Ah ben voilà, tout est dans la question.
Si l'on se réfère à la définition du naturisme, il ne reste plus que la notion de groupe humain.
Lorsqu'il s'agit de pratique de naturisme en solo, on n'est pas étiqueté "naturiste" puisqu'il faut se fondre obligatoirement dans le troupeau, alors lorsque l'élément nature disparaît, qu'est-ce que ça devient ?
Personnellement, le nu sur le béton, bof.
Lors des évennements comme les prises de vues de spencer tunick ou les cyclonues, les personnes partagent une nudité collective, de manière encore pus forte que dans les pseudos centres natuistes, ceux avec tout un tas de coincés du slip.
Le paradoxe c'est que bon nombre de participants ne sont pas naturistes.
La nudité, par exemple, vécue lors de la cyclonue de londres 2008 était extraordinaire, une expression de liberté ultime, l'affirmation de soi, dans la nudité collective face à la ville et aux badauds.
La reconnaisance des institutions et des passants, pour cette nudité collective était magnifique
La ville est ce la nature au sens de la définition du naturisme ?, pour ma part oui, car il ne s'agissait pas de béton dans son expression brute et laide , mais plutôt d'environnement urbain de qualité : parcs, boulevards style "hausmaniens" monuments, etc..,
Ne pas oublier que le naturisme officiel celui des centres naturistes, c'est ausi le naturisme dans un milieu un peu urbain et que seule la randonue permet de profiter à quasi 100% de la nature sans voir de constructions humlaines, et que dans la définition du naturisme "une manière de vivre en harmonie avec la nature" ne signifie pas pour autant d'être plongée dedans à 100%
Bonjour,
Pour compléter la réflexion de Cendrinox,il y a la notion de groupe c'est vrais, mais il y a aussi le respect de soit, d'autrui et le respect du lieu; Du moins je l'espère.
Pour ce qui est d'être en solo, ça fait des années que s'est mon cas, à part quelques amis rencontrés sur la plage et je me considère Naturiste, au pire nudiste. 😉
La question m'a toujours laissé assez perplexe. Mais le ressenti de Gilles, c'est quand même bien du naturisme, et quant à la nudité provoc... C'est le problème de toute provocation. J'ai tendance à me méfier : ça réveille ceux qui somnolent, mais aussi bien les contre que les pour.
Seulement il faut bien dire qu'en ce moment, ce qui se passe pendant qu'on dort c'est la sourde progression des intégrismes religieux.
Précision : je n'attaque pas les religions, seulement les intégrismes qui progressent sur le terreau de la peur et de la bêtise.
Donc il faudrait faire attention de ne pas déplaire aux intégristes , pour ne pas leur déplaire , pas de nudité en ville et bientôt à la campagne ....censure du cinéma et de la télé ...
Pour ne pas choquer les intégristes religieux , il faudrait peut être revoir les manuels scolaires , remplacer l'évolution de Darwin par Adam et Eve . Ah que ne ferait-on pour nos chers amis intégristes ...
Quant à l'étiquette naturisme pas naturisme , personnellement cela m'indiffère , je trouve simplement agréable d'être nu en toute occasion , à la plage , en ville , à la montagne .
L'interdiction de la nudité publique est beaucoup plus ancienne que les intégrismes auxquels nous sommes confrontés actuellement. Bien sûr, il y en a toujours eu, mais les législations sont faites en fonction de normes communément acceptées ou alors sont imposées par un pouvoir peu démocratique.
Ce qui me semble digne de noter, c'est qu'à gauche sur la photo "nudité urbaine à Munich" il y a une musulmane voilée (voile de tête, pas du visage) qui n'a pas du tout l'air concernée par le personnage central.
Ben c'est vrai que j'ai beaucoup de mal à avaler l'idée de "nature" en ville ... voilà ce que ce c'est d'avoir de solides origines rurales. Certes il existe bien peu de terrains actuellement non touchés par l'humain mais entre le parc urbain ultra entretenu par les employés de la Ville et les forêts traversées en randonnue débroussaillées de temps en temps par un forestier, il y a quand même une grosse marge. Et puis dans la nature telle que je l'aime, moins ya d'humains et mieux je la ressens -ah ben oui, à ce moment-là, je me repends de faire partie de l'espèce la plus destructrice de la planète-.
Et si le naturisme est un ressenti de groupe ... bé heu l'idée de liberté et d'expression vécue en commun, ça peut se vivre ailleurs, dans la création collective par exemple. Peu importe à ce moment là ce que l'on a sur le dos ! Par contre, j'ai du mal à avaler aussi ce besoin de reconnaissance dont tu parles, Gilles ... je vis tout ça tellement comme une voie intérieure qu'en faire une gesticulation publique, ça coince. (Du moins pour l'instant.)
Oui, Mercantour, l'action est essentielle mais j'aime bien parfois réfléchir parce que ça entretient mes neuronnes ...
Ne pas mettre de vêtements en ville en plein été , c'est 100 fois plus naturel que d'en porter .
Avec des vêtements on transpire , on consomme de l'électricité pour les machines à laver , pour le fer à repasser . C'est un gaspillage d'énergie et de temps . Nu c'est plus cool .
Conduire une voiture ce n'est pas naturel pourtant on le fait en ville ou à la campagne .
Pourquoi pour être agréé authentique "naturiste faudrait il être nus en demandant une carte, ou en étant enfermé ds la "nature" payante des centres naturiste ?
Mercantour, si on va par là, se couper les cheveux, se raser n'est pas non plus "naturel", et aussi se laver.
L'humain est tout sauf "naturel", mouhahaha ... même les peuples les plus proches de la nature cherchent à embellir leur image en portant des trucs, en se tatouant, se scarifiant, se peignant, etc !
Tomber dans le raisonnement extrême en vient à démontrer que "humain" et "nature" sont opposés de ... nature !!!
puisque l'homme, à la différence de l'animal, cherche constamment à modifier son entourage. ça reviendrait à dire que l'homme par essence ne pourra jamais être naturiste, tout comme il ne sera jamais juste (et donc que toute espérance de démocratie est impossible).
Voilà, disserter dès le matin comme ça devant mon café ça me rappelle le bac et les discussion passionnées du temps de la fac; merci les gars de me rajeunir ...
Concernant les Centres, j'ai eu aussi des réticences mais quand on y a été même une journée on se sent tellement comme un coq en pâte que je comprends leur utilité. Soit on choisit la sécurité et on paye pour ça (comme ces résidences "sécurisées" en vogue), soit on a un peu plus le goût de l'aventure (et de l'économie) et l'on fréquente les plages libres et on se balade à ses risques et périls.
Bien sûr, dans ce cas là, l'utopie d'un naturisme homogène prend du plomb dans l'aile. Avec sa démocratisation apparaissent des naturismes pour chaque classe sociale (ce qui n'était pas le but si j'ai bien compris). Mais ce genre d'unicité, je n'y ai jamais cru.
Message édité par : Cendrinox
Rien à ajouter au message de Cendrinox !
Personnellement, le nu sur le béton, bof.
oui c'est complètement naze !
Quand on me parle de nudisme urbain, je pense inévitablement à la phrase de Michel Audiard.
les c..ça osent tout.C'est à cela qu'on les reconnait. 😛
