Avez-vous remarqué que dans les séries policières (police scientifique) américaines passant à la télévision, une "anomalie" se trouvait assez souvent ? Ces téléfims ne s'adressent qu'à un public de + de 12 ans. Rien -ou presque- ne nous privé : corps mutilés, gorge tranchée, yeux arrachés... Ah, si : il y a une chose que l'on ne voit jamais, les organes sexuels. Cadrages étudiés, taches de lumière...
On comprend très bien cette restriction : il ne s'agit pas de choquer nos chers ados !
Message édité par : gilles
Bonsoir,
C'est tout à fait normal. La plupart des séries que nous voyons sont américaines. Si un sexe apparait, la série risque d'être interdite aux mineurs et donc réservée aux chaines cryptées sur le cable.
Au pays de G.BUSH, on a des principes audiovisuels faites la guerre pas ...
Où en est la violence sur nos écrans?
Mais nous avons progressé, pour ceux qui se rappellent le carré blanc placé sur tout un film parce qu'une femme nue était visible au fond de son jardin. Progressé en violence et en bétise?
Amitiés
Francis
Et oui c'est comme ça aus USA, on peut tout montrer même la violence gratuite, sauf le sexe qui est encore un coin du corps très tabou! c'est le pays des contradictions mêlant l'extrème liberté avec des principes complètement dépassés!!! même quand on parle de naturisme!
François
il me semble que la religion tient une grande part de l'electorat aux états-unis.l'insdustrie des armes est souvent dirigé par des politiciens.
on peut tuer mais il ne faut pas choquer l'electorat 🙁
on tape sur les américains,
mais c'est pas toujours mieux en france, où l'hipocrisie n'est jamais loin loin!
enfin, qu'est ce que vous voulez... évitons peut-être juste de participer au brouhaha ambiant, alors peut-être arrivera t'on à être entendus(je sais, ça aussi, c'est bizarre...)
Avez-vous remarqué que dans les séries policières (police scientifique) américaines passant à la télévision, une "anomalie" se trouvait assez souvent ? Ces téléfims ne s'adressent qu'à un public de + de 12 ans. Rien -ou presque- ne nous privé : corps mutilés, gorge tranchée, yeux arrachés... Ah, si : il y a une chose que l'on ne voit jamais, les organes sexuels. Cadrages étudiés, taches de lumière...
On comprend très bien cette restriction : il ne s'agit pas de choquer nos chers ados !
Et leurs parents...
J'aime bien ressortir de ma mémoire ce strip de Dave Berg dans Mad Magazine US, datant du début des années 80.
Maman : Qu'est-ce que tu as loué au video-club ?
Gamin : Ce film.
Maman : Je parie que c'est plein de violence sans objet, de sang et de tripes.
Gamin (un peu penaud) : Oui, M'man
Maman : Il y a de la nudité dedans ?
Gamin : Non, M'man
Maman : Alors c'est bon, tu peux le regarder.
Bonsoir,
Je n'ai pas dit que nous sommes mieux que les américains mais que cette façon de présenter les choses fait partie de leur culture. Nous pouvons faire de même en analysant nos propres séries si nous le souhaitons.
Amitiés
Francis
il faudrait ressortir la devise "faites l'amour pas la guerre" 🙂
Sur les chaines française, il me semble que nous avons un regain de puitanisme.
Aujourdh'hui le 7 avril 2006 croyez vous possible la difusion à 20h50 de "Vivre nu, À la recherche du paradis perdu" de Robert Salis ?
Il serait bon de se poser la question.
Pour moi la réponse est NON. Et vous ?
C'est clair que c'est même plus que Tabou, nous sommes allés dans un centre aquatique l'année dernière en Floride, et nous n'étions que des Européens à nous déshabiller dans les vestiaires sans rentrer dans des cabines, les américains eux s'enfermaient et fermaient à clé pour être sur de ne pas être vu.
On a bien rigolé avec un autre père Belge, son fils et mes enfants. Nous on était à l'aise à nous changer tout en discutant, et on ne se connaissait pas.
Donc en effet les américains et la nudité, c'est tabou, surtout à la télé, enfin presque. Il y a quand même beaucoup de bars à Strip tease.
L'attitude néo-puritaine d'Hollywood est à mon avis encore plus perverse que ça, étant hypocrite tant dans sa vision du corps que dans celle de la violence.
A première vue, on a bel et bien une violence qui est considèrée comme "tous publics", alors que dès qu'un mamelon pointe à l'horizon (parfois même a travers un t-shirt), c'est interdit aux mineurs ou presque. Mais si on gratte un peu, c'est autre chose.
Dans l'approche de la nudité, Hollywood joue à fond la carte de la titillation, de "l'allumage", promet beaucoup, mais ne montre rien.
Je me souviens en particulier d'un épisode hilarant de bêtise de "Baywatch" (Alerte à Malibu), où les gentils maîtres-nageurs faisaient la chasse aux nudistes (comme une impression de déjà vu ?). C'était un festival de biaisages, de subtils cadrages pour bien faire comprendre que... mais sans jamais rien montrer. "Le Lagon Bleu", qui a plus de 20 ans, est un autre festival de faux-culterie du genre.
Et en y regardant de plus près, l'approche de la violence est assez similaire : les actes de violence sont montrés, certes, mais leurs conséquences réelles ne le sont pour ainsi dire jamais. On on met en scène une violence assez importante, sans oser la montrer vraiment ouvertement.
Prenez par exemple "Jurassic Park", très violent de par ce qu'il montre, mais où on ne voit pas une goutte de sang. Prenez les innombrables séries et films où ça mitraille dans tous les sens, où les vilaisn méchants s'effondrent en grognant, mais où on ne voit pour ainsi dire jamais les conséquences qu'a un tir d'arme à feu sur un corps humain.
J'en déduis que l'attitude d'Hollywood par rapport à la violence est en fait aussi profondément malsaine que son rapport à la nudité, titillant aussi loin qu'elle peut, parce que ça fait vendre, mais étant trop hypocrite pour assumer les choses jusqu'au bout dans leur sordide réalité... parce que ça ne fait plus vendre !
Il y a quelques exceptions, cependant, comme le récent "A History of Violence" de David Cronenberg (cinéaste fasciné par l'organique et la chair), qui montre beaucoup plus les conséquences de la violence que la violence elle-même. Et quand il montre cette dernière, c'est de manière confuse, peu glorieuse, voire grotesque.
A noter que les quelques scènes un peu "chaudes" du film, tournées sans fard et de manière très "naturaliste" (oui, naturAListe, pas naturiste), ont mal passé la rampe avec le public étatsunien, qui les a trouvées trop crues... trop honnêtes, en fait, chose à laquelle on ne les habitue plus.
(On m'objectera que Cronenberg est citoyen canadien, et c'est effectivement ce qui fait une partie de la différence).
D'autres tradition cinématographiques ont une attitude moins hypocrite. Les Japonais ont toujours donné dans la "ratatouille" à tout va, mettent en exergue la violence, mais n'ayant pas trop de faux scrupules à montrer les conséquences de celle-ci.
Une autre tendance intéressante, car jouant à la fois sur la vision du corps et la violence cinématographique, est celle du film d'horreur allemand, par exemple "Anatomie" ou "Tattoo". Deux films qui reprennent les "figures imposées" du film d'horreur hollywoodien, mais en pervertissent le fond, en montrant sans fard (de manière plus "réaliste", aussi) les conséquences de la violence, en y injectant une vision du corps humain plutôt "clinique", sans faux apprêt ni glamour, très "allemande".
Dans "Anatomie", on nous présente une blonde pneumatique, mais qui s'avère vite avoir un QI impressionnant (premier cassage de stéréotype), et est loin d'être aussi lisse, apprêtée et falsifiée qu'une bimbo hollywoodienne (en clair : elle a un peu de cellulite, et ce n'est pas gommé à l'écran, un deuxième stéréotype qui saute).
Dans la figure imposée du "crapahutage avant que les tourtereaux ne se fassent massacrer par le tueur psychopathe", ladite blonde prend tellement la tête de son amant que ce dernier fait une "panne", chose qui serait impensable dans le cadre mental hollywoodien.
La séquence d'ouverture de "Anatomie" est aussi assez intéressante, montrant des gros plans d'un splendide corps féminin tout ce qu'il y a de palpable et réaliste, avant qu'on ne se rende compte qu'il s'agit d'un cadavre sur une table de dissection... le spectateur qui attendait une séquence un peu croustillante se prend une claque d'entrée, et ça ne lui fait pas de mal.
Dans "Tattoo", film au demeurant très dur, on voit surtout les conséquences (les policiers, une paire de ratés, arrivent généralement trop tard) et le corps humain, celui des victimes, est filmé selon une vision presque expressioniste, crue, rappelant un peu des artistes comme Egon Schiele.
Malsain ? Bien sûr, mais justement, la violence est malsaine, par essence, voyons.
C'est la co****ie des sociétés qui font passer pour choquant ce qui n'est justement absolument pas choquant (ex. nudité sobre, digne, baisers d'amour lesbien) En mentant aux enfants, en leur soustrayant une part de la réalité (en-dehors de toute violence pornographique - et encore, la publicité en génère beaucoup), ça donne des enfants qui à leur tour mentiront aux autres. C'est une culture de l'hypocrisie. Evidemment, personnellement on peut la contourner.
🙂
