Koweït
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Les «nudistes de l'ombre» ont été repérées par un petit garçon dans un café situé dans un centre commercial situé à une dizaine de kilomètres de Koweït, capitale de l'émirat du même nom.
Des sources policières, citées par le journal al-Rai, indiquent que deux des trois jeunes-femmes arrêtées sont originaires du Golfe, mais qu'aucune ne vient du Koweït même. D'après les récits de l'affaire, c'est un petit garçon de la région qui a aperçu leur (semi) nudité, et qui en a averti sa mère. Fâchée, cette dernière aurait ensuite appelé la police pour les dénoncer.
D'après le journal, les jeunes femmes (l'une est mineure) ont avoué à la police qu'elles avaient eu des relations sexuelles dans un même appartement, avant leur venue au café, et qu'elles auraient en outre consommé de l'alcool lors de ce moment de plaisir. La police dit avoir appelé le père de l'une d'elles, mais ce dernier a semble-t-il refusé de venir dans le pays pour s'occuper de l'affaire, trop pris par son business.
D'après une militante des droits de la femme koweitienne, citée elle par Al Arabiya News, ces femmes risquent des peines très sévères -des années de prison- si elles sont reconnues «coupables» de relations homosexuelles. Elle demande aussi comment le garçon à l'origine de l'arrestation a pu découvrir que l'une d'entre elles était nue, puisque la burqa couvre normalement l'entièreté du corps et ne permet pas de discerner quoi que ce soit. Pour elle, il s'agit d'un chenapan qui a du faire exprès d'aller regarder sous leur voile intégral et mériterait sans doute davantage d'être puni que les filles. Elle précise qu'en raison des températures élevées qui règnent au pays, de nombreuses femmes se baladent nues sous leur burqa.
remarque, le seul moyen de ne pas être nu sous ses vêtements, c'est de ne pas en porter!
Et d'ici qu'on nous arrête tous pour nudité sous nos vêtements :paf
:# J'ai eu l'occasion de travailler en Jordanie.
Qu'est ce que j'étais bien, nu, dans ma djellaba !
Une sensation de bien-être presque identique à la nudité...
Dans un conte de Pirandello («La rosa» [ http://www.classicitaliani.it/pirandel/novelle/13_178.htm ] on parle d'«arcigni pudori» ("pudeurs revêches", voir GoogleBooks pour des exemples français).
Mes souvenirs scolaires m'ont porté au latin «Arx, arcis» ("cittadelle fortifiée"). Je me suis demandé si la pudeur sert à défendre quelque chose. Je ne le sais pas au moment: peut-être l'activité sexuelle hors des lois, empêcher une mûrissement précoce chez les enfants, ???
J'ai été amené à penser aussi que où se termine le cadre de la loi (souvent allégorisée comme déesse avec une couronne en forme de tour - http://it.wikipedia.org/wiki/Italia_turrita ) commence celui de la religion, de la "loi morale".
La pudeur rappelle la décence (du latin decere "être convenable"), hors loi par définition. De cet espace s'est emparée la religion. Il s'agit donc moins d'une battaille de droit, que d'une évolution des moeurs. Il faut donc que nous aussi occupions tous les espaces que nous pouvons, affirmant notre présence/existence.
En passant, le mot italien arcigno vient de rechigné (du francique kînan "faire une grimace, tordre la bouche").
Nudivago - Vitto
Il semble que les griefs les plus sérieux retenus contre ces femmes concernent la consommation d'alcool (en pays musulman !) et, pire encore, les relations homosexuelles (quelle horreur, des femmes qui "s'arrangent" entre elles sans avoir besoin des hommes !) . Mais, comme le souligne la militante des droits de l'homme, la question de leur "nudité sous burka" n'est pas claire . Mais que tous les Dieux nous préservent, en Europe, de connaître pareil régime d'interdits universels ! Ces gens là ont réussi à être pire que les chrétiens, ce qui n'est pas peu dire !
A Nudivago : Remarquons que pudeur vient du latin "pudeo" : avoir honte ou faire honte (le verbe latin a aussi bien le sens actif que passif) . Il s'agit bien, comme tu le dis, d'empêcher l'activité sexuelle hors des normes socio-religieuses, et de maintenir les adolescents sous la coupe des adultes en les traitant comme des enfants impubères .
Il y a en effet encore du chemin à faire pour que chacun soit respecté, aussi bien dans sa tenue vestimentaire que dans sa sexualité . La vieille devise de l'ancienne religion :"Fays ce que vouldras, pourvu que cela ne nuise à personne" reste toujours d'actualité et les lois, encore sous l'influence de moralismes invalidants pour l'esprit, feraient bien de s'en inspirer . Mais l'ancienne religion, on le sait, a quasiment disparu dans les bûchers allumés par les chrétiens, toujours aussi amoureux du genre humain !
Le cas m'a rappelé le film «Où est passée Jessica» (1985): le titre italien était «Sotto il vestito niente» ("Rien sous le vêtement").
L'artiste japonais Morimura est allé jusqu'au point d'avoir honte de voir soi même nu (voir: Lena Fritsch, Yasumasa Morimuras Self-portrait as Actress: Überlegungen zur Identität).
Ça en dit long sur le fait que la pudeursoit employée comme critère d'accueil dans la societé (faire et avoir honte, comme dit Sanglier83 - au contraire: honneur) : on est nus entre nous (naturistes), dans nos randonnues, dans les lieux naturistes, un peu à l'écart de la société. Pour ce que cela change, il faut qu'on nous voit, tomber dans le paradoxe de nous "exhiber"... avec prudence.
C'est pour ça que les adoléscents ont tellement le sentiment de la pudeur: quoi qu'il contestent la société, ils ont envie d'en faire part, le plus vite possible, ils suivent la majorité au niveau "social/officiel" tuandis qu'ils sont originaux (eux mêmes) dans leur bandes.
Nudivago - Vitto
