Bonjour,
Il n'est pas trop tard pour se souhaiter une belle année et s'échanger les voeux :b
J'aimerais savoir quels sont vos souhaits naturistes pour 2008.
Pour moi, ils se décomposent en deux :
Généraux d'abord
- Que le naturisme soit plus respecté par la majorité des personnes
- Que la nouvelle association APNEL grandisse, s'affirme et atteigne ses objectifs (bravo et bon courage à Sylvie)
- Que notre cher site Vivrenu se féminise
Particuliers ensuite
- Que ma femme s'intéresse à ma passion du naturisme et qu'elle regarde avec moi le film "Vivre Nu"
- Que je puisse aller avec mes enfants à une séance naturisme en piscine à Genève (les séances sont le mercredi soir, ce qui est difficile pour de petits enfants)
- Trouver une plage naturiste lors de nos prochaines vacances cet été en Irlande
- Faire une randonnue au printemps 😀 (habitant près des Alpes, l'occasion de se joindre à un groupe devra être facile)
Et vous ?
Amicalement,
Parkinson
Mon premier souhait s'est réalisé aujourd'hui.
Pour ma première randonnue, je souhaitais me joindre à une sortie organisée par des « expérimentés ». Malheureusement aucune n'était organisée ce week end (ma femme et les enfants étant partis quelques jours chez des amis) dans le groupe de discussion spécifique sur yahoo.
J'ai pris alors mon courage à deux mains et ai programmé une sortie tout seul ; pour ma première, je décidais de faire une balade sans dénivelé et au petit matin pour éviter les rencontres. Hier soir, je prépare mes affaires, dont la carte APNEL, sans oublier l'essayage de short pour choisir celui qui se remet le plus rapidement, n'ayant pas encore le short spécial randonnue à double scrach.
En me rendant au point de départ, une certaine appréhension me saisit. Se baigner nu sur une plage naturiste n'est pas facile pour le néophyte que j'étais il y a encore quelque mois : il faut vaincre des interdits moraux, distillés depuis la plus tendre enfance. Mais pour se balader nu en pleine air, il faut vaincre les interdits de la loi. Ce n'est pas exactement la même chose....
J'avais choisi la Vatay, un site pas très éloigné où nous allons régulièrement pour faire du ski de fond. Arrivé sur place, je vérifie qu'il n'y a pas d'autres voitures et donc que le risque de rencontre est faible. Par contre, je me rends compte que nous ne sommes que début mai et qu'à 7 heures du matin et à 1 300 m d'altitude, il ne fait pas bien chaud. Deuxième surprise, les pistes de ski de fond en forêt sont loin d'avoir fondu et comme il y a un petit vent sur ces lits de neige, la température est vraiment frisquette (largement moins de 10°).
Après un quart d'heure de marche, j'ai toujours ma polaire sur moi mais l'appréhension diminue. Arrivé à un carrefour, je saute le pas et me retrouve en tenue de peau ... froide. Je ne profite guère des premières minutes, aux aguets de tous les bruits suspects. Mais en cette matinée, le chant des oiseaux est comme un encouragement de leur part. Je marche sur la neige et je m'habitue à la température. Quand la piste/chemin quitte la forêt, je m'avance avec prudence ; une ferme de montagne toute proche me fait rapidement rebrousser chemin. Je fais une grande boucle dans cette forêt salvatrice qui me sert de refuge. Je croise le GR mais l'heure et la température doivent rebuter les randonneurs. Au détour d'un chemin, j'aperçois une biche ou un chevreuil. Ce sera la seule créature rencontrée durant ce périple de deux heures. Je m'arrête pour manger mes sandwiches et je trouve un endroit où le soleil perce : que c'est bon de le sentir sur tout son corps.
Je repense aux récits de randonnues que j'ai pu lire, à Vincent mon cousin -rencontré sur ce site- qui m'a encouragé, à ce site VivreNu dont certains messages sont autant d'ode au naturisme, à Jacques, Gilles, Sylvie et les autres qui auront le plaisir de se promener lundi en forêt dans l'Oise en pleine journée, quand il fera chaud, en famille, à Nuagedelait (et son condisciple xmuchx57) aux commentaires en prose, au chemin personnel parcouru en un an dans cette initiation au naturisme qui devient une passion.
Je remets mon short, que j'aurai tenu à la main tout le temps, lorsque l'arrivée est en vu. Le parking est toujours vide, mes craintes de rencontre n'avaient pas lieu d'être.
Ce que j'en retire ? le sentiment d'être en symbiose avec la nature, un plaisir moins intense que la baignade nue, une frustration de l'avoir fait sans ma famille, une envie de le faire en journée lorsqu'il fait plus chaud et la décision de recommencer demain.
Ce sera toujours à l'aube pour une balade du col de la Faucille au Mond Rond. Les 300 m de dénivelé me réchaufferont peut-être. Mais à 1 600 m, la neige et le froid seront encore plus au rendez-vous. La récompense sera la formidable vue sur Genève et le lac Léman, nu depuis ce sommet.
Cela n'a pas de prix...
Amitiés
Frédéric
