D'après un certain, Howard Gardner), l'homme possède 8 types d'intelligence
o intelligence verbo-linguistique : aptitude à penser avec des mots et à employer le langage pour exprimer ou saisir des idées complexes (orateurs, avocats, poètes, écrivains)
o intelligence logico-mathématique : capacité de calculer, de mesurer de faire preuve de logique et de résoudre les problèmes mathématiques et physiques
o intelligence corporelle kinesthésique : capacité d'utiliser son corps pour exprimer une idée ou un sentiment ou de réaliser une activité physique donnée (danseur, athlète, etc.)
o intelligence spatiale : capacité intellectuelle spécifique pour avoir une représentation spatiale du monde, de son environnement, (géographes, architectes, pilotes, photographes etc.)
o intelligence émotionnelle interpersonnelle : capacité d'agir et de réagir avec les autres de façon correcte et adaptée (politicien, commerçant, enseignant, etc.),
o intelligence émotionnelle intra personnelle capacité de former une représentation de soi précise et fidèle et de l'utiliser efficacement dans la vie ( ex : Dalaï-Lama);
o intelligence musicale : aptitude à penser en rythme et en mélodies, de reconnaître des modèles musicaux, de les interpréter et d'en créer (ex : les Beatles);
o intelligence naturaliste-écologiste : capacité d'être sensible à ce qui est vivant ou de comprendre l'environnement dans lequel l'homme évolue, capacité qui s'applique par extension à l'univers culturel qu'il permet d'interpréter ;
Individuellement, nous ne les possédons pas toutes mais nous en avons certains avec des niveaux différents.
Alors, si je suis logico-mathématique, je ne comprends pas ou j'ai du mal à comprendre la logique de celui qui possède un autre type d'intelligence ;
L'intelligence est surtout du domaine humain. On peut voir que certains animaux possèdent une intelligence kinesthésique, mais je ne vois pas un animal avec une intelligence logico mathématique. Une plante ne réfléchit pas, ses cellules s'organisent pour assurer la vie de la plante exactement comme si je me fais une plaie, mes cellules sont organisées pour la réparer.
Pour répondre à Phil E, l'intelligence est donnée à tout le monde mais nous n'avons pas le même type et le niveau de l'intelligence du voisin.
Jean Marie Pelt, dans l'un de ses livres, avait déjà parlé de la capacité des arbres à communiquer entre eux.
Certes, mais il ne s'agit pas d'une communication intelligente, réfléchie.
La communication, c'est l'émission d'une substance chimique, comme par exemple une abeille te butine, c'est bon pour ta pollinisation, ça va émettre un parfum que d'autres végétaux vont capter pour dire "eh les abeilles, par ici aussi". Ou à l'inverse, si une chèvre te broute, c'est "attention, je sors mon répulsif, faites-en autant".Cette communication, ce n'est quand même pas la même chose que de discuter de l'importance de la mise en valeur des ondes gravitationnelles, ou de discuter de la position que la France doit avoir à Bruxelles sur tel ou tel sujet.
Bonjour,
Bon, reste à déterminer l'importance des bavardages intelligents de la gente humaine sur ce qui est essentiel pour (bien) vivre et durer dans le temps?
Sur ce dernier point il faut bien reconnaitre que certain arbre s'en tire mieux que nous.
Et ne dit ont pas que: "le silence est d'or" pour excuser le mutisme des forêts 😎
http://www.regardsurlemonde.fr/blog/les-arbres-les-plus-vieux-du-monde
Vu de l'extérieur (par exemple d'un extraterrestre), d'un point de vue biologique, est-ce que nous considérons, nous, comme de l'intelligence, est tellement plus subtil qu'une plante décidant de pencher vers la gauche pour capter mieux les rayons du soleil ?
Oui, nos interactions avec nos congénères et la nature en général sont beaucoup plus subtiles car non prévisibles, contrairement à la réaction d'une plante qui aura exactement le même comportement que sa voisine de la même espèce, car c'est une mécanique qui a été sélectionnée au cours de millions d'années parce qu'elle apporte un avantage en permettant de mieux concentrer l'énergie du soleil.
Je suppose que tu voulais dire que ce n'était pas plus utile, ou peut-être moins utile, ça tu as le droit de le penser et c'est une question philosophique (que les plantes ne se posent pas ! ;-))
Denis, je tiens à mon "vu de l'extérieur"...d'un extra-terrestre.
Et puis pour ce qui est de la possibilité des plantes à philosopher, on ne sait pas ce que l'on découvrira sur elles dans 300 ans. C'est ce que je dis à mes amis végétariens, dans quelques décénies, ils seront peut-être eux aussi considérés comme des assassins.
En revanche, avec le Replay, on peut voir à peu près tout le lendemain ou un autre jour. Et en plus, on peut avancer, revenir en arrière etc.
Mais il faut une bonne oreille: il n'y a pas de sous-titres "sourds et mal-entendants".
Vu de l'extérieur (par exemple d'un extraterrestre), d'un point de vue biologique, est-ce que nous considérons, nous, comme de l'intelligence, est tellement plus subtil qu'une plante décidant de pencher vers la gauche pour capter mieux les rayons du soleil ?
Oui, nos interactions avec nos congénères et la nature en général sont beaucoup plus subtiles car non prévisibles, contrairement à la réaction d'une plante qui aura exactement le même comportement que sa voisine de la même espèce, car c'est une mécanique qui a été sélectionnée au cours de millions d'années parce qu'elle apporte un avantage en permettant de mieux concentrer l'énergie du soleil.
Je suppose que tu voulais dire que ce n'était pas plus utile, ou peut-être moins utile, ça tu as le droit de le penser et c'est une question philosophique (que les plantes ne se posent pas ! ;))
Pour moi, celui qui dans sa vie ne faisait que ce qui est utile ne serait rien d'autre qu'un sombre crétin.
Les plantes et les animaux les plus primaires font ce qu'il y a de mieux, de plus utile, pour se développer et se reproduire, mais sinon, même les animaux un peu frustes (donc pas seulement les singes ou les dauphins ou les chiens) peuvent faire des choses inutiles rien que pour s'amuser.
Je me souviens avoir lu il y a quelques années que les fourmis étaient toujours capables de retrouver le chemin de leur fourmilière.
Elles prospectaient au hasard jusqu'au moment où elles trouvaient une source de nourriture. Elle en rapportait alors un morceau à la fourmilière en laissant une odeur sur la piste pour pouvoir retrouver la source de nourriture lorsqu'elle repartirait reprendre un autre morceau. En faisant des aller-retour, elle laisse donc une odeur de plus en plus forte qui attire d'autres fourmis aux alentours. L'odeur que laisse les fourmis se fait de plus en plus forte par les aller-retour de multiples fourmis et attire donc de plus en plus de fourmis jusqu'à épuisement de la source de nourriture. Les fourmis arrêtent donc d'émettre l'odeur et les fourmis recommencent donc à chercher ailleurs.
Des chercheurs ont essayé de mettre une source de nourriture sur une petite ile entourée d'eau, où il n'y avait que 2 petits ponts qui permettaient l'accès. Par un des ponts, le chemin était beaucoup plus long. Les fourmis ont trouvé la source de nourriture par les 2 chemins et ont commencé leur A.R. par les 2 routes. Bien évidemment, par le chemin le plus court, il y avait plus de passage car chaque trajet était plus rapide et à nombre de fourmis égales, il y avait plus d'A.R.: et donc l'odeur qui s'accumulait était plus forte et attirait de plus en plus de fourmis, y compris celles qui suivaient le chemin le plus long. Le chemin le plus long était progressivement abandonné car les fourmis sentaient un autre chemin plus odorant.
A terme, les fourmis arrivaient donc à faire le chemin le plus court.
Tout ceci pour dire qu'avec une intelligence très basique pour chaque fourmi (retrouver la fourmilière + laisser une odeur sur la route de la source de nourriture), la fourmilière dans son ensemble faisait preuve d'une intelligence beaucoup plus développée. C'est d'ailleurs peut-être ce qui ce passe au sujet d'un cerveau: Avec une intelligence des plus primaire pour chaque neurone, l'ensemble du cerveau en temps que collectivité de neurones arrive à faire preuve d'une intelligence très développée.
Mac_col, c'est une assez belle démonstration du fait que l'intelligence, si on était capable de l'analyser très finement, s'appuie sur des mécanismes élémentaires très simples à base de transmetteurs chimiques au niveau des cellules. Pas besoin d'imaginer une "âme" ou d'autres objets ésotériques. Pour plagier Laplace : "Sire, je n'ai pas eu besoin de cette hypothèse-là" (formule célèbre, à propos de Dieu). C'est une question de complexité.
Ce n'est pas pour autant que l'on puisse comprendre un jour le fonctionnement du cerveau, il se pourrait qu'il y ait un problème de logique formelle: un système donné est-il capable d'analyse totalement sa propre structure, ou de concevoir des systèmes capables de le faire?
Dans un autre domaine, celui de la description de notre Univers, nous nous heurtons à des limites physiques comme par exemple la vitesse de la lumière qui nous empêche de "voir" au delà de l'horizon cosmique (correspondant au temps du "big bang"), soient 13,7 Md d'années, mais il est fort possible que cet univers s'inscrive dans un ensemble "infiniment" plus large, on peut l'imaginer mais nous n'en aurons jamais la certitude. Pas plus que les fourmis ne seront jamais capables de saisir la pertinence de leur comportement.
Je souscris aux propos de Denis.
La fourmi ne réfléchit pas, elle a simplement des sortes de systèmes automatiques. Quand on parle d'intelligence pour l'homme et pour les fourmis, on ne parle pas de la même chose.
(Encore que, parfois, à lire certains propos sur Vivrenu :# Des noms? Non, par charité chrétienne (je suis très chrétien, comme vous savez), je vous laisserai choisir qui peut être visé).
La fourmi ne réfléchit pas, elle a simplement des sortes de systèmes automatiques. Quand on parle d'intelligence pour l'homme et pour les fourmis, on ne parle pas de la même chose.
Ce n'est pas tout à fait ce que j'ai dit, les mécanismes de bases sont les mêmes, ce qui est différent c'est le degré de complexité, une différence d'ordre de grandeur. Un système très complexe peut sembler se comporter de manière créative, mais il obéit à des lois qui sont les mêmes pour tous les être vivants. D'ailleurs, quand on observe une colonie de fourmis, certaines ne se comportent pas comme les autres, elles partent à contre-courant ou se perdent en route. Il y a des "bugs" qui se retrouvent également certainement dans le cerveau humain. D'infimes variations au niveau élémentaire peuvent donner des résultats très différents.
D'ailleurs, si on considère les lois de l'évolution depuis les cellules primitives, on voit bien que l'on a abouti à des millions de formes de vies différentes, non prévisibles. Le hasard a joué un rôle considérable, mais on sait qu'il y a fondamentalement une part de hasard dans la matière, au au niveau quantique.
Au niveau du cerveau humain, c'est cette extraordinaire variété des comportements et des réactions de chacun qui peut donner l'impression qu'il s'agit de quelque chose de "différent" car on voit davantage les différences que les similitudes.
on sait qu'il y a fondamentalement une part de hasard dans la matière, au niveau quantique.
En tant qu'ancien kantien et adepte du cantique des quantiques, je suis d'accord.
Allitérations mises à part, je renvoie à un livre qui fut fondamental il y a une cinquantaine d'années: Le Hasard et la nécessité, de Jacques Monod (prix Nobel).
Allitérations mises à part, je renvoie à un livre qui fut fondamental il y a une cinquantaine d'années: Le Hasard et la nécessité, de Jacques Monod (prix Nobel).
Bien sûr, je me souviens non seulement l'avoir dévoré, mais aussi l'avoir lu à mon grand-père quand il est devenu aveugle, peu avant de prendre sa retraite.
