (mais pas facile à mettre en place: il suffit que l'avion fasse le plein dans un pays qui ne taxe pas, et le tour est joué), mais il y a quand même un sens des priorités à avoir: l'avion, c'est 1% des émissions de CO2, les bateaux, c'est 0,5%, et la voiture, c'est 26%

* la blague du jour.
A son père émir à Dubaï, un étudiant écrit
- Papa, je suis contrarié d'arriver en Rolls à mon université alors que mes condisciples arrivent en train.
Ce à quoi le père répond:
- Mon fils, ne nous mets pas dans l'embarras. J'ai viré 50 millions sur ton compte, va t'acheter un train.


Répondre

Vente de videos vivrenu-tv, WNBR randonues

jfreeman
Messages: 4735
VIP
(@jfreeman)
Membre
Inscription: Il y a 21 ans

:# Les arguments étaient peut-être plus crédibles, pour certains, lorsqu'ils étaient émis par Jacques Chirac ?


Répondre
Jean Claude
Messages: 2390
Assidu
(@jeanclaude91150)
Membre
Inscription: Il y a 19 ans
Répondre

Site easy-rencontres naturistes

Jeff87
Messages: 759
Assidu
Premier message du sujet
(@jeff87)
Membre
Inscription: Il y a 16 ans
Posté par: @jeanclaude91150

Article très détaillé sur Greta Thunberg. Très long a lire.

http://www.entelekheia.fr/2019/07/18/la-fabrication-de-greta-thunberg-pour-consentement-acte-i-leconomie-politique-du-complexe-industriel-a-but-non-lucratif/  

En réponse : la chronique du Yéti : https://yetiblog.org/archives/18786
par PIERRICK TILLET - 23 juillet 2019

Ce que les attaques contre Greta Thunberg révèlent de ses détracteurs

"D'abord une chose : la personne de Greta Thundberg m'indiffère en elle-même. C'est juste une jeune ado de 16 ans, atteinte du syndrome d'Asperger, et qui s'est mise en tête de pourfendre les saccageurs de planète et de climat. Comme beaucoup.

Mais les attaques féroces, excessives, et pour tout dire un brin douteuses dont elle est l'objet, m'interpellent en ce qu'elles révèlent du comportement et des réactions de ses détracteurs., c'est-à-dire une bonne partie d'entre nous.

Comme on le fit il y a quelques temps pour dénigrer Pierre Rahbi, ces attaques ne se concentrent pas sur Greta Thunberg elle-même, ni sur son action, ni sur ses propos, mais sur son entourage et les intentions malveillantes supposées de ce dernier.

Et toujours comme pour Pierre Rahbi, les détracteurs se sentent dans ce cas d'espèce obligés d'en faire des tonnes pour paraître (pensent-ils) sérieux, incontestables et implacables. Le site Entelekheia - il est loin d'être le seul ! - est en train de publier une enquête à charge en 6 parties (!) d'une certaine Cory Morningstar qui n'est pas sans rappeler le pensum de Jean-Baptiste Malet sur le fondateur des Colibris.

Dès les premiers paragraphes, vous avez compris ! Voici un extrait à titre d'exemple (j'ai surligné en gras les évidentes boursouflures) :

« Quand on contemple le complexe industriel à but non lucratif, on doit le considérer comme l'armée la plus puissante du monde. Recrutant des milliards d'employés, tous interconnectés, les campagnes d'aujourd'hui, financées par nos oligarques au pouvoir, peuvent devenir virales en l'espace de quelques heures par le simple fait que leurs directions imbriquées travaillent ensemble dans un but commun : inculquer des pensées et opinions uniformes, qui créent progressivement l'idéologie souhaitée. »

Maîtres et moutons de Panurge du système rageant contre un mouton noir
Si ça n'est pas du complotisme, ça ! La question qui vient à l'esprit est pourquoi cette charge, et à ce moment-là, contre une jeune fille de 16 ans ? Greta Thunberg est-elle le problème le plus crucial de l'époque ? En bref, à qui profite le crime, je veux dire celui commis contre Greta Thunberg par des puissants malintentionnés ou des moutons de Panurge soumis et aigris ? Je m'explique.

On remarquera d'abord que ces attaques s'intensifient au moment où Greta Thundberg s'apprête à intervenir sur notre sol, devant les parlementaires français dont certains s'inquiètent tant de ce que la sorcière pourrait dire qu'ils préfèrent boycotter son intervention (tout comme les représentants Occidentaux désertèrent les travées de l'ONU quand les démons iraniens, irakiens ou syriens s'y exprimaient). Quelle aubaine que ce démolissage en règle pour les climato-sceptiques, d'ailleurs moins climato-sceptiques que défenseurs acharnés du système dénoncé par Greta Thunberg.

Bien sûr, on ne niera pas que les pires capitalistes sont prompts à exploiter un phénomène comme la jeune suédoise (ou l'agriculteur algérien) pour tenter de la retourner en leur faveur, ou pour se donner bonne conscience à bon compte en l'exhibant. Mais cela n'entache en rien Greta Thunderg elle-même, ni l'action qu'elle mène contre le désastre climatique. Qu'on me cite un seul propos condamnable ou simplement douteux prononcé par Greta Thunberg sur ce sujet.

Plus désolant, la façon dont certaines personnes, qu'on pensait plutôt proches de nos idées, s'emparent de ces accusations et multiplient avec une rage sidérante les éléments de langage qu'on leur a obligeamment tendus. Désolant, mais guère étonnant quand on sait le réflexe mouton de Panurge des groupes humains, incapables de s'affranchir des consignes de leurs maîtres, prompts à fondre sur les moutons noirs du troupeau par soumission à leurs bergers, incapables de supporter ce qui les met face à leur impuissance, leur inutilité. Remarquez, dans la citation ci-dessus comme est admise, assénée la supériorité de ces maîtres : « l'armée la plus puissante du monde » et ses « milliards d'employés tous interconnectés », capable de lancer des campagnes « virales en quelques heures » pour « inculquer des pensées et opinions uniformes, qui créent progressivement l'idéologie souhaitée ». Rien moins !

Désolant, peu étonnant, mais finalement pas si désespérant dès lors que l'on admet que les révolutions ne viennent que de minorités agissantes composées des rares moutons noirs (comme Greta Thunberg ?), dressées contre les gardiens de troupeaux hypocrites et leurs moutons de Panurge bêlant ou ronchonnant pour le principe, mais soumis."


Répondre
Jean Claude
Messages: 2390
Assidu
(@jeanclaude91150)
Membre
Inscription: Il y a 19 ans

Je suis presque sûr que tu n'as pas lut mon post. Je te rassure, moi non plus je n'ai lu pas le tiens.

Mais quand je lit "

Les fondations mêmes qui ont financé le « mouvement » du climat au cours de la dernière décennie sont aujourd'hui partenaires du Climate Finance Partnership et cherchent à siphonner 100 billions de dollars de fonds de pension."

Cent billions de dollars, c'est

100 000 000 000 000 000 milliards de dollars,

en lettre cent mille milliards de dollars. Soit environ 250 fois le budget annuel de la France.

Les fonds de pensions n'étant pas des fonds philanthropiques, seul le rendement compte, je me pose la question de la véracité de Greta.

Je ne dis pas qu'il ne faut rien faire. Mais derrière elle il y a le grand capital mondiale.

Pour ceux que cela intéresse, juste la présentation de l'étude

La fabrication de Greta Thunberg - pour consentement, acte I : l'économie politique du complexe industriel à but non lucratif
Une enquête en six parties, dont voici le premier acte, comme les appelle l'auteur. Vous trouverez des liens sur les traductions des cinq volets suivants de l'enquête dans le prologue.
Note : le titre fait allusion au célèbre livre d'Edward Herman et Noam Chomsky sur la propagande médiatique, « La fabrication du consentement ».

Par Cory Morningstar
Paru sur Wrong Kind of Green sous le titre The manufacturing of Greta Thunberg - For consent : The political economy of the non-profit industrial complex
Mis en forme avec Forrest Palmer, du collectif Wrong Kind of Green

« Ce qui est exaspérant dans les manipulations du complexe industriel à but non lucratif, c'est qu'ils récoltent la bonne volonté des gens, surtout des jeunes. Ils s'adressent à ceux qui n'ont pas reçu les compétences et les connaissances nécessaires pour penser par eux-mêmes, dans le but de servir des institutions conçues par et pour la classe dirigeante. Le capitalisme fonctionne systématiquement et structurellement comme une cage pour animaux domestiques. Ces organisations et leurs projets, qui opèrent sous de faux slogans humanistes afin de soutenir la hiérarchie de l'argent et de la violence deviennent rapidement certains des éléments les plus cruciaux de la cage invisible des grandes entreprises, du colonialisme et du militarisme ». - Hiroyuki Hamada, artiste

La Fabrication de Greta Thunberg - pour consentement a été écrit en six actes.

Dans l'ACTE I, je révèle que Greta Thunberg, l'enfant prodige actuelle et le visage du mouvement de la jeunesse en lutte contre le changement climatique, sert de conseillère spéciale jeunesse et siège au conseil d'administration de We Don't Have Time (Nous n'avons pas le temps), une start-up tech en plein essor. J'explore ensuite les ambitions de l'entreprise tech We Don't Have Time.

Dans l'ACTE II, j'illustre la façon dont les jeunes d'aujourd'hui sont les agneaux sacrificiels de l'élite dirigeante. De plus, dans cet acte, je présente les membres du conseil d'administration et les conseillers de We Don't Have Time. J'explore le leadership du nouveau projet We Don't Have Time et les partenariats entre des entités environnementales privées bien établies : le projet Climate Reality d'Al Gore [vice-président des USA sous Bill Clinton, NdT], 350.org, Avaaz, Global Utmaning (Global Challenge), la Banque mondiale et le Forum économique mondial (Forum de Davos, acronyme anglais WEF).

Dans l'ACTE III, j'expose la façon dont Al Gore et les capitalistes les plus puissants de la planète se tiennent derrière les mouvements de jeunesse montés aujourd'hui et pourquoi. J'explore les liens entre We Don't Have Time/Thunberg et Our Revolution, l'Institut Sanders, This Is Zero Hour, le Sunrise Movement et le Green New Deal [« New Deal vert », un « package » de réformes pro-climat et anti-inégalités proposé par le Parti démocrate des USA. Le nom fait référence au New Deal de Roosevelt, NdT].
J'évoque également la célèbre famille de Thunberg. En particulier, la célèbre mère de Greta Thunberg, Malena Ernman (Héros de l'environnement de l'année du WWF, 2017) et le lancement de son livre, en août 2018. J'explore ensuite la généreuse attention médiatique accordée à Thunberg en mai et avril 2018 par SvD, l'un des plus grands journaux suédois.

Dans l'ACTE IV, j'examine la campagne qui se déroule actuellement, avec son but de « conduire le public en mode d'urgence ». Plus important, je résume qui et quoi ce mode est destiné à servir.

Dans l'ACTE V, j'examine de plus près le Green New Deal. J'explore le think tank Data for Progress (Données pour le progrès) et le ciblage de la jeunesse féminine comme clé « fémographique ». Je connecte l'architecte principal et les auteurs des données du « Green New Deal » à l'ONG World Resources Institute. De là, je vous guide à travers l'imbrication de la Business & Sustainable Development Commission (Commission pour le business et le développement durable) et de la New Climate Economy (initiative Nouvelle Économie du Climat) - un projet du World Resources Institute. Je révèle le point commun entre ces entités et l'attribution de valeurs monétaires à la nature, représenté par la Natural Capital Coalition (Coalition pour le capital naturel) et le complexe industriel à but non lucratif considéré en tant qu'entité. [Complexe industriel à but non lucratif : l'auteur reprend l'expression « Complexe militaro-industriel » et l'applique au réseau mondial des ONG à but non lucratif, NdT]. Enfin, je révèle comment tout cela a abouti à la mise en oeuvre de paiements pour des services liés à l'écosystème (c'est la financiarisation et la privatisation de la nature, à l'échelle mondiale) qui « devrait être adoptée lors de la quinzième réunion à Pékin en 2020 ».

Dans l'acte final, l'ACTE VI [Crescendo], je termine la série en révélant que les fondations mêmes qui ont financé le « mouvement » du climat au cours de la dernière décennie sont aujourd'hui partenaires du Climate Finance Partnership et cherchent à siphonner 100 billions de dollars de fonds de pension. Je révèle l'identité des individus et des groupes à la tête de cette matrice, ceux qui contrôlent à la fois le média et le message. Je remonte un peu dans le temps pour décrire brièvement les dix années d'ingénierie sociale stratégique qui nous ont menés jusqu'à ce précipice.

Je vois la relation entre le WWF, l'Institut de Stockholm et le World Resources Institute comme des instruments-clés dans la création de la financiarisation de la nature. J'examine également les premières campagnes publiques pour la financiarisation de la nature (le « capital naturel ») qui sont peu à peu introduites dans le domaine public par le WWF. Je réfléchis à la façon dont les ONG mainstream tentent de préserver leur influence et de manipuler encore davantage la population en se cachant derrière les groupes d'Extinction Rebellion organisés aux États-Unis et dans le monde entier.
Une fois l'écran de fumée dissipé, le vague, voire la quasi-inexistence des demandes, qui rappellent les « exigences » de TckTckTck en 2009, pourront être pleinement compris.
Certains de ces sujets, ainsi que d'autres, feront l'objet de publications ultérieures et seront discutés plus en détail au fur et à mesure des addenda qui viendront s'ajouter à l'important volume de recherches. Il s'agit notamment de passer de l'autre côté du miroir et d'explorer à quoi ressemblera le véritable « Green New Deal » de la Quatrième Révolution industrielle. Il sera également question du pouvoir de la célébrité - et de la façon dont elle est devenue un outil-clé, à la fois pour le capital et pour s'assurer de la passivité conformiste des populations.
Note : Cette série contient des informations et des citations traduites du suédois via Google Translate.

Je remets le lien pour les intéresses

http://www.entelekheia.fr/2019/07/18/la-fabrication-de-greta-thunberg-pour-consentement-acte-i-leconomie-politique-du-complexe-industriel-a-but-non-lucratif/

Message édité par : jeanclaude91150 / 26-09-2019 22:57


Répondre

Vente de videos vivrenu-tv, WNBR randonues

PhilE
Messages: 15454
Confirmé Parrainé
(@phile)
Membre
Inscription: Il y a 19 ans

Il faudrait dire aux journalistes que "billion" en anglais, ce n'est pas le billon français (10 puissance 12), mais c'est 10 puissance 9. L'anglais "billion" se traduit en français par "milliard".

100 milliards, ça correspond à un peu moins de 20% du PIB français.

(billions, ça correspondrait à 180 fois le PIB français).

Tant qu'à citer des chiffres, autant qu'ils ne soient pas fantaisistes, erreur de traduction ou non.


Répondre
Jeff87
Messages: 759
Assidu
Premier message du sujet
(@jeff87)
Membre
Inscription: Il y a 16 ans

Bien-sûr que si que je l'ai lu... Et j'ai même fais des recherches sur l'association Enthelekheia, sur Cory Morningstar... et ce qu'elle qualifie de "complexe industriel à but non lucratif". Ce que tu aurais peut-être dû faire aussi. :b

Cette journaliste canadienne qui est aussi une activiste écologiste, ne dit absolument pas que le réchauffement climatique et la 6e extinction de masse annoncée, "ne seraient que des foutaises". Bien au contraire. Tu aurais dû creuser un peu le sujet :-D... avant de vouloir lui faire dire autre chose.

Son propos est encore plus... extrême. Elle dénonce l'imposture de certaines ONG et quand on regarde la trajectoire de Pascal Canfin chez nous en France, ancien directeur général du WWF, ancien ministre de François Hollande et enfin candidat LREM aux dernières élections européennes, on peut penser qu'elle n'a pas tord.

Mais ce n'est pas parce qu'elle disqualifie certaines ONG... "suspectes" (en Amérique) et le greenwashing du néolibéralisme actuel, qu'elle disqualifie en même temps tout le discours sur les enjeux du réchauffement climatique et les mobilisations comme celle du 21 septembre dernier, à laquelle nous avons participé.

Peut-être que Greta Thunberg est manipulée... C'est même probable car à 16 ans, j'ai un peu de mal à imaginer aussi qu'elle puisse soulever des montagnes comme çà... Mais comme le dit Pierrick Tillet, perso, je m'en contrefiche d'elle, car je n'ai jamais cru aux hommes ou femmes providentielles. Mais il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain.

Ce que je sais par contre, c'est :
1- qu'il y a urgence à agir et avec des mesure radicales pour changer nos façons de vivre occidentales, pour que notre humaNUté n'aille pas dans le mur ;
2- que celles et ceux qui passent leur temps à tirer sur l'ambulance, tout en restant bien passifs, défendent au final ce système... et leur confort, qui nous y conduit. Ce qui n'est évidemment pas une surprise pour moi... malheureusement.

Alors je t'invite à continuer les lectures : https://www.partage-le.com/2016/07/la-revolution-ne-sera-pas-subventionnee-ou-lechec-absurde-de-la-gauche-une-interview-avec-cory-morningstar/
Voici le début de son interview :

A quel point notre situation, en tant qu'espèce vivant sur la planète Terre, est-elle grave, et pourquoi?

Cory Morningstar : Elle est si grave que nous sommes incapables -- ou que l'on ne le veut simplement pas -- d'en comprendre la magnitude. Même ceux qui seraient en mesure d'en saisir la magnitude sont souvent incapables de l'accepter entièrement. J'entends à travers ça que nous continuons à planifier des choses sur le long terme alors qu'il est établi qu'elles ne seront ni plausibles ni possibles au cours de notre existence. Nous sommes tellement endoctrinés et conditionnés à la folie que nous semblons incapables de nous libérer. De plus, même si nous rassemblions le courage nécessaire pour nous libérer, le système qui nous asservit garantit que nous ne le puissions pas. Si l'on observe les données et la science comme le fait Guy McPherson, il est clair que nous avons déjà dépassé les limites maximales (1°C) établies par le Groupe de Conseil des Nations Unies sur les Gaz à Effet de Serre (United Nations Advisory Group on Greenhouse Gases (UNAGGG)) dans un rapport datant de 1990. Un document qui, d'ailleurs, fut délibérément enterré afin que continue la croissance du système économique industrialo-capitaliste. Sans parler du réchauffement auquel nous sommes d'ores-et-déjà condamné en raison de ce que nous avons émis depuis, mais qui n'adviendra qu'au cours des décennies à venir en raison du temps de latence.
Si davantage de preuves étaient nécessaires afin d'apaiser certains doutes persistants, il suffirait d'écouter les avertissements apocalyptiques de Natalia Shakhova sur la fonte du permafrost et des émissions colossales de méthane qui s'ensuivraient. Shakhova, l'une des principales scientifiques expertes des hydrates de méthane, voit ses publications mises au ban sur la liste noire des médias depuis de nombreuses années. Il suffirait également de prendre en compte le fait que d'éminents scientifiques utilisent le terme « Anthropocène » depuis des décennies, afin de décrire cette époque géologique distincte de l'Holocène - une transition/changement causée par les impacts humains. Nous ignorons collectivement cet incroyable point de basculement.
Voici quelques-unes de mes principales observations, mais le plus dramatique, c'est ce que j'observe dans ma vie de tous les jours. Ces simples observations de la façon dont les gens 1) se traitent entre eux, 2) traitent les êtres sensibles, 3) les formes de vie non-humaines et 4) notre mère, la Terre. L'horrible vérité, c'est que les gens traitent les quatre comme des déchets jetables. Mince ! Ils traitent même leurs propres corps comme une poubelle et sont plus que disposés à empoisonner leurs enfants de multiples façons. On ne peut que se demander s'il s'agit purement et simplement d'ignorance ou bien d'une haine de soi. Peu importe, nous continuons à involuer rapidement. L'importance de la dissonance cognitive est manifeste quand on sait que toutes les civilisations ayant jamais existé se sont effondrées, mais que celle qui surpasse toutes les autres en terme de pillage de l'environnement naturel, dont nous dépendons absolument, est considérée comme non-concernée par ce même destin prophétique.

La suite en cliquant sur le lien ci-dessus...


Répondre

Amazon, gratuit pour vous et entre 2% et 4% pour le site

Denis
Messages: 8123
Moderator
(@denis)
Membre
Inscription: Il y a 13 ans
Posté par: @jeanclaude91150

Cent billions de dollars, c'est

100 000 000 000 000 000 milliards de dollars,

La valeur que tu indiques ci-dessus correspond à 10 puissance 26 dollars... soit 50000 milliards de fois le budget de la France (qui est de 2 puis. 12 environ) 😉

Message édité par : Denis / 27-09-2019 09:43


Répondre
Denis
Messages: 8123
Moderator
(@denis)
Membre
Inscription: Il y a 13 ans
Posté par: @Jeff87

Alors je t'invite à continuer les lectures : https://www.partage-le.com/2016/07/la-revolution-ne-sera-pas-subventionnee-ou-lechec-absurde-de-la-gauche-une-interview-avec-cory-morningstar/
Voici le début de son interview :
[...]

Ma contribution, puisque je vois que ce post a pris un tour résolument pessimiste...

C'est malheureusement encore pire que cela, il existe un autre paramètre que l'on répugne à évoquer c'est l'accroissement apocalyptique de la population humaine, avec un effet "retard": ces effets ne se produisent qu'avec un certain décalage, de l'ordre d'une à deux générations (30 à 60 ans), d'une manière programmée, irréversible. Jusqu'à présent, on faisait semblant de croire que les progrès de la science et de l'agriculture permettrait de les nourrir, en accroissant la productivité notamment de l'agriculture, progrès qui maintenant nous le savons sont ceux qui détruisent notre planète...

Et je ne parle même pas de l'illusion qui consiste à développer les pays "en voie de développement" pour les aligner sur le confort et de niveau de consommation des pays les plus riches, on sait déjà qu'il faudrait plusieurs terres pour satisfaire les besoins en énergie, matières premières etc. juste avec la population actuelle...

Un organisme vivant a pour vocation à consommer toutes les ressources disponibles pour se reproduire jusqu'à ne plus pouvoir le faire, c'est à dire concrètement à mourir pour limiter ce processus. Des biologistes se sont amusés à calculer que certaines bactéries se reproduisent si vite qu'elles seraient capables en quelques semaines d'atteindre le poids de la terre si elles trouvaient de la nourriture à volonté.

Et je passe rapidement sur les migrations de très grande ampleur qui vont advenir dans un avenir proche, de centaines de millions de personnes, voire un milliard (réfugiés économiques, climatiques, etc.)

Alors devant la sidération provoquée par l'ampleur du désastre qui nous menace, est-ce que la seule attitude possible ne serait pas justement le déni?

.


Répondre

Souscrire abonnement pour accès articles et vidéos du site vivrenu

PhilE
Messages: 15454
Confirmé Parrainé
(@phile)
Membre
Inscription: Il y a 19 ans

Le problème de la démographie, c'est que les pays du nord font de 1,1 à 2 enfants par femme, et ceux du sud, de 2,5 à 8 enfants par femme.

Mais quand on dit "il faudrait peut-être que les Maliennes arrêtent de faire 8 ou 10 enfants", on est accusé de racisme.

A ceux qui pensent que la vie à Paris est invivable parce que l'agglomération est trop grande, eh bien si l'on compare Paris à Lagos (Nigeria) ou au Caire, eh bien Paris est un village!
Et là bas, les égouts, le traitement des déchets, les transports, ce n'est pas tout à fait ça...

A part Tokyo, Shanghai et Pékin, les autres mégapoles sont situées dans des pays au mieux "intermédiaires" (Mexico, Sao Paulo, Delhi...)

Alors, on nous dit "oui, mais ça y est, l'Afrique décolle, regardez, leur PIB augmente de 4% par an". Bon, si la croissance démographique est aussi de 4%, ça veut dire que leur niveau par habitant stagne.


Répondre
jean-mi77
Messages: 4646
Confirmé
(@jean-mi77)
Membre
Inscription: Il y a 15 ans
Posté par: @PhilE

Mais quand on dit "il faudrait peut-être que les Maliennes arrêtent de faire 8 ou 10 enfants", on est accusé de racisme.

Une courbe très intéressante,que Philippe aurait dû voir avant de dégainer :

http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/tend/MLI/fr/SP.DYN.TFRT.IN.html


Répondre

Vente de videos vivrenu-tv, WNBR randonues

Page 1 / 2
Partager :
Site du portail naturiste francophone VivreNu.com   :  rencontres-naturistes.com   lenaturisme photos nudismlife.com   tousnus.fr   photos.naturistes   Revues Naturistes Vintage   World Naked Bike Ride WNBR Cyclonudistes   tv-naturiste  VivreNu TV  o2switch