Dans naturisme il y a nature : j'ai donc du mal à imaginer un naturisme n'aimant pas la nature !
Par conséquent, tout projet susceptible de menacer un équilibre naturel quel qu'il soit concerne le naturisme.
Maintenant je suis perplexe sur la manière de d'amener le plus de monde possible à une telle cause !
il y a deux manières à mon sens :
- la pédagogie: il n'est pas interdit au départ de penser que tel ou tel projet peut être bénéfique ! Cela peut m'arriver mais en général je ne demande qu'à être convaincu, et il me semble que c'est la même chose pour pas mal de monde !
- l'autoritarisme : la méthode "Qui n'est pas avec moi est contre moi" ou encore "qui ne rapplique pas au premier coup de sifflet" est un (terme au choix).
J'émets de très sérieuses réserves quant à cette dernière méthode qui pour ma part me donnerait envie de m'enfuir à toutes jambes. Certes ce réflexe ne serait pas le plus intelligent, mais l'impression qui se dégagerait à ce moment-là est que l'on cherche à me dicter une conduite et que je serais jugé et condamné moralement s'entend, si je n'adoptais pas cette conduite à 150%. Et à ce moment-là je me braque et je me bloque ! Après tout, l'âne est l'un de mes animaux préférés !!
Je ne crois pas plus à la "pédagogie autoritaire" qui consiste à expliquer et à dire que si l'on a pas compris, ou si on reste dans son opinion première, on est un (terme au choix comme plus haut).
Bien entendu je ne demande à personne de changer son style ou sa dialectique ! Mais je m'interroge réellement quant à l'efficacité de l'une ou l'autre !
On peut dire que je pense au terminal méthanier ! En fait j'ai deux ou trois exemples en tête !!
Je ne veux juger personne ni demander à qui que ce soit de changer ! Juste poser une question générale sur la manière de faire passer des messages...
Mon cher Frédéric,
Une autre méthode consiste à informer, puis débattre d'une situation donnée, pour voir et agir ensemble et oeuvrer dans la même direction selon des objectifs précis...
Le seul phénomène que tu omets dans ta démonstration, concerne la léthargie ambiante et pas seulement dans le milieu naturiste.
L'émancipation par la connaissance, à l'époque des médias tout puissant du décervelage des ouailles.
Je pense au foot, puis le tour de France, à qui le tour de la désinformation chronique !
Qui sait sur ce forum, qu'il y a des instits à Paname qui sont en grève depuis au moins trois semaines contre les nouveaux programmes et le non-remplacement des collègues à la retraite au flambeau !
Un exemple parmi tant d'autres !
S'il n'y a pas une forte mobilisation contre le terminal méthanier cet été, on l'aura dans le nez.
Je pensais à tout hasard que les naturistes pouvaient se sentir concerné !
A défaut des adhérents et des soit-disant militants, je vais très bientôt interroger le président de la FFN sur l'engagement des naturistes pour la cause d'une Pointe pour tous, en étant persuadé que les décisions et les combats doivent se prendre à la base en démocratie !
Un autre exemple flagrant : la disparition des écrans de la discussion que j'avais lancée au sujet du pape du naturisme en empreintant quelques réactions et commentaires à l'interview de Jacques sur le Mague.
En effet, je trouvais intéressant que des personnes pas nécessairement naturistes puissent émettre certaines réserves vis à vis du naturisme. Histoire aussi de sortir du carcan de notre forum ou notre sécurité et notre bien être somme tout relatif, peuvent parfois annihiler certaines réflexions et pensées constructives du fait même du manque de recul de nos propres réflexions dans un contexte du concret réel.
Fraternité à peine désabusée du milieu naturiste
Franck
Celui qui ne pratique pas ... a d'autres goûts que moi, ou peut-être des blocages, ça dépend.
Mais c'est son droit. Moi-même, je ne pratique pas la collection de timbres, mais je ne traite pas les philatélistes de timbrés pour autant.
Tout juste, face à quelqu'un qui ne connaît pas ou n'ose pas, peut-on se dire "il ne sait pas ce qu'il perd".
Cela ne vaut pas que pour le naturisme, ça vaut pour un bon plat, un bon vin, une belle musique etc.
En revanche, que l'on soit contre le naturisme, c'est quand même pour moi une preuve d'étroitesse d'esprit et une volonté de régenter la vie des autres : personne n'interdit aux textiles de mettre un maillot, personne ne les oblige à se dénuder, alors qu'ils laissent les autres être libres.
Et qu'ils en pensent ce qu'ils veulent, mais gardent ça pour eux.
Vive la liberté, valeur toujours à défendre, aucune liberté n'est jamais acquise sans qu'il faille continuer à la défendre.
Message édité par : PhilE
Tu réponds sur le fond, Franck, alors que c'est de méthode que parlait fpicard.
L'envie de réveiller les gens, O.K. Mais qui a envie d'écouter celui qui le réveille à coups de pied au cul ?
Je constate tout de même tes progrès dans ce domaine : ta réponse est tout à fait acceptable quant à la forme.
Quant au fond - bien que ce ne soit pas le sujet proposé par fpicard - évidemment la protection de la nature ne peut pas laisser indifférents des naturistes.
Personnellement, les Alpes Maririmes étant fort loin de la Gironde, je ne connais pas assez bien la question du terminal méthanier pour en parler. Mais il me paraît clair qu'elle s'inscrit dans le débat plus général entre ceux qui disent "Touche pas à la planète" et ceux qui réclament du boulot pour bouffer.
Pas simple le débat. C'est sûr que pour la planète, il est urgent d'arrêter le massacre. Dans l'intérêt de l'humanité, parce que sinon, la planète sans l'humanité, je n'en ai rien à cirer. L'univers ne cesse d'évoluer en détruisant ce qu'il a créé pour créer autre chose. L'homme fait tout simplement partie du processus. Mais moi, c'est lui qui m'intéresse.
Le problème est donc qu'il n'est pas plus légitime de sacrifier le présent à l'avenir que l'avenir au présent. Le coup des lendemains qui chantent, on nous l'a déjà fait.
Donc ? Désolé : ce n'est pas par plaisir, le compromis, je n'aime pas ça plus que toi, personne n'aime ça, mais c'est encore ce qu'il y a de moins injuste.
Le raisonnement s'applique à toutes sortes de domaines, pour peu qu'on admette l'amour du prochain pour valeur fondamentale.
Parce que l'amour du prochain, ce n'est pas le masochisme, c'est juste la conscience d'une évidence : les hommes sont solidaires ou ils meurent. Si tu récuses l'amour du prochain, c'est donc que tu n'aimes que toi ? Dans ce cas, tu peux crever dans ton coin, ça n'intéresse personne.
Mais si tu n'aimais que toi tu ne chercherais pas à réveiller ceux qui dorment. Le Misanthrope, ce n'est pas Alceste qui veut corriger les hommes, c'est peut-être Philinte qui ne les accepte tels qu'ils sont que parce qu'au fond il les méprise. Séduisant, non ? Sauf qu'Alceste, quel orgueil fou lui permet d'être sûr d'avoir raison contre tout le monde ?
Pas simple !
Excuse le vieux prof pour ses références littéraires. Quand j'étais jeune, Alceste et Cyrano étaient mes idoles. Depuis j'ai obliqué vers Philinte revu et corrigé : il ne suffit pas d'accepter les hommes tels qu'ils sont, il faut les aimer. Croire ce qu'on croit, le leur dire, puisqu'on y croit, dans un esprit de partage. Mais savoir qu'on ne leur est pas supérieur.
C'est plus un forum, c'est un salon du siècle des Lumières, ma parole. Et dire que je connais les quatre larrons qui s'expriment ici. Mordious! Comme disait un ancien Cadet de Gascogne ancêtre d'un ami très cher, le Marquis de Patatrac. Cet éminent cultivateur de paradoxe en pays d'Oc, qui revendiquait aussi des liens putatifs assez obscurs avec un cousin des Pardaillan, se gausserait gentiment de ces propos fort sérieux, s'il n'en connaissait pas la cause. voilà donc ma contribution:
- Pour info, Guy, que penses-tu de la disparition de la plage naturiste de Fos-sur-Mer, reprise par le port Méthanier voisin, contre une promesse aléatoire d'attribution d'un nouveau site.
- La Vie au Soleil, par la plume de Vanessa, reviendra sur le sujet du Méthanier dans son édition de juillet.
A l'encontre de l'écrivain, qui entreprend dans son livre une oeuvre personnelle, se réservant le droit de ne pas être aimé, le journaliste ne le peut pas. Son rôle est d'informer au plus juste, sans parti pris, en évitant tout propos subjectif qui nuirait à sa démonstration. Ainsi, la première règle est de parler à son interlocuteur dans son langage à lui, et non de l'obliger à se rallier au nôtre. Sinon, le message est parasité, ou dénaturé.
Aiinsi dirais-je à Franck que s'il doit savoir écouter les justes colères de La Singette, il faut ensuite qu'il traduise ses propos en langage clairs, adaptés à l'auditoire, pour être compris par un maximum de personnes. Ce n'est pas de l'hypocrisie que de changer de vocabulaire en fonction de la personnalité de celui qui vous lis ou vous écoute. C'est juste du respect.
Car on ne sait jamais ce qui, dans une vie passée, à marqué votre voisin, au point de le "bloquer" sur certains mot, certains gestes, etc...
En 25 années de journalisme, j'ai eu trop d'expériences de ce genre pour mesurer mainte,ant chacun de mes propres mots.
Tiens, par exemple, avec quelques avocats qui se prétendaient guitaristes, et des musiciens qui voulaient jouer aux faiseurs de lois... Aie! Là, je viens de gaffer grave... S'cusez-moi, les aminches... Foi de (faux) gascon.
Sparky, attaque ! 😐 😉
Pauvre chien! Son maître veut l'empoisonner, apparemment...
Même mon chien m'en veut ! Quand je lui ai dit "attaque Jean-Luc", il a jappé et remué la queue !
PS :
Pour répondre aux conseils de Jean-Luc,
Certes, certes, je compatis que les écritures journalistiques et littéraires sont différentes de part la saveur qu'elles distillent La première doit s'accrocher aux barreaux de la chaise des conventions amers et des codes édictées par la loi du textuel, donc tâche ingrate et en même temps il existe différentes presses et celle satirique ne s'encombre pas de bagages encombrants pour braver la vérité et la rendre lisible avec style aux esprits éclairés.
L'écriture littéraire, la plus libre s'il en est malgré les auto-censures sévères qui règnent à l'ère du syndrome de Sarko et de part le retour à l'ordre moral qui piétine les acquis de mai 68, il n'y a pas une semaine où un(e)s auteur(e) passe le cape et l'épée de la justice pour entrer en lisse dans nos tristes mémoires !
Quant à la Singette, elle est totalement incontrôlable et c'est ce qui produit son charme ou la sa haine, au choix !
Faites vos jeux, rien ne va plus... et c'est tant mieux !
Il y a aussi de la part de la lectrice ou du lecteur, un travail du texte à s'émouvoir et encrer sa curiosité dans le corps des mots. Je suis de nature curieuse et ne demande qu'à être surpris.
Ils sont bien rares les auteur(e) à l'envergure de m'emmener promener dans leur histoire à dormir debout, de façon à ce que je ne referme leur livre qu'au mot fin, repus du plaisir de cette invitation à voyager qui me fut offerte.
Ils sont peu, mais je ne demande qu'à les découvrir.
Cette chasse au perpétuel renouveau littéraire, qui repose aussi indéniablement sur les acquis des anciens, je l'entreprends à chaque heure du jour et de la nuit quand je ne dors pas.
Fermez les petits pois, fermez les petits pois me glisse en sourdine la Singette munie de l'assommoir.
"Tu vas la fermer ta gueule, gronde la bête humaine en substance et je sens la bosse qui m'estourbit..... !
fpicard dit :
| Dans naturisme il y a nature : j'ai donc du mal à imaginer un naturisme n'aimant pas la nature ! Par conséquent, tout projet susceptible de menacer un équilibre naturel quel qu'il soit concerne le naturisme. Maintenant je suis perplexe sur la manière de d'amener le plus de monde possible à une telle cause ! il y a deux manières à mon sens : - la pédagogie: il n'est pas interdit au départ de penser que tel ou tel projet peut être bénéfique ! Cela peut m'arriver mais en général je ne demande qu'à être convaincu, et il me semble que c'est la même chose pour pas mal de monde ! - l'autoritarisme : la méthode "Qui n'est pas avec moi est contre moi" ou encore "qui ne rapplique pas au premier coup de sifflet" est un (terme au choix). ... |
Pour faire réagir sur un problème écologique actuel, j'ai ouvert une discution sur "vivrenu" il y a quelques semaines. "Journée de l'environnement", vous l'avez surement lu au passage...
J'ai essayé, avec ce sujet, de lancer une discution informative sur les petits gestes au quotidien - à la portée de tout le monde - pour économiser l'eau et ne plus la polluer intensivement à coup de "chimique de consommation".
Pensant au début que les naturistes allaient réagir, j'ai proposer des exemples, et appeler à la réflextion et à la participation. Ma déception quand au bout de 4 ou 5 jours, pas un seul message sur le topic ! :#
Un rappel de ma part, mais toujours rien ! 😕
J'en conclus que mème en utilisant une méthode non pédagogique, non autoritaire, et en donnant la liberté de réponse, on ne peut pas amener les gents à se ralier à une cause. Surtout :
Si cette cause ne fait pas parti de leur intérets,
Si cette cause leur retire du confort,
Si cette cause boulverse leurs petites habitudes,
Si cette cause est "politique",
Si cette cause est tabou... comme le naturisme dans certaines familles,
Si etc...
J'ai fini par effacer mon topic, qui n'avait d'ailleur que mes deux messages...
Et puis je me suis fait plusieurs raisons possibles à ce raté,
je ne doit pas être convaicante ou alors, mes propos n'étaient pas les bons, ou alors, tout le monde s'en fout de la protection de l'eau... 🙁
Stéphanie de l'Ouest
Bonjour Stéphanie,
Je compatis bien sincèrement avec ton écoeurement visible.
Tant que l'eau coule du robinet, à quoi bon se poser des questions quant à son environnement immédiat !
Lire les difficultés avec l'eau sur une île aride en été, sur le bloc de mon amie Fred Romano.
De même qu'un projet de porc méthanier. C'est pas grave, on changera nos habitudes de vacances on changera de côte !
La dépolitisation du paysage français, CQFD, on a le nain (Sarko) qu'on mérite.
Tous les fascismes ambiants et ordinaires se fondent sur l'ignorance des concepts vitaux et la dynamique des fluides qui s'en suit, on s'en prend plein la tête.
Nous avons les tyrans que l'on mérite.
La nouvelle tyrannie du nombril fait des ravages dans nos rangs.
Durant des périodes de grandes crises, il y avait un terme usité : RESISTANCE !!!!
Salutations fraternelles
Franck souvent désabusé mais jamais abus
L'avant-dernière réponse de la Singette, je ne suis pas sûr de tout comprendre. On pourrait traduire en français ?
Bien d'accord avec Jean-Luc sur l'écrivain et le journaliste. Pour lui répondre au sujet des terminaux méthaniers, pas de confusion : j'ai dit que le débat entre partisans de la protection de la nature et partisans de l'aménagement industriel nécessaire à notre actuel système économique n'est pas simple. En ce qui me concerne, comme tout un chacun, j'aime mieux qu'on ne touche pas aux espaces naturels, surtout quand ce sont ceux dont je fais personnellement usage.
Mais les enquêtes d'utilité publique sont en principe faites pour que chacun puisse donner son avis sur chaque projet proposé. Normalement ça devait permettre des décisions démocratiquement légitimes.
En principe... Normalement... Malheureusement les enquêtes d'utilité publique ne sont bien souvent que des comédies et les décisions technocratiques sont souvent prises avant leur ouverture.
Pas simple, Jean-Luc, pas simple, décidément. La légalité, Frédéric te dirait que c'est définissable à peu près objectivement (sauf quand la loi organise le flou, si tu vois de quoi je parle). Mais la légitimité ...
Quand on aborde ce genre de sujet, on oscille forcément entre le salon du siècle des Lumières et le café du Commerce...
Allez. Il fait enfin beau aujourd'hui, je vais me baigner, ça me rafraîchira les idées !
