De rien Jacques 😉
Oui merci yves, je met la video aussi ici (Le lien direct pour la télécharger est http://video.koi-de-neuf.fr/Artiste-expose-son-sexe.mp4 ):
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Message édité par : gilles / 05-06-2014 09:10
Enfin une vidéo où l'on floute les gens habillés :=! :=! 😀
Fred.
Enfin une vidéo où l'on floute les gens habillés :=! :=! 😀
Fred.
Excellent :=!
Eh oui Frédéric, parce qu'un visage peut être choquant ou est intime et doit être réservé au mari, c'est d'ailleurs pour ça que certaines personnes se le cachent intégralement.
Mon impression à la vue de la vidéo: des gardiennes gardiens et conservateurs, de la dame, du public, des policiers, tout le monde garde son calme.
La seule incongruité, qui en devient comique tellement elle relève du langage automatique, c'est le coup des enfants qui auraient pu être choqués.
Déjà qu'en "lieu normal" ça occasionnerait tout au plus un "qu'est-ce qu'elle fait la dame?", mais dans cette pièce là!!!!
Ce qui est sûr, c'est que l'info circule, ça a été repris un peu partout. La vidéo aussi "tourne", même si elle est assez vite retirée des Youtube ou autres.
Dans le sens du "nue, et alors? il n'y a pas de quoi fouetter un chat", après les gars et la fille courant nus au Jardin du Luxembourg, après les femmes nues à la Pyramide du Louvre, c'est toujours bon à prendre.
Revenons 40 ans en arrière: à l'époque, on poursuivait les femmes seins nus sur les plages. Jusqu'à ce que du côté des policiers, du public, de la justice, on finisse par se lasser.
Allez, encore un effort, et il pourrait en être de même de la nudité complète!
Des non-poursuites médiatisées sont un argument de poids pour réclâmer une relaxe en cas de poursuites.
Bon, ben, finalement, les femens françaises vont nettement plus loin que les femens ukrainiennes.
C'était une Femen au Musée d'Orsay?
(les Femen enlèvent le haut mais pas le bas, elle a enlevé le bas mais pas le haut)
LA vidéo non censurée est actuellement disponible aussi sur dailymotion, pour combien de temps ?
Une artiste expose son sexe sous «L'origine du... par quoi2news
Pour ceux qui ont visité le Musée d'Orsay, avez-vous remarqué ce tableau ?
En ce qui me concerne je suis tombée dessus par hasard. C'est un petit format et il ne se distingue pas du tout des autres dans la salle.
A l'époque le modèle n'avait pas peur de la répression. Même si la toile était une commande privée, il se serait bien trouvé quelque esprit chagrin pour aller dénoncer une atteinte à je ne sais quelles valeurs. Certes il n'y a pas de visage sur cette oeuvre et on ne peut pas identifier le modèle mais à l'époque si on voulait condamner au non d'une pseudo morale on se contentait de dénonciations et de bannissements ou de jugements expéditifs.
Ce 29 Mai l'artiste s'est bien préparée. La robe doré et le maquillage flashy sont bien choisis. Elle prend la pose de façon altière en soignant la position des jambes et des mains. D'abord le regard interpelle et ensuite la pause figée.
Ce qui suit est très banal : c'est de la bonne gestion d'un événement exceptionnel dans un lieu public qui reçoit des dizaines de milliers de visiteurs. Des procédures existent et le personnel y est formé. Il faut tout faire pour qu'une manoeuvre de diversion n'entraîne pas un vol ou un attentat. Donc à part des phrases mal choisie d'une gardienne l'ordre d'évacuation pour protéger les biens et les personnes est une bonne décision.
Pourquoi ne pas avoir prévenu le musée? les applaudissements était-ils spontanés ou provoqués par les accompagnateurs de Deborah??
En conclusion c'est un fait divers banal, une exhibition qui a peu choqué, mais pas une performance, et qui n'a pas entrainé de poursuites tant mieux pour l'artiste. 😀
Bonjour,
L'art en peinture restera toujours dans le regard du spectateur,suivant sa sensibilité par rapport à ce qu'il voit,même s'il s'agit du sexe de la
femme;ne pas mélangé les deux entre l'art et la réalité,telle cette femme
exposant son sexe au dos derrière elle,la même image en tableau...pour tous ceux qui auront vues cette vidéo,quelque soit le site qui la passera
ils ne verront plus ce tableau,avec le même regard qu'auparavant;cette
jeune femme qui à voulue faire passé un message,aurait pue l'exprimé au- trement mais encore une fois,en ne se servant pas de l'art en peinture..
montrant un nu de femme(sexe)
GUY49(guy)
:paf
Je retiens juste quelques phrases de ma part, je coupe donc le reste du texte.
Pour ceux qui ont visité le Musée d'Orsay, avez-vous remarqué ce tableau ?
En ce qui me concerne je suis tombée dessus par hasard. C'est un petit format et il ne se distingue pas du tout des autres dans la salle.A l'époque le modèle n'avait pas peur de la répression.
Pourquoi ne pas avoir prévenu le musée? les applaudissements était-ils spontanés ou provoqués par les accompagnateurs de Deborah??En conclusion c'est un fait divers banal, une exhibition qui a peu choqué, mais pas une performance, et qui n'a pas entrainé de poursuites tant mieux pour l'artiste. 😀
Sur le premier point, ce tableau en effet ne se distingue pas des autres dans la salle, mais la salle est isolée, et le visiteur est bien prévenu que l'Origine du Monde s'y trouve.
Ceci sans doute afin d'éviter que des visiteurs disent "on est tombé dessus, nous étions avec nos enfants" etc.
(De toutes façons, s'ils n'aiment pas la nudité, la visite de ce musée leur sera problématique, vu le nombre de nus de Manet, Ingres etc. qui s'y trouvent.
"A l'époque le modèle n'avait pas peur de la répression. ": il n'y avait pas de répression pour les modèles. Au milieu du XIXème siècle, ce qui leur posait problème est que la nudité soit publique. (Cf à ce sujet Marcela Iacoub, "par le trou de la serrure")
Un tableau qui était exposé, c'était de la nudité publique, mais l'atelier du peintre, c'était un lieu privé, et si le tableau était exposé dans un lieu privé (chez un particulier), il ne tombait pas sous le coup de la censure et encore moins de la répression.
C'était même un grand classique à l'époque, le tableau de nus qu'on offrait aux jeunes mariés pour leur chambre à coucher.
De plus, le tableau était une commande privée, et celle qui pose, on ne voit pas sa tête, on ne voit que le bas de son corps, sans les jambes dont on ne voit que les cuisses, elle était non indentifiable. Elle pouvait être tranquille du côté poursuites.
"Une exhibition qui a pu choquer": oui, vu les commentaires qu'on lit ici ou là, un bon nombre de Français ont été choqués qu'on puisse faire ça. Ce sont les classiques gens choqués par toute nudité, "c'est une pute", "elle veut faire parler d'elle c'est tout", "comment peut-on ainsi montrer son sexe, elle n'a pas honte?" nous connaissons ce discours. Mais pas les visiteurs du Musée d'Orsay, bien au contraire (même s'il y avait peut-être quelques complices).
J'ai de toutes façons du mal à imaginer que quelqu'un qui regarde L'Origine du Monde puisse s'indigner de la vue du sexe d'une femme "en vrai".
"mais pas une performance, et qui n'a pas entrainé de poursuites tant mieux pour l'artiste. :-D"
En français, le mot performance désigne quelque chose d'assez extraordinaire, un exploit sportif par exemple.
Mais en anglais, ça désigne tout simplement une action, il y a les "performing arts", arts que l'on fait sur scène (la danse, le théâtre, la musique"), ce qu'en français on appelle le spectacle vivant, et les "fine arts", où l'action n'est pas réalisée en direct: la peinture, la sculpture, ce qu'en français on appelle les arts plastiques.
En anglais, un danseur, un musicien, c'est un "performer".
Mais à la suite de gens comme Jackson Pollock, il y a eu des "performances" en peinture, des peintres qui peignaient en direct ("action painting") le tableau, comme Pollock qui étalait une grande toile et le peignait avec ses pots de peintures troués, réalisant des liserés divers et variés. Pollock est le plus connu, mais il y a aussi Cy Twombly, ou les ready-made du français Marcel Duchamp (qui se rendit célèbre avec sa "sculpture" "Fontaine", un urinoir renversé, façon de poser la question "qu'est-ce que l'art, qu'est-ce qu'un artiste, qu'est-ce qu'une oeuvre d'art, qu'est-ce qu'une exposition, qu'est-ce qu'un musée?" ).
Des peintres ont donc été des "performers", une exposition devenant un spectacle en direct.
Voici le lien pour Duchamp:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fontaine_%28Duchamp%29
"et qui n'a pas entrainé de poursuites tant mieux pour l'artiste. :-D"
Le procureur a quand même le sens du ridicule, parce que seuls ceux qui ont été "victimes" (directement, on ne peut pas pour le compte d'autrui ou pour ce que d'autres "pourraient voir" ou "pourraient avoir nu") de l'exhibition peuvent porter plainte pour exhibition sexuelle. Et vous imaginez un plaignant dire "la vue d'un sexe féminin, c'est choquant, cela m'a été imposé je n'étais pas volontaire, j'ai subi un préjudice" alors qu'il était juste en face de l'Origine du Monde :#.
La relaxe était assurée.
La femme savait très bien qu'elle ne risquait rien.
Le Monde paru hier (et daté donc de ce vendredi 6 juin) y consacre un article dans sa dernière page (c'est important une dernière page, c'est un peu ce qu'on lit en priorité quand on achète un journal et qu'on s'assoit dans le métro), où il parle aussi des autres qui se sont déshabillés lors d'expositions sur le nu.
Voici le lien vers cet article:
http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/06/05/a-orsay-un-remake-de-l-origine-du-monde_4432340_3246.html
Pour autant, la mise en abyme opérée par cette mise en scène éruptive génère une certaine fascination, du moins un trouble, puisqu'elle ouvre un vortex entre cadre fictif et cadre réel (on pourrait tout aussi bien imaginer reproduire cette perfo avec d'autres tableaux), en faisant sortir la vie et la chair d'un tableau minéral et matériel. C'est une autre naissance, une opération de détournement,un effet miroir revivifiant le tableau, qui a perdu son côté provocateur.
En outre, la performeuse inverse le rapport voyeuriste, en disant "moi, je vous ai vu".
C'est le contraire du tableau "Ceci n'est pas une pipe", de Magritte.
http://goo.gl/v2URcG
(Le lien est long, mais le clic fonctionne)
Message édité par : PhilE / 10-06-2014 19:38
Message édité par : PhilE / 12-06-2014 15:04
Message édité par : gilles / 18-01-2016 08:48
Deborah de Robertis, qui ne s'étale pas encore sur wikipéd. mais sur fessebouc, cherche à acquérir une notoriété et cette performance, mûrement réfléchie, s'apparente aussi à un coup de pub.
Pourtant Deborah n'est pas Marina Abramovic et en diffère entre autres par le caractère non autorisé de son intervention.
Bien que le refus de solliciter l'accord du musée fut un choix délibéré, le gentil bordel, quasi intentionnel, qui a résulté de cette intervention artistique (qui n'a d'innocence que l'apparence) ne me semble pas la rendre plus pertinente; sinon n'importe qui, à ceci près que de Robertis n'est pas n'importe qui, pourrait en faire autant. Malgré tout, les policiers qui sont intervenus se sont montrés très diplomates et même défenseurs de l'artiste.
Pour autant, la mise en abyme opérée par cette mise en scène éruptive génère une certaine fascination, du moins un trouble, puisqu'elle ouvre un vortex entre cadre fictif et cadre réel (on pourrait tout aussi bien imaginer reproduire cette perfo avec d'autres tableaux), en faisant sortir la vie et la chair d'un tableau minéral et matériel. C'est une autre naissance, une opération de détournement, un effet miroir revivifiant le tableau, qui a perdu son côté provocateur.
En outre, la performeuse inverse le rapport voyeuriste, en disant "moi, je vous ai vus".
Ce spectacle frondeur amène également à un questionnement philosophique sur la représentation du corps et à une critique du regard, entre admission et répression, entre objectivation froide et déstabilisation.
Décidément, ce tableau inspire bien des artistes mais ici, c'est juste... culotté.
Message édité par : ourfarewell / 10-06-2014 20:28
