Selon un article paru dans le magazine psychologie, la nudité ne serait pas naturelle.
http://www.psychologies.com/Beaute/Image-de-soi/Relation-au-corps/Articles-et-Dossiers/Etre-nu-est-ce-vraiment-naturel
à méditer non ? :#
L'article est plutôt sur le déclage entre la vraie nudité et celle des magazines...
La première idée de l'article est la nudité affichée, cele des magazines, celle des stars n'est pas une nudité naturelle ... et elle met mal à l'aise les vraie femmes.
Cette idée n'est pas du tout défavorable au naturisme.
Et la 2ème idée est que la "vraie" nudité, celle de femmes "normales", non retouchée par fotoshop, émeut + que celle non naturelle (= non "réelle") des mannequins, actrices , etc...
je suis tout à fait d'accord avec Jean et Nicole.
j'ai lu un autre article de se magasine que je trouve très intéressant également
Bonjour,
moi je le lis difféemment : la nudité des magazines et de la pub est devenu la norme, l'image de référence alors de la nudité naturelle dérange car elle montre des corps imparfaits.
peut etre que les naturistes qui sont régulièrement confrontés à cette nudité "imparfaite" la trouvent naturelle. par contre, nos ados, ceux la même qui refusent de se deshabiller, ont pour référence les images des magazines et refusent de montrer leur corps qu'ils estime "imparfaits"
bon week end à tous, ici c'est presque l'hiver, courageux celui qui se mettrait nu. que j'ai un corps parfait ou pas, je garde le pull. 🙂
Je trouve que le titre de l'article ne correspond pas à son contenu. Et que le titre du sujet sur VIVRENU ("la nudité n'est pas naturelle ! ") n'est pas la même chose que le titre de l'article ("La nudité est-elle naturelle ?).
Le contenu de l'article par contre est plutôt conforme à l'esprit naturiste. et ça explique aussi pourquoi beaucoup de gens ont des réticences à se mettre nus (ne se trouvent pas assez beaux pour se montrer !! 😉 )
Voici l'article, pour archive 😉
Être nu, est-ce vraiment naturel ?
Le nu est partout, le nu n'est plus tabou. Mais la surexposition de la nudité dans la société ne rend pas forcément la nôtre plus confortable. Car le regard que nous posons sur notre corps est influencé par ces nouveaux codes esthétiques.
Flavia Mazelin-Salvi
"J'ai vraiment eu un choc devant les nus de Lucian Freud à Beaubourg (exposition jusqu'au 19 juillet au Centre Pompidou), témoigne Ninon, 36 ans. Et je n'ai pas été la seule : autour de moi, c'était la même fascination, le même trouble. On a l'habitude de voir des corps tellement parfaits qu'ils n'expriment rien d'intime, on en oublie même qu'ils sont nus ! Alors que devant ces tableaux, ces ventres à bourrelets, ces cuisses énormes, j'ai senti que j'étais face à la vraie nudité, dans ce qu'elle a de plus vulnérable, et de plus frappant aussi... » Un choc visuel et émotionnel qui n'a rien à voir avec l'effet produit par ces corps jeunes, minces et fermes exhibés sans relâche dans la pub, la mode ou le cinéma. Car tel est le paradoxe de la nudité contemporaine, hyperérotisée, conçue pour transgresser et pour attiser le désir, mais qui émeut rarement et choque encore moins. Sa surexposition et sa banalisation posent une question qui nous concerne tous : cette nudité fait-elle sauter les verrous de nos complexes et de nos inhibitions ou bien en installe-t-elle de nouveaux sous couvert de libération ?
Le règne des contradictions
Tout se passe comme si la banalisation de la nudité pornographique - débordant largement de la scène du X -, qui morcelle, maquille et dépouille le corps de sa dimension animale (acteurs épilés, siliconés, tatoués...), avait, paradoxalement, rendu la nudité naturelle plus transgressive. « C'est d'ailleurs celle-ci, imparfaite et sans artifices, que l'on retrouve dans certains mouvements citoyens pour dénoncer telle ou telle cause, avance le sociologue Christophe Colera, auteur de La Nudité aux Editions du Cygne. Ce que j'appelle la nudité d'affirmation. » Ainsi, le photographe Spencer Tunick faisant poser sept cents personnes dévêtues au milieu des vignes pour Greenpeace.
On l'aura compris, il existe plusieurs façons d'être nu. Le sociologue en distingue trois autres : la nudité fonctionnelle (je me déshabille pour me doucher), la nudité comme humiliation (celle du prisonnier de guerre) et enfin la nudité comme un don (l'érotisme, la sexualité). C'est bien cette dernière qui est au coeur de tous les enjeux sociaux et intimes. Il y a encore quelques décennies, avant les années 1970, le corps était peu visible dans la société, et la nudité strictement réservée à l'intimité, d'où sa forte charge sexuelle. Aujourd'hui, le sein qui jaillit hors du décolleté d'une actrice ou les gros plans sur des people ayant oublié leurs sous-vêtements font glousser ou soupirer les plus blasés. Les scènes de nu dans les films ne se comptent plus... Mais ce n'est pas pour autant, assurent les thérapeutes, que les hommes et les femmes sont plus à l'aise avec leur propre nudité. Au contraire !
« Quand je me regarde dans un miroir après avoir feuilleté un magazine ou vu un film, je mesure tout ce qui sépare les élus" du commun des mortels, soupire Laurine, 33 ans. Même si je sais que la lumière, le maquillage, les retouches photo sont là... » Un sondage révélait l'année dernière que 52 % des Françaises n'aimaient pas leur corps et que près d'un tiers d'entre elles préféraient faire l'amour dans le noir pour la même raison (""Les femmes et la nudité"" sondage Tena/Ifop, avril 2009). « Ce qui est frappant et très préjudiciable, constate Sylvain Mimoun, gynécologue et andrologue, co-auteur de Sexe et Sentiments (Albin Michel), c'est que l'intime est de moins en moins le lieu de l'abandon, le refuge, et de plus en plus celui de la mise en scène de son image, du spectacle du corps. » Il y a un vrai mal-être produit par le décalage entre la nudité artificielle et la nudité réelle. Surtout chez les femmes, bien que l'autocritique n'épargne plus les hommes. Selon le thérapeute, même si les complexes corporels et la peur du regard de l'autre sur son corps ne motivent pas directement la consultation en sexologie, ils sont très souvent évoqués. « Cette relation conflictuelle avec son image corporelle a des incidences directes sur la relation sexuelle, sur le désir et sur le plaisir, ajoute Sylvain Mimoun. Quand on est mal dans son image, mal dans sa nudité, on ne s'abandonne ni au regard ni aux mains de l'autre. »
En ligne de mire ? L'excès de poids, le manque de fermeté, les marques du temps... Isabelle, 41 ans, avoue, gênée, qu'elle évite certaines positions qui font ressortir les bourrelets de son ventre et ses seins qui tombent. Les obsessions féminines n'ont pas changé. Elles s'élaborent toujours autour du même trio « idéal » : jeunesse-fermeté-minceur. Un triptyque hérité de l'Antiquité grecque, précise Christophe Colera, et qui correspond à une « mathématisation de l'esthétique », c'est-à-dire à une codification très précise de ce qui est beau et désirable. Et, par conséquent, de ce qui ne l'est pas. Mais le sociologue note que les vrais corps de la vraie vie émeuvent et troublent de plus en plus. Ils pourraient donc (re)devenir les obscurs objets du désir. La rondissime Marianne James posant nue en couverture du magazine Gala (le 7 octobre 2009) n'était-elle pas plus troublante qu'une énième Paris Hilton dévêtue ?
La naissance de nos sensations
« Être nu, c'est retrouver un état fluide de non-séparation où aucun vêtement, aucune parure ou parade ne nous sépare du monde », rappelle Claire Margat, philosophe et critique d'art. Un bien-être qui renvoie aux premières sensations physiques et émotionnelles. Et dont l'empreinte est suffisamment vivace pour faire barrière à la pression ambiante. « Dans notre culture, la nudité est réduite à l'image, aux apparences, déplore Isabelle Temperville, gestalt-thérapeute et directrice adjointe de l'Ecole parisienne de gestalt. Or, c'est une autre façon de rencontrer son environnement, de donner et de recevoir. C'est bien plus que l'image et le regard, c'est essentiellement une expérience qui sollicite tous nos sens. » Selon la thérapeute, la façon de vivre la nudité dépend de la façon dont l'on considère son corps : « Soit j'ai un corps séparé de moi, que j'utilise sans l'habiter nécessairement, dans ce cas, ma relation avec lui est de type narcissique ou utilitariste. Soit je suis ce corps, je l'habite, je le ressens dans sa globalité. Ce qui ne veut pas dire qu'il me plaît forcément, mais que j'éprouve pour lui une forme de bienveillance paisible. »
Évidemment, cette relation pacifiée ne se décrète pas. Elle est d'abord le fruit d'une relation parent-enfant structurante et bienfaisante. Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik a montré dans ses travaux, notamment dans Les Nourritures affectives (aux éditions Odile Jacob), l'influence de l'enveloppement corporel, émotionnel et langagier sur le nourrisson. Avant lui, le pédiatre et psychanalyste britannique Donald W. Winnicott avait démontré l'importance d'un bon holding (la façon dont la mère porte et manipule son bébé) dans la construction de sa sécurité et de la perception de son corps. On comprend mieux pourquoi le mal-être corporel peut frapper des femmes et des hommes plastiquement irréprochables et épargner des « imparfaits »... Les premiers devront apprendre ce que les seconds font sans y penser : habiter leur corps pour cesser de le juger.
Le temps de la réconciliation
Se réconcilier avec sa nudité est une démarche qui prend du temps. Et qui peut difficilement se faire sans aide. « Il y a un travail à effectuer sur ses croyances, sur son passé aussi, affirme Isabelle Temperville. Il ne faut pas oublier qu'une nudité compliquée, douloureuse, honteuse peut renvoyer à des abus physiques ou psychiques. La maladie, un discours culpabilisant sur le corps et la sexualité peuvent également laisser des blessures, qu'un professionnel pourra aider à cicatriser. » La thérapeute en est certaine, bien vivre sa nudité nous rend plus forts. Cela nous aide à évoluer de manière plus sensorielle, plus incarnée et dans l'acceptation de notre singularité. Ce qui nous rend inévitablement plus réceptifs et plus tolérants face à celle de l'autre.
L'ère des faux nus
« La nudité ne devient érotique que si elle joue avec l'interdit et la transgression », rappelle la philosophe et critique d'art Claire Margat. Et c'est bien là le problème. Car, quarante ans après la révolution sexuelle, interdits et transgressions se sont réduits comme peau de chagrin. Ce qui oblige les créateurs, concepteurs et autres « marketeurs » à sans cesse réinventer les codes de la nudité, donc du désir. Ainsi, le vrai nu qui fait fantasmer et vendre est devenu un faux nu. Exemples : la lingerie qui suggère la nudité sans la montrer les bottines qui dévoilent les orteils et cachent la cheville le maquillage nude, qui habille de tons chair et poudrés le visage pour mieux le dénuder, et déplace ainsi l'érotisme de la nudité du corps au visage ou encore l'épilation intégrale, qui fait du sexe de la femme le seul « lieu » de nudité de son corps.
Mon corps, mon avatar
« Écran, mon bel écran, fais de moi la plus belle... » Sur les sites Internet de marques comme La Redoute ou H&M, les cabines d'essayage virtuelles ont la cote. En quelques clics, elles permettent d'essayer une robe ou un pantalon d'après une photo numérisée ou via un avatar aux mensurations de l'internaute. Plus récemment, l'entreprise de cosmétiques Shiseido a mis au point un miroir digital pour maquiller le reflet de son visage. C'est la dernière application grand public de ce que l'on appelle la « réalité augmentée », une technologie consacrée au mélange du réel et du virtuel, basée sur les travaux de l'informaticien américain Ivan Sutherland. Ces écrans donnent à voir un autre soi, qui n'est plus tout à fait soi ni tout à fait un autre, modifiable à l'infini. « Est-ce Lara Croft qui ressemble à Angelina Jolie ou l'inverse ? » interroge le philosophe Alain Milon, auteur de La Réalité virtuelle, avec ou sans le corps (Autrement, 2005). Pour ce spécialiste du numérique, les corps de chair tendent à disparaître des écrans au profit d'artefacts. Nudité organique ou nudité numérique ? Le choix est désormais possible, reste à savoir s'il nous libérera ou nous aliénera davantage. Fabien Trécourt
Juin 2010 - de Flavia Mazelin-Salvi - source : http://www.psychologies.com/Beaute/Image-de-soi/Relation-au-corps/Articles-et-Dossiers/Etre-nu-est-ce-vraiment-naturel
Message édité par : moderateur / 22-06-2010 08:06
"
Je trouve que le titre de l'article ne correspond pas à son contenu. Et que le titre du sujet sur VIVRENU ("la nudité n'est pas naturelle ! ") n'est pas la même chose que le titre de l'article ("La nudité est-elle naturelle ?).
effectivement, j'ai donc changé le titre 😉
la nudité est un fait religieux et un fait historique de par ce fait elle est totalement naturelle.
J'ai vu aussi que Marie Claire fait sa Une avec "S'aimer nue. Un guide pour être en accord avec son corps".
http://www.marieclaire.fr/ et on voit la une sur la page d'accueil.
En pointant la souris en bas à droite de la photo de la couverture, et en faisant glisser comme pour tourner une plage, dès le 2è clic vous êtes à l'article.
Un intertitre est "je me suis acceptée en devenant moins parfaite".
Bonsoir,
Je n'ai pas bien compris si l'article est signé par Flavia Mazelin-Salvi ou par Fabien Trécourt.
En tout cas, je le lis différemment :
L'article cite le sociologue qui s'exprime sur les différentes façons d'être nu:
1°- la nudité fonctionnelle : celle qui fait qu'on se déshabille pour aller sous la douche.
2°- la nudité comme humiliation : celle du prisonnier de guerre, ou simplement de celui qui subit une garde à vue, ou celui qui est victime d'un bizutage.
3°- la nudité comme un don : l'érotisme, la sexualité.
Je trouve ce passage réducteur dans le sens où le sociologue oublie
1°- la nudité naturelle : celle de celui qui s'allonge seul dans un pré au soleil à l'abri de tout regard, celle de celui qui randonne seul, corps et pieds nus dans la nature.
2°- la nudité sociale : celle de celui qui circule à vélo pour s'exposer aux regards des bruxellois un 19 juin pluvieux, celle de ceux qui pratiquent leur naturisme en collectivité : rando, sports, ballades, soirées, etc, parce que l'absence d'artifices est facilitateur de communication et de tolérance.
Je cite une autre phrase de l'article : ... Mais ce n'est pas pour autant, assurent les thérapeutes, que les hommes et les femmes sont plus à l'aise avec leur propre nudité. Au contraire !
Pourquoi le(la) journaliste interroge-t-elle les thérapeutes ?
Aurait-on besoin d'une thérapie lorsqu'on aime vivre nu ?
En ce qui me concerne, j'ai toujours aimé être nu.
Avant que " l'excès de poids, le manque de fermeté et les marques du temps " n'aient eu raison de moi, je prenais plaisir à randonner seul.
Aujourd'hui, bien que mon corps ne rentre plus dans le triptyque du beau (jeunesse-fermeté-minceur), je pratique mon naturisme social sans plus jamais me soucier du regard des autres.
Je ne pense pas qu'on puisse juger l'autre par l'image de son corps nu. En cela, il n'est ni beau ni laid. Seuls les actes permettent de juger.
Afin de ne pas mélanger les discussions sur deux articles différents, j'ai ouvert un nouveau sujet à propos de l'article de Marie-Claire cité par PhilE à l'adresse
https://vivrenu.com/forum-du-naturisme/le-naturisme/
Je m'étonnais d'ailleurs de constater que personne n'avait encore parlé de cet article dont l'introduction, ou plutôt une citation à l'intérieur de celle-ci, ne m'a pas vraiment plu...
Econu
Pas évident !
Si c'à l'a été ce n'est peut être plus le cas car même parmi la gente naturiste et respectueuse , en camping, on se rhabille à la moindre occasion...
Chasser le naturel il revient au galop : ce serait mieux si c'était l'inverse...
ET combien de couples se disent être nus naturellement en vacances et pas chez eux devant leur enfants...
Moi je veux rester basique et terre à terre et je me dis que si cela était si naturel que c'à d'être nu...40% des sujets de ce site n'auraient pas eu à parler de respect de la nudité au sein même des "sanctuaires" du naturisme...Et il y aurait moins de photographes mort de faim et de voyeurs habillés (donc sans courage qu'on tolère par manque d'organisation mais qui n'ont rien à faire là...) lors des parades, cyclonues ect...
