Merci pour vos commentaires, ça fait bien plaisir. 😎
A une époque, j'avais envisagé de faire un blog, un peu comme celui de jmf. Je garde toujours l'idée en tête, mais il me semble que la visibilité sera meilleure ici et sur le groupe Yahoo!
En tout cas, n'hésitez pas me faire signe si vous passez à proximité, la randonnue c'est quand même mieux quand elle est partagée.
Contrairement à l'année dernière où j'ai beaucoup randonnué dans le même secteur, j'ai décidé cette année de varier les plaisirs et découvrir de nouveaux itinéraires. Samedi dernier, c'est donc au pied du Plateau de Bure que je me suis organisé une "petite boucle". Mon logiciel de cartographie m'annonçant des dénivelés importants (près de 1100m D+), j'ai décidé de limiter les ascensions et de contourner les deux crêtes qui me faisaient pourtant bien envie.
Du coup, l'itinéraire prévu étant assez long et la météo plus clémente que les semaines précédentes, je pars un peu plus tôt et entame la boucle au départ du gîte de Matacharre vers 10h00. Une seule voiture dans les parages, c'est nu que j'entame la douce ascension qui me fera progresser en partie dans ce décor :
Je suis la large piste que j'aurais pu parcourir en voiture, mais j'ai préféré me garer plus bas pour avoir moins de dénivelé positif à la fin de la rando. Et j'ai eu bien raison...
A l'approche du Col de Conode, je commence à avoir une belle vue sur la Dent d'Aurouze puis le célèbre Pic de Bure. J'en profite pour repérer en face la fine trace du sentier en balcon que je vais bientôt emprunter :
Arrivé au col, comme c'est souvent le cas, il y a un petit groupe et je me couvre, le temps de les croiser. Comme ils ne me suivent pas sur le sentier, je retrouve bien vite ma liberté !
Bon, par contre, chaud le sentier... Pas le droit à l'erreur : en plus d'être assez étroit avec de gros dévers, j'ai dû franchir trois petits goulets très érodés et instables. Encore un sentier où je n'emmènerais pas n'importe qui. Avant d'arriver au Col de Matacharre, je repère en contrebas une partie des pistes forestières que j'emprunterai dans l'après-midi, ainsi que l'un des sommets qui me faisait envie sur la carte et que je ne manquerai pas de faire dans les semaines à venir, tant la vue sur la Montagne d'Aurouze doit y être saisissante :
A partir de là, je retrouve une large mais ancienne piste forestière qui m'amène jusqu'au Col de Matacharre où, fait quasi unique, je vais pouvoir manger confortablement installé, assis sur une table de pic-nique ! Je vous épargne la photo qui ne présente pas mon meilleur profil...
Malheureusement, la météo semble se dégrader plus vite que prévu, avec l'arrivée du vent et de gros nuages qui viennent s'installer sur le relief et m'incitent à lever le camps plus tôt que ce que j'avais envisagé, une évolution orageuse n'étant pas à exclure. Je poursuis donc sur de larges et bien entretenues pistes forestières fort agréables pour la marche, mais moins pour la vue qui est le plus souvent bouchée par cette belle forêt constituée en partie de mélèzes qui revêtent de jeunes aiguilles d'un superbe vert. Mais parfois, la vue se dégage et permet de retrouver des secteurs bien connus comme la montagne de Charajaille (au fond, au centre) où j'ai effectué mes deux dernières randonnues :
Ou encore les parois par lesquelles on peut accéder au plateau de Bure (si, si, mais faut quand même être un peu motivé) :
Alors pour le coup, je préfère la relative monotonie de ma piste...
Un peu plus loin, je longe des tas de troncs de mélèzes fraichement coupés et dont l'odeur délicieuse atténue ma tristesse de les voir dans cet état ; le contraste est d'ailleurs assez violent avec les odeurs d'hydrocarbures de l'engin de débardage... J'arrive alors à un col perdu, mais où se trouvent, comme c'est devenu une habitude ces derniers temps, deux personnes. Je remets donc le pagne quelques minutes pour les saluer en entame la longue descente du retour. Sur le versant sud, la flore est bien développée, au point que tout l'air que je respire est empli du parfum des fleurs. Rhaaa, bonheur...
Voici d'ailleurs un tout petit échantillon de ce que m'a offert la nature ce jour-là (et non, je n'ai pas ramassé la morille, même si j'adore ça) :
Un peu plus loin, malgré un voile atmosphérique assez dense ce jour-là , une belle vue sur la montagne de Céüse (mondialement connue pour sa voie d'escalade Biographie, cotée 9a+) que j'ai parcouru en randonnue il y a quatre ans :
Une douce brise fraîche, juste ce qu'il faut pour atténuer la chaleur de l'effort, me fait un bien fou alors que je profite d'une nouvelle vue que j'adore et qui me donne du courage avant d'entamer la montée jusqu'au gîte de départ (ouais, parce que ça se voit pas, mais j'ai quand même bien mal aux pattes)...
Et c'est toujours nu que j'arrive à la voiture, après presque 6h00 et 18.5km de marche mais "seulement" 700m de dénivelée (contrairement aux prévisions logicielles qui ont dû se planter sur la traversée en balcon). Il m'aura quand même manqué un peu de repos le midi mais cette randonnue m'a permis de repérer les itinéraires vers les deux crêtes que j'avais initialement envisagé de faire. Sûrement mes prochaines sorties...
Sur la route du retour, je ne peux m'empêcher de faire une pause pour contempler encore une fois le versant sud de la Montagne d'Aurouze :
A voir également sur mon blog : http://randonnues.e-monsite.com/blog/cat-2016/randonnue-du-28-05-2016.html
Message édité par : Franck05 / 28-06-2016 22:49
Merci.
Tiens, j'avais oublié que le ciel pouvait être bleu.
Oui, nous avons cette chance de vivre dans une région où la météo est généralement clémente.
Et même s'il nous arrive de gentiment râler quand arrive la pluie, c'est avec beaucoup de tristesse et de compassion que nous regardons les journaux qui nous exposent les drames liés aux actuelles inondations ou à celles qui ont lieu régulièrement dans les départements côtiers.
Alors comme tu le fais remarquer, par ces photos, c'est aussi une façon de faire profiter de "notre" ciel bleu à ceux qui en manquent tant. 😕
Un grand merci pour ces récits et ces photos :=!
Pour moi la rando est un moment de détente complète et personnellement cela me stresserait de devoir toujours être aux aguets pour me rhabiller à temps en cas de rencontre....
C'est pourquoi je ne suis pas aux aguets. 😛
Outre le fait que je choisisse des itinéraires où le risque de rencontre est quasi nul, l'expérience et la réflexion m'ont permis d'acquérir une certaine assurance pour envisager la rencontre, même fortuite, avec sérénité. Par ailleurs, dans les zones les plus exposées, je n'hésite pas à me couvrir spontanément.
Un pagne ou une jupette rapide à mettre, même tardivement, un grand sourire et un bonjour avenant suffisent généralement à dédramatiser la situation. Et en plus, ça peut être l'occasion d'engager la discussion et de faire connaître l'activité.
Jusqu'à ce qu'un jour le naturisme en liberté soit suffisamment connu pour qu'il ne surprenne plus personne. 😉
C'est pourquoi je ne suis pas aux aguets. 😛
Outre le fait que je choisisse des itinéraires où le risque de rencontre est quasi nul, l'expérience et la réflexion m'ont permis d'acquérir une certaine assurance pour envisager la rencontre, même fortuite, avec sérénité. Par ailleurs, dans les zones les plus exposées, je n'hésite pas à me couvrir spontanément.
Un pagne ou une jupette rapide à mettre, même tardivement, un grand sourire et un bonjour avenant suffisent généralement à dédramatiser la situation. Et en plus, ça peut être l'occasion d'engager la discussion et de faire connaître l'activité.
Jusqu'à ce qu'un jour le naturisme en liberté soit suffisamment connu pour qu'il ne surprenne plus personne. 😉
J'ajouterais que chez les marcheurs, la probabilité de tomber sur un "plouc de base", obtus, est bien plus faible.
On remarque la même chose sur les plages: quand une plage exige de la marche, on n'a plus du tout la même population que lorsque le parking arrive jusqu'au sable.
Et d'ailleurs, ces plages sont fréquemment naturistes, ou du moins le naturisme y "passera" sans trop de problèmes.
J'ai fait pas mal de randonnées et alpinisme en montagne (notamment dans les Hautes Alpes, mais pas le même coin que Franck05; dans le Queyras ou dans les Ecrins, pour ceux qui connaissent), quand j'étais jeune (je pourrais toujours le faire, mais je crains qu'au bout d'une quinzaine de minutes ma femme me demande "c'est encore loin?" 😕 ), et quand il y avait un lac de montagne, la baignade nue n'y posait pas de problème.
D'ailleurs, quand j'ai randonné dans des groupes du Club Alpin Français ou des Chalets Internationaux de Haute Montagne, ou de Club Aventure, c'est comme ça que nous nous baignions, avec des phénomènes intéressants du genre le premier jour "quel dommage que je n'aie pas pris mon maillot", auquel il était répondu "baigne-toi sans", ce que certains ou certaines faisaient tout de suite, voyant que d'autres donnaient l'exemple, d'autres se baignant d'abord en sous-vêtements le premier jour, mais contrariés de marcher mouillés, les lacs suivants, ils finissaient par adopter le plus simple appareil.
Se baigner nu dans un petit lac de montagne ou se laver nu dans le torrent au bivouac se pratiquent couramment chez les randonneurs. Je ne pense pas qu'il y ait le même degré d'acceptation pour la marche elle même. Dans le meilleur des cas on passera vraiment pour un original...
Dans le meilleur des cas, on peut même dire que l'on est envié et/ou encouragé ! Je t'assure que ce n'est pas exceptionnel... 😉
Comme l'a souligné Phil, en montagne, la population que l'on croise est plus fortement attirée par le dépassement de soi et la Nature que dans des milieux urbanisés. C'est pourquoi la compréhension et l'acceptation de la nudité est bien meilleure.
On retrouve d'ailleurs bien ce contraste là où ces deux populations se croisent en présence de naturistes. Je pense notamment aux gorges de l'Ardèche où les réflexions désobligeantes viennent essentiellement de jeunes urbains qui n'ont pas cette culture.
Et de notre propre réaction dépendra beaucoup celle de ceux que l'on rencontre. C'est pourquoi il me semble important d'être à l'aise et serein dans sa pratique. Le mieux, à tous points de vue, étant quand même de pratiquer en groupe. :b
Après, il ne faut pas non plus se voiler la face, il y a toujours des esprits grincheux qui seront incapables de dissocier nudité de sexualité ou, pire, de perversion. Et c'est là où la communication orchestrée par l'APNEL, la FFN et les naturistes participant à des reportages (TV, radio, presse) ont une importance capitale. En ce sens, l'action de communication de la FFN « Dire le naturisme », me semble être un maître-mot auquel je m'associe complètement, notamment et bien modestement par ce sujet. 😀
Finalement, je me suis laissé tenter par les sirènes du blog. 😉
http://randonnues.e-monsite.com
Du coup, j'ai repris tous les récits de ce sujet (représentant les 3 dernières années) et je vais essayer de remonter le temps dans les semaines à venir... 😀
Et voici le compte-rendu de ma dernière randonnue faite à l'occasion d'un reportage pour la chaine d'info locale D!CI TV :
http://randonnues.e-monsite.com/blog/cat-2016/randonnue-du-22-06-2016.html

Message édité par : Franck05 / 20-02-2017 18:20
Génial ton site. Merci de nous faire rêver :=!
Je découvre ce massif du Devoluy.
Il me vient la question suivante: n'es-tu pas obligé de t'enduire de crème solaire indice 50 (le soleil brûle en altitude). Je me demande si ce n'est pas finalement plus désagréable que de porter des vêtements légers et respirants ?
Sans parler des produits chimiques dans ces crèmes...
D'autre part on assiste à l'extension des zones infestées par les tiques (géographiquement et en altitude)avec risque de maladie de Lyme ou encéphalite. Je ne sais pas si les Alpes du Sud sont touchées ?
Message édité par : jonco / 25-06-2016 08:10

