Alors, pourquoi ne les trouve-t-on pas dans les analyses puisque les molécules sont les mêmes ?
D'abord, toutes les molécules ne sont pas les mêmes, puisqu'on développe sans arrêt de nouvelles formulations, tout à la fois plus efficaces et présentant moins de risque.
Quand c'est le cas, la distinction est en effet problématique ...
Un exemple amusant : le Bacillus thuringiensis, très utilisé en agriculture bio, et dont la protéine active est fabriquée naturellement par nombre de plantes génétiquement modifiées ...
Ensuite, rien ne t'empêche de demander à Générations Futures, grande pourvoyeuse d'enquêtes alarmistes sur les pesticides, pourquoi ils ne recherchent jamais les pesticides naturels ...
La distinction entre pesticides naturels et de synthèse est d'autant plus ridicule, que si l'industrie a commencé par copier les principes actifs identifiés dans les plantes, c'est aujourd'hui au tour de l'agriculture bio de cheminer vers l'industrie : en Allemagne, ils font des pieds et des mains pour pouvoir utiliser du phosphonate de potassium ...
Notamment en investissant intelligemment donc en se servant du Capital, car on a encore rien trouvé d'autre pour créer des richesses d'une manière efficace (c'est pas faute d'avoir essayé!). Encore faut-il injecter ces capitaux aux bons endroits, et ça c'est la responsabilité des politiques.
C'est sûr, la connaissance est nécessaire mais pas suffisante.
D'autant plus que reconnaissons-le, ces questions sont tellement complexes de part leur très nombreuses interactions que personne ne peut prétendre avoir une vision claire de la question: dès qu'on veut agir sur un paramètre, on en perturbe dix autres auquels on n'avait pas forcément pensé.
C'est pourquoi on ne peut que se référer à l'état des connaissances, le fameux consensus scientifique, qui est maheureusement peu relayé.
À une époque lointaine, une revue comme "Science et Vie" était assez pointue et rigoureuse. Mais le temps passant, son contenu s'est hélas progressivement délité vers le consensuel et le divertissement ...
Aujourd'hui, on peut tout de même compter sur quelques sites, mais ils sont peu visibles : pour une personne qui s'exprime en faisant l'effort de se référer à la Science, il y en a des dizaines qui parlent plus fort ...
Quant à la science, plus elle est diffusée notamment grâce aux très nombreux supports à large sprectre comme Internet, moins elle porte. Son message est dilué et perd de sa portée. Il faut un minimum d'esprit critique pour les évaluer, il est beaucoup plus simple de se reposer sur des slogans pré-machés.
La science est en fait peu diffusée, sauf à comptabiliser la science "light", qui se borne au consensuel (par exemple Futura-Sciences) ... C'est divertissant, on y apprend quelques trucs, mais ça ne va pas loin ...
Je crois que partout dans le monde les gens deviennent raisonnable ( enfin les petits , mais nous sommes les plus nombreux ) et ne veulent plus dépendre des multinationales pour vivre et se nourrir et ils ont bien raison .
Les grands discours des pseudo scientifique qui veulent notre bonheur a tout prix ça ne prends plus .
Un exemple criant , le parlement Wallon qui refuse le CETA Ne pas tomber dans le nationalo fascisme mais ne pas laisser les multinationales diriger le monde .