Tu aurais dit la même chose si la victime avait été une femme ? J'hallucine ...
Bien sûr que non, car dans ce cas il s'agirait d'un viol:
"Le viol est défini par le Code pénal (article 222-23) comme tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise. C'est un crime passible de la cour d'assises."
Mais pour revenir à cette affaire, l'homme peut dans le pire des cas prétendre à une "agression sexuelle" (222-22), et à moins d'avoir affaire à un handicapé ou une personne diminuée ou vulnérable, le comportement du monsieur s'explique plus probablement par la volonté de "faire un exemple", d'humilier cette femme, de prendre des gens à témoins afin de se dédouaner et de montrer aux autres qu'il est un "bon" naturiste, qu'il ne mange pas de ce pain-là (le libertinage).
Le pire c'est qu'il est sans doute fier de lui, il doit se délecter à raconter cette histoire à ses amis.
Hallucine si tu veux, mais je persiste à penser que c'est un homme de troisième zone.
Il est probable qu'à la place de ce monsieur j'aurais remis cette femme à sa place sans pour autant porter plainte. Mais c'est peut être un tort qui vient gonfler les statistiques (à défaut d'autre chose) du nombre plus élevé des agression des hommes vis à vis des femmes.
Attention Fred: on pourrait comprendre à la lecture de ce paragraphe que tu cherches à minimiser le rôle des hommes dans les agressions sexuelles, alors que cela reste une majorité écrasante (et pas seulement "plus élevé").
Je sais que ce n'est pas ce que tu as voulu dire !
Il y a bien évidemment des hommes dominés et maltraités par des femmes, qui sont dans des situations de dépendance physique ou psychologique, mais ces violences s'exercent le plus souvent dans des lieux privés ou à l'écart car elles ne passeraient pas inaperçues dans un espace ou des gens circulent régulièrement (comme les douches communes d'un camping).
Tu aurais dit la même chose si la victime avait été une femme ? J'hallucine ...
Bien sûr que non, car dans ce cas il s'agirait d'un viol:
"Le viol est défini par le Code pénal (article 222-23) comme tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise. C'est un crime passible de la cour d'assises."
Mais pour revenir à cette affaire, l'homme peut dans le pire des cas prétendre à une "agression sexuelle" (222-22), et à moins d'avoir affaire à un handicapé ou une personne diminuée ou vulnérable, le comportement du monsieur s'explique plus probablement par la volonté de "faire un exemple", d'humilier cette femme, de prendre des gens à témoins afin de se dédouaner et de montrer aux autres qu'il est un "bon" naturiste, qu'il ne mange pas de ce pain-là (le libertinage).
Le pire c'est qu'il est sans doute fier de lui, il doit se délecter à raconter cette histoire à ses amis.
Hallucine si tu veux, mais je persiste à penser que c'est un homme de troisième zone.
Déjà pour commencer, autant laisser la loi française dans sa boîte, l'histoire s'est passée au Québec, je ne sais donc pas quelle peut être la qualification de l'acte là-bas... Mais viol ou agression finalement peu importe (façon de parler), l'acte est là et que la victime soit un homme n'y change rien, il doit-être puni...
Ton commentaire me fait penser à ceux qui fusent souvent hélas lorsqu'une femme en mini jupe se fait agresser dans le métro, il y a toujours une volonté de minimiser l'acte, de responsabiliser la victime et de dédouaner l'auteur...
En plus, c'est ultra sexiste mais dans un sens inédit car ça interdit à un homme d'être victime d'une femme car (c'est une hypothèse) celle-ci, de par sa conditon de femme, est forcément trop faible pour pouvoir faire subir ce genre d'acte à un homme...
N'est il pas un peu excessif de juger un homme et de le catégoriser sur base d'un article de quelques lignes.
Cas vraiment interessant parce qu'il amene a reflechir -peu importe si c'est vrai ou faux, Cedge - et j'espere que je serai digne de ce test lance par Frimanichou.
Je choisis donc que ce cas est reel. Je trouve que le monsieur qui a subi cette tentative de viol a raison. Voici comment j'y arrive.
- La veracite des faits. A aucun moment le fait d'aguicher n'a ete evoque, alors que dans le regiment des viols par des hommes, c'est l'argument classique. On met en doute la parole feminime systematiquement, puisque culturellement dans nos caboches elle a moins de valeur. La victime etant homme, on le croit peut-etre davantage.
Je choisis de croire la victime meme si l'image d'une furie se jetant sur elle est tres eloigne des comportements feminins classiques.
- Le choix de la justice. Oui, cette scene est un fantasme masculin, et vos coms le rappellent. Oui, on peut simplifier les procedures en signifiant fermenent son desaccord. Apres tout, il semble qu'il n'y ait pas eu douleur, blessure.
Mais je me dis que toute incitation sexuelle reste avant tout "entre adultes consentants", et il n'a pas consenti. Au pire, meme s'il avait eu une conversation avec cette femme racontant le fantasme de cette scene, la dame a peut-etre compris qu'il n'attendait que ca.
C'est peut-etre un regrettable malentendu qui aurait pu se regler calmement mais je choisis de soutenir l'homme qui a choisi le tribunal.
Pourquoi ? Parce qu'il me met en face une evidence : l'immence majorite des femmes qui supportent les sifflements dans la rue, les petrissages de fesse et de nichons, ou les paroles a caractere sexuel sont des connes parce qu'elles ne dirent rien.
Donc, Monsieur du Canada qui bat les tribunaux avec vos parties genitales, non vous n'etes pas ridicule, et oui vous avez raison. Si vous pouviez nous ouvrir les yeux a nous les femmes, et nous faire comprendre que nous acceptons l'inacceptable, alors vous seriez le plus grand feministe de tous les temps.
Evidemment, il y a un côté "arme nucléaire" avec des poursuites judiciaires quand une simple paire de claques aurait peut-être pu faire l'affaire.
Mais d'un autre côté, certains commentaires ci-dessus me laissent penser que certains considèrent que les hommes sont tous plus ou moins consentants, sauf refus explicite, à ce qu'une femme soit plus qu'entreprenante avec eux.
Et c'est un peu l'argument de certains qui disent que "quand une femme dit non, ça veut dire oui, sauf si elle se débat". (Ou de ceux qui considère que si l'on n'est pas "habillée décemment" et accompagnée d'un frère, d'un mari, d'un père, on est là pour avoir une aventure).
Je vous renvoie par exemple à ce procès espagnol ou la juge demande si la femme violée a serré les cuisses et "fermé ses organes" (sic!)
Il faut bien sûr ne pas tomber dans l'excès inverse, comme en Suède ou aux Etats-Unis dans certains Etats ou selon les règles de certains campus universitaires où, je caricature à peine, il faut pratiquement avoir reçu une réponse écrite pour prendre la main d'une femme, l'embrasser etc.
J'ai quand même tendance à dire qu'il est toujours loisible tant à une femme qu'à un homme d'exprimer son refus, et que toute femme ou tout homme a quand même le droit de "tenter sa chance".
Rappelez-vous vos premiers baisers avec une personne que vous avez aimée: ça vient en général "un peu comme ça", on bavarde, on se rapproche, on s'assoit l'un à côté de l'autre, on se risque à passer le bras autour de la taille etc., tout ça jusqu'au moment où ça devient sexuel, c'est un peu progressif, à chaque étape on peut signifier un refus, ou même simplement ralentir la cadence.
Il me semble (pour autant que je puisse en juger, n'ayant lu que l'article), que la femme y est allée d'un coup, par surprise, préjugeant que la nudité valait acceptation d'office d'actes sexuels.
En tant que naturistes, nous passons notre temps à dire le contraire, et moi, sans discuter ici du monsieur, ça me plait que la justice québécoise ne mélange pas tout et sache, au besoin rappelle, qu'un club ou centre naturiste n'est pas un club échangiste.
(Au reste, le fait qu'on pratique l'échangisme ne signifie pas non plus qu'on doivent accepter automatiquement toute relation sexuelle; je suppose qu'on a un peu le droit de choisir ses partenaires).
Jouons au jeu du "si j'étais juge": je condamnerais la dame à une peine assez conséquente, mais assortie d'un sursis presque total. Une sorte de "c'est effectivement une infraction, mais il y a eu méprise; ça va pour cette fois-ci, mais qu'on ne vous y reprenne plus".
Je ne connais pas le tarif des peines au Québec, je crois que ce n'est pas comme aux Etats-Unis où certains dommages et intérêts atteignent des sommes folles.
Si c'était en France, je verrais bien par exemple la femme condamnée aux dépens (c-a-d elle paye les frais de justice et les frais d'avocats de la partie adverse), et par exemple 400EUR avec sursis (donc qu'elle ne paye pas).
Premièrement le gars est peut être marié, et fidèle a sa femme, et donc cela ne l'intéresse pas.
Bah, comme l'a dit Bill, s.... n'est pas tromper :b
la question n'est pas de savoir si c'est vrai ou faux, ce sont les détails qui manquent, la nuance. Les quelques lignes de l'article semblent indiqués qu'une troisième personne a du intervenir, ce n'est donc peut être pas anodin.
Dans mon cas, si sous la douche une femme prend mon sexe en bouche, je me retire, lui explique mon désaccord et l'histoire en reste là. Si elle insiste lourdement, me force, profite éventuellement d'une force physique, que d'autres personnes doivent intervenir, là, sans doutes cela pourrait aller plus loin.
Pas pour moi ou pour elle mais pour protéger nos lieux naturiste.
Pour le reste cela dépendra du juge qui ne prendra pas sa décision sur base d'un article en ligne...
Encore que voilà une bonne idée pour diminuer les budgets justice et accélérer les décisions judiciaires.
Nom d'une pipe cette pauvre femme ne sait pas choisir ses partenaires :b
Message édité par : claude91 / 16-03-2016 10:31
Premièrement le gars est peut être marié, et fidèle a sa femme, et donc cela ne l'intéresse pas.
Bah, comme l'a dit Bill, s.... n'est pas tromper :b
Il y a des hommes mariés que ça intéresse (nom d'une pipe! Bill et DSK étaient mariés et ne se sont pas fait prier), et des hommes non-mariés que ça n'intéresse pas, ou du moins, pas de cette façon aussi "directe".
Je vais redire ce que j'ai dit dans l'autre message: ce n'est pas parce qu'on aime le sexe, et même qu'on est célibataire et plus ou moins en attente de quelque chose de sexuel, que ça doit être avec le premier venu (ou la première venue). En plus sans même demander.
Quand on demande à une femme qu'on vient juste de rencontrer sur le siège d'en face dans le métro "voulez-vous coucher avec moi?", la réponse est rarement oui.
Mais si une femme procède de la même manière, la réponse a aussi des chances non négligeable d'être négative. Même auprès de célibataires.
(Un condisciple de ma femme avait raconté qu'il procédait comme ça, il demandait direct dans le métro, et évidemment 99 fois sur 100 se prenait des "non mais ça va pas non?", parfois assortis de paire de claque, mais si l'on demandait à un grand nombre de personnes, on vérifiait statistiquement l'application de "la loi faible des grands nombres", c-a-d "dans le tas il y en aura toujours une pour dire oui".
Cette technique suppose évidemment qu'on soit prêt à se prendre force regards et insultes jusqu'à des gifles.
Je n'ai pas entendu parler de ce que ça donne si une femme le fait).
Revenons au fond de l'affaire: en ce moment, il y a des condamnations pour les "frotteurs" dans le métro (ceux qui se collent, ou laissent leurs mains sur vos fesses ou seins mais ils ne l'ont pas fait exprès, c'est seulement qu'il y a foule).
Des "frotteuses", j'ai déjà vu ça.
Normalement, il suffit de se tourner et le problème est résolu.
Mais si l'on conçoit que c'est très déplaisant pour une femme (même s'il n'y a pas mort d'homme, ou de femme, ce n'est quand même pas la même chose qu'un viol), il faut aussi concevoir que ça puisse être déplaisant (ou plaisant aussi, bien sûr, ça dépend seulement qui et quand) pour un homme.
Je me suis une fois pris une main sous le short par un homosexuel, je n'ai pas trop apprécié. En toute franchise, à l'époque, si ça avait été une jolie femme, ça ne m'aurait pas déplu. (Mais une fois que je me suis pris un baiser volé, c'était une fille que je trouvais aussi laide que conne :paf )
Le fait de discutailler sur le fait de comment entreprendre une femme quand on est un homme prouve que dans notre caboche culturelle, on a toujours ce demon qui dit : la femme situee dans un lieu public est publique, la femme qui veut le respect doit etre enfermee "pour sa securite".
Quand je veux sortir de la polemique, je prends ce cas :
Quand vous allez voir quelqu'un chez lui, entrez-vous sans sonner ?
S'ils "frappent", c'est dans un autre sens, helas.
Ces gens, homos ou heteros, entrent dans l'intimite des gens ainsi.
Je pense qu'il y a une marge enorme entre l'intrusion grossiere et la "lettre recommandee avec accusee reception" qui autorise un rapport sexuel.
Le fait de discutailler sur le fait de comment entreprendre une femme quand on est un homme prouve que dans notre caboche culturelle, on a toujours ce demon qui dit : la femme situee dans un lieu public est publique, la femme qui veut le respect doit etre enfermee "pour sa securite".
Quand je veux sortir de la polemique, je prends ce cas :
Quand vous allez voir quelqu'un chez lui, entrez-vous sans sonner ?
S'ils "frappent", c'est dans un autre sens, helas.Ces gens, homos ou heteros, entrent dans l'intimite des gens ainsi.
Je pense qu'il y a une marge enorme entre l'intrusion grossiere et la "lettre recommandee avec accusee reception" qui autorise un rapport sexuel.
Je vais être assez d'accord, la logique doit rester la même, que ce soit d'un homme envers une femme (cas le plus courant) que d'une femme envers une femme, un homme envers un homme, ou une femme envers un homme.
Il y a en effet une marge entre l'hystérie qui fait que par exemple des hommes ne prendront pas un ascenseur avec une femme ou un enfant de peur de se retrouver accusé, et entre le "elle (ici "il", pour une fois) n'avait pas préalablement indiqué que c'était non, alors c'était oui".
Le consentement peut quand même se demander autrement qu'en posant la question (même oralement) explicitement: un peu de romantisme est toujours possible simplement par des petits gestes et regards. Sinon, si l'on ne sait pas voir un refus c'est qu'on est un con, et si l'on ne sait pas voir un accord tacite c'est qu'on est trop timide (comme c'était mon cas quand j'étais adolescent. Une camarade de classe rencontrée 20 ans après m'a dit "il t'aurait suffi d'oser un tout petit peu").
Etre respectueux n'oblige pas pour autant à être timide, de la même façon qu'on n'est pas obligée de faire des chichis pour ne pas être taxée de "femme facile".
Que les mentalités doivent encore évoluer, j'en suis convaincu, et malheureusement, elles évoluent lentement, voire évoluent, du moins dans certaines populations, dans une très mauvaise direction.
