Des gens qui ont essayé le naturisme et n'y ont pas pris plaisir, je pense que nous en connaisons tous. Le contraire serait étonnant : connaissez-vous quelque chose qui fasse l'unanimité ?
Pour comparer à une autre forme de libération du corps, on peut aimer danser ou pas. Et tant que danseurs et non-danseurs s'acceptent et se respectent mutuellement, tout va bien.
S'acceptent et se respectent : ça veut dire qu'on n'oblige personne et en particulier pas les enfants à danser s'ils n'en ont pas envie, mais qu'on ne fait rien non plus pour les en dissuader. Vous me suivez ?
Okay, je comprends ta femme. Pour moi aussi un centre a une odeur de guetto : "douane", règlement, etc. J'aime trop les immensités naturelles (j'y ai quasiment toujours vécu ...) et je me sens trop libre pour supporter ce genre d'endroit.
Mais pour faire évoluer ma réflexion, je me dis qu'il y a DES façons de vivre le naturisme et je crois que le mien, c'est quasiment seule face aux éléments, si possible pas trop confortables. Une sorte de conscience de se fondre dans l'univers, de se rappeler qu'une carcasse humaine c'est vraiment peu de chose (et c'est moche en plus ... huhu). Mais je ne sais plus si je suis encore dans le naturisme ou autre chose de plus spirituel, voilà.
pour répondre à la question "essayer, est-ce vraiment l'adopter ?", je propose ma petite hypothèse
quand on fait tomber ses vêtements une première fois pour se mettre nu, ce n'est pas seulement pour quitter les-dits vêtements ; on quitte également toute une vision du monde, de la culpabilité des corps, de la prétendue perversité sexuelle d'une nudité non contrôlée, hors cadre, honteuse ; bref, lorsqu'on quitte ses vêtements on mesure, de tout son être, de toutes les parties singulières de sa peau, l'hypocrisie du maillot de bain
or, il peut arriver, comme beaucoup l'ont rappelé, que "des gens qui ont essayé le naturisme n'y ont pas pris plaisir" : mais ceux-ci ont-ils véritablement fait l'expérience ? ont-ils donné un nom à ce qui les ramenait dans un second temps à se rhabiller ? se sont-ils véritablement dépouillés de leurs oripeaux culturels, idéologiques, moraux ?
avant que le naturisme soit une histoire de "petit plaisir", un peu comme on goûterait un bon vin, c'est une question philosophique : sommes nous prêts (et je parle dans le cas des personnes qui n'ont pas vécu en milieu naturiste) à quitter une façon de penser qui nous berce depuis la tendre enfance : "à la plage, mettre un maillot, il reste au moins ça avant de devenir animal"
ainsi, je n'imagine pas que l'on puisse avoir été naturiste un temps, le temps de l'essai, le temps de tremper un doigt de pied dans la mare de la transgression, du bon sens, du bien être ; disons qu'il est impossible, à proprement parler, de "l'essayer" : soit on est convaincu, soit on est à convaincre, soit on est indécis, et ce n'est pas forcément un bref passage à l'acte qui sera décisif ; au contraire, celui-ci viendra confirmer ou non une décision déjà en germe, qui est bien plus profonde
en tout cas, c'est comme ça que cela s'est passé pour moi. je n'osais pas, puis j'ai osé ; c'est pas comme si j'avais bu un bon vin pour ensuite décider d'en acheter une caisse
tout à fait d'accord. Il est certain qu'il faut déjà avoir une certaine disposition pour accepter le naturisme et posséder certaines valeurs.
Mais la première fois n'apporte qu'une partie des réponses que l'on pouvait se poser sur cette façon de vivre.
La partie la plus spectaculaire quand on se lance dans cette aventure, c'est d'abord l'abandon du slip. On n'est au début que nudiste.
C'est en le vivant qu'on comprend mieux les valeurs du naturisme.
N'écouter que la théorie du naturisme ne m'a pas fait devenir adepte. On n'abandonne pas aussi facilement nos conventions sociales et morales existant sur le nu.Il a fallu que je le vive pour en devenir fana.
c'est un peu pour celà que l'essayer c'est l'adopter.
bah, c'est vrai que même si on ne peut généraliser, les naturistes ont souvent une ouverture d'esprit un peu supérieure a la moyenne 😀 😀 😀
en tout cas il est sur que ça ouvre des portes et que ça fait grandir et évoluer...
en ce qui nous concerne, jamais ça nous est venus a l'esprit de changer nos pratiques, au contraire puisque nous souhaiterions vivre "naturistes" plus seulement en vacances ou en week end mais toute l'année en vivant a l'année dans un lieu naturiste!!!
on ne sait pas si notre rêve va se réaliser mais il est sur et bien certain que nous ne reviendront pas au textilisme 😎
pour ce qui est du sujet premier, oui, on l'a adopté dès qu'on l'a essayé!!!
comment ne pas prendre de plaisir quand on sent le soleil et la bise sur sa peau nue :# :# :#
comment ne pas apprécier de se baigner sans maillot qui colle au fesses :# :# :#
sans compter sur la relation différente avec les autres, sans la barrière du costard cravate ou autres signes distinctifs de classe sociale...
pas d'habits, hop, tout le monde a la même enseigne et au même niveau 😉 😉 😉
attention, je ne dit pas qu'on est chez les bisounours non plus, mais franchement on est plus dans le même monde cruel et débile de frustrations et de jalousies stupides qu'on connait tous dans la vie de tous les jours... (surtout dans le monde du travail) :paf :paf :paf
alors oui, vive le naturisme :=! :=! :=!
J'ai hésité beaucoup avant de prendre la parole parce que souvent mon ressenti est à contre-courant ici. J'ai débuté le naturisme récemment, en mai 2008, parce que j'en avais envie -pas de prise de tête moral, etc- et j'ai testé tous ces trucs : plage libre, centres, rando, etc. J'ai rencontré des gens que j'ai beaucoup apprécié. Sauf que ... j'apprécie plus les gens que le naturisme, voilà.
Je ne suis toujours pas convaincue d'être naturiste même si je discute beaucoup ici, justement pour en savoir toujours plus. Je n'ai pas envie de recommencer toutes les expériences de l'an dernier : à part le bain froid dans l'océan, à part quelques balades intimes sur les immences plages océanes -si possible sans ce soleil agressif-, pas grand chose sensée être du "plaisir" ou de la "liberté" pour vous ne m'attire. La question que je me pose c'est : est-ce que ces gens auxquels je me suis attachée voudront me fréquenter hors contexte naturiste ? Là est la question.
L'autre question que je me pose, c'est : naturistes depuis longtemps, avec vous eu des périodes "attirance" puis "dégoût" du naturisme ? Parce que cette constance affichée en choeur me donne une fois de plus l'impression d'être marginale.
Le pire, c'est que ... mon ado m'a fait sursauter en me disant : "Bon on reviendra quand à Euronat ?" Pas eu le courage de répondre : jamais.
Message édité par : Cendrinox / 29-01-2009 10:40
Tu m'excuseras Cendrinox de répondre tardivement à ton message, car même si cela fait moins d'un an que tu as tenté diverses expériences dans le naturisme, et en dépit du fait que ma première fois remonte à il y a presque 20 ans, tu es plus expérimentée que moi en ce qui concerne les rencontres avec des internautes naturistes.
Pour ma part je l'ai découvert en famille, simplement pour "tester" (car mes parents ne sont jamais allé ailleurs qu'à la plage pour en faire), assez souvent seul, et parfois accompagné avec ma petite amie.
Mais en ce qui concerne la rencontre avec les internautes, le seul point commun qui puisse exister entre ces personnes "fictives" et moi-même, c'est le naturisme, le nudisme, peu importe le nom. En bref, avec des gens qui aiment être nu. Une fois la rencontre établie, je vois ensuite si j'ai un bon ressenti avec ces personnes, si le courant passe bien et si éventuellement une amitié réelle peut s'en dégager. Ce n'est pas aussi évident que ça, on ne peut pas provoquer une réelle connexion si ce n'est pas vraiment le cas. C'est un peu comme si des gens passionnés de musique se donnaient rendez-vous par Internet afin de passer des soirées musicales ensemble. Je travaille dans ce domaine là, mais les affinités ne sont pas systématiquement automatique en dépit d'un intérêt commun. Le courant passe bien ou pas du tout. Ou alors il peut y avoir une certaine indifférence, tout simplement parce que c'est l'aventure humaine. On ne peut s'entendre avec tout le monde.
J'ai un peu concrétisé quelques rencontres naturistes, pas assez à mon goût pour pouvoir me prononcer réellement sur la question, mais les rares fois où cela s'est produit, il y a un petit détail qui me chagrine un peu. A savoir: 95% des conversations sont orientées uniquement sur le sujet du naturisme, la loi, les randonues et les risques, etc., etc. Le fait de ne parler que de ce sujet sur le forum est assez suffisant à mon sens. Aimer être nu, ok, c'est une chose, mais il est vrai qu'il existe beaucoup d'autres sujets intéressants à aborder.
Je ne sais pas si j'ai le projet de revoir les personnes que j'ai rencontrées via le net. Il n'y a pas eu réellement d'atomes crochus. Mais je continue, on ne sait jamais. Il existe forcément des personnes avec qui je pourrai partager bien d'autres choses que le simple fait d'être naturiste ou pas.
J'espère avoir correctement répondu à ta remarque.
Je crois que pour la plupart des gens de ma génération, l'essayer c'est effectivement l'adopter. Mais peut-être que notre éducation y est pour beaucoup. J'ai commencé à me balader nu sur la plage ou en forêt à partir de l'âge de 30 ans peut-être, et ce fut une révélation. J'ai passé mon enfance en pantalon long, avec la peur de porter des "shorts" comme on dit chez nous. J'avais été "traumatisé" par la vue du pénis de mon petit copain, qui était visible dans la manche du short, et je croyais que si j'en portais, on pourrais voir mon pénis et j'en aurais été honteux. Donc, toute cette enfance à cacher mon corps, objet de honte potentiel.
Un jour, vers l'âge de 20 ans, j'étais allé faire de la randonnée en solitaire dans un parc national, je croyais être loin de toute présence humaine et j'ai décidé de me baigner à poil dans un petit lac longeant le sentier. Je venais tout juste de retirer mon caleçon pour me diriger vers la berge, qu'un autre promeneur fit son apparition à 50 m de moi dans le sentier. Je me suis donc dépêché de remettre mon slip en espérant qu'il ne m'aie pas vu, mais c'étais impossible, il m'avait bien vu, et jen'avais pas encore remonté mon pantalon lorsqu'il passa à mes côté en me saluant mais paraissant aussi gêné que moi. Je fus très longtemps avant d'essayer de nouveau, malgré que l'expérience m'avait fait une drôle de sensation, genre plaisir et honte à la fois. Je fût au moins 5 ans sans recommencer, mais un jour, faisant du vélo de montagne, dans un autre parc près de Montréal (Oka) je me retrouvai au bord de la plage nudiste. Et c'est là, après avoir observé comme un voyeur, les gens nus s'y prélasser, que je fini par essayer à mon tour. Et je me suis senti si bien, si libre enfin, personne pour me rendre honteux, avec des gens qui étaient tout à fait normaux et à l'aise dans leur nudité. Ce fut un réal bonheur, que j'ai enfin senti, une certaine excitation, ne se le cachons pas, mais juste ce qu'il faut pour se sentir bien. Je vous conterai les expériences qui ont suivi une autre fois...
" essayer c'est l'adopter"... Pour nous, cela semble vrai.. Nous avons découvert le naturisme en Croatie.. un vrai moment de bonheur. Etre nu dans un paysage splendide, une mer chaude, un cadre magique. Que du bonheur.. on a le sentiment vraiment de faire partie de la nature, d'être en communion avec elle.. Une expérience merveilleuse.. Nous avons recommencé dernièrement à Fuerteventura sur les petites plages isolées,. Nous étions au paradis.. Nous voudrions recommencé encore et encore mais on n'est pas encore prêt à aller dans un centre naturisme.. pour le moment.. Mais pour nous on peut dire que lorsque l'on a goûté dans une ambiance saine,familiale, on veut on reprendre 😛 encore et encore. En un mot, plaisir, plaisir, bien-être...
Tu vois Tinalex17000, avec les gens rencontrés via le net, on a parlé de tout, mais pas tellement de naturisme.
Dans le milieu blogBD les IRL sont fréquentes et il existe des cercles amicaux qui se sont formés.
Moi ,ça fait 40 ans que j'essaie et à chaque fois je me dis:l'adoption ce sera pour plus tard.Trop peur de perdre mes amis textiles et néanmoins hyper tolérants patin-couffin,et trop peur également de devoir passer mes vacances dans un centre naturiste (désolé mais le concept on se regroupe dans une pinède pendant 3 semaines et on regarde la météo pour éventuellement faire une pétanque avec la famille Chombier,pas mon truc).Je sais ,je sais je ne risque pas d'être adopté par la grande famille nat mais le pluriel ne vaut rien à l'homme c'est ma règle et j'y tiens.
Bon il faut que je file 😎
Moi ,ça fait 40 ans que j'essaie et à chaque fois je me dis:l'adoption ce sera pour plus tard.Trop peur de perdre mes amis textiles et néanmoins hyper tolérants patin-couffin,et trop peur également de devoir passer mes vacances dans un centre naturiste (désolé mais le concept on se regroupe dans une pinède pendant 3 semaines et on regarde la météo pour éventuellement faire une pétanque avec la famille Chombier,pas mon truc).Je sais ,je sais je ne risque pas d'être adopté par la grande famille nat mais le pluriel ne vaut rien à l'homme c'est ma règle et j'y tiens.
Bon il faut que je file 😎
Oui Youpi, ton avis est légitime, et tu ne dois pas être le seul à l'avoir,
Je l'ai eu pendant des années, ne comprennant pas les système "parqués"
dans un lieu souvent clos et caché par des hautes barrières... (pour les voyeurs ??)
A la différence de toi, j'ai essayé, loupé mon premier essai, et recommencé en m'y prennant différement.
Je me suis dis " y'a que les cons qui ne changent pas d'avis ! "
et j'ai essayé une première fois...
d'abort seul. -> mauvais souvenirs : mauvais temps et exclusion dut au fait que j'étais un HOMME SEUL !
Puis je suis revenu l'année suivante avec ma femme, et là, la révélation !
Que du bonheur de POUVOIR VIVRE NU TOUTE LA JOURNEE !
sans jamais remettre un simple teeshirt, même pour aller au resto ou faire ses courses,
ou du sport, ou des activitées diverses...
et vivre avec les nudiens est tellement bien !
En ce qui nous concerne donc, et pour les centres, c'est donc vrai... essayer c'est l'adopter!
Salutations Naturistes
Bonjour,
Pour répondre à la première question du fil, c'est sur qu'une fois qu'on à gouté aux joies de la plage nu, le maillot de bain semble définitivement quelque chose d'assez ridicule et dont on est prisonnier. Physiquement on se sent enfin assez libre pour profiter comme il se doit des bienfaits de la nature... soleil, vent, mer etc... tout ce qui fait du bien au corps est bien plus profitable lorsqu'on est nu, et ça paraitrait donc ridicule ensuite d'en priver une partie de son corps pour des questions de morale, cette morale n'a pas sa place dans les plaisirs simples du corps.
Mais de l'avis de quelqu'un qui n'ai jamais vraiment pratiqué le naturisme en dehors de la plage (donc je ne pense pas mériter le label "naturiste" :#), j'ai l'impression que la nudité n'est finalement qu'un élément de ce que poursuit cette manière de penser (enfin, ce n'est qu'une impression personnelle, il y a surement des tas de raisons de pratiquer le naturisme). En quittant ses habits, on quitte un rôle social, un monde assez violent, une morale religieuse culpabilisante etc... Mais il me semble que la nudité n'est qu'un moyen au fond de se débarrasser de ce monde là. Et personnellement, je pense qu'en dehors des endroits où l'on vient chercher strictement les plaisirs du corps (comme la plage), la nudité n'a pas tellement d'importance, disons qu'on peux continuer de poursuivre le même idéal de liberté et de respect sans se mettre nu. Je pense que puisqu'il n'est pas si facile de vivre nu au quotidien, on peut continuer à poursuivre sa quête d'un monde meilleur sans que la nudité devienne un problème ou un objectif principal. J'ai vu que quelques personnes parlaient d'addiction, il me semble que si c'était le cas, alors la nudité deviendrait une sorte d'habit ?
Voili voilou quelques réflexions de quelqu'un qui ne pratique pas vraiment...
