« MeToo conceptuel »
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Gustave Courbet le sait bien : représenter un sexe féminin, c’est la garantie de lancer la polémique. Mais depuis la Grèce antique avec la pratique de l’”anasyrma”, les femmes l’ont compris : dévoiler sa vulve, c’est une prise de pouvoir.
Aujourd’hui, des artistes et militantes féministes reprennent ce geste dans leur combat. Pourquoi montrer son sexe pour faire peur ? Et pourquoi ça marche ?
La vulve qui fait partie du corps de la femme,ne fait pas peur à l'homme et bien au contraire,car dans l'amour l'homme aime embrasser avec sa langue cette vulve,qui donnera à la femme beaucoup de plaisir sexuelle.
un nouveau mot appris pour ma part
Par rapport à mon message que j'ai écris,effectivement je ne suis pas dans le sujet que Arte présente.
Embrasser avec la langue cette vulve est naturellement une vision sexuelle.
J'ai donc appris le mot "anasyrma" https://en.wikipedia.org/wiki/Anasyrma
Anasyrma (grec ancien : ἀνάσυρμα) composé de ἀνά ana « haut, contre, dos », et σύρμα syrma « jupe » ; pluriel : anasyrmata (ἀνασύρματα), aussi appelé anasyrmos (ἀνασυρμός)[1], est le geste de soulever la jupe ou le kilt. Il est utilisé en relation avec certains rituels religieux, l’érotisme et les blagues obscènes (voir, par exemple, Baubo). Le terme est utilisé pour décrire les œuvres d’art correspondantes.
Anasyrma est effectivement « l’exposition des organes génitaux ». C’est une forme d’exhibitionnisme que l’on trouve dans la religion ou les œuvres d’art, plutôt qu’une exposition pour l’excitation, et elle se réfère toujours à l’acte d’une femme qui s’expose. Le fait de soulever sa jupe pour afficher les organes génitaux peut être un dispositif apotropaïque; elle peut, dans des circonstances de guerre, évoquer la peur de l’ennemi. Il peut aussi s’agir d’un acte qui évoque la surprise et le rire qui s’ensuit et un lâcher prise de tristesse. Ce qui est important à propos de l’anasyme, c’est qu’il reflète la qualité numineuse des organes génitaux féminins et de la région génitale à travers laquelle la naissance s’ensuit. Dans plusieurs cultures, il existe un mythe de l’anasyme utilisé pour la guérison émotionnelle. [2]
Anasyrma peut être une auto-exposition délibérément provocatrice de ses organes génitaux nus ou de ses fesses. L’exemple célèbre de ce dernier cas est Aphrodite Kallipygos (« Aphrodite des belles fesses »). Dans de nombreuses traditions, ce geste a également un caractère apotropaïque, comme une moquerie ou un moyen de conjurer un ennemi surnaturel, analogue à la lune.
Voir https://www.maier-files.com/the-power-of-the-vulva/
Des artistes l'utilisent donc pour des happenings
Alison Brierley
Plutarque raconte l’histoire de femmes perses sur le champ de bataille observant la défaite des soldats de leur pays. « Où vous précipitez-vous si vite, vous les plus grands lâches du monde entier?
Vous ne pouvez sûrement pas, dans votre vol, vous faufiler ici d’où vous êtes sorti? »
Ainsi honteux, les hommes se retournèrent et furent victorieux.
J'apprends aussi de nouveaux mots: Anasyrma, apotropaïque. Des mots qu'on ne peut pas placer dans une conversation banale car on se heurterait à l’incompréhension de notre interlocuteur.
Finalement ces jeunes femmes de notre temps n'ont rien inventé en exposant leurs vulves pour protester. Je constate que sur le 2eme tableau les poils pubiens sont représentés, ce qui est rare dans la peinture ancienne me semble t il, mis à part le tableau de Courbet.
(On se demande à quoi servent ces chiffons si c'est pour les maintenir à deux mains en l'air ... encore l'une de ces "performances" ridicules)
Entre l'Antiquité et ces trucs contemporains, vous avez oublié d'autres visions du sexe féminin, au MA, longue période où le corps est décrit très crument comme dans les scènes de bataille où aucun détail sanguignolent n'est épargné. D'après mes souvenirs de lectures le sexe féminin est vu comme une "blessure" qui saigne périodiquement, et qui est l'occasion de récits plus ou moins érotiques, de rappels de batailles plus ou moins à vaincre.
