Bonsoir,
Baloo, Pour le mouvement, je ne m'en rappelle plus le nom mais il en était le directeur ou président.
J'essayerai de retrouver l'info mais sans garantie.
Amitiés
Francis
Bonjour à tous,
Easyrider, j'ai lu avec attention ton témoignage personnel. Mais pourquoi faut-il que tu en déduises que les cathos sont forcément tous terrorisants et les athées tous très ouverts ? Il y a d'autres témoignages qui sont diamétralement opposés et dans la même période que celle où tu as eu ces expériences très fortes.
Comme par définition, il est impossible que tous les imbéciles puissent se réunir dans un même groupe. Donc il y en a un peu dans chaque, chez les scouts comme chez les athées bien qu'il puisse aussi y avoir des scouts athées. Jeune, j'aurais eu cette tendance à globaliser les choses et les personnes, blanc ou noir. Aujourd'hui je trouve un charme à tous les dégradés du gris.
A plus dans la poursuite de cet échange.
Bonjour,
Il y a sûrement de très bons aspects dans la culture des pays nordiques et scandinaves. L'herbe du prè d'à côté est toujours plus tentant que la sienne.
Ma réaction était seulement l'attention à globaliser. LES intels sont comme si, les LES autres comme ça ! Je ne doute pas du témoignage d'Easyrider. Le fait que dans une culture la nudité totale ou partielle soit absente n'enlève a priori rien à la valeur de celle-ci. Et nous connaissons tous des personnes extraordinaires d'humanisme et de générosité qui ne sont pas naturistes.
Bon week-end au soleil ou sous la sueur du Phébus.
pour baloo,
salut! Loin de moi de considérer les catholiques, ou les adeptes d'une religion en général, comme forcément coincés et pudibonds. Je connais d'ailleurs des naturistes qui vont à l'église. Mais l'éducation catho des années 60 n'a rien à voir avec aujourd'hui. Tout semblait prohibé, et nous vivions une adolescence grise. Par ailleurs, j'ignore complètement si cette famille suédoise chez laquelle j'ai eu le plaisir de séjourner était athée. Disons qu'il y avait à l'époque autant de différence dans le comportement quotidien que par exemple l'Espagne franquiste par rapport à la France.
A la réflexion, je suis persuadé que ces naturistes suédois s'en fichaient complètement. Les étés sont très court en Scandinavie, et ils profitent au maximum des jours de beau temps. D'ailleurs, en parlant avec leurs enfants, ils ne semblaient même pas se rendre compte que nous étions tous nus du matin au soir. Ce n'était même pas un sujet de conversation. Il paraît que ça a quelque peu changé aujourd'hui.
Bonsoir à tous,
Merci Easyrider, pour cet échange dans la vérité.
Il est certain que les choses ont changées. Mais comme il a été dit, le contexte pédophilo-judiciaire n'aide pas à vivre naturellement chez les scouts la nudité. Comme quoi il est toujours difficile de faire abstraction du contexte dans lequel se développe l'action éducative. Quand j'étais chef dans les années soixante quinze/quatre vingt, je faisais ma toilette entièrement nu, mais le matin de bonne heure ou éloigné des jeunes scouts. Et je me gardais bien d'intervenir pendant la leur, même si ces adolescents n'abusaient pas du savon et de l'huile de coude. La sueur ancienne cela faisait viril, parait-il.
Tu dirais aujourd'hui que la nudité dans cette famille était un non-évènement. Monsieur Jourdan dirait qu'il en faisait sans le savoir. Le merveilleux serait d'être nu sans même sans rendre compte ?
Merci encore et bonne fin de weekend
Message édité par : Baloo
Je crois que les hotes d'easyrider n'etaient pas obigatoirement des suedois athees mais peut-etre lutheriens. L'eglise lutherienne est fortement implantee en scandinavie.
Si mes propos ne sont pas trop fausses, cette eglise est issue du protestantisme, c.a.d. un schisme de la chretiennete.
L'approche lutherienne du corps serait d'opposer la redemption au peche, donc de lui donner une dimension sacree au lieu de la honte.
Ce serait la raison pour laquelle, le corps nu est normalise dans le mental de ces cultures nordiques.
Comme quoi la volonte de se denuder ou pas (par un temps favorable ou oppressant) trouve ses racines profondes dans la religion.
pas vraiment d'accord avec ce raisonnement luthérien, dokell.
En ce sens que j'ai par la suite séjourné en Suède, et que la plupart des gens que j'ai eu le plaisir de rencontrer ne s'intéressaient vraiment pas à la religion. Ca s'était pour ainsi dire effondré chez les jeunes. Nous allions souvent ensembledans ce qu'ils appellent leurs "sommar huset" (maison d'été), et la famille au grand complet, de la grand mère au petite dernier, n'hésitaient jamais à rester nus toute la journée. Une manière de vivre.
Intéressant et conforme à l'idée qu'on se fait aujourd'hui de la Suède, mais dans les années 60, c'était récent, si on en juge par le beau film "Elle n'a dansé qu'un seul été" qui, au milieu des années 50, dénonçait le puritanisme régnant dans un village suédois.
A la même époque, ou presque, chez les Eclaireurs de France (laïques) dont je faisais partie la nudité était un tabou et on parlait de la troupe voisine de Scouts de France (catho) où on apprenait à faire les piqûres, avec un étonnement vaguement scandalisé parce que cela impliquait, pensions-nous, la nécessité de montrer ses fesses.
Ok je n'ai plus qu'a faire l'experience suedoise moi-meme (en tenant compte du decalage des epoques) pour avoir une idee plus claire.
Amities.
Message édité par : dokell
J'ai fait 15 années de scoutisme chez les scouts de France, et le fait que nous étions "coéduqués" (c'est-à-dire activités communes avec filles et garçons) explique que la nudité était aussi "taboue" que partout ailleurs.
Je crois que dans les mouvements ou les groupes scouts non mixtes, il peut en effet y avoir une plus grande tolérance envers la nudtié, mais c'est loin d'être le cas dans les mouvements mixtes, et pour cause: rares sont les familles catholiques ouvertement naturistes... et le mouvement national, avec toutes les critiques qu'ils reçoit (pédophilie et autres) n'encourage absolument pas de telles pratiques...
et c'est dommage: j'imaginerais très bien un mouvement scout naturiste, ça me semblerait même très complémentaire.
