Une femme nue s'avance de dos dans l'espace blanc, profond et au plafond bas de La Ménagerie de verre. Sur le sol, là une paire de fines sandales couleur saumon, ailleurs une chaise avec, sur son dossier, quelques tissus pliés. De quoi s'habiller. Et inversement. La femme est seule avec elle-même, avec ses fantômes, ses visions - comme nous qui la regardons.
La nudité comme ultime vêtement
Il y a dans la courbe de son dos et les plis qui me font penser à un violoncelle, une intense humanité, et dans sa démarche qui dérive doucement, comme une barque se laisse aller dans le courant d'un fleuve tranquille, une mélodie d'apaisement.
Un corps habité. Dont la nudité est comme l'ultime vêtement et dont la robe dont l'actrice va plus ou moins se revêtir semblera autant à une parure qu'à une parade. Et il en ira ainsi pour tous, acteurs et actrices, plus ou moins habillés, plus ou moins déshabillés, allant et venant, sortant et revenant.
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Elarno.
