Le sujet ne date pas hier. Le sujet de la fessée renvoie comme je l'ai dit plus haut à un très vaste sujet.
Comment diminuer la criminalité et la violence dans une société ?
De nombreux experts en criminalité en ont tiré des conclusions et cela depuis très longtemps.
Il y a aussi au le célèbre film "I comme icare " qui aborde ce sujet.
voici quelques conclusions d'experts sur le sujet des enfants et la violence :
L'enfant battu ou le syndrôme de Silverman
Les causes de la violence sont multiples :
- l'hérédité : un parent maltraité dans son enfance battra son enfant ;
- le manque d'information : les coups donnés aux enfants ne sont pas considérés comme violents mais comme appartenant à une forme d'écudation ;
- les conditions sociales : le chômage, l'alccolisme, le stress poussent certains parents à commettre des actes de violence envers leurs enfants. L'Association suisse pour la protection de l'enfant sait que de nombreux parents ne frappent pas par conviction mais parce qu'ils sont dépassés ou stressés, qu'ils se sentent démunis. Cela ne justifie rien. Mais les parents devraient avoir l'occasion d'apprendre à fixer des limites sans violence et à éduquer leurs enfants sans recourir à la violence."
- la génétique : il semblerait que les gens particulièrement violents seraient dénués de toute sensibilité tant au niveau de l'épiderme qu'au niveau du cerveau et exprimeraient leur tension excessive par l'agressivité.
"Pourquoi la violence devrait-elle être admise envers les maillons les plus faibles de la société - les enfants ? Pourquoi les adultes qui leur servent de modèles devraient-ils montrer aux enfants qu'il est légitime de transgresser des limites tant qu'on tient les commandes ? Pourquoi le droit à l'intégrité (physique) ne serait-il plus valable pour les enfants ?"
Et quand l'enfant est agresseur ?
Il faut se faire à l'idée que les enfants sont le reflet du comportement de leurs propres parents : s'ils ont reçu des coups, ils auront tendance à les rendre à l'adolescence. C'est un fait incontournable : la violence est transmise de génération en génération. De là à croire que c'est une nouveauté... Lisez ou relisez l'oeuvre deZola, romancier naturaliste du XIXe siècle (Le naturalisme consiste en fait en la recherche des causes du vice dans l'hérédité) et vous aurez l'illustration même de cette affirmation. Les parents sont les référents de l'enfant, il ne faut donc pas que les enfants apprennent que la violence est le moyen de résoudre les conflits.
Il faut donc à tout prix éviter que les enfants aient des modèles qui frappent.
"Les coups, même les gifles dont on dit qu'elles n'ont jamais fait de mal à un enfant, font passer aux enfants le message suivant : on ne les accepte pas comme ils sont. De ce fait, ils ne peuvent pas avoir confiance en autrui et développer leur confiance en soi. Ils doivent essayer de compenser leurs faiblesses psychiques par la force physique. Chez les enfants qui ont tendance à frapper ou à être violents d'une quelconque manière, la violence exprime l'insécurité et une faible estime de soi. Si l'on veut que les enfants deviennent des adultes qui inspirent confiance, il s'agit d'aller au-devant d'eux avec respect et non pas avec violence."
Je pense avoir pris soin d'expliquer, dans mes interventions précédentes que la violence ne saurait à mes yeux constituer un modèle éducatif acceptable. Si j'ai pratiqué la fessée sur ma seconde fille jusqu'à l'âge de quatre ans c'était il y a quarante ans, sous l'influence de théories pédagogiques discutables, et en détestant ce que je me croyais obligé de faire.
Sur le fond donc, je pense que fpicard a fait le tour de la question.
Mais l'élargissement du débat m'invite à risquer une observation à propos de cette violence dont il faudrait pouvoir préserver les enfants.
Les parents et les professionnels de l'éducation ne sont pas les seuls agents conditionnant les comportements des enfants. Il ne faut pas oublier le rôle peut-être plus grand joué par les relations entre enfants.
Lorsque nous voudrions leur inculquer le refus de toute violence, la cour de récréation ou, pire encore, la rue leur enseigne le contraire.
Comme chez l'animal, la violence est la réponse naturelle de l'enfant qui ne maîtrise pas encore la dialectique verbale (certains ne la maîtriseront jamais) à tout ce qu'il reçoit comme agression, fût-elle involontaire de la part de l'agresseur. Elle reste le recours spontané de celui qui se trouve en état d'infériorité dans le domaine de l'argumentation.
En dépit des efforts des adultes, l'expérience de la cour de récréation lui enseigne donc qu'elle est ordinaire et efficace dans l'immédiat.
Par ailleurs, la violence distanciée mais permanente des mangas (très en vogue chez les enfants d'aujourd'hui) comme de nombreux contes d'autrefois et autres fictions de référence de notre patrimoine éducatif parmi lesquelles il faudrait classer les épopées historiques, l'utilisation canalisée mais fondamentale de la force physique dans le sport, ont-elles surtout une fonction cathartique, ou contribuent-elles plutôt à installer dans l'esprit des enfants une image positive de la violence ?
Décidément, en matière d'éducation les choses ne sont pas simples !
il suffit d'utiliser le parallèle animal : l'utilisation de la violence est un constat d'échec pour les vrais "dresseurs"... c'est un "mal nécessaire" pour l'amateur qui vient d'acheter son lion au prisunic .
Moi, je suis violent avec ma chienne, c'est à dire que je l'engueule un peu, et que j'ai tendance à crier et à tirer de la laisse, je ne l'ai pas encore rossée, elle a trois ans, il n'y a pas de raison, elle n'a encore mangé personne.. mais ça m'arrive uniquement quand j'ai envie de "répondre" à des crétins malfaisants qui me veulent du mal, et que je suis au bord de la crise de nerf avant de partir en promenade....
Et quand le chien déchiquete son maître ou sa maîtresse voire l'enfant dans son landeau !! est-ce sa faute, un problème d'éducation ou de dressage ? Faut-il le tuer pour autant ? Qui est responsable ? L'animal ou le maître ? 🙁
Une tape sur les fesses pourquoi pas si le coup n'est pas trop fort et répété !
Préférons les coups de soleil, c'est un moindre mal 😉
ha oui je voulais dire que nombreux parents se font bouffer par leurs enfants 😐
Ca me paraît évident qu'un chien qui a, un seul jour, une seule fois, montré les dents à un humain... doit évidemment être abattu, si on vit en société...
Comme je n'ai pas envie de devoir déménager, j'ai pris l'option de m'occuper de ma bête.
Mais la comparaison avec l'éducation des enfants s'arrête là, je ne sui s pas pour l'euthanasie des enfants violents..
celle des chiens est par contre facile à réaliser, on sent très facilement quels sont les animaux "capables" et ceux qui ne le sont pas, même s'ils étaient frappés... (ce qui ne doit jamais arriver, surtout si on considère qu'une mauvaise réponse de l'animal entraînerait son décès...
d'ailleurs frapper un enfant est en général l'oeuvre de gens qui ne s'attendent pas à une réponse... mais qui croient utile d'essayer d'imposer une soumission parce qu'ils sont dépassés par "les événements".
que fait-on avec les enfants qui rendent les fessées ? ou les gifles, c'est plus facile... et plus fréquent...
Je ne suis pas pour les enfants battus,mais il y a une différence entre recevoir une fessée ou giffle parce-qu'un enfant à fait une certaine bêtise.
J'ai 50 ans j'en ai reçu quelques unes en étant jeune,je ne les regrettes pas pour autant. Ca apprend à repecter certaines limites à ne pas dépasser.
Mais je me souviens aussi que quelques années plus tard de me reppeler certaines bêtises avec d'autres en se disant " on c'étaient pris une bonne fessée,mais qu'est ce qu'on c'était bien fendu la gueule quand même ".
J'adore mes enfants et quand ils en ont une,il faut vraiment qu'ils aient poussé le bouchon vraiment loin.
moi, j'ai un souvenir très précis des violences dont j'ai été vicvtimes.
Ce n'était pas grand' chose : une bonne gifle dans la figure...
- de la part de mon père, qui m'avait posé une question tellement compliquée que j'ai confondu.. et qu'il a cru que je le "défiais"...
J'avais 9 ans, j'étais plein de bonne volonté, j'essayais de comprendre la question, mais je sentais la violence monter, sans comprendre ce qui arrivait à mon père, devenu subitement complètement fou...
J'ai ensuite reçu une gifle deux ans plus tard, du directeur de mon école, qui pensait que je chantais faux, alors que c'était l'enfant derrière moi... comme j'avais reçu le prix de chant l'année précédente, je ne m'attendais absolument pas être renvoyé de la chorale, la tête gonflée et les yeux plein de larmes.
Par la suite, au collège, quand j'ai senti revenir ce genre de violence, dirigée contre mes condisciples - j'avais appris à me protéger, en tant que phénomène intellectuel, bardé de tous les prix d'excellence, on ne pouvait pas me renvoyer, ou me faire doubler... mais les autres n'étaient pas à l'abri d'un professeur violent et injuste (un dépressif).
J'ai donc simplement préparé des moyens de tuer le professeur.
Mais avant d'aboutir dans mes projets, je me suis rendu compte que les enfants que je désirais protéger seraient les premiers à me dénoncer, ce qui rendait l'entreprise très périlleuse.
Message édité par : VieuxClebs / 17-07-2010 15:28
je me permet de réveiller ce vieux sujet, dont j'ai relu les messages parce que EUREKA, j'ai tout compris !!
le malentendu entre U et PapyGB vient du fait que le premier parle des bébés et le second des enfants .
Les bébés sont tous des anges .
Certains enfants sont déjà des petits démons .
U parle des bébés et Papy parle des enfants...
ça a l'air c... mais je suis vraiment content de moi,
et je n'ai pas perdu mon temps : certains des messages de ce sujet sont vraiment beaux, merci à leurs auteurs
P.S.
je me rend compte que j'ai joué au provocateur à propos de l'éducation de ma chienne, qui n 'a toujours mordu ni homme ni animal : je me contente de lui donner un coup de pied quand elle me marche sur le pied, et une bourrade quand elle me pousse... je n'ai même jamais dû utiliser le journal roulé pour la "corriger"..
P.S.
je me confesse :
j'ai frappé ma fille quand, âgée de 13 ans, elle a devant moi frappé son petit frère qui ne lui avait rien fait d'autre que d'exister et de susciter sa jalousie... elle avait pris la désastreuse habitude de lui donner des "tapes" sur le sommet du crâne à tout bout de champ...
Nous en avons parlé, je lui expliqué... me suis excusé en lui disant que c'était beaucoup plus grave qu'elle ne voulait bien l'admettre... je culpabilisais surtout de l'avoir laissée faire pendant trop longtemps... en tous cas : elle a cessé définitivement de le violenter ce jour là... et elle n'en conserve aucune mémoire 6 ans plus tard . Par contre pour moi, ça reste un souvenir très désagréable .
J'ai du mal à concevoir la fessé cul nu ou non.
Je n'ai qu'un fils et n'ai jamais porté la main sur lui pour le frapper. Ni d'ailleurs sur aucun humain.
Finalement pourquoi un adulte pourrait-il frapper un enfant (peu importe la bonne excuse) alors qu'un enfant ne pourrait pas frapper un adulte.
Je prône plutôt l'éducation câlin, et tant pis si je passe pour un soixante-huitard-flower-power, ça fonction très bien dans notre cas.
Eric
On est aussi le professeur de ses enfants. Je suis sur qu'en-dehors d'une éducation "calin" tu fournis des repères à ta manière à ton garçon.
Une éducation sans repères aucun, il m'arrive de voir ce que cela donne et ça peut être absolument désastreux, car cela peut donner un adulte qui ne sait pas ce que c'est qu'un frein à sa toute puissance vu qu'il n'a jamais connu cela et qui ne supporte pas la moindre contrariété sans rentrer en rage...
Absolument, le professeur, pas le bourreau de ses enfants,
Une éducation est forcément source de repère.
Apprendre à son enfant à faire ses choix librement en fonctions des contraintes extérieures peut très bien se faire sans violence et tout en douceur.
Savoir dire non et accepter que d'autres disent non, ne passe pas par le martinet.
Evidement cela demande plus de temps et de communication qu'une giffle
