De quel droit autorisons-nous à approuver ou tolérer cette transformation ?!
On ne s'autorise pas à approuver ou tolérer cette transformation, on s'autorise seulement à donner notre ressenti. Et ce uniquement parce que deux membres du forum ont amené ce sujet de discussion. Les autorises tu, là est la question :b
Je pense être tolérant dans la mesure où si cette (?) prof avait eu mes enfants pour élèves, je n'aurais pas eu d'objection. Et j'aurais pu discuter avec elle (?) sans problème particulier.
Maintenant, que l'établissement fasse appel à une psychologue pour les élèves en cas de soucis m'interpelle un peu. Excès de zèle ?
Autre question : si en tant qu'homme tu tombais follement amoureux de cette femme ... Serait ce possible en sachant d'emblée que cette femme était avant un homme ? Et si tu l'apprenais ensuite, comment réagirais tu ? Personnellement, je suis incapable de le dire.
Souhaitons simplement que cette nouvelle femme soit heureuse dans sa nouvelle vie et que la prise prolongée d'hormones anti androgènique + les oestrogènes indispensables ne lui posent pas de soucis médical sur le long terme.
Fred.
Message édité par : fredericdromois / 06-09-2010 12:17
Quelle belle évolution de la part de l'institution religieuse... Quand je pense a la chanson de Gilles Servat : "L'institutrice de Quimperle qui par malice épousa un divorce". Celle-ci avait été virée. Cela se passait dans les années 70 je crois. Comme quoi tout n'est pas perdu du cote de l'église catholique. Félicitation et encouragements a ceux qui se battent en son sein pour le progrès de la dignité humaine.
J'accepte pleinement les handicapés et toute autre personne qui est ce qu'elle est par la "force des choses", par accident ou de naissance ... Je ne serais que "tolérant" vis à vis de ce genre de "transformation".
Pour moi, c'est bien dommage ! 😉
Pour comprendre l'homosexualité ,il ne faut pas soustraire un seul élément possible du puzzle, il est possible que l'on puis être comme gauché, que cela puisse être d'un vécu, d'un problème pschi, relationel, ou il y a peut de rencontre possible avec l'autre sexe, (pension, prison), situation affective, et amicale comme imposées par évenement à long ou moyen terme.
Aussi nous vivons dans beaucoup d'images agéssivent de marketing, on se joue de la peudeur et l'impudeur, on remplace l'anatomie par des vêtements pour faire la différence entre les sexes, ( Alors que les animaux vont chaqu'un selon leurs espèces...et non la différance), ou bien on habit l'homme en femme pour des raison plus homo.
Maintenant je comprend que l'oeil est la lampe du corps, d'ou l'importance d'une purté de coeur et de regard, cela me conduit à l'espérance en Christ, d'ou j'ai appris que rien en lui n'est agréssif, même pas la nudité, méme pas le vêtement, sinon le coeur de l'homme et ses fantasmes, d'ou ses tentations, ses exébhitions.
BENE :paf
Je seraisheureux et honoré, moi aussi, de lire des témoignages de personnes "transgenre"et assumant leur nudité.
J'ai rencontré l'une de ces personnes dans un sauna . Quelle étrange et émouvante beauté ( et zut pour ceux qui me prendront pour un pervers, il ne s'agit que d'esthétique ) Je regrette de n'avoir pas osé, à l'époque, lui parler .
L'alchimie tenait pour un de ses plus grands symboles celui de l'androgyne, aux caractéristiques des deux sexes, et d'ailleurs toujours représenté nu . Que les transgenres s'en inspirent pour affirmer leur fierté dêtre et, partant, leur capacité naturiste Merci à"tits" de m'avoir inspiré cette réflexion .
je ne crois pas qu'on puisse "comprendre"...
je suis convaincu qu'on doit "accepter".
La chimie vient de prouver que les femmes ne sont pas du tout des hommes sans pénis... mais que ce sont les hommes qui sont des femmes qui ont perdu leurs ovaires et dont le clitoris est devenu gigantesque...
Vous comprenez ça vous ?
Par contre le refuser... c'est aussi refuser de s'accepter soi-même... pour ce qu'on peut savoir de soi-même...
c'est drôle comme on revient toujours au fondement même de notre culture, le fameux "connais-toi toi-même" enseigné par Socrate et/ou Platon .
Le sanglier se range aux côtés du chien !
Il me semble également qu'il faut accepter au-delà de comprendre .
Mais les deux termes ne sont pas antinomiques !
Je me permets de faire du déterrage de post (doublé d'une résurrection étant donné que je ne suis pas venue sur ce forum depuis des années) pour une occasion très particulière. Enfin, deux raisons pour être plus précise.
La première est que, enfin, ma compagne et moi allons bientôt nous installer en France métropolitaine et, éventuellement, pouvoir fréquenter quelques lieux naturistes qui nous font rêver.
Et la deuxième, vous vous en douterez, est que je me sens concernée par cette discussion, étant moi-même une femme transgenre, et naturiste.
Je ne rentrerai pas dans les détails de ma propre situation, là n'est pas la question.
J'ai pu constater, avec plaisir, la relative ouverture d'esprit dont vous faites preuve dans votre discussion (même si, par ignorance bien sûr, il y a beaucoup d'approximations dans vos propos). Permettez-moi donc de donner l'avis d'une personne trans sur la question...
Tout d'abord, je peux comprendre que vous ne sachiez pas quels pronoms et accords employer pour désigner Martine, étant donné que notre situation remet en question votre conception du genre. La règle est très simple : utilisez les pronoms et prénoms correspondant à l'identité que s'est choisie la personne. En l'occurence, puisque Martine a choisi de devenir une femme, considérez-la comme une femme en toute occasion, y compris dans cette discussion. C'est pour elle une question de respect, d'auto-détermination et de bien-être.
Ensuite, il faut savoir que la transidentité n'est plus considérée comme une pathologie mentale depuis un bout de temps. Pendant longtemps, on a essayé de soigner cette situation à coups de psychiatrie, de médications, et autres joyeusetés, sans grand succès. Là se situait l'échec, à l'opposé de ce que semble penser Frédéric.
À l'inverse, depuis qu'on accompagne les trans dans leur transition, pour les aider à s'accomplir comme les personnes qu'elles veulent être, on constate que 98% des trans finissent par être heureux de leur transition à la fin de leur parcours (ces statistiques ont été établies par les personnes même qui, il n'y a pas si longtemps, traitaient notre condition de manière pathologique).
Certes, une partie d'entre nous souffre malgré tout de problèmes psychologiques, qui ne sont pas la cause mais la *conséquence* de notre transidentité. Transphobie, rejet, discrimination, précarité économique et sociale, prostitution même, pour une minorité d'entre nous... Il y a parfois de quoi devenir dingue !
Nous ne nous sentons pas malades. Nous nous sentons juste différent-e-s et avons besoin d'être accepté-e-s dans nos différences, aussi étranges puissent-elles vous paraître.
Nous ne cherchons pas forcément à être compris-e-s, ni même que vous adhériez à notre démarche, nous demandons juste à être respecté-e-s dans nos choix, en tant qu'êtres humains, comme vous semblez tout à fait le comprendre. Indépendemment de notre sexe ou de notre genre, n'oubliez pas que nous sommes des gens avant tout, avec nos personnalités, nos qualités et nos défauts. Il y a même des chances pour que vous fréquentiez certain-e-s d'entre nous sans le savoir.
"Sur une plage naturiste, une fois la transformation complète, je ne vois pas où serait le problème ?? Par contre, en cours de transformation, avec des gros seins et un organe masculin, je serais ... disons plus circonspect. "
Frédéric, pour certain-e-s d'entre nous (pas très nombreux-se-s c'est vrai), ceci n'est pas un "en cours", mais la fin de notre transition, un état dans lequel nous nous sentons enfin nous-même.
Il existe aussi des "FtM" (Female to Male) qui choisissent de garder leur sexe féminin d'origine. Nous ne le faisons pas pour choquer ou amuser la galerie, mais le plus souvent, pour la bonne et simple raison que la manière dont nous nous servons (ou pas) de notre sexe ne remet pas en cause notre féminité ou notre masculinité. Par ailleurs, une vaginoplastie ou une phalloplastie sont des chirurgies excessivement complexes, qui sont encore mal maîtrisées en France (bien mieux en Thaïlande ou d'autres pays).
